Test Overlord II - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Overlord II



Editeur
Codemasters
Développeur
Triumph Studios
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.06.2009
  23.06.2009
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Heroic-fantasy
Mémoire
5 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69,00 €

Il y a quelques années, un studio pratiquement inconnu de tous parvenait à surprendre la presse avec un petit jeu d’aventure sorti de nulle part. Edité par Codemasters, Overlord était parvenu à obtenir les faveurs du public grâce à son concept diabolique : incarner un seigneur du mal, asservir les peuples et massacrer les créatures magiques à l’aide de nos larbins. Après un petit add-on sur le Live et une adaptation du titre sur PlayStation 3, les développeurs néerlandais s’étaient mis en tête de produire une suite qui parviendrait à corriger les nombreuses petites erreurs de jeunesse du premier opus. Cela fait-il pour autant de cet Overlord 2 une suite de qualité ?

C’est bien Minion tout ça mais…




Depuis le premier Overlord, beaucoup de choses ont changé dans le monde. Les larbins ont perdu leur maître maléfique et tentent désormais de survivre, pourchassés par une nouvelle puissance émergente, l’Empire, une sorte de satyre de l’Empire Romain, qui a conquis les contrées magiques et y fait désormais régner l’ordre. Quiconque se permet de bafouer cet ordre en pratiquant de la magie ou en se rapprochant de créatures magiques risque la peine de mort… Dans ce contexte, il était évident que le monde magique était voué à disparaître. Seulement voilà, le petit peuple des Minions, des sortes de petits gobelins aux grandes oreilles qui ne sont pas sans rappeler les Gremlins dans leur design, a trouvé depuis un nouveau chef : vous ! L’aventure commence donc dans la peau d’un jeune enfant, un peu à la manière de Fable 2. Le joueur prend le contrôle de celui qui deviendra le futur Overlord et doit accomplir diverses missions dans la ville enneigée de Nordberg. Pas très apprécié de la population locale et pourchassé par les troupes de l’Empire, le jeune Overlord est obligé de fuir avec ses larbins qui tentent de lui frayer un chemin en distrayant l’ennemi. C’est alors qu’une grosse ellipse vous permet de faire un saut dans le futur pour constater que le petit enfant magicien est désormais devenu un grand et puissant Overlord. Son objectif ? Régner en maître sur le monde, contrôler ses Minions pour asservir les cités, renverser l’Empire et se trouver les plus belles maîtresses du royaume. Vous l’aurez compris, Overlord 2 reprend les bases de son prédécesseur tout en situant son histoire dans un univers encore plus délirant mais surtout mieux pensé.

Si le scénario d’Overlord 2 reste assez simpliste dans l’ensemble, il n’en est pas moins accrocheur. L’humour des diverses cinématiques et de vos larbins, les nombreux intervenants complètement loufoques ou les situations hilarantes plongent le joueur dans un univers délirant qu’il est difficile de quitter. Les amateurs d’Heroic Fantasy peuvent donc foncer tête baissée pour découvrir cette petite merveille d’humour qui restera longtemps inscrite dans la mémoire de ses fans ! Mais qui dit suite dit généralement nouveautés majeures. Et de ce côté-là, Overlord 2 déçoit cruellement. Si le concept demeure toujours aussi jouissif (quoi de mieux que de massacrer des hordes de petits gnomes à grands coups de hache ?), que l’univers chatoyant attire le regard et que le style graphique demeure toujours aussi irrésistible, le gameplay, lui, a pris un sérieux coup de vieux. Le premier volet souffrait en effet d’une jouabilité assez lourde, avec des contrôles plutôt pénibles et surtout une caméra fixe qui rendait l’action parfois très difficile à suivre. Les choses ont un peu changé puisqu’une caméra libre est désormais disponible. Cependant, comme celle-ci est associée au stick droit, qui sert également à contrôler les larbins, elle n’est pas toujours évidente à utiliser et ne sert finalement qu’à tourner autour de l’Overlord, sans jamais relever l’axe. Du coup, la vue reste orientée vers le bas et cette légère amélioration ne rend pas le jeu plus simple à prendre en main. Pour le reste, l’interface du jeu demande toujours un certain temps d’adaptation puisque pratiquement tous les boutons de la manette sont utilisés. Ajoutez à cela un personnage rigide au possible, des combats où il n’est pas toujours facile de s’y retrouver et pas mal de bugs (aussi bien graphiques que techniques) et vous comprendrez notre déception.

