Test Pro Evolution Soccer 2011 - jeux vidéo Xbox One

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Pro Evolution Soccer 2011



Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.09.2010
  2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Football

Depuis son arrivée sur la nouvelle génération de consoles, la licence Pro Evolution Soccer (PES pour les intimes) a perdu de sa superbe. Outre le 6 calqué sur les versions de la précédente génération, Konami nous a offert un 2008 très moyen, un 2009 un poil meilleur mais bien loin d’être au top et un 2010 en convalescence qui était encore loin de faire l’unanimité. Suite à cela, comme chaque année, les développeurs ont promis de revoir entièrement la franchise pour lui redorer enfin son blason. Cette promesse ayant été aussi faite les années précédentes, les joueurs étaient en droit d’être sur leur réserve. Pourtant, ce PES 2011 a su attirer l’œil des fans du genre tout au long de la campagne publicitaire. Reste donc à voir si la qualité est enfin au rendez-vous…

Refonte totale ?




Le premier élément au cœur de cette « refonte » est le gameplay. Les développeurs ont en effet tout revu pour proposer des matchs plus posés demandant véritablement de construire ses actions, les exploits personnels étant plutôt rares, et ce même si l’on a un Messi ou un Ronaldo à contrôler. Pour se rapprocher au maximum de la simulation footballistique, le studio a ralenti par défaut le rythme du jeu (la vitesse peut toujours être augmentée ou diminuée, cinq « configurations » étant disponibles), a revu les temps de réaction des joueurs pour que leur mise en mouvement soit plus réaliste (ils ne passent plus de 0 à 20 km/h en une seconde) et a imposé un système de passes, centres et de tirs tout en dosage. Force et direction, il faut à chaque fois faire attention à ces deux paramètres pour servir ses coéquipiers, sans quoi le ballon peut très rapidement être perdu. Toutefois, on sent bien qu’il y a un minimum d’assistance par rapport au mode tout manuel de la concurrence par exemple. D’ailleurs, ceux qui sont habitués à ce dernier apprendront à rapidement maîtriser le gameplay de ce nouveau PES. Quant aux néophytes, l’entraînement et la persévérance seront leurs meilleures armes pour arriver à prendre le pli.

Ce dernier pris, il faut bien avouer que les sensations qu’offre ce PES 2011 sont grisantes. Passes en profondeurs données au millimètre ou presque, petits centres bien dosés et frappes vicieuses bien placées ou puissantes, le plaisir de jeu est là. On remarque en plus que les développeurs ont retravaillé le système défensif qui réagit de manière plus intelligente. Les joueurs se replacent relativement bien, ils intervertissent leur place si besoin est et restent bien placés en règle générale pour éviter de laisser de trop grands espaces. Tout n’est pas parfait non plus puisque les ailiers ont un peu plus de mal à mettre le pied sur le ballon que les autres et l’I.A. (alliée) diminue dès lors que l’adversaire est dans la surface. D’ailleurs, celle-ci est plutôt frêle sur le jeu aérien. Elle s’en sort beaucoup mieux sur le jeu au sol, du moins quand les scripts, assez visibles, ne s’en mêlent pas… Les joueurs ont effectivement tendance à courir à-côté du ballon sans tenter de s’en saisir s’il ne leur est pas destiné. Cela vaut aussi pour l’attaque.

Aux c.…… l’arbitre !




En parlant de scripts, soulignons aussi le fait qu’il est impossible de lancer ses avants pour des appels. Du coup, on se retrouve parfois à espérer qu’un attaquant fasse un appel dans la profondeur alors qu’il reste statique, avortant ainsi l’attaque. On a même l’impression que c’est parfois la passe qui lance le joueur, ce qui n’est pas des plus cohérents. Dans le même ordre d’idées, certains joueurs repartent se replacer à l’arrière alors que le ballon est à leur portée et qu’ils pourraient poursuivre l’action. Mais le fait qu’un adversaire ait pu le toucher entraîne leur repli. Tant que nous en sommes avec les défauts, pointons du doigt l’arbitrage aléatoire qui, lui aussi, peut donner lieu à quelques frustrations, surtout lorsque dans une même partie il siffle des fautes qui n’ont pas lieu d’être, joue l’arbitre strict par moment et totalement laxiste à d’autres. Les hors-jeu passifs sont aussi quasi systématiquement sifflés, anéantissant parfois certaines actions alors que le joueur hors-jeu n’en faisait même pas partie.

