Test Pit People - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 194 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 



Editeur
The Behemoth
Développeur
The Behemoth
Genre
Stratégie
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.03.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
19,99 €

Pit People, le nouveau-né du studio The Behemoth, a pu tourner longuement à la rédaction. Style graphique semble-t-il toujours proche des productions habituelles des équipes de John Baez, humour apparemment présent dans les quelques communications vues ci et là… Du coup, après quelques titres très réussis, qu’en est-il de ce nouvel opus des créateurs de Castle Crashers ou de Battleblock Theater ? Tentative de réponse...

Hansellllllllllllllllllllll !



Tout commence par une sombre histoire d’attaque. Horatio, père d’Hansel, est séparé de son fils, enlevé par un ours géant et très méchant. Un seul objectif : sauver Hansel. Comment ? En recrutant des compères sur la route, de races plutôt variées (de l’humain en passant par le gnome, le robot, le Pixie, le cupcake, un cyclope, des gnomes et d’autres noms tout aussi loufoques). Il faut reconnaître que de ce côté, le bestiaire est réussi. En plus, affronter les différents types d’ennemis ou pouvoir les recruter est vraiment réussi. Si le style graphique est toujours aussi caractéristique des productions de The Behemoth, une réussite, c’est surtout sur les dialogues et les fameuses 30 000 lignes de texte que le titre réussit à nous faire rire. Que ce soit sur les noms des ennemis, les dialogues tous plus loufoques (il faut vraiment voir le méchant de l’histoire et la scène d’introduction explosive pour comprendre cet aspect), la partie gore assumée (sans être violente), le côté ridicule du scénario et des "rebondissements" plutôt funs (on ne vous gâchera pas la surprise de la fin évidemment), Pit People est bien le digne successeur de Battleblock Theatre et de Castle Crashers. D’autant qu’en plus d’un style graphique réussi et d’une fluidité à toute épreuve (c’est le minimum vu la puissance de la console), le titre se permet aussi le luxe de surprendre dans le choix des décors ou dans la présentation et les menus.

D’un point de vue gameplay, encore une fois, c’est du tout bon : à la fois accessible pour les « novices » et en même temps complexe pour les férus du genre. Une fois les quelques missions d’introduction validées, vous êtes lâchés dans la « ville principale » qui sert de HUB au jeu et vous permet d’activer la difficulté démente (le challenge est relevé), de modifier la musique, de jouer en ligne (bon courage pour trouver des joueurs), d’accéder au marché afin de trouver de l’équipement ou des compagnons de route (moyennant finance bien sûr), de gérer son équipe (vérifier l’équipement, changer de compagnon, voir le niveau de chacun, etc.), d’accéder au « Pit » et enfin au menu des missions, principales et annexes, à activer à loisir. Une fois ceci fait, vous êtes de nouveau lâchés sur une map d’une taille plutôt intéressante avec de nombreuses zones à explorer (201 pour être exact), qui ne se dévoile pas complètement, un gros brouillard nous empêche en effet de voir loin. Il faut ainsi découvrir les lieux au fur et à mesure, avec les petites surprises liées aux décors vraiment variés et très réussis (neige, eau, sucré, sablé, forêt, etc.). L’exploration permet aussi de mettre la main sur des pièces d’or, monnaie du jeu permettant l’achat d’équipements, de cages ou de nitro, permettant diverses actions sur la map ou en combat. Les missions et tâches sont indiquées par un curseur peu discret mais plutôt pratique (pas de GPS qui indique la distance ou le lieu exact, la carte n’est pas forcément précise). Libre à vous d’éviter les ennemis, visibles sur la map, ou de les affronter.

