Test Ninja Blade - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Ninja Blade



Développeur
From Software
Distributeur
Microsoft Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.04.2009
  07.04.2009
  21.01.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Ninja / Samouraï
Mémoire
256 Ko
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
59,00 €

Exclusivité destinée à enrichir la ludothèque de la Xbox 360, Ninja Blade est un jeu signé From Software mettant en scène un ninja. Un titre dont les premiers médias dévoilés faisaient penser à une licence incontournable, celle des Ninja Gaiden. Mais très vite certaines différences ont été marquées, comme le fait que Ninja Blade propose un gameplay basé sur des phases de beat them all et sur de nombreuses séquences à base de QTE demandant d’appuyer au bon moment sur le bon bouton. Un cocktail fort intéressant sur le papier qui devait tout de même faire ses preuves. Le titre de From Software n’est-il donc pas qu’une pâle copie de celui de la Team Ninja ? La réalisation est-elle satisfaisante ? Bref, le soft est-il un indispensable de ce début d’année ?

Un coup d’épée dans l’eau ?




Ninja Blade propulse le joueur dans la peau de Ken Ogawa, un ninja appelé au devoir dont la mission est de contenir et supprimer une virulente infection qui touche Tokyo. Tout ceci se déroule dans un futur proche et met en scène notre héros mais aussi son équipe. Très vite le scénario prend une tournure inattendue… On est au cœur de l’action et il n’est plus question de reculer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le scénario a été travaillé et l’intrigue évolue en permanence. Même si certains éléments sont facilement devinables, de nombreux retournements de situation permettent de toujours tenir le joueur en haleine, ce qui est plutôt satisfaisant pour un titre du genre. Afin de connaître le fin mot de l’histoire, il faut parcourir neuf missions, pour un total de six à huit heures de jeu selon la difficulté et sa façon de jouer, ce qui reste relativement court pour un jeu uniquement jouable en solo, même si l’on se rapproche des normes actuelles.

Petit plus, à la fin de chaque niveau, il est possible d’envoyer ses résultats, si l’on a une connexion Internet, pour les comparer aux autres joueurs. Un système de classement qui assurera aux amateurs de High Score une certaine replay value. Il en va de même pour ceux qui désireraient collecter tous les items cachés (notamment des costumes et des emblèmes pour personnaliser Ken). Pour les autres, la rejouabilité sera quasi nulle. Petit détail et non des moindres, chaque mission dure environ trois quarts d’heure et, s’il y a bien des checkpoints permettant de revenir à un certain point du niveau en cas d’échec, on regrette fortement qu’il ne soit pas possible de sauvegarder entre temps afin de reprendre la partie plus tard par exemple. En effet, chaque mission doit être parcourue d’une traite sans éteindre le système, sans quoi il faut tout recommencer depuis le début. De quoi faire grincer les dents de beaucoup.

Un ninja qui ne fait pas dans la dentelle




Le gameplay de Ninja Blade est basé sur deux sortes de phases bien distinctes : les phases beat them all et les QTE. Dans le premier cas, malgré une caméra qui perd parfois la tête, c’est un vrai régal de contrôler Ken. Il réagit au doigt et à l’œil et dispose de plusieurs techniques et bottes secrètes à sa disposition. Afin d’éviter de rendre un bête beat them all dans lequel il faut avancer en tapant sur tout ce qui bouge sans plus, les développeurs ont intégré un système basé sur plusieurs armes. Ainsi, notre personnage peut et/ou doit utiliser une certaine épée selon la situation. Par exemple, une épée lourde permet de briser des boucliers ou de venir à bout de murs ébréchés alors qu’une double épée aux lames extensibles est plus efficace contre des ennemis rapides, là où un katana convient parfaitement pour découper de la chair. En plus de ces armes blanches-là, notre ninja possède un shuriken auquel s’ajoute un orbe permettant d’utiliser un certain pouvoir, comme le feu, l’air ou l’électricité. Le système de switch entre les armes a été bien pensé et le fait de pouvoir les améliorer grâce aux cristaux de sang que l’on récolte permet de débloquer de nouvelles combinaisons dévastatrices.

Petit plus, l’aspect des armes change lui aussi. Un petit effet qui fait mouche. Autre bon point, il est possible de faire appel à la vision ninja qui permet de ralentir le temps quelques secondes afin d’entrevoir la faiblesse des ennemis ou le chemin à suivre. Seul reproche au niveau de la gestion de son inventaire, afin d’utiliser un spray de soin ou une fiole d’adrénaline, on doit procéder à une pause qui casse légèrement le rythme du jeu. Un menu qui permet toutefois d’améliorer ses armes et ninjutsus en cours de route. Ceci compense cela. Ces phases-là profitent donc d’un gameplay bien pensé, la prise en main est rapide et le joueur peut s’en donner en cœur joie, surtout que quelques surprises comme des passages en véhicules permettent de varier les plaisirs même s’ils ne sont pas très palpitants. Un vrai défouloir qui est servi par une intelligence artificielle plus que mauvaise. Le bon côté c’est que le soft est facile, ce qui ne déroutera pas les néophytes et amateurs du genre qui ne désirent pas rencontrer trop de challenge. Il en est presque de même avec les boss puisqu’il est très facile de les battre une fois que l’on a compris la technique. Ceux-ci répétant sans cesse les mêmes attaques, il est aisé d’anticiper leurs actions et d’en venir à bout sans problème pour peu que l’on soit un tant soit peu patient. Enfin, cela reste tout de même un très bon exutoire.

