Test PAYDAY 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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PAYDAY 2



Editeur
505 Games
Développeur
Overkill Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.08.2013
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
Prix de lancement
39,99 €

PAYDAY 2, suite du très sympathique PAYDAY : The Hei$T développé par Overkill Softwork, est venu braquer les consoles, alors que le premier opus s’était contenté du PC, où il était vendu à bas prix. Les développeurs ont donc souhaité toucher un plus large public, tout en essayant d’améliorer la première formule. Alors, après des dizaines de casses enchaînés avec plus ou moins de réussite, le « jour de paye » est plutôt bon ou non ?

Ton casse, tu choisiras !




Dès le début du jeu, le ton est donné. Vous avez pour objectif de faire un maximum de casses, braquages, vols et autres méfaits, le tout, en vous organisant dans votre repaire, tout en étant aidé par Bain, l’un de vos compères de casses. C’est vous qui, via l’outil Crime.net (en online), choisissez votre casse, en coop ou en solo (via Crime.net offline). Vous pouvez rejoindre n’importe quelle partie en cours (générée aléatoirement) ou créer votre propre partie publique. Le choix est conséquent, et surtout libre. Des indicateurs sont présents sur la map de Crime.net afin de vous permettre de choisir le bon casse : le nombre de gardes, l’argent à récupérer, la puissance des assauts ennemis, la difficulté globale notée sous forme d’étoiles, etc. Le tout donne une map très chargée mais composée d’une pléthore de missions variées aux objectifs différents. Une fois que vous entrez dans le salon du casse, vous choisissez votre arsenal, profitez d’options bienvenues et attendez que les autres joueurs soient aussi prêts que vous à en découdre. L’avantage du système est, en théorie, de vous permettre de jouer avec des équipiers de votre niveau. En théorie seulement, parce qu’en pratique, nous nous sommes régulièrement retrouvés avec des équipiers de niveau 5 à 10 fois supérieur lors de nos débuts et même jusqu’au niveau 20. Malgré ce petit détail, le système fonctionne très bien, rejoindre une partie en cours est rapide, tandis qu’il est aussi assez simple d’en créer une et d’être rejoint par des amis ou des inconnus.

Une fois le casse sélectionné, libre à vous de choisir la solution pour le réussir, en passant par la fenêtre, en y allant comme un bourrin ou en sélectionnant et en vérifiant le terrain afin de faire un casse complet en fantôme. Vous êtes libre d’opter pour l’approche qui vous correspond le plus. Notez que lorsque des joueurs quittent la partie coop, l’I.A. prend la place de ces lâches, malheureusement plutôt difficilement. L’I.A. alliée est peu efficace, pas vraiment volontaire pour prendre les initiatives, et ne vous suit pas tout le temps, sans oublier les quelques bugs classiques où l’I.A. restera au point de départ sans bouger le petit orteil. Pour la réussite de vos casses, vous disposez de nombreux atouts pour vous défaire de vos ennemis, et surtout pour voler un maximum de marchandises. On démarre d’abord avec l’outil indispensable du braqueur, le masque, qui vous permet de démarrer le braquage (si vous ne mettez pas votre masque via la gâchette, vous ne pourrez pas vous accroupir, sortir votre arme, etc.) pour continuer avec l’équipement composé d’une tripotée d’armes en tous genres : mitraillette, arme de poing, fusil, pistolet, revolver, fusil de chasse et une scie permettant de forcer bon nombre de coffres (il y a environ 26 armes différentes). Vous disposez aussi de quelques gadgets comme les CME, pour contre-mesure électronique, les bracelets permettant de menotter les otages ou les mines. Le feeling des armes est d’ailleurs plutôt bon, mais ne cherchez aucun réalisme dans l’utilisation de ces dernières, c’est vraiment très arcade.