Si le combat semble inévitable, alors c’est parti. Lors du démarrage d’un combat, s’en suit cinématiques et autres dialogues pour les missions principales, avec une animation dans tous les cas. Au tour par tour, vous allez devoir déplacer vos personnages (jusqu’à six maximum, que vous pouvez modifier dans la ville principale), en tenant compte des décors, des compétences de vos personnages et bien entendu de leur utilité. Gluten le cupcake sert de « médic » à l’équipe, tandis que Yuki le Pixie (sorte de chauve-souris volante) permet de cracher des boules de feu, alors qu’Horatio l’humain dispose d’un bouclier et fait le bourrin au corps à corps, sans oublier Yosef, le « demi-clope » (moitié cyclope, ahah) qui est plutôt équilibré et permet le corps à corps et l’envoi de haches à distance. Les déplacements dépendent de l’équipement et du niveau de chaque personnage (jusqu’à 100). Petite notion importante et stratégique : les attaques de vos alliés ne sont pas définies. C’est le placement qui permettra à votre personnage d’attaquer tel ou tel ennemi. Evidemment, éliminer (et terminer) un ennemi permet d’acquérir de l’expérience (voir de monter de niveau en plein combat). Chaque tour se finit via la touche Y (les déplacements se valident avec A) et un paquet de notions entre en ligne de compte au fur et à mesure de vos parties : les ennemis peuvent vous étourdir, vous paralyser ou vous empoisonner et peuvent l’être aussi, les capacités de vos alliés sont plus ou moins performantes selon l’ennemi, certains sont même immunisés sur certaines de vos attaques et des éléments externes du décor peuvent intervenir (un boss, des missiles, etc.) et modifier l’expérience de jeu.. Bref, l’ensemble est accessible et aussi très complet.

Petite anecdote, le nom des ennemis (et des personnages en général) est aussi plutôt fun avec, en vrac, Forever Yours, Giuseppe, Hashtag le champignon, Rocky ou encore Yolo et des centaines d’autres qui se bousculeront au portillon afin de vous démolir. Une fois le combat terminé, vous obtenez des récompenses en fonction de votre façon de jouer, de l’or et de l’équipement, et continuez votre bonhomme de chemin. Précision importante, juste avant de finir le combat, vous pourrez, à l’aide d’une cage achetée sur le marché, capturer le dernier ennemi présent lors du combat (si celui-ci dispose de compétences que vous souhaitez ou s’il est d’une espèce que vous recherchez par exemple)… Moyennant une cage bien entendu et le bon personnage disposant de cette capacité. The Behemoth oblige, le titre est jouable en coop. Diantre, c’est même l’élément principal des titres du studio. Bien qu’il ne soit pas forcément nécessaire de jouer en coop, il est fortement recommandé de s’y mettre, même si le côté tour par tour n’est pas aussi adapté à l’aspect coop qu’un Castle Crashers. Ce d’autant que le studio a tout fait pour que ce soit le plus simple. A deux, vous disposez d’une équipe identique (mêmes personnages, mêmes niveaux), et déplacez en temps réel chaque personnage sur la carte. Le tour se termine une fois que les deux joueurs y ont mis fin (via la touche Y). Pas de temps d’attente. Même si on perd un peu en lisibilité, l’ensemble est un peu plus brouillon, le titre reste vraiment fun en coop, surtout que le level design des niveaux et des missions est malin (bien que l’on soit sur un jeu de stratégie façon tactical RPG), certaines missions de « discrétion » sauront sans doute vous surprendre.

Did you fall asleep !??

Le titre est aussi bourré de petites attentions, comme le « Did you fall asleep » lorsque le joueur n’a pas fait pause en plein combat, d’Easter Eggs et de références aux titres précédents. Dommage que, dans l’ensemble du titre, certaines musiques soient si agaçantes (une pensée pour celle du lobby par exemple) ou plutôt discrètes et pas forcément marquantes. Hormis ce point, Pit People sent bon l’humour, le loufoque et le fun à l’écriture. Comptez environ cinq à six heures de jeu pour venir à bout des missions principales en ligne droite (il faut un temps pour s’adapter aux mécaniques de jeu), ce qui est déjà plutôt intéressant. Bon courage pour compléter le titre, avec quelques 201 lieux à découvrir sur la map, quelques 1600 objets à débloquer et un peu plus d’une centaine de quêtes (principales et annexes), sans oublier le recrutement d’un grand nombre d’espèces ou les éléments cachés et autres easters eggs, bref, le contenu est bien là, et le rapport qualité/prix est clairement très intéressant (le titre est proposé à environ 20€ sur le store Microsoft).

