Test Pro Evolution Soccer 2010 - jeux vidéo Xbox One

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Pro Evolution Soccer 2010



Editeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  22.10.2009
  2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Football

Pour tous les amateurs de football ou presque qui ont goûté à la précédente génération de consoles, la licence Pro Evolution Soccer (PES pour les intimes) représente une sorte de religion intouchable. Toutefois, depuis son arrivée sur les consoles de nouvelle génération, celle-ci n’a pas vraiment brillé, loin de là même. Les développeurs l’ont d’ailleurs eux-mêmes reconnu alors que certains acharnés défendaient bec et ongles leur série fétiche. Pendant ce temps-là, Electronic Arts avec ses FIFA a renversé la tendance en prenant un fort ascendant sur Konami. Après le portage mitigé de PES 6, un PES 2008 raté et un 2009 correct (mais sans plus), les développeurs japonais ont-ils réussi à se remettre en question pour offrir un Pro Evolution Soccer 2010 irréprochable renouant avec la grande époque de la saga ?

En progrès




Cette année, Konami a opté pour la sobriété en adoptant des menus dans le style street art. L’avantage, c’est que les fonctions de celui-ci sont toutes à portée de main du joueur et le tout se fait avec une navigation simple, intuitive et très fluide. De même, tous les menus ont été revus et corrigés pour offrir cette simplicité d’accès fort appréciable. Ce premier aspect passé, il suffit de lancer une rencontre pour se rendre compte que les développeurs ont fourni un gros effort sur l’aspect visuel du titre, en plus de réduire considérablement les temps de chargement, un plus non négligeable. Les joueurs sortent du vestiaire et, instantanément, on les reconnaît tous grâce à leur modélisation relevant d’un véritable travail d’orfèvre. Il faut bien l’avouer, les visages sont magnifiques et fidèles à leur modèle d’origine même si certains perfectionnistes verront quelques petits ratés sur certains footballeurs. Plus généralement, cette impression est soutenue par des graphismes retravaillés qui rendent cette nouvelle version extrêmement attractive visuellement parlant.

De surcroît, les stades ont été modélisés d’une fort belle manière et l’équipe de développement a mis du cœur à l’ouvrage pour retranscrire des ambiances et des entrées de qualité. A cela, il faut rajouter un nouveau duo de commentateurs : Grégoire Margotton et Christophe Dugarry. Ce dernier point est une grande et bonne nouvelle pour les fans de la série puisque le jeu se pare enfin de commentaires appréciables, même s’il faut avouer que c’est encore loin d’être parfait avec des remarques assez souvent à côté de la plaque et des redites régulières. Enfin, ne crachons pas dans la soupe, Konami semble avoir mis les petits plats dans les grands, le tout sous cloche. Mais qu’advient-il lorsqu’on soulève cette dernière ?

Champions un jour, champions toujours ?




Au niveau du contenu, on remarque un effort appréciable avec un remaniement de l’interface de la Ligue des Masters, celle-ci étant désormais plus ergonomique, des devises réelles (euros, dollars ou encore livres), des négociations et transferts plus cohérents et un côté management plus poussé. Ainsi, outre les matchs, on peut passer au siège pour jeter un œil à tout ce qui s’y passe, mettre sur pied une équipe de réserve pour former de jeunes joueurs à l’avenir prometteur, négocier des transferts (ou activer une option pour que le recruteur du club s’occupe de tout) ou encore établir des stratégies et modifier sa formation. Ce mode-là est relativement consistant et ajoute en plus un côté gestion bienvenu avec les sponsors, les salaires et tout le reste. Bien entendu, l’objectif est de mener son équipe vers les sommets pour la faire participer à des tournois prestigieux comme l’UEFA Champions League (dont un mode de jeu lui est entièrement dédié) ou encore l’UEFA Europa League.

A cela il faut rajouter les classiques matchs d’exhibition, les différentes ligues et coupes ou encore le mode Vers une Légende qui demande de façonner son propre joueur et de le faire évoluer en ne jouant qu’avec lui (rien de vraiment nouveau à ce niveau-là, mais ce mode tiendra certains passionnés en haleine pendant bien des matchs). Enfin, à l’heure de la nouvelle génération et du jeu en ligne, on découvre un multijoueur online extrêmement minimaliste comparé à la concurrence qui permet de participer notamment à des rencontres en 1 contre 1 jusqu’à 2 contre 2 avec des réglages de partie sommaires. Petit plus tout de même, les parties sont plus stables que dans les précédents opus (malgré quelques petits coups de lags de temps en temps mais rien de bien grave).