Vous disposez d’ailleurs d’une aide à la visée plutôt abusée qu’il est évidemment possible de désactiver. On sent malgré tout un léger manque de recul sur certaines, mais les bruitages et l’ensemble se veulent assez réalistes, vous n’aurez pas les mêmes sensations avec un AK ou une mitraillette. Dans le même ordre d’idée, les hitboxes sont bien respectées, surtout au niveau de la tête où les headshots font mal, tandis que tirer sur les membres des policiers peut les arrêter pendant un court instant. Dommage cependant que la physique soit finalement assez en retrait. On aurait aimé pouvoir jouer avec le décor. Hormis les vitres à casser, quelques barrières en bois à installer pour se protéger ou une sensation différente quand vous tirez sur des matières variées, vous ne pourrez rien faire d’autre. Si vous comptiez découper avec votre scie chaque barreau d’une porte qui vous résiste ou défoncer une porte que vous n’arrivez pas à crocheter à l’aide d’un fusil à pompe, qui devrait logiquement défoncer celle-ci, ne comptez pas dessus. Dernier élément de tueur présent dans tout bon FPS qui se respecte (ou pas), vous disposez d’une flopée de compétences spéciales à débloquer en augmentant de niveau, qui vont de la possibilité de mieux viser à celle de pouvoir porter plus d’armes, en passant par des compétences plus techniques et surtout très pratiques comme le forçage de coffre rapide et sans perceuse, la possibilité de mettre vos ennemis dans des sacs de sport ou d’obtenir plus de « menottes » pour vos otages, etc.

Élève-toi fils !




Cet arbre de compétences se découpe en quatre branches : Fantôme, Exécuteur, Cerveau et Technicien, pour chacune d’elles vous pouvez vous spécialiser et devenir un véritable bourrin, un espion secret qui reste tapi dans l’ombre ou un braqueur polyvalent. Les points de compétences s’acquièrent avec l’XP que vous gagnez à chaque niveau que vous terminez. Vous pouvez réinitialiser vos points de compétences si vous estimez avoir mal choisi certaines d’entre elles (vous récupérez alors une partie de l’argent dépensé), mais attention, chaque skill vous coûte de l’argent. Plus vous avancez sur l’arbre de compétences, plus l’évolution coûte chère (en plus de vous coûter plusieurs points bien entendu). L’objectif est aussi d’obtenir l’appellation « As » sur les compétences les plus importantes pour votre avatar, moyennant plusieurs points sur une compétence, qui vous permettra d’être très performant sur la compétence choisie. La présence de cet arbre permet d’obtenir une équipe composée d’éléments assez différents et forcément complémentaires. L’utilisation de l’arbre de compétences est primordiale sur le titre, la différence entre les niveaux est énorme, pour avoir pu jouer avec un niveau 100 alors que nous n’étions que niveau 10, cet aspect est indéniablement stratégique pour vos parties. Ne jouer qu’avec des Fantômes pourrait s’avérer difficile si quelqu’un sonne l’alarme, tandis qu’un partenaire qui disposera d’une scie sera toujours très pratique.

Si vous tombez sur un os avec un assaut policier puissant (surtout en Overkill), certains de vos équipiers pourraient être mis à terre. Libre à vous de les relever (via la gâchette) mais de risquer de vous faire vous aussi coucher, ou de faire le ménage avant puis d’aider le compagnon, au risque qu’il soit, au terme du chronomètre (environ 30 secondes), mis en détention. Vous pourrez alors, au fil du braquage, échanger votre compère contre un otage. Pratique ! Enfin, une fois que vous terminez le casse (en gros, si vous n’êtes pas tous morts ou en détention), vous disposez d’une petite loterie, le Payday, vous permettant d’obtenir un bonus, une amélioration ou un matériau afin de modifier et décorer son masque ou améliorer ses armes, tout est bien entendu aléatoire et il faut un paquet de temps avant d’obtenir les éléments voulus… D’autant que les possibilités sont énormes, en termes d’options (visée laser, amélioration du recul, de la puissance) pour masques, armes et protections. Il est toutefois un peu frustrant – même si c’est une partie intégrante du jeu – de devoir attendre des dizaines (voire des centaines !) de casses afin d’obtenir un masque, et surtout un silencieux ou d’autres éléments essentiels pour l’amélioration et la modification de votre équipement. Bien entendu, à la fin de chaque casse, vous récupérez de l’argent (c’est le nerf de la guerre) avec lequel vous pouvez acheter de nouvelles armes, principales ou secondaires, acheter des protections et armures, ou de nouveaux masques, améliorer votre personnage, etc.

