Test Pro Evolution Soccer 2012 - jeux vidéo Xbox One

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Pro Evolution Soccer 2012



Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.09.2011
  14.10.2011
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Football
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
69,00 €

Comme tous les ans, Konami nous propose sa nouvelle itération de la licence PES. Après avoir connu une certaine chute avec les épisodes 2008 et 2009, celle-ci s’est quelque peu relevée avec l’opus de 2010, sans toutefois réellement convaincre, avant de revenir sur le devant de la scène avec une bonne cuvée 2011. Seabass et son équipe ont donc continué à travailler en promettant de prendre en compte les retours des fans pour offrir un titre de qualité. Reste alors à voir si ce Pro Evolution Soccer 2012 est le soft tant espéré ou s’il faut attendre l’année prochaine…

Y a du nouveau ?




De prime abord, ce PES 2012 ne laisse pas augurer de grandes nouveautés au niveau du contenu. On retrouve un menu horizontal assez clair, un peu plus stylé que dans le passé, des rencontres rapides, la Ligue des Champions, la Copa Libertadores, un menu de personnalisation (création et modification de joueurs, équipes, stades et compagnie, le tout étant relativement fourni), la Ligue des Masters et le mode Légendes (tous deux regroupés dans le mode Football Life) ainsi que toute la partie multijoueur et quelques fonctions sociales pour impliquer les amis. Au niveau des licences, on compte quelques ajouts ci et là, même si beaucoup de licences officielles manquent encore à l’appel. Il n’y a rien de vraiment dépaysant pour ceux qui ont goûté à la mouture précédente. A noter simplement que les transferts ne sont pas à jour dans la galette de base, mais qu’une mise à jour a permis de rectifier le tir. Précisons au passage que vous pouvez aussi importer vos données de PES 2011. Afin de permettre aux néophytes, voire même à certains habitués, de mieux appréhender le titre, il est possible de profiter d’un rapide mode entraînement.

Avec ses quelques défis à relever qui demandent une certaine précision, celui-ci fait son office de mise en bouche. S’il n’y a rien de révolutionnaire, revenons tout de même sur quelques points. Soulignons le fait de pouvoir se prendre en photo pour personnaliser son joueur, de déterminer toutes ses caractéristiques, de son physique à sa technique, jusqu’aux animations utilisées lors des dribbles et autres coups de pied arrêtés. La majorité des modes n’ont guère changé, mais la Ligue des Masters a profité d’une amélioration notable. On s’implique réellement dans son rôle de manager, on profite d’une option de communication pour tenter de régler les litiges entre les joueurs, on prend des décisions tranchantes pour le bien du club, on participe à des conférences, on s’occupe bien de l’aspect gestion… Bref on est totalement embarqué dans cette aventure à l’interface claire et bien pensée et aux nombreuses cut-scenes (certes pas exceptionnelles graphiquement parlant) apportant un côté vivant très sympathique au tout. En prime, notons que le multijoueur reprend grosso modo tous les modes hors-ligne, que les parties sont relativement stables et que les mauvais perdants semblent enfin pénalisés en matchmaking. Classements ou non, le multijoueur s’avère suffisamment fourni pour permettre aux joueurs de passer des heures devant leur écran.

On regrette juste que les parties ne puissent accueillir que huit joueurs, alors que la concurrence propose du onze contre onze. Au niveau sonore, les développeurs ont tenté de proposer une certaine ambiance lors des rencontres, mais il faut reconnaître que cela manque de réactions et de chants. Quant aux commentaires de Dugarry et Margotton, on a le droit à des redites, à des phrases recyclées de l’an passé et à des commentaires à-côté de la plaque. Toutefois, ne crachons pas dans la soupe, les développeurs ont tout de même rajouté des anecdotes sympathiques et quelques remarques plus pertinentes. Disons que le tout reste correct à défaut d’être pleinement convaincant. En revanche, on apprécie un peu plus les entrées des joueurs, le passage en revue de ceux-ci lorsqu’ils sont alignés avec les arbitres avant le match, la présence des coachs aux abords des terrains, celle des photographes et même des jardiniers qui entretiennent la pelouse. Il y a donc eu un certain travail sur les détails, ce qui se remarque aussi lors des parties, avec des joueurs qui se replacent dès que la balle arrive dans les pieds de l’adversaire, certains qui n’hésitent pas à réclamer une touche ou un corner, quand ils n’en viennent pas à faire un signe de la main à l’arbitre pour dire qu’il n’y a pas eu de faute.

