Test PowerUp Heroes - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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PowerUp Heroes



Editeur
Ubisoft
Développeur
Longtail Studios
Genre
Combat
Statut
Disponible
Date de sortie
  06.10.2011
  18.10.2011
Nombre de joueurs
1

En avril dernier, Ubisoft a annoncé un certain PowerUp Heroes destiné à Kinect. Derrière ce titre se cache un jeu de combat réutilisant l’Avatar du joueur pour l’intégrer au jeu, le tout en y ajoutant une dose de super-tenues et de super-pouvoirs. Cela dit, l’éditeur n’a pas vraiment beaucoup mis en avant son jeu, deux vidéos et une petite poignée d’images ayant suffi. En ajoutant à cela un prix sensiblement plus bas que celui appliqué aux autres jeux Kinect, cela n’augurait rien de bon. Reste alors à voir si le bébé de Longtail Studio arrive à se défendre…

Jouer les héros, c’est éreintant




PowerUp Heroes part d’une bonne idée : permettre au joueur de devenir un super-héros en octroyant à son Avatar Xbox 360 des super-tenues et les super-pouvoirs qui vont avec. Afin d’introduire ce principe, les développeurs ont bien pensé à proposer un mode Campagne. Une petite cinématique permet d’introduire le tout et de passer d’un simple humain à un super-héros prêt à combattre Malignance pour sauver la Terre. Le pitch est extrêmement basique et kitsch. D’ailleurs le scénario se limite à ce fait, les quelques courtes cinématiques que l’on découvre au long de l’aventure n’apportant strictement rien à l’histoire, qui tient sur un demi grain de riz. Cela dit, ce n’est pas le plus important et ça reste toujours un prétexte pour progresser. Avant d’en arriver à affronter Malignance, il faut se coltiner ses sept sbires, un à un. Une fois qu’on les a tous vaincus, on affronte le grand boss, du moins c’est ce que l’on croit. En effet, pour doubler quelque peu la durée de vie de la Campagne, les développeurs ont eu l’idée de la diviser en deux parties. La première, c’est celle qui est décrite ci-dessus. Quant à la deuxième, elle consiste simplement à se cogner à nouveau chacun des ennemis en version X (aucune tenue affriolante n’est à noter), en plus de Volta (celui dont on récupère les pouvoirs en début de jeu) et de Malignance. Malgré tout, il ne faut guère plus de 1 heure 30 à 2 heures avant de voir le générique de fin.

Le bon côté de ce mode solo, c’est qu’il permet de récupérer la tenue et les pouvoirs de chaque adversaire battu. Quelques surprises sont même de la partie, comme un costume Lapin (pas vraiment joli mais aux super-pouvoirs assez sympathiques) après avoir vaincu Malignance et celui d’Ezio (fort agréable, de même pour les pouvoirs) une fois que l’on s’est débarrassé de la version X du boss. Les deux autres tenues sont dédiées au Prince de Perse et à un certain Volta de la Mort. Tant que nous y sommes avec les bonus, notons que le titre offre aussi une compatibilité Uplay (toujours pas activée à l’heure où nous écrivons ces lignes) et permet d’apprécier divers croquis de conception une fois la campagne bouclée. Fort heureusement, pour pallier la durée de vie bien faiblarde du soft, Longtail Studio a pensé à intégrer du multijoueur en local et en ligne. Dans le premier cas de figure, il est possible de s’affronter dans un match versus simple (un contre un) avec un écran scindé et de profiter d’un mode tournoi jouable jusqu’à quatre (un vs un à chaque fois avec un système d’élimination). Bien entendu, on excepte le mode entraînement, pourtant fort utile, qui aurait dû se trouver sur le premier écran du menu…