Attention encore une fois à bien choisir votre casse et sa difficulté, car il n’est pas rare qu’une partie finisse par un abandon de l’équipe, et donc rien dans vos poches. L’option « Pro » permet par exemple d’augmenter significativement l’argent à gagner mais vous demande de réussir le casse du premier coup… sinon, c’est retour à la case départ, sans argent, sans expérience. Le principal intérêt du titre est clairement la coopération. Vous avez tout intérêt à jouer avec des joueurs humains, d’autant que certaines missions sont corsées, surtout pour l’objectif principal, et qu’il est encore plus difficile de jouer en Overkill sans faire intervenir d’autres humains, en étant bien coordonné, discret, sans tuer des otages (malus de 11 000€ à chaque otage tué). Réaliser une mission en fantôme à quatre joueurs offre donc un très bon challenge, qui mettra à rude épreuve votre communication et vos compétences, d’autant que la préparation de votre casse dans le salon de la partie est aussi importante. Vous devez absolument trouver des équipiers complémentaires si vous souhaitez terminer la mission dans les meilleures conditions. Assurez-vous pendant cette préparation que vous disposez bien d’un équipier lourdement armé, d’un autre qui dispose d’explosifs pour défoncer la porte du coffre ou d’un équipier qui dispose d’une scie. Vous aurez aussi à disposition les plans du bâtiment qui fera l’objet du braquage, et pourrez donc vous coordonner sur l’attaque. Point très important, la plupart des éléments importants de chaque mission sont aléatoires, comme indiqué précédemment. C’est-à-dire que les ennemis (les gardes, le nombre), les caméras, les objectifs, coffres et autres objets seront placés aléatoirement sur la map.

Sans coop, la fête est moins folle




Enfin, lors de cette préparation, il vous sera essentiel d’observer et d’ajuster votre jauge de visibilité, qui varie en fonction de votre équipement, si vous équipez un fusil à pompe, votre jauge passera évidemment à visible, tandis qu’avec une mitraillette basique, elle diminuera vers moyen. Tout dépend bien entendu de votre objectif et de l’approche que vous souhaitez prendre : une approche furtive sera impossible avec un indice de visibilité élevé, tandis que l’inverse sera aussi compliqué car votre équipement ne vous protégera pas beaucoup si vous êtes un fantôme. De plus, les casses sont assez variés, vous n’aurez pas à dépouiller seulement des banques, mais aussi des musées, des bijouteries ou à fabriquer de la drogue (pas bien !) et de nombreuses autres surprises. Dommage cependant que le scénario soit si absent, si en retrait, alors qu’il aurait été clairement possible de scénariser ce gang de braqueurs et de créer une véritable histoire autour du jeu. Si le gameplay de ce PAYDAY 2 est indéniablement son point fort, on ne peut pas en dire autant concernant les graphismes. Tous les environnements et décors se veulent vraiment très épurés, et les textures sont parfois grossières, les ennemis ont presque tous la même tête et certains intérieurs sont tout juste corrects (la banque classique du braquage à l’Ukrainienne par exemple). On note aussi un aliasing très présent. Les animations des ennemis ou des équipiers sont aussi assez rigides et vous paraîtront parfois irréalistes, comme ces policiers suréquipés protégés par un bouclier, incapables de bouger normalement comme un humain.

Aussi, et malgré quelques bugs de collisions et d’affichages, le tout se veut assez rapide, le frame rate est plutôt stable même lorsque l’action est intense. Les temps de chargement sont rapides, même à la fin de chaque partie. L’I.A. des ennemis est par contre agressive, surtout lors des assauts, durant lesquels les trousses de soin vous seront d’un grand réconfort, tout comme les caisses de munitions. Ils attaquent en groupe, se protègent avec des boucliers, attaquent par vagues d’ennemis puis couplent les offensives (snipers + boucliers par exemple). Il s’avère malgré tout qu’en fantôme, les ennemis sont assez peu malins, ils suivent un chemin plutôt prédéfini, mais sauront tout de même vous voir de loin. A vous de jouer avec votre jauge de visibilité afin d’éviter civils et ennemis. Par contre les premiers sont facilement impressionnables (avec votre arme et en pressant une gâchette), vous n’aurez qu’à les ligoter avec votre équipement (sous réserve qu’il vous en reste). Les seconds ne sont pas le moins du monde peureux et n’hésiteront pas à appeler du renfort et à vous rentrer dedans. Libre à vous donc de les tuer, puis de les cacher avant que la jauge ne passe en « détecté »… avec renforts et assaut policier à la clé, dont des snipers ou des ennemis équipés de boucliers ou de tasers. L’environnement sonore est aussi réussi avec des musiques puissantes au rythme effréné lorsque l’action est intense (en plein braquage bourrin), tandis qu’elle est douce et calme lorsque la mission est réalisée en fantôme, discrètement. On pense aussi à certains dialogues et descriptions de mission, avec des bandes sonores à écouter avant chaque mission, plutôt réussies, qui mettent dans l’ambiance.