Un seigneur du mal en petite forme




Alors bien sûr quelques maigres nouveautés ont fait leur apparition : on peut diriger un navire à deux reprises, on peut tirer avec une catapulte sur des groupes d’ennemis, le level design est un poil mieux pensé, on peut faire chevaucher diverses créatures par nos larbins, on peut incarner ces derniers pour se faufiler derrière les lignes ennemies mais, dans l’ensemble, il faut bien admettre que tout cela ne fait qu’apporter un peu de diversité à l’aventure sans jamais offrir un véritable vent de fraîcheur à cette suite. Et ce n’est pas l’utilisation d’un moteur graphique à peine amélioré qui permet de relever le niveau ! Car dans l’ensemble, n’ayons pas peur de le dire, Overlord 2 est une suite un peu simpliste. On aurait aimé plus de nouveautés, plus d’originalité, mais au final on ne découvre que quelques améliorations, des décors plus variés (le grand nord, la forêt enchantée, une forêt tropicale, l'Empire...) et plus fins et un contenu un poil plus diversifié. Le soft conserve donc pratiquement toutes ses tares et s’avère même plus court (comptez dix heures de jeu pour l’aventure principale) et parfois plus agaçant (la progression est encore plus linéaire, les sauvegardes sont peu nombreuses) que son aîné. Il en est de même pour le bestiaire qui reprend toutes les créatures du premier volet (paysans, licornes, gnomes...) et n’en intègre qu’une poignée de nouvelles, certes assez originales, qui n'apportent pas de grandes nouveautés. On croisera donc d'immondes pandas, quelques gigantesques boss mais aussi et surtout les légions de l'Empire qui se composent tantôt d'archer tantôt de cohortes de soldats organisés en tortue et dirigés par un légionnaire. Pour les défaire, le joueur doit alors abattre la tête du groupe afin de le désorganiser. Sympathique, mais vite lassant.

Par ailleurs, on notera que les développeurs ne se sont pas vraiment foulés en ce qui concerne le multijoueur, celui-ci demeurant bien trop basique et étant surtout déserté par le public. Pour ceux qui seraient tout de même intéressés, sachez qu’il est possible de tenter un mode survie en coopération, qu’on peut essayer de conquérir diverses zones avec nos larbins tout en affrontant un autre joueur et ses troupes, qu’on peut coopérer pour massacrer une légion et enfin qu’il est possible de s’affronter dans une course au trésor des temps modernes. Bref, le concept est là mais la communauté ne suit pas et tout cela reste beaucoup trop simple pour convaincre. Fort heureusement, il est toujours possible de jouer en split-screen, ce qui a cependant pour effet de rendre l'écran de jeu encore moins lisible... Reste donc un titre plutôt réussi en solo, assez fun et drôle, avec une bande sonore d’excellente facture (musiques magnifiques, doublages français excellents), un univers coloré et une aventure épique. Dommage que tout cela ne soit pas supporté par un moteur graphique flambant neuf et une jouabilité un peu moins agaçante. C’est sans doute triste à avouer, mais Overlord 2 était un projet trop ambitieux pour un petit studio qui aurait mieux fait de peaufiner le concept plutôt que de tenter de nous en mettre plein les yeux avec une version « bigger and louder ».

Point complet
Pour la suite de leur précédent jeu, les développeurs néerlandais de Triumph ont décidé de se contenter du minimum syndical en utilisant un moteur graphique tout juste affiné, en reprenant quasi à l’identique les faiblesses et qualités du premier Overlord et en se contentant d’y ajouter quelques maigres nouveautés. Malgré tout Overlord 2 n’en demeure pas moins un mélange de genres assez sympathique à parcourir. Son univers, ses décors variés et chatoyants, son humour et son concept qui consiste à incarner un seigneur du mal nous permettent de passer un bon moment en compagnie de nos petits larbins. Le scénario plutôt riche en rebondissements et la réalisation sonore d’excellente facture finiront par convaincre les joueurs les moins inspirés par le titre. Dommage cependant que cette suite se contente des acquis d’Overlord sans y apporter de réelles nouveautés et surtout que sa durée de vie ne soit pas à la hauteur de nos espérances. En l’état, reste un bon petit soft qui n’améliore pas énormément la qualité de la franchise, mais qui a le mérite de préserver l’honneur des développeurs et de bien faire rire le grand public !

On a adoré :
+ Les doublages et musiques
+ L’univers chatoyant
+ L’humour
+ Le concept
+ Des décors variés
+ Un scénario sympathique
+ Plus complet que son aîné
+ Le style graphique
On n'a pas aimé :
- Trop linéaire
- Durée de vie assez courte
- Quelques passages agaçants
- Pas très joli
- Le multijoueur bateau
- Une suite un peu simpliste…
- Quelques bugs


Consulter les commentaires Article publié le 08-08-09 par Etienne F.



 
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