Dans le deuxième cas de figure, c’est extrêmement classique avec de la partie rapide, du matchmaking, de la partie privée avec un ami, la possibilité de rejoindre un groupe d’amis et la consultation des classements. Disons qu’il y a le minimum syndical accompagné d’un code réseau qui tient la route et de recherches de parties un peu longues. A vrai dire, vu que le Live est désert, il est bien difficile de réussir à trouver un adversaire. Bien entendu, l’intérêt réside dans les parties classées puisqu’elles offrent aux amateurs de scoring la possibilité de jouer pour la première place du classement tout en continuant à engranger des points pour débloquer des améliorations pour son personnage. En effet, chaque victoire, comme chaque défaite, permet de gagner un certain nombre de points. Une fois que l’on en a suffisamment, on augmente d’un niveau (jusqu’au 10) et on débloque une amélioration servant lors des combats (il y en a dix dont une marquée Uplay). Vous l’aurez compris, malgré les efforts des développeurs, le contenu paraît bien pauvre. Seul le tarif réduit (trente euros) offre une certaine compensation. Reste alors à voir si le gameplay permet de relever le niveau… PowerUp Heroes étant un jeu exclusivement jouable avec Kinect, tout a été pensé pour être compatible avec l’accessoire. Cela se ressent dès le lancement du jeu puisqu’il faut adopter une pose assez ridicule pour arriver sur le menu principal.

Un jeu budget ?




Là, il n’y a pas de grande surprise puisque la navigation est similaire à celle de Dance Central. Grosso modo, on tend le bras droit pour choisir un élément et on le rabat en face de soi pour valider la sélection. Le bras gauche, quant à lui, permet de revenir en arrière. Avant chaque combat, il faut choisir les deux tenues que l’on souhaite utiliser, l’amélioration que l’on désire ajouter (« aucune amélioration » faisant partie des choix) et si l’on souhaite combattre avec un masque ou à visage découvert. Cela fait, on se lance dans la bataille en deux rounds gagnants. Attention tout de même, il ne s’agit pas ici de gesticuler n’importe comment pour coller quelques coups de pied et de poings en espérant l’emporter comme cela. En effet, le système intègre un aspect relativement tactique axé sur un principe mêlant phase de combat éloigné avec super-pouvoirs et phase de combat rapproché à base de coups de poings, de pieds, de combos et de contres, le tout étant saupoudré d’esquives. Où est donc la tactique là-dedans ? Dans la gestion des pouvoirs. En effet, chaque super-tenue permet d’utiliser trois pouvoirs différents, qui s’activent instantanément ou qui demandent un certain temps de charge avant d’être activés. Dans tous les cas, pour y avoir recours, il suffit de reproduire le geste qui est associé.

Là où ça se complique, c’est lorsqu’on sait qu’une fois un pouvoir utilisé, il faut patienter plusieurs secondes avant de pouvoir s’en servir à nouveau. Si on rajoute à cela la possibilité pour l’adversaire d’esquiver l’attaque ou de la faire échouer (en envoyant une boule d’énergie par exemple), on se rend vite compte que chaque geste doit être réfléchi, surtout qu’il existe un système de combo permettant d’associer deux à trois attaques pour infliger encore plus de dégâts. C’est là que le choix de la deuxième tenue prend son importance puisque, à tout moment en levant le bras gauche, on peut interchanger ses tenues et ainsi profiter des pouvoirs de l’autre. Nous vous laissons donc voir les possibilités en termes d’enchaînements, d’autant plus que certaines combinaisons sont extrêmement efficaces. Du coup, avant même de commencer le combat, mieux vaut bien choisir ses tenues en fonction de la vitesse, la puissance et le taux de chaîne. Ca c’est pour les phases éloignées. Lors des combats rapprochés (à activer en levant le genou) il faut enchaîner des coups de pied et de poing pour infliger quelques dégâts. Pour réaliser des combos et ainsi augmenter la force des impacts, il suffit d’enchaîner correctement les coups indiqués par un jeu de surbrillance. Reste bien entendu la possibilité de se défendre en reproduisant un enchaînement de mouvements et en exécutant le coup final avant son adversaire.