PES sous un nouveau jour




Ce souci du détail se voit aussi au niveau des modélisations et animations faciales, franchement réussies, du moins pour les joueurs célèbres, et ce même s’il y a quelques petits ratés. De même, Konami a essayé de soigner les animations des joueurs, même s’il faut avouer que celles-ci laissent encore paraître un petit côté robotisé et qu’elles perdent en crédibilité lors des collisions. La faute à un système de gestion des collisions totalement obsolète qui laisse même parfois entrevoir des sortes de « glissés des modèles », sans compter que les obstructions sont du coup assez mal prises en compte par l’arbitrage. Malgré tout, ce dernier s’avère assez efficace pour permettre des parties fluides. On regrette juste quelques ratés lors de certains hors-jeu passifs sifflés alors que notre défenseur venait de facilement récupérer le ballon et qu’il était prêt à lancer la contre-attaque. Dommage aussi que le titre soit assez terne, les caméras éloignées ne lui rendant pas toujours honneur. Autre point qui pourrait en faire grincer des dents certains, les ralentis souffrent d’une utilisation abusive du motion blur. En plus, les ralentis « automatiques » ne sont pas toujours bien cadrés.

On y préfère en tout cas les ralentis manuels, bien plus plaisants grâce à la gestion du zoom et des angles de vue. Histoire d’en terminer avec la forme, soulignons que quelques contenus sont à débloquer en échange de points engrangés lors des parties (équipes classiques, sons rétros, niveau super star, etc.). Que ce soit dans la forme ou dans le fond, ce PES 2012 reprend les acquis du 2011. Mais les développeurs ne se sont pas contentés de cela et ils ont clairement retravaillé le gameplay. Avant le match, les joueurs apprécieront déjà de pouvoir passer par le plan de jeu pour modifier les effectifs, mais aussi et surtout définir les tactiques, de manière auto, semi-auto ou manuelle. Soit on laisse le logiciel décider pour nous, soit on applique grossièrement des schémas préenregistrés, soit on se risque à placer et déplacer ses joueurs. Ceci dit, dès les premières parties, on remarque que Konami a préféré offrir un jeu dynamique et nerveux, au détriment d’un certain réalisme. Les balles collent un peu plus au pied que par le passé, les dribbles sortent assez facilement, les défenses ont quelques soucis de notion sur la couverture des ailes, voire sur le fait de ne pas trop s’éparpiller, et au final on sent que l’attaque prend le pas sur la défense. Cela se ressent notamment lors des changements de direction et autres feintes des plus efficaces.

Pour tenter de contrer l’attaque, il faut vraiment faire preuve d’un peu plus de subtilité, notamment en contenant le joueur, en essayant de coller des tacles parfaits sans faire faute ou encore en appelant un coéquipier venant couper la trajectoire du porteur du ballon. Le soft a gagné en souplesse et le côté spectacle est plus prononcé. La physique de balle reste cependant de qualité (malgré quelques accrocs) et le feeling du ballon est très appréciable, avec des frappes qui partent bien, même si elles paraissent parfois un peu moins lourdes que d’ordinaire. Dans cette optique, les développeurs ont camouflé quelques assistances, notamment au niveau des passes et des frappes. Il suffit de repasser sur le précédent volet pour s’en convaincre. Est-ce forcément un mal ? Pas vraiment puisque le système de jeu reste viable et s’avère même très plaisant. D’ailleurs, les fans des PES versions PS2 peuvent tripatouiller les paramètres, notamment la vitesse du jeu, pour retrouver des sensations un peu plus réalistes, au détriment pour le coup de la nervosité.

De bonnes améliorations




Il suffit pour cela de baisser la vitesse à -1, voire -2. Dans tous les cas, la gestion des accélérations et de l’endurance est suffisamment bonne pour éviter qu’un joueur traverse systématiquement tout le terrain jusqu’aux buts adversaires. Reste que certains joueurs comme Messi ou Robben paraissent bien supérieurs mais, même s’ils sont un poil exagérés dans le jeu, n’est-ce pas déjà le cas dans la réalité ? Parmi les améliorations notables, on remarque que les tirs au but sont bien moins frustrants que ceux de la précédente édition et que l’intelligence artificielle se défend diablement bien dans les hauts niveaux de difficulté. Certes, cela ne vaut pas le challenge que peut ajouter un joueur humain, mais l’I.A. arrive à jouer en triangle, à presser suffisamment les attaquants (du moins dans le couloir central), à éviter les tacles, etc. Tout n’est pas parfait, mais c’est clairement satisfaisant. En revanche, de base, les gardiens sont capables du meilleur, mais aussi et surtout du pire. Ils ont tendance à ne pas se saisir des ballons et à simplement les repousser, sans forcément les boxer. Lorsqu’ils font office de derniers remparts, sur une contre-attaque notamment, ils sont souvent à la rue, sans compter qu’ils laissent passer des ballons qui étaient à leur portée. De plus, bien des buts ridicules survenaient suite à des frappes contrées, etc. Reste que la mise à jour proposée corrige sensiblement leur comportement.