Les cartons rouges ont aussi du mal à sortir et sont généralement le résultat d’une accumulation de deux jaunes, et ce même si on tacle par derrière un attaquant avec son dernier défenseur. Enfin, c’est le gardien qui est pointé du doigt, celui-ci paraissant bien souvent mal à l’aise et commettant de sacrés bourdes comme le fait de repousser la majeure partie du temps les frappes, même celles qu’il aurait pu capter. Sa main n’est pas sûre, il se troue parfois sur des bêtises mais il est aussi capable de quelques exploits. Malgré tous ces défauts, plutôt légers pris un à un mais qui pèsent quelque peu réunis, il faut avouer que les matchs restent relativement réalistes, notamment au niveau des scores. Les victoires larges sont moins fréquentes et d’autant plus plaisantes. Afin d’immerger un peu plus le joueur dans la partie, le studio a intégré un nouvel angle de caméra, un peu surprenant au départ, qui se révèle être vraiment très appréciable. Les seuls petits accrocs notés viennent d’un léger temps de réaction de la caméra lors de balles longues ou d’actions rapides. Il n’y a rien de méchant toutefois.

Tout en finesse




En revanche, certains pesteront assurément contre la gestion du changement de joueur à la gâchette qui s’avère bien approximative. Qui dit jeu de foot, dit aussi dribbles et autres grigris. Or, généralement, cet aspect technique est intégré mais pas forcément bien exploité. Dans ce PES, les géniteurs ont décidé d’attribuer ces gestes au joystick droit mais pas d’une manière traditionnelle. En effet, chacune des quatre directions principales permet de déclencher un script, ce qui évite d’avoir à mémoriser et à essayer de reproduire avec plus ou moins de succès diverses combinaisons. Mais la nouveauté qui fait la différence, c’est qu’il est possible de combiner plusieurs gestes pour les enchaîner. Ainsi, le stick permet de rapidement les exécuter, ceux-ci pouvant s’avérer très efficaces pour éliminer un vis-à-vis avant de le laisser à la traîne en rajoutant une petite accélération. Aux joueurs de tester les combinaisons qui fonctionnent bien. Rassurez-vous tout de même, l’abus des dribbles ne profite pas forcément à l’attaquant qui peut vite perdre le ballon.

A utiliser avec doigté ! Les habitués de la licence qui ont d’ailleurs certains réflexes, comme la petite passe en profondeur dans la surface de réparation, peuvent commencer à les oublier. Dorénavant, ce qui fonctionne le mieux, ce sont les passes en profondeurs dans les intervalles et les centres sur les côtés. Petite remarque au passage, les pénaltys sifflés en cours de jeu sont clairement désagréables à tirer avec une caméra en diagonale lointaine non appropriée et une précision à revoir. Enfin, certains trouveront toujours que ça rajoute un peu de challenge même si la plupart du temps le ballon termine derrière la cage ou au milieu dans les bras du gardien. Ils auraient mieux fait de laisser le système implanté pour les tirs au but dans le cas d’une égalité après les prolongations.

Boules glissantes




Comme pour tout bon jeu du genre, le joueur n’est pas qu’un instrument servant à diriger une équipe, il peut aussi mettre la casquette de l’entraîneur (voire du gestionnaire en Master League). Si les menus principaux sont clairs tout en restant assez simplistes, les développeurs ont tout de même bien travaillé sur l’ergonomie pour certaines options. La plus agréable est assurément le placement dynamique grâce au système de drag & drop. Concrètement, un schéma représente le terrain, divisé en zones (milieu, couloirs et co), et des points symbolisent le positionnement du joueur. Il est alors possible de se munir d’une flèche à contrôler au stick pour saisir un point et le déplacer où l’on souhaite, modifiant ainsi la place de notre footballeur, voir la structure de l’équipe. Très simple d’utilisation dès lors que l’on a bien saisi les quelques subtilités, on peut régler au millimètre près chaque positionnement. Dans le même ordre d’idée, il est très appréciable de pouvoir modifier quelques autres paramètres comme le profil de l’équipe pour ne citer que cela.

Mieux encore, pour éviter de passer plusieurs fois par les menus en cours de jeu, il est possible de programmer ses tactiques. Ainsi, on peut par exemple faire en sorte que son équipe ait un comportement équilibré pendant un certain temps et qu’elle exerce un pressing plus important par la suite. On peut aussi spécifier que l’équipe passera automatiquement à l’offensive, notamment sur des contre-attaques par exemple si elle venait à se prendre un but. Avec un peu de patience et une certaine expérience, on peut même réussir à gommer quelque peu certains défauts de gameplay (typiquement ceux liés aux scripts) pour rendre les parties encore plus jouissives. Niveau contenu, il n’y a pas grand-chose à noter, on retrouve majoritairement celui de l’année dernière, toujours un manque de licences, des équipes qui ne sont pas à jour, etc. Toutefois, on peut désormais compter sur l’intégration plus ou moins réussie de la Copa Libertadores, apportant quelques clubs en plus, et sur le mode Master League jouable en ligne.

