Test Prince of Persia : Les Sables Oubliés - jeux vidéo Xbox One

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Prince of Persia : Les Sables Oubliés



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
Action Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.05.2010
  18.05.2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
69,00 €

Fort du succès de la licence Prince of Persia depuis plus de vingt ans, Ubisoft a voulu porter celle-ci sur les consoles de nouvelle génération en développant un tout nouvel opus entamant une nouvelle trilogie en 2008. Sobrement nommé Prince of Persia, ce dernier a divisé les foules. En effet, pour se démarquer de la licence cousine des Assassin’s Creed, les développeurs ont opté pour un style visuel très différent et un gameplay repensé. Faisant office de bonne balade, le soft n’a pas réussi à faire l’unanimité. Raison pour laquelle, la firme française s’est empressée d’annoncer un nouveau volet à venir qui offrirait cette fois-ci un véritable retour aux sources, ce que les joueurs réclamaient après avoir goûté au précédent (le premier en HD). Ainsi est né Prince of Persia : Les Sables Oubliés qui arrive à temps pour la sortie de l’adaptation cinématographique de PoP Les Sables du Temps… Reste donc à voir s’il s’agit d’un véritable jeu pensé pour rassembler tous fans sous un même fanion ou si ce n’est qu’un produit marketing vite fait pour engranger quelques euros supplémentaires.

De l’eau de source ?




Ubisoft a tellement tenu à présenter un retour aux sources de la licence avec Prince of Persia : Les Sables Oubliés que le scénario de ce dernier s’intercale entre ceux des opus Les Sables du Temps et l’Âme du Guerrier de la précédente trilogie (ponctuée par Les Deux Royaumes). L’argument commercial est fort et a de quoi intéresser les fans de la série, notamment ceux qui ont boudé le premier opus HD. Ainsi, on retrouve notre cher Prince de Perse, avec un visage qui ne plaira pas forcément à tous d’ailleurs, qui se rend au château de son frère Malik. Toutefois, ce dernier est assiégé et notre héros est pris malgré lui dans une histoire qui assure le minimum syndical avec quelques retournements de situation des plus prévisibles. Les ficelles sont grosses, mais les interventions de Raziah, une djinn de l’eau qui va guider le prince pour qu’il répare les erreurs commises par son frère, permettent de faire avancer l’histoire. L’armée de Salomon a été réveillée par Malik mais les événements ne se passent pas comme prévus… Le pouvoir fait tourner la tête de ce dernier ; notre jeune acrobate n’est alors plus qu’un électron libre qui doit sauver le royaume de son frangin, les sujets et gardes ayant été transformés en statues de sable, en déjouant les plans de Ratash, un puissant ifrit. C’est loin d’être transcendant mais ça suffit pour prendre le contrôle du personnage et pour aller jusqu’au bout de l’aventure en six à huit heures en mode normal (seul mode disponible avec le facile en début de partie)…

La durée de vie est décevante et laisse envisager un développement rapide qui a été plus ou moins bâclé pour sortir le jeu juste avant le film. Preuve en est l’intelligence artificielle qui est totalement stupide. Les ennemis se contentent de reproduire encore et toujours deux à trois gestes qui sont effectués tellement lentement que le joueur les anticipe sans aucun problème, et ce même si les ennemis sont souvent nombreux et que le prince garde un côté un peu lourd. Les phases de combat ne sont pas mauvaises pour autant puisque c’est l’occasion de se défouler. Arme blanche dans la main, il n’y a plus qu’à foncer dans le tas, à trancher tout ce qui bouge, à donner quelques coups de pied et d’épaule pour briser des gardes ou se dégager, à sauter pour passer au-dessus des adversaires et leur asséner un coup dans le dos ou encore à faire quelques roulades pour esquiver des attaques tout en se dégageant. Le système est archi simpliste, les actions sont peu variées et les combos ne sont pas vraiment de la partie mais quelques subtilités, surtout présentes pour assurer le spectacle, ont été intégrées. Les exécutions contextuelles apportent un peu de dynamisme aux affrontements et les quatre pouvoirs à débloquer et améliorer via un arbre de compétences (armure de pierre, tornade, cercle de feu et souffle de givre) assurent quelques effets sympathiques tout en rendant les batailles toujours plus faciles. Un mal pour un bien quand on sait que les développeurs n’ont pas hésité à intégrer de nombreux assauts afin de prolonger artificiellement la durée de vie du jeu, notamment dans le dernier quart de l’aventure.