Ils sont plus affirmés, sortent plus sur les corners et se saisissent des ballons « faciles ». Ils ont encore quelques ratés, notamment lors de frappes puissantes à vingt mètres, mais ils s’en sortent mieux. Enfin, le dernier point à aborder, et non des moindres, c’est tout le travail effectué sur la gestion des placements. On est déjà ravi de voir que les joueurs bougent bien plus. Ils viennent offrir du soutien au porteur du ballon, ils proposent des solutions, se lancent, bref ils font ce qu’il faut pour fluidifier le jeu et permettre de construire des actions. Le petit bémol vient des attaquants, plus timides, qui attendent plus une passe plutôt que d’aller dans la profondeur. Certes, cela arrive, mais c’est assez rare. Par contre, et c’est certainement le plus gros effort qu’ait dû faire Seabass, les développeurs ont enfin (!) intégré un système d’appels manuels. Relativement simple en mode automatique (il suffit de presser le stick droit pour lancer une course rectiligne), il devient bien plus difficile à appréhender en mode manuel. La raison de cela, c’est que le stick droit est non seulement utilisé pour faire appel à un coéquipier, mais en plus on peut gérer sa course pour le placer vraiment là où l’on souhaite. Lors des premières parties, lorsqu’on s’attarde sur ce point, on a vite tendance à oublier notre porteur du ballon. Ce n’est qu’avec l’entraînement que l’on parvient à maîtriser ce système fort complexe. Ceci fait, on prend un réel plaisir à créer soi-même des solutions sur les ailes, au centre, etc., sans compter que cela est fort pratique sur les coups de pied arrêtés.

Point complet
Après un PES 2011 qui avait réussi à remettre sur pied la licence, il faut reconnaître que nous avons le droit à une très bonne cuvée 2012, certainement digne des meilleurs PES de la PS2. Tout n’est pas parfait, le multijoueur est toujours limité à huit joueurs en ligne, le rendu est un peu terne, les ralentis utilisent de manière excessive le motion blur, il manque encore et toujours des licences (marque de fabrique de la série), la gestion des collisions est vieillotte et la défense est plutôt en retrait par rapport à l’attaque. Toutefois, il faut surtout voir que les développeurs ont vraiment travaillé leur copie. Les modélisations des joueurs célèbres sont très réussies, plusieurs détails ont été ajoutés et la Ligue des Masters a été améliorée, au même titre que l’I.A. En sus, selon la vitesse du jeu (entre -2 et 2, 0 de base), on obtient un titre plus vif au détriment du réalisme ou inversement (dans une certaine mesure). Dans tous les cas, les joueurs devraient arriver à trouver le réglage qui leur convient pour profiter des sensations qu’offre le soft. En prime, la dernière mise à jour a rectifié le tir en ce qui concerne les transferts et le comportement des gardiens. Enfin, l’ajout de la gestion manuelle des appels, certes assez complexe et demandée depuis des années, permet de modifier le cours des parties une fois qu’elle est maîtrisée… D’autant plus que les schémas de jeu pour marquer un but sont vraiment variés.

On a adoré :
+ Appels manuels, une fois maîtrisés
+ Gestion des déplacements
+ I.A. revue et corrigée
+ Les modes de l’an passé
+ L’import des données du 2011
+ Ligue des Masters améliorée
+ Multijoueur stable…
+ Et assez fourni
+ Tirs au but moins frustrants
+ Les accélérations et l’endurance
+ Modélisations de qualité
+ Très bonnes sensations
+ Des efforts sur certains détails
+ Plus vif et plus souple…
+ Plus réaliste en réglant la vitesse
+ Gardiens et transferts après la MaJ…
On n'a pas aimé :
- Mais pas de base
- Défense assez en retrait
- Toujours des manques (licences)
- Gestion des collisions vieillotte
- Un peu terne
- Les ralentis
- Quelques ratés ci et là
- Système des appels manuels complexe
- 8 joueurs max en multi


Consulter les commentaires Article publié le 13/11/2011 par Vincent P.



 
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