Une jolie robe




Ce dernier est assurément le plus intéressant de tous (même pas rapport au Vers une Légende qui a été retravaillé au niveau des à-côtés mais dont les notations paraissent un peu aléatoires) puisqu’il pousse à veiller sur son équipe, à jouer le jeu des transferts et participer à un maximum de rencontres et de tournois. Des participations monétaires sont demandées, ce qui pousse les joueurs à bien jouer pour éviter de ruiner le club à force de défaites ou à cause d’une mauvaise gestion. Tant que nous en sommes au jeu en ligne, notons que l’indicateur de l’état du réseau n’est pas des plus fiables. Malgré tout, l’online reste très correct et les quelques soucis qui interviennent se manifestent généralement sous le forme de ralentissements. C’est un peu ennuyant quand cela arrive mais ça n’empêche pas de jouer. En règle générale, nous avons eu des parties relativement stables, ce qui montre qu’un effort a été fourni même si le tout n’est pas toujours optimal. Enfin, un point essentiel n’a pas encore été évoqué, celui de la réalisation technique.

Même si certaines personnes de mauvaise foi pourraient dire le contraire, il faut avouer que ce PES 2011 est enfin digne d’une console HD. Les modélisations des grandes stars sont impeccables, les jeux de lumière sont bien gérés, les à-côtés sont sympathiques et le tout se révèle de surcroît très agréable à l’œil. La physique de la balle a été retravaillée pour notre plus grand plaisir, la sensation de frapper dans le cuir étant bien là. Il est vrai que l’on aperçoit un peu d’aliasing, mais on s’y fait rapidement et on passe totalement outre. Au niveau des animations, le constat est plutôt positif. Si tout est loin d’être parfait, notamment au niveau de certains duels physiques, comme les coudes à coudes où l’un des joueurs s’arrête brusquement comme s’il avait un mal de vendre, il faut reconnaître que les animations sont bien décomposées et plutôt réalistes physiquement parlant. C’est en tout cas suffisamment cohérent pour rester crédible à ce niveau là. Si nous passons outre les options de modifications (joueurs et stades) et quelques autres features qui s’apparentent à des petits plus, nous en venons aux commentaires qui ne feront pas l’unanimité. Parfois en retard, parfois à côté de la plaque, ils ne sont guère extraordinaires. Toutefois, outre le fait que l’on apprécie ou non Margotton et Dugarry, on peut dire qu’ils restent passables, les deux commentateurs paraissant surtout plus mal à l’aise qu’autre chose. Des redites sont à noter, mais quelques pointes d’humour (spécial certes) plairont à certains.

Point complet
Il y a beaucoup à dire sur ce Pro Evolution Soccer 2011 qui redore enfin le blason de la licence sans pour autant véritablement tutoyer les sommets. Sur le banc des accusés trônent tous les petits aspects frustrants des parties liés aux scripts, les gardiens encore bien frêles, l’arbitrage totalement aléatoire, les pénaltys ou encore l’éternel souci du contenu qui, pour certains, fait même le charme de la licence. Ces défauts sont bien présents et joueront plus ou moins dans la balance de chacun. Toutefois, cet opus permet à la franchise de repartir sur des bases assez solides grâce aux sensations qu’il procure, au travail fait sur le moteur graphique, sur les animations (même si tout n’est pas parfait) ou encore sur les placements, sans compter le système de drag & drop vraiment bien pensé et intégré. Nul doute que beaucoup prendront du plaisir à frapper dans le cuir, surtout en local avec des amis, le jeu en ligne étant convenable mais les parties pas toujours optimales. Enfin, mieux vaut quand même essayer la version finale avant de se décider pour les indécis, qui noteront au passage que l’expérience proposée par PES 11 est relativement différente de celle des derniers FIFA !

On a adoré :
+ De très bonnes sensations !
+ Physique de balle de qualité
+ Défenses plus solides
+ Les réglages…
+ Dont le drag & drop
+ Animations revues
+ Modélisations réussies
+ Plutôt beau
+ Nouvel angle de caméra
+ Jeu en ligne convenable…
On n'a pas aimé :
- Mais pas optimal
- Parfois frustrant
- Arbitrage aléatoire
- Des scripts visibles à des kms
- Gardiens à retravailler
- Soucis liés au contenu
- Les pénaltys


Consulter les commentaires Article publié le 19/10/2010 par Vincent P.



 
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