Test Overlord - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Overlord



Editeur
Codemasters
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.06.2007
  26.06.2007
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
5.1
Prix de lancement
69,00 €

Après nous avoir fourni une version preview plutôt prometteuse, Codemasters nous fait parvenir la version finale du dernier jeu du studio de développement néerlandais Triumph. Au programme du jour : de l’aventure, de l’action, un zeste de stratégie et une bonne tranche d’humour. Un programme plutôt alléchant pour Overlord qui promettait monts et merveilles dans un univers vidéoludique de plus en plus fade et vérolé. Restait à voir si les promesses des développeurs allaient être tenues et si les quelques défauts que nous avions rencontrés lors de notre premier contact avec le jeu allaient être corrigés…

Le maître, c’est vous !




Incarner les méchants est un rôle qui a toujours trouvé ses adeptes dans le monde du jeu vidéo. Ici vous serez Overlord, le Seigneur tout puissant du Mal. Bien d’autres ont essayé de prendre votre place mais en vain, le Mal ne s’acquiert pas si facilement et cela les Minions l’ont bien compris. Sous la houlette de leur chef spirituel, ces derniers vont réunir les pouvoirs nécessaires pour vous ramener à la vie. Se faisant, ils se présentent de suite comme vos plus fidèles serviteurs, un fait indéniable qui trouvera son charme tout au long de l’aventure. Mais est-ce vraiment une aventure que celle d’Overlord ? Si l’on considère que cette dernière signifie ramener la terreur et la souffrance dans un royaume où prospéraient la paix et la joie de vivre, alors oui. Cependant le royaume qu’est celui du soft n’est pas uniquement habité par des humains puisque d’autres créatures comme les Halflings ou les Elfes viennent parfois jouer les trouble-fête. Bref il vous faut remettre de l’ordre dans tout ça, bien évidemment selon votre guise.

C’est dans cette volonté de prendre le pouvoir sur le royaume que résulte tout le potentiel du jeu. En tant que Seigneur du Mal, les paysans vous considéreront vite comme un chef que l’on doit respecter et vous confieront ainsi plusieurs quêtes qui vous guideront tout au long du jeu. En parallèle, vous récupérerez divers objets ainsi que des esclaves pour aménager votre propre tour du Mal, un fief dont la construction progressive est des plus sympathiques à observer. Ainsi, les quêtes s’enchaînent dans un schéma de jeu très semblable qui consiste, la plupart du temps, à envoyer ses Minions se battre et/ou se faire tuer pour vous, déplacer des objets, casser tout sur leur passage, terroriser la population, ramener l’item convoité et rentrer à la « maison ».

Passé le cap des deux heures de jeu, le soft ne réserve plus grand nombre de surprises du point de vue de son gameplay avec des dizaines de combats contre toutes sortes de créatures, des allers et retours intempestifs pour récupérer tel ou tel objet nécessaire à votre progression et la customisation, très complète soit dit en passant, de votre château et de vos armes. Malgré ce manque de nouveauté et de profondeur, Overlord parvient sans difficulté à nous scotcher au pad avec son univers enchanteur, ses dizaines de quêtes et ses Minions, aussi drôles qu’efficaces pendant les affrontements. On regrettera néanmoins que le gameplay ne soit pas plus varié, tant au niveau des actions des Minions que des coups que vous pouvez donner à vos ennemis. Mais limiter Overlord à un pauvre hack & slash serait une grossière erreur tant le soft s’apparente plus à un véritable RPG de par certains de ses aspects, notamment l’aspect gestion de la tour et des Minions que nous avons déjà abordé plus haut.

Du côté de la progression, le jeu prend comme point névralgique la tour de votre château où vous commencerez l’aventure et serez souvent amenés à retourner pour découvrir de nouvelles quêtes, customiser vos armes ou améliorer votre château. De ce point de vue là, le joueur peut partir à la conquête du monde grâce à des portails qui sont certes relativement peu nombreux, mais qui n’en demeurent pas moins savamment disposés. Une fois le portail passé, vous pourrez invoquer divers Minions, en fonction des orbes en votre disposition (1 orbe = 1 Minion), de leurs couleurs (chaque catégorie de Minions ayant droit à ses propres orbes et caractéristiques) et des objectifs à accomplir. Inutile de dire que la gestion des orbes sera primordiale dans votre aventure, puisque sans elles, pas de serviteur et par conséquent, un niveau de difficulté quasiment insurmontable. Signalons au passage que si vous manquez d’énergie à un moment donné, vous pouvez toujours ordonner à l’un de vos hommes de main de se suicider pour vous redonner un peu de vitalité ou un peu de magie qui vous servira à lancer divers sorts sur vos adversaires. Un concept plutôt efficace qui souffre néanmoins d’un défaut de premier ordre : la linéarité de l’aventure. Car si le monde traversé est relativement vaste à explorer avec de nombreux trésors cachés, territoires et bastions à découvrir, les missions qui vous seront données demandent à être effectuées dans un ordre précis. Entendons par là que si vous vous attaquez à une mission qui est plus avancée que la précédente, vous risquez d’être bloqué à un certain endroit en raison de l’absence de Minions d’une couleur précise dans vos rangs. Vous devrez alors faire demi tour pour vous remettre sur le droit chemin et retourner à l’aventure. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette linéarité n’est pas nécessairement contraignante tant le jeu est agréable à prendre en main et votre progression passionnante à suivre.

