Test Outland - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Outland



Editeur
Ubisoft
Développeur
Housemarque
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Action Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.04.2011
  27.04.2011
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Prix de lancement
800 MS Points

Développeur de Super Stardust HD et Dead Nation, Housemarque a été engagé par Ubisoft pour mener à bien un projet Indie intitulé Outland. Les développeurs finlandais se sont immédiatement mis au travail, en prenant soin de nous concocter un jeu d’aventure tout en 2D disposant d’une aura très particulière… Et pour cause puisque le titre semble mélanger les genres et aller même jusqu’à nous proposer une réalisation graphique proche de l’œuvre d’art. Mais le résultat est-il aussi réussi que ce que l’on pouvait espérer ?

Quand l’originalité rime avec mixité




Difficile d’expliquer l’expérience que procure exactement Outland puisqu’il est un soft à la croisée des genres. Au final, même si le style diffère, on pourrait le comparer à Limbo pour son ambiance unique, son gameplay inspiré et son design original. Le titre nous propose de prendre la destinée du monde entre nos mains en incarnant un apprenti guerrier qui va apprendre divers pouvoirs tout au long de son périple pour empêcher deux déesses de réduire son monde en cendres. Le scénario est un peu passe partout mais l’univers travaillé ainsi que les écrans textes intéressants à lire rendent le récit un poil moins ennuyeux qu’on aurait pu l’imaginer. Cependant, les premières minutes de jeu nous confrontent à une première déception. Le début de l’aventure est en effet plutôt lent à se mettre en place. Certes, cela s’explique plutôt bien par le fait que les développeurs prennent leur temps pour faire progresser le héros, mais on aurait tout de même aimé que cela aille un peu plus vite… Le héros, qui ne dispose pas de couleur au début, progresse dans un univers 2D composé de plusieurs niveaux qu’il peut traverser de long en large, ainsi qu’en hauteur, puisque le tout ressemble à une sorte d’immense labyrinthe. Pour progresser, il saute, il glisse et il s’accroche aux parois, tel un certain Prince de Perse. Au fil des niveaux, on apprend de nouvelles techniques de combat, notre guerrier étant armé d’une épée lui permettant de pourfendre les immondes araignées et autres monstruosités abyssales en tous genres. Chemin faisant, on nous attribue une première couleur, la bleue, avant de découvrir la rouge.

Tout comme dans le shoot them up Ikaruga, il est possible de switcher entre ces deux couleurs à tout moment, et ce par une simple pression de bouton. L’intérêt ? Eviter les boulettes envoyées par divers mécanismes de défense en changeant de couleur et avoir une couleur opposée à celle de nos ennemis pour les anéantir. Le concept s’adapte parfaitement au jeu d’aventure/plates-formes puisque le rythme devient vite effréné et que le soft offre une expérience de jeu littéralement unique. Mieux encore, les développeurs ont poussé le vice jusqu’à introduire des boss de fin de niveau, littéralement dantesques et nous permettant de livrer de véritables joutes face à ces monstruosités au design inspiré. La technique est toujours de la partie et le soft s’avère finalement d’une richesse incroyable. Outland n’est donc pas un titre facile, puisque les passages de plates-formes et les combats vous mèneront à de nombreuses morts. Heureusement, les checkpoints sont nombreux et nous permettent de progresser rapidement dans l’aventure, qui est à contrario relativement courte puisqu’il ne faut que trois à quatre heures pour en faire le tour. Bien sûr, la balise qui nous oriente dans les niveaux labyrinthiques réduit cette durée de vie, qui aurait pu être nettement plus longue sans elle. Ce n’est pas bien grave en soit, mais certains joueurs auraient sans doute apprécié progresser à leur guise, ce qui aurait peut-être empêché une certaine lassitude de s’installer. L’un dans l’autre, cela a au moins le mérite de nous faire garder le rythme.

A ces quatre heures de jeu, il faut tout de même ajouter quelques heures supplémentaires pour récupérer tous les bonus dans les niveaux, parcourir le titre en mode chrono ou en refaire le tour en coopération en ligne (et pas offline malheureusement). Côté réalisation, Outland tient également le haut du classement, avec des décors absolument superbes, des effets visuels scintillants et des modélisations 2D du plus bel effet avec un joli affichage HD. Certes, le style est un peu épuré, mais vu que le tout est parfaitement voulu et maîtrisé, cela nous offre une expérience de jeu unique, à la manière d’un Limbo ou d’un Super Meat Boy. La bande sonore est du même acabit avec des tonalités très paisibles tout au long de l’aventure et plus agressives lors des combats. Il ne s’agit sans doute pas de thèmes épiques, mais il faut reconnaître qu’ils collent plutôt bien à l’action.

Point complet
Outland est indubitablement une excellente surprise. Housemarque a en effet accouché d’un excellent jeu d’aventure, original, beau à damner, disposant d’un style unique et d’un concept parfaitement maîtrisé. Dommage tout de même que l’aventure commence plutôt doucement et que le titre ne soit pas bien long et ne parvienne pas vraiment à se renouveler sur la durée. En l’état, il demeure un très bon jeu d’aventure en 2D, original et incroyablement addictif, mais souffrant de quelques petits défauts de jeunesse.

On a adoré :
+ La réalisation graphique
+ Le style artistique
+ Les boss
+ Le concept unique
+ Le gameplay, parfait
+ L'univers
On n'a pas aimé :
- Des débuts un peu lents
- Pas bien long
- Un poil répétitif
- Pas de coop en local


Consulter les commentaires Article publié le 30/04/2011 par Etienne F.



 
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