La durée de vie du soft est relativement faible en apparence, vous aurez en effet assez rapidement fait le tour des différentes missions proposées (Collectionneur, Big Oil, Pyromane, Balance, Chien de garde, Bijouterie, Vandale et missions évasions aléatoires, etc.). Mais là où le titre se différencie des autres FPS classiques, c’est grâce à sa rejouabilité et à l’intérêt de jouer en coop (à la manière d’un certain Left 4 Dead), la durée de vie explose alors tous les compteurs. En l’état, il est difficile de donner un chiffre précis, car les braquages sont finalement nombreux sur Crime.net (mais plusieurs sont identiques), les façons de faire aussi, les approches furtives ou bourrines et surtout, la variété des casses (braquages classiques de banques et de bijouteries, de musées ou la possibilité de piéger un sénateur via une longue mission, fabriquer de la drogue afin de déranger un cartel, etc.) et le côté aléatoire de nombreux éléments permet de renouveler de très belle manière l’intérêt du titre, même si celui-ci ne comporte qu’une poignée de missions. Notez aussi que la difficulté est au rendez-vous, même dans les modes moyens, et surtout pour les missions les plus avancées qui se déroulent sur plusieurs jours, avec à la clé un très gros pactole.

Par exemple, dans une mission longue et plutôt fastidieuse, vous serez amené en jour 1 à voler des tableaux dans un musée, afin de faire un échange lors du jour 2, tandis qu’en jour 3, il vous faudra vous infiltrer chez l’acheteur de ces derniers afin de voler un butin encore plus précieux ! L’enchaînement de ces 3 journées dépend de l’approche que vous choisirez et de votre réussite lors des jours précédents. Si vous réussissez à voler tous les tableaux discrètement, les jours 2 et 3 devraient être bien plus simples, tandis qu’en bourrinant dès le premier jour et donc, en n’obtenant pas forcément l’ensemble des biens, vous serez à découvert lors des missions suivantes et moins bien armé. Même à divers niveaux de difficulté (4 niveaux disponibles immédiatement : normal, difficile, très difficile et Overkill), avec 4 joueurs, vous risquez de ne pas être de trop pour affronter les assauts policiers. Alors ne parlons pas de la difficulté Overkill où la police et les assauts sont vraiment très douloureux. Dommage qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, finalement peu de joueurs (et encore moins de francophones) soient équipés d’un micro, ou du moins l’utilisent, alors que la communication est primordiale. Les développeurs n’y sont bien entendu pour rien mais nous tenions à le signaler.

Point complet
Ce PAYDAY 2 s’est révélé être une très bonne surprise, principalement grâce à son gameplay qui permet de profiter pleinement d’un titre aussi riche que peut l’être un FPS coopératif, mêlant des compétences d’action et un côté aléatoire des missions. On apprécie beaucoup le principe des casses, les possibilités offertes en termes d’approches, les interactions avec l’environnement (otages, machines, ennemis, etc.) ou encore la liberté d’action. Dommage cependant que les graphismes ne soient pas à la hauteur des derniers FPS sortis ou que la mise en scène soit totalement absente du titre. PAYDAY 2 reste donc un très bon achat pour peu que vous aimiez les jeux (presque exclusivement) coopératifs et que des amis soient prêts à vous suivre dans l’aventure. On vous laisse, on a une grosse banque à dévaliser !

On a adoré :
+ La liberté d’action
+ Le gameplay
+ Les interactions possibles
+ La coopération
+ Le côté aléatoire des casses
+ La personnalisation
+ Le mode « fantôme »
+ Les missions et contrats
+ Variété des casses
+ L’I.A. ennemie
+ La difficulté de certains casses
+ Le mode Overkill
+ Matchmaking performant
+ L’équipement (gadgets)
+ Environnement sonore
On n'a pas aimé :
- Les graphismes
- Les animations
- Quelques bugs (affichages/collisions)
- De l’aliasing
- Pas de mise en scène
- L’I.A. alliée
- Le jeu en solo !


Consulter les commentaires Article publié le 29/03/2014 par Patrick C.



 
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