Au final, le système de jeu est plus complexe qu’il n’y paraît. Il faudra assurément un petit temps d’adaptation pour les néophytes et autres amateurs peu habitués aux jeux vidéo, tandis que ceux qui prendront le coup de main n’hésiteront pas à passer par la case entraînement, histoire de perfectionner les techniques et de trouver les meilleurs combos. La seule contrepartie à ce système plutôt bien pensé, c’est le rythme des affrontements qui est haché menu. Enfin, du côté de la réalisation, il faut bien avouer qu’il n’y a rien d’exceptionnel. Le titre n’est pas franchement joli, la bande sonore est vite oubliée, les décors sont simplistes, les effets visuels sont extrêmement cheap et la plupart des textures proviennent de la précédente génération de consoles. Reste que le design des costumes pourra plaire à certains, tout comme le fait de voir son Avatar se transformer en super-héros. En plus, la reconnaissance des mouvements est plutôt bonne, malgré quelques ratés, notamment lors des esquives, si on ne se penche pas assez sur le côté, ou lors des phases défensives lorsqu’on doit lever et plier son bras. Le dernier point qui trahit un développement quelque peu bâclé, c’est assurément la présence d’une certaine latence lors de la retransmission des coups à l’écran. Ce n’est pas forcément gênant lors des combats vu le rythme de ces derniers, mais elle aurait clairement pu être diminuée.

Point complet
Dès lors que l’on comprend comment fonctionne le système de combat de PowerUp Heroes, on arrive à trouver un certain plaisir à utiliser les super-pouvoirs, à changer la tenue de notre Avatar et à enchaîner quelques combo, et ce malgré un rythme haché menu. Demandant un minimum de réflexion, les affrontements sont finalement plus complexes que ce que l’on peut penser. Le design des costumes plaira certainement à certains, sans compter que quelques bonus fort appréciables sont de la partie. Toutefois, cela ne nous empêche pas d’être persuadés que le développement a été bâclé. Techniquement, le titre est dépassé à tous points de vue, la bande sonore s’oublie très rapidement, l’histoire est plus que minimaliste, il en va de même pour la mise en scène, il n’y a que trois pouvoirs par tenue et la campagne se boucle en moins de deux heures, sans compter qu’elle est divisée en deux parties fichtrement similaires. Le contenu, quant à lui, est assez pauvre, malgré la présence d’un mode multijoueur en local et d’un autre jouable en ligne. Fort heureusement, les parties sont stables dans ce dernier cas, même s’il est bien difficile de trouver un joueur tant ils sont peu à sévir sur le Live. En sus, la reconnaissance des mouvements est plutôt bonne, mais les quelques ratés et la latence ne font que souligner le côté bâclé du travail. Enfin, PowerUp Heroes arrivera à contenter les moins exigeants, avec son tarif réduit, le temps d’une soirée ou deux, mais il ne convaincra assurément pas tout le monde.

On a adoré :
+ Voir son Avatar en super-héros
+ Mode entraînement pratique
+ Système de combat peu banal…
+ Sympa dès qu’on s’y habitue
+ Jouable à deux en écran scindé
+ Jeu en ligne stable
+ Le système de level-up
+ Le design de certains costumes…
+ Dont Ezio et celui dédié à PoP
+ Prix réduit
+ Artworks à débloquer pour les fans
+ Reconnaissance assez bonne…
On n'a pas aimé :
- Malgré quelques ratés
- Une certaine latence
- Contenu assez pauvre
- Techniquement dépassé
- Mode campagne très court…
- Avec deux parties similaires
- Scénario ultra limité et kitsch
- Rythme des combats haché
- Mode Entraînement mal placé
- Forcément vite répétitif
- Seulement 3 pouvoirs par tenue
- Bande sonore oubliable


Consulter les commentaires Article publié le 09/10/2011 par Vincent P.



 
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