Toutefois, PoP ce n’est pas que de l’action, c’est aussi de la plate-forme et du puzzle. Or sur ces derniers points, le soft s’en tire à merveille. Malgré une très forte sensation de déjà-vu, déjà joué, il faut reconnaître que les développeurs ont réussi à nous servir des phases de plates-formes très bien pensées qui mettent en avant les qualités d’acrobate de notre héros. Le level design, de qualité, n’est pas étranger à cette réussite. Certains regretteront toutefois que la grande partie de l’aventure se limite au château de Malik, et ce même si les environnements varient quelque peu. Ces phases sont accompagnées d’une caméra dynamique qui se place généralement bien malgré un ou deux ratés ci et là corrigés par le mode manuel (au joystick mais pas de contrôle total). Là encore, ce seront les néophytes et autres joueurs occasionnels qui seront contents puisque les angles de caméras mettent bien en avant la progression à suivre pour ne jamais rester bloqué à un endroit. Dans la même optique, les sauts sont suffisamment assistés pour faciliter la progression tout en assurant le côté grand spectacle. Toutefois, on n’a pas affaire à une promenade de santé de tous les instants (moins que dans le précédent toutefois) puisque des pièges viennent pimenter l’aventure.

Simple, classique mais efficace




Des pics, des flèches, des balanciers épineux, etc., ce n’est pas très original mais c’est toujours efficace. Il n’y a rien d’insurmontable pour peu que l’on ne se précipite pas trop mais la complexité des mécanismes ne cesse de croître et la dernière heure et demie offre des passages vraiment agréables qui demandent un minimum de réflexion et un maximum de précision dans la gestion du timing. La raison à cela, c’est la présence de quatre pouvoirs : celui permettant de remonter le temps de quelques secondes (comme avant) afin de ne pas souffrir d’un chargement de position au dernier checkpoint traversé pour une étourderie ; celui de parcourir de plus grandes distances dans les airs en chargeant un ennemi situé de l’autre côté d’un précipice après un saut ; celui de geler l’eau en appuyant sur une touche afin de fabriquer des murs ou des poteaux de glace ainsi que des barres gelées autour desquelles virevolter pour se balancer ; et celui de restructurer une partie de l’environnement. Sans trop rentrer dans des exemples compliqués à assimiler, signalons simplement que ces pouvoirs (notamment les deux derniers) créent des situations complexes qui demandent anticipation, observation et timing. Imaginez simplement deux chutes d’eau actionnées par intermittence, un mur d’eau entre elles, un sol à reconstituer avant et un après ces obstacles d’eau. Il faut alors presser le bon bouton pour recréer la première plate-forme, sauter en la dématérialisant mais en gelant l’eau quand la première chute coule à flot, s’en servir pour sauter vers la deuxième en dégelant le tout juste après le saut pour passer le mur d’eau et, ceci fait, regeler pour solidifier la deuxième colonne d’eau avant de recréer la deuxième plate-forme afin d’y accéder.