Semer le chaos, c’est jouissif




Du côté des bonnes idées, on retiendra avant tout le design hilarant des Minions qui ne sont pas sans rappeler les Gremlins, mais aussi leurs nombreuses mimiques, les quelques feintes lâchées ça et là et cette caricature si drôle du monde des contes de fée. Les Minions n’ont donc pas fini de vous surprendre en courant vers vous avec un sac d’or ou diverses offrandes, en se sacrifiant pour régénérer votre vie ou votre magie, en adoptant des postures osées devant les jeunes demoiselles, en se déguisant avec des accessoires volés dans les maisons ou encore en se battant sauvagement face à vos ennemis. Dire que ces créatures portent à elles seules tout l’intérêt du soft serait peut-être exagéré mais il faut avouer qu’elles contribuent considérablement au succès du jeu.

Pour ce qui est de la durée de vie, il vous faudra compter environ une douzaine d’heures pour boucler la majorité des quêtes de l’aventure solo, après quoi vous tenterez sans doute l’aventure multijoueur sur laquelle nous reviendrons plus bas. Une durée de vie plus que correcte même si on était en droit d’en attendre un peu plus pour ce type de jeu. Reste que le titre dispose d’une compatibilité avec le service de téléchargement de contenu et qu’il est donc fort probable que de nouvelles quêtes fassent bientôt leur apparition sur le Marketplace…

Terminons ces explications avec la partie online du jeu qui se révèle plutôt limitée entre deux modes versus qui consistent en une course contre la montre pour la recherche de points ou d’or, selon que vous ayez choisi les modes Slaughter ou Pillage. Vient ensuite le second mode multijoueur, qui se révèle être un mode de survie en coopératif où vous devrez vous entraider pour venir à bout des dizaines d’assaillants qui vous attaquent… Rien de révolutionnaire en soi, mais trois modes de jeu plutôt sympathiques à essayer qui permettront sans doute de rallonger un peu la durée de vie relativement limitée du soft.

Un univers enchanteur




D’un point de vue purement technique, Overlord a beaucoup de mal à nous faire oublier qu’il est un petit jeu sans prétention. Car si les graphismes se révèlent très corrects dans l’ensemble, le jeu n’en fait pas moins pâle figure par rapport à la concurrence, notamment au niveau des animations très limitées et des bugs de collisions. Malgré cela, le titre de Triumph parvient à nous attendrir avec son univers attachant, ses personnages charismatiques et son ambiance de conte de fée si particulière. Difficile en effet de décrocher de l’univers du jeu de Codemasters qui exerce sur nous un véritable enchantement…

On regrettera tout de même que ce constat positif se voit entaché par la gestion de la caméra, plutôt déstabilisante au premier abord, étant donné que celle-ci manque cruellement de précision, et que pour avoir une vue dégagée, il vous faudra continuellement jouer de la gâchette gauche pour recentrer l’axe de vision. Un défaut relativement gênant au début qu’on arrive vite à contrôler et qui se révèle finalement moins dérangeant qu’il n’y paraît.

Au niveau de la bande sonore, Overlord se pare de quelques thèmes musicaux de premier choix et de voix françaises plutôt satisfaisantes pour une petite production. Certes, ce n’est pas la bande originale de l’année mais, dans l’ensemble, Overlord parvient à assumer son orientation grâce à des choix artistiques judicieux de la part des développeurs. Objectif rempli donc.

Point complet
Comme on le dit si souvent, l’enfer est pavé de bonnes intentions. C’est d’autant plus vrai dans Overlord que le jeu a été conçu par un petit studio de développement qui a travaillé sur un titre sans prétention. Un titre qui peut paraître simpliste au premier abord mais qui réserve une réelle richesse pour ceux qui dépasseront l’heure de jeu. Drôle, amusant, beau et charismatique, Overlord dispose de sérieux arguments jouant en sa faveur. Reste quelques maigres défauts qui dénoncent le manque d’ambition des développeurs, et surtout une gestion des caméras un peu gênante. Malgré cela, Overlord se révèle être une agréable surprise qui mérite assurément l’investissement, pour peu bien entendu que vous aimiez un minimum les Action – RPG.

On a adoré :
+ De jolis graphismes
+ De l’humour
+ Simple mais efficace
+ Le concept
+ Design sublime
+ Durée de vie satisfaisante
+ Un univers attachant
On n'a pas aimé :
- La gestion des caméras
- Pas de carte
- Contrôle un peu rigide
- Manque d’ambition ?


Consulter les commentaires Article publié le 01-08-07 par Etienne F.



 
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