Un bel enrobage cache-misère…




Tout va plutôt bien pour le moment pour ce PES 2010 mais les vieux démons de la série ressurgissent vite. En effet, les amateurs de football remarqueront une fois de plus qu’il manque un paquet de licences, et ce malgré l’intégration de nouvelles nations et autres clubs, et que tous les transferts ne sont pas à jour. Ceci dit, cela ne change rien pour les habitués de la licence qui font avec cette tare depuis toujours. Ces derniers prendront donc le temps de passer par le mode modifier (un poil plus facile à utiliser cette année) pour tenter de pallier ce manque en modifiant les noms de joueurs déformés, en changeant ceux des équipes inventés pour l’occasion, etc. Mais les soucis ne s’arrêtent pas là, ça aurait été trop beau sinon… En effet, c’est une fois la caméra éloignée et le coup d’envoi donné que l’on remarque un moteur physique vieillissant. Si la physique de la balle reste toujours aussi bonne malgré un bon petit paquet d’incohérences que l’on pourrait qualifier de bugs, il faut bien avouer que l’attitude des joueurs sur le terrain laisse à désirer. L’intelligence artificielle est à revoir, tout comme les animations fort datées.

D’un côté, on a des footballeurs qui se conduisent comme des pions d’un baby-foot, entendez par là que les notions d’espace et d’appels de balle leur sont complètement étrangères, et de l’autre une inertie fort gênante qui met un sacré coup au réalisme. Il est vraiment frustrant de voir une attaque stoppée prématurément simplement parce que ses coéquipiers attendent le ballon alors qu’il y a de véritables boulevards dans lesquels ils auraient pu s’engouffrer pour demander une balle en profondeur par exemple. On note d’ailleurs que le système de passes a quelques petits ratés avec des ballons qui n’arrivent pas à destination ou une manie de faire des talonnades molles qui conduisent la plupart du temps à la perte du ballon. Dans le même ordre d’esprit, les dribbles sont peu nombreux, mais efficaces. Seulement voilà, la plupart du temps on se contente de reprendre ses bonnes vieilles habitudes en jouant sur les changements de direction selon les huit axes pris en compte. Chaque changement permet de facilement éliminer un adversaire alors qu’un un contre un reste aléatoire.

Rajoutez à cela l’inertie qui empêche de jouer d’une manière intuitive et vous obtenez un PES qui a au moins une génération de retard. C’est vraiment dommage que les développeurs n’aient pas pensé à se concentrer sur l’essentiel. C’est bien beau d’avoir une plastique attrayante, mais c’est quand même bien mieux d’avoir des scripts moins désuets et des animations plus fluides (il suffit de regarder la façon de courir des joueurs pour rigoler un bon coup). Malgré ces remarques, tout n’est pas à jeter, loin de là même. Ceux qui passeront outre les nombreux défauts rebutants du gameplay découvriront tout de même des aspects beaucoup plus sympathiques. Pour se mettre à niveau face à la concurrence, ce nouveau volet propose des paramètres de personnalisation à base de sliders (avec une précision de 1 sur une échelle de 0 à 100) et de cartes. Pratiques et simplifiant la lisibilité, ceux-ci permettent, en tâtonnant, de rectifier le comportement d’une équipe ou de modifier les compétences des joueurs afin d’obtenir un profil d’équipe qui corresponde plus au sien. En passant de bonnes poignées de minutes dans les menus à régler tout ceci au millimètre près (bien que certaines nuances soient si subtiles qu’elles ne se ressentent pas), on peut obtenir un meilleur placement de ses joueurs, avec une formation plus ou moins compacte, un style de jeu plus offensif, des stratégies associées à des combos de boutons à activer lors des matchs, etc. On note d’ailleurs que des paramètres optimaux permettent d’atténuer quelque peu les lacunes de l’intelligence artificielle, bien que Konami se soit chargé de rééquilibrer le jeu, surtout entre attaque et défense.