En cas de raté, il est toujours possible de remonter le temps et de réessayer tant que la barre pour le pouvoir à utiliser (le même pour toutes les capacités magiques) n’est pas vide. Ces passages sont donc extrêmement appréciables et les énigmes, relativement simples et répétitives, permettent quand même de varier les plaisirs à défaut de faire chauffer les neurones… quoique certains pourront y trouver un peu de challenge pour peu qu’ils ne soient pas habitués au genre. Ceci dit, aussi courte soit-elle, l’aventure reste très agréable à parcourir. Les développeurs se sont contentés de faire ce qu’ils avaient promis : un Prince of Persia similaire à ceux de la précédente trilogie. Ca sent le réchauffé et/ou le fan service, ce n’est pas bien difficile, mais le plaisir de jeu est là, la complexité fait plaisir à voir et le gameplay, aussi classique soit-il, reste toujours aussi efficace. Le pouvoir de restructuration et celui du gel de l’eau apportent un vrai plus. En ce qui concerne l’aspect technique, le constat est en demi-teinte. Si le moteur graphique d’Assassin’s Creed 2 permet d’afficher sans problème des dizaines d’ennemis à l’écran tout en offrant un rendu très correct, il faut bien avouer que son adaptation à un univers restreint et linéaire n’est pas exceptionnelle.

Certaines modélisations sont à revoir, d’autres sont appréciables, le tout est plutôt joli mais certaines textures laissent clairement à désirer, les bugs de collision sont nombreux et certains effets visuels restent moyennement satisfaisants. Pour une grosse production on pouvait s’attendre à plus d’efforts de la part des développeurs. Le travail principal a été assuré mais ça manque de peaufinage, laissant un petit goût de vite fait, plus ou moins bien fait. En revanche, la bande sonore est vraiment très appréciable avec des thèmes envoûtants et d’autres plus discrets qui assurent tout de même un fond sonore de qualité. Quant aux voix françaises, celles-ci restent dans la moyenne. Les fans seront certainement un peu déçus de la nouvelle voix du prince au premier abord, mais on s’y fait rapidement. Enfin, histoire de terminer sur une note des plus positives, ce PoP Les Sables Oubliés est compatible avec le système Uplay qui permet de débloquer gratuitement quelques bonus, dont un mode défi chronométré dispensable qui permet de grappiller quelques minutes supplémentaires, au même titre que le mode Arène à déverrouiller en terminant une fois le jeu, et le costume d’Ezio d’AC2. Ce dernier laisse ainsi l’opportunité à ceux qui n’aiment pas le design du prince de passer outre en apportant une touche de renaissance italienne en Perse…

Point complet
Avec Prince of Persia : Les Sables Oubliés, Ubisoft rend un opus qui est bien dans la lignée de ceux de la précédente trilogie (mais moins bon). Les fans de la première heure seront certainement contents de retrouver un titre plus traditionnel avec beaucoup de combats (simplistes mais à grande échelle) et un excellent mélange de phases de plates-formes, pièges et autres puzzles (redondants et simplistes). La progression est intéressante mais elle est bien trop courte pour un titre proposé au prix fort. Même si le dernier quart du jeu offre des passages plus complexes, demandant un excellent timing, il faut bien avouer que l’aventure reste bien facile et relativement assistée, certainement pour toucher un public toujours plus large. Fort heureusement, le gameplay, bien qu’archi classique, reste toujours aussi efficace, le level design est de qualité et les nouveaux pouvoirs apportent un vrai plus. Dommage que les développeurs se soient beaucoup trop reposés sur leurs lauriers en rendant une copie donnant un sentiment de déjà-vu, déjà joué au développement qui a été quelque peu bâclé… pour coller à la sortie du film ? Certainement ! En effet, le scénario relève du minimum syndical et l’aspect technique, très correct au demeurant, laisse apparaître des bugs de collisions grossiers, des textures en deçà et quelques modélisations à revoir, sans compter une I.A. aussi lente que stupide, tout ceci faisant tache pour une grosse production. Au final, il s’agit d’un PoP agréable à parcourir, mais sans forcément plus, qui est vite expédié.

On a adoré :
+ Bande sonore
+ Les phases de plates-formes
+ Les nouveaux pouvoirs
+ Progression plaisante
+ Level design
+ Les bonus Uplay
+ Gameplay efficace…
On n'a pas aimé :
- Mais archi classique
- Impression de déjà-vu
- Quelques soucis techniques
- Très facile
- Très court
- Scénario minimaliste aux grosses ficelles


Consulter les commentaires Article publié le 23/05/2010 par Vincent P.



 
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