Au rayon du multijoueur, si comme déjà indiqué le mode coop est tout bonnement génial, comme toujours, le mode multi dans le Pit, sorte d’arène dans laquelle il est possible d’affronter l’IA dans un mode « Injuste » (trois manches contre celle-ci) ou « contre gens » (quel humour, même dans les menus), il ne nous a pas été possible de tester le mode VS en PVP, à l’heure où nous écrivons ces lignes (soit quelques mois après la sortie du titre début mars). A l’inverse, le mode « Injuste Coop » fait relativement bien le boulot et propose un challenge plutôt intéressant et un peu relevé, surtout pour le novice du genre que nous sommes.

L’avis perso de Patrick // Encore une réussite...

Absolument fan de Castle Crashers et pas vraiment friand de tour par tour, le jeu m’intriguait sans vraiment me passionner. Quel tort ! Le titre est une réussite, même pour un novice comme moi dans ce style de jeu. Finalement, tant mieux si la difficulté n’est pas si bien dosée et si le titre n’est pas punitif, j’aurai beaucoup trop souffert sinon. Du coup, j’ai pu apprécier l’humour et le style déjanté de The Behemoth, les dialogues aux petits oignons, l’absence totale de censure. Le style graphique est toujours une réussite pour moi et fait le charme de leurs productions. Suivre l’histoire d’Horatio et de ses comparses m’a même donné envie d’en voir un plus sur ce genre (Indie ou non). Bref, chapeau bas au studio qui nous pond un titre travaillé. J’ai encore plus hâte de mettre la main sur Castle Crashers 2, ils me l’ont presque promis, non ? D’ailleurs, si vous voulez être sûrs que les productions The Behemoth sont celles qu’il vous faut, allez faire un tour sur notre interview du fondateur du studio !


Point complet
Pit People est, comme toujours avec le studio, déjanté, loufoque, marrant (sans forcément être lourd), plutôt riche en contenu et carrément fun. Il faut bien entendu aimer le genre du jeu de stratégie au tour par tour (qui tranche complètement avec un Castle Crashers des mêmes développeurs), l’ensemble est parfois un peu brouillon et la musique du lobby tape un peu sur les nerfs, mais pour le reste, c’est une réussite. Le scénario, bien que clairement perché, nous donne envie d’en voir plus, tous les dialogues sont réussis et loufoques, certaines situations sont cocasses, il y a aussi quelques surprises et easter eggs. En plus, graphiquement, c’est très joli (dans la même veine que leurs précédentes productions) et c’est très plaisant à jouer, pour les novices du genre comme pour les connaisseurs, et ce même si la difficulté reste relative et que le titre n’est pas assez punitif (tant mieux pour nous !). Le titre parvient aussi à nous surprendre. Côté multijoueur, c’est du tout bon pour la coop. C’est par contre un peu plus compliqué en ligne avec assez peu de joueurs (que ce soit pour des parties classiques ou le Pit). Dommage, le titre aurait été une complète réussite avec un multijoueur rempli…

On a adoré :
Le style graphique
Le « scénario »
Les dialogues
Humour omniprésent
Gameplay accessible et complexe
Le bestiaire
Rapport qualité/prix/durée
Des surprises et easter eggs
Le recrutement des persos
Le Pit, plutôt compliqué !
Le contenu !
Coop toujours au top !
On n'a pas aimé :
La musique du lobby
Difficulté mi-figue mi-raisin
Un peu brouillon parfois
La lisibilité en coop
Impossibilité de tester le mode Online


Consulter les commentaires Article publié le 13/08/2018 par Patrick C.


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2018