Test Painkiller : Hell & Damnation - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Painkiller : Hell & Damnation



Editeur
Nordic Games
Développeur
The Farm 51
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.06.2013
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Painkiller fut jadis un FPS de renom, qui devait son succès à un nombre conséquent de qualités. Scénario en béton armé, gameplay d'une finesse rare, bande-son extraordinaire, personnages charismatiques ou encore graphismes à la pointe du détail... Calmez-vous, surtout les deux au fond qui commencent à porter les chaises au-dessus de leur tête avec cette haine au fond des yeux, c'était une blague. Painkiller est un FPS tout ce qu'il y a de plus bourrin et nerveux, avec un seul et unique objectif, se défouler. Reste donc à voir si ce Painkiller : Hell & Damnation est à la hauteur de son illustre aîné qui a connu le succès à son époque. Ce remake marque-t-il le grand retour de la licence ou est-ce simplement un caillou dans la mare ?

Fallait pas se garer dans le platane...




C'est The Farm 51 qui s'est penché sur ce remake en utilisant l'Unreal Engine pour s'initier à cette pratique à la mode qu'est la refonte HD d'un titre. Et le premier constat est simple, le jeu a vieilli, et ce malgré le coup de pinceau. C'est un univers graphique très pauvre qui s'offre au joueur. Il n'est clairement pas au niveau de ce que l'on peut voir aujourd'hui, pour ne pas dire de ce que l'on pouvait voir il y a quelques années. C'est techniquement plus que médiocre, ce qui est malheureusement courant avec cette pratique. Cependant, le titre se rattrape sur l'atmosphère. Sombre, maléfique, violent, voilà autant de qualificatifs qui permettent de présenter Painkiller : Hell & Damnation. Les différentes cartes influent sur l'immersion, elles sont aussi grandes que variées ; d'autant plus grandes quand un boss profile sa carcasse gigantesque dans le seul but d'écraser et d'anéantir une bonne fois pour toute le dénommé Daniel. Pour rappel, il remue l'au-delà pour ramener sa femme du purgatoire après une mort tragique dans un accident de voiture. Maintenant que l'on parle de Daniel et de sa tendre, penchons-nous sur le scénario inexistant du titre. Daniel, pacte, la mort, femme, carnage, voilà le résumé. L'aventure est rude, car ce sont quelques milliers d'âmes que la grande faucheuse réclame. Il faut donc s'armer en conséquence pour collecter tous ces joyeux grelots.

Un timbre-poste aurait suffit, et c'est tant mieux, ce type de jeux est fait pour se jouer avec le cerveau éteint. D'ailleurs, il se joue aussi avec la lumière éteinte, en poussant le son à fond pour profiter des musiques (métal) aussi profondes que mélodieuses. Si le jeu change très maigrement sur la forme, il demeure parfaitement intact sur le fond. Capturer des âmes, c'est tuer des morts. Il y a quelque chose d'assez profond là-dedans ou de tout bonnement débile, c'est selon. Bref, Daniel, ce héros au charisme de fonctionnaire, doit, à l'aide d'armes aussi originales que dévastatrices, avancer au travers des différentes salles et arènes afin d'amasser le plus de ces petits orbes verts qui s'échappent des cadavres entassés sur son passage. Un lance-pieux pour la petite écolière avide de mathématiques, un petit coup de pompe pour le squelette ou encore un coup de mitraillette à shuriken éléctrique pour le Golem de 175 étages… Ou encore l'un des seuls ajouts au titre, le soulcatcher qui permet d'une part d'envoyer des lames circulaires aussi dévastatrices qu'efficaces, et d’autre part de capturer et d'emmagasiner lesdites âmes pour contrôler les ennemis et les amener à se battre à nos côtés. Cette particularité est négligeable. Il existe toujours ce même système qui consiste à se transformer en super démon de la mort qui tue après avoir consommé 66 cocktails verts. Pour ce faire, c'est simple, il faut avancer et tirer sur tout ce qui bouge. Dans le doute, même si ça ne bouge pas, tirez, ne soyez pas pingre sur la dépense, les munitions ne sont pas infinies mais que diable, c'est tellement défoulant.

On ne s'attardera pas non plus sur la prise en main d'un autre temps, juste histoire de dire que Daniel se promène avec un collier cervicale c'est suffisant. Les nombreux opposants, qui se dresseront sur votre chemin, viendront s'entasser avec leur Q.I. d'huître sur vous afin de vous faire bouffer les pétunias par la racine. Seulement, Daniel n'est pas là pour rigoler, il a kayak à seize heures et préfère ne pas être en retard. C'est peut être pour ça que le jeu se boucle en moins de trois heures avec la difficulté minimale, et en quatre à six heures si l'on se surprend à chercher les quelques objets cachés qui n'apportent pas grand-chose, si ce n'est les quelques cartes de tarot offertes en fin de partie. Elles sont à utiliser au cours du jeu pour avoir un bonus temporaire (ralentissement des ennemis déjà bien peu réactifs, leur seule activité étant de se ruer sur vous et de décocher une gifle à la tonton Roger qui découvre le vélo posé sur ses tomates). Augmenter la difficulté, c'est rallonger la durée de vie, c'est bien connu, mais pour si peu, cela vaut-il le coup ? Beaucoup de niveaux ont été abandonnés sur le chemin ou oubliés, comment savoir… Le soft se raccroche cependant à la toute dernière rambarde de secours au sommet du gouffre où il se penche dangereusement avec un mode coopératif qui permet de passer un moment de pure détente dans la violence et la bonne humeur. Et puis est-ce bien nécessaire de parler du mode multijoueur aussi anecdotique que désert ? Quatre modes de jeu, fréquentés par Casper et Whitney Houston, ce n'est pas franchement la fête à la saucisse !

Point complet
Ce remake HD d'une licence déjà fortement éprouvée vient s'imposer dans le marché du jeu vidéo comme l'un des titres les moins intéressants de l'année. Pas de franche nouveauté et même du contenu en moins, une refonte graphique dérisoire, des ajouts risibles, une durée de vie ridicule ou encore une prise en main trop archaïque, bref, même les fans du genre ou de la série n'auront pas grand intérêt à se procurer cette version, même à prix réduit (le prix de base étant bien trop élevé). Ne pas l'avoir sur votre étagère ne fera pas de vous un inculte, bien au contraire, mieux vaut y préférer l’original !

On a adoré :
+ La coop peut être fun
+ Du FPS bourrin pur et dur
+ L'ambiance
+ La bande-son
On n'a pas aimé :
- Les graphismes
- Vraiment court
- Du contenu retiré
- Maniabilité d’un autre âge
- Multijoueur anecdotique
- Trop cher pour ce que c’est
- Intérêt global insuffisant
- C'était mieux avant…


Consulter les commentaires Article publié le 11/08/2013 par Manuel-Ange A.



 
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