PES reste PES




Le seul souci pour les néophytes qui désirent simplement jouer sans passer des heures dans les menus, c’est qu’ils renouent avec tous les soucis évoqués plus haut, surtout que les modifications apportées ne sont pas automatiquement recalculées lorsqu’on change la formation par exemple. Mieux vaut donc avoir un bout de papier et un crayon à côté de soi pour noter tous les paramètres que l’on désire afin de les ajuster plus rapidement et facilement une fois ceux-ci trouvés. Autre bon point, comparé à la concurrence toujours, PES 2010 offre une meilleure sensation de poids, entendez par là que les joueurs, tout comme le ballon, sont plus lourds, ce qui se ressent dans leur vitesse et leurs déplacements pour les premiers et la trajectoire et les frappes pour le deuxième. Certains mécontents trouveront d’ailleurs certains footballeurs un peu trop lourds comparés à certaines stars qui se démarquent rapidement du lot (on pense notamment à un Kakà, un Messi ou un Ronaldo). Toutefois, il faut bien avouer que chaque joueur a son propre comportement et que celui-ci varie, avec son indice, selon la place qu’il occupe par rapport à sa place idéale. Comprenez que mettre un attaquant en défense et vice-versa influe sur les caractéristiques du joueur. C’est plus ou moins vrai en pratique mais on le ressent tout de même un minimum.

Enfin, si ce PES 2010 a de nombreux défauts, en prenant en compte en plus un arbitrage parfois surprenant, des tirs au but que l’on oublie vite, des bugs à outrance dans les collisions, des gardiens qui ont du mal à se saisir des ballons, certaines incohérences au niveau de la physique, etc., il faut tout de même reconnaître qu’il est en nette progression comparé aux précédents opus sortis sur « next gen ». Malgré son retard d’une génération (préciserons les mauvaises langues), ce Pro Evolution Soccer 2010 propose tout de même une expérience de jeu agréable pour les amateurs de la licence. Ces derniers retrouveront bien vite certains automatismes pour marquer des buts « à la PES » (passes en retrait dans les seize mètres adverses, courses sur les ailes avec centres au deuxième poteau et exploits individuels) et profiteront pleinement du soft lors de soirées entre amis en renouant avec les sensations d’antan, le tout avec un spectacle appréciable.

Point complet
Doucement Konami remonte la pente et tente d’améliorer sa série pour essayer de lui donner, sur la nouvelle génération de consoles, son éclat d’antan. Cette année, les développeurs ont vraiment travaillé sur les aspects esthétiques du titre, sur la bande sonore avec un nouveau duo de commentateurs et sur les ambiances. C’est extrêmement appréciable, surtout que les modélisations sont superbes, mais ce n’est pas suffisant. Si certains fans retrouveront bien les sensations d’antan en termes de gameplay, il faut bien avouer que le titre est dépassé sur de nombreux plans. Le moteur physique contribue à faire travailler nos zygomatiques, la gestion des collisions est déplorable, les scripts sont désuets et beaucoup trop visibles, ça manque clairement d’intuitivité, l’intelligence artificielle, surtout sur les appels de balle, est ridicule et bon nombre d’autres défauts sont à noter. Malgré tout cela, PES reste PES, dans le sens où la physique de balle est toujours aussi bonne (malgré quelques ratés) et que les poids des joueurs et du ballon procurent des sensations non négligeables. A cela il faut rajouter des efforts fournis sur l’ergonomie de l’interface, sur la réduction des temps de chargement, sur la stabilité des parties en ligne, et ce même si le multijoueur online est vraiment minimaliste, sur l’amélioration de la Ligue des Masters et l’intégration de l’UEFA. Certains problèmes récurrents persistent (manque de licences en tête) mais les habitués qui passeront outre tous ces gros défauts, fort rebutants pour certains, trouveront tout de même de quoi passer de bonnes soirées avec leurs amis, pour peu qu’ils prennent le temps d’atténuer certains points noirs en réglant quelques paramètres et modifiant les compétences des joueurs (système de cartes). Mieux vaut donc l’essayer avant de se décider à l’acheter !

On a adoré :
+ Menus appréciables
+ Une meilleure ergonomie générale
+ Des visages exquis
+ La présence de l’UEFA
+ Ligue des Masters améliorée
+ Une physique de balle toujours performante
+ Parties en ligne plus stables
+ Temps de chargement raccourcis
+ Les sliders et cartes pour le paramétrage
+ Les sensations d’un PES pour les habitués
+ Enfin de bons commentaires…
On n'a pas aimé :
- Mais certains à côté de la plaque
- Moteur physique vieillissant
- Système de passes un peu hasardeux
- Les tirs au but
- Des bugs et encore des bugs
- Jeu en ligne minimaliste
- Une inertie gênante
- Intelligence artificielle à revoir


Consulter les commentaires Article publié le 22/11/2009 par Vincent P.



 
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