L’abus de QTE est dangereux pour la santé…




Dans le deuxième cas, le joueur a le droit à une avalanche de QTE. Il faut donc appuyer au bon moment sur le bon bouton pour que Ken fasse l’action désirée. Si ce procédé est fort sympathique pour garder le joueur alerte tout en lui faisant profiter de séquences époustouflantes à la mise en scène hollywoodienne, il faut bien avouer qu’un excès de ces petites séquences peut vite agacer. Ainsi, si certains se délecteront des nombreuses QTE et profiteront du spectacle tout au long de l’aventure, d’autres risquent bien de vite saturer au point de se dire que la moitié d’entre elles sont simplement inutiles. L’abus de QTE est mauvais pour les nerfs, surtout que celles-ci sont précédées d’un zoom sur l’œil de Ken, histoire de prévenir le joueur qu’il va être mis à contribution, et d’une baisse visible de frame rate, voire parfois même d’un freeze. Le rythme du jeu n’en est qu’altéré, surtout que ces quelques faiblesses se retrouvent aussi en cours de partie. Bien que ce ne soit pas si dérangeant que cela, ceci laisse un goût d’inachevé. Un conseil pour vraiment apprécier le titre sans risquer l’overdose : ne pas jouer plus d’une mission par session de jeu. Cela permet de mieux faire passer la pilule et atténue l’effet du surplus de QTE. Une petite astuce simple qui permet de prendre son temps et de se délecter du divertissement sans que les nerfs lâchent. Malgré tout, on prend un certain plaisir à progresser et c’est bien là l’essentiel !

Au niveau de la réalisation technique, outre les faiblesses relevées ci-dessus, il faut bien avouer que From Software a soigné son travail. Le rendu graphique est satisfaisant malgré quelques reproches que l’on pourrait faire (teintes fades tirant majoritairement sur le grisâtre et quelques textures grossières). La mise en scène est très bonne et certains passages permettent de profiter d’un véritable spectacle. La bande sonore, quant à elle, est loin d’être transcendante mais elle accompagne le tout comme il se doit. Difficile donc de lui faire un quelconque reproche. En revanche, il n’en est pas toujours de même pour les voix. Les développeurs ont eu l’incroyable idée de faire un mixe entre les voix japonaises et les voix anglaises (heureusement on peut choisir d’en avoir qu’une tout au long du jeu). Si les voix nippones sont de très bonne facture, les anglophones restent correctes sans plus et le passage de l’une à l’autre est quelque peu surprenant, surtout pour Ken, le timbre des voix étant bien distinct et différent. En sus, la synchronisation labiale laisse clairement à désirer. Enfin, si notre ninja n’est pas très charismatique, les joueurs apprécieront beaucoup de pouvoir le personnaliser en changeant son costume, les couleurs de celui-ci ou encore l’emblème sur la protection qui orne sa tête. Le véritable plus étant de pouvoir voir tous les changements opérés à tout moment dans le jeu, même pendant les cinématiques. Quel bonheur d’avoir un ninja unique avec une tenue du plus mauvais goût qui surfe sur un missile.

Point complet
Ninja Blade a de nombreux défauts non négligeables mais la plupart ne sont finalement pas très dérangeants puisque le titre de From Software se révèle être un très bon défouloir. Un beat them all que tous ceux qui ne sont pas exigeants en terme de challenge apprécieront fortement (l’intelligence artificielle étant très faible), ce grâce à un gameplay plutôt bien pensé qui pousse le joueur à alterner entre ses armes et les pouvoirs qui sont à sa disposition. Servi avec une réalisation graphique plus qu’honnête malgré quelques soucis techniques, le titre offre de bons moments et quelques scènes spectaculaires grâce aux QTE. Néanmoins, les développeurs ont usé et abusé de ces petites séquences dont l’excès finit par agacer, surtout que le rythme du jeu en prend un sacré coup. Autres points quelque peu fâcheux, les neuf missions se terminent relativement rapidement (six à huit heures) et il est impossible de sauvegarder sa progression au cours de l’une d’elles. Ces derniers points étant tout de même compensés par un scénario satisfaisant. Enfin, les développeurs ont tout de même intégré de bonnes idées comme la personnalisation de son ninja et l’amélioration de ses armes ainsi que le classement en ligne qui assure une bonne replay value aux amateurs de High Score, mais pas aux autres. En définitive, Ninja Blade est un bon beat them all qui malgré tout arrivera à charmer bien des joueurs qui prendront un malin plaisir à le parcourir en long, en large et en travers. Mais il n’en sera pas de même pour tout le monde puisque certains satureront rapidement et s’en lasseront. Le mieux, pour véritablement profiter de ce divertissement en atténuant inconsciemment certains défauts, c’est de ne parcourir qu’une mission par session de jeu.

On a adoré :
+ Scénario satisfaisant
+ Facile à prendre en main
+ Bon défouloir
+ Amélioration des armes
+ Personnalisation de son ninja
+ Plutôt joli
+ Gameplay
+ Classement en ligne et items à récolter
+ Des QTE qui assurent le spectacle…
On n'a pas aimé :
- Dont l’excès agace
- Un poil trop court
- Synchronisation labiale mauvaise
- Quelques soucis techniques
- Intelligence artificielle à la ramasse
- Pas de sauvegarde en cours de mission
- Très linéaire et dirigiste
- Rythme du jeu aléatoire


Consulter les commentaires Article publié le 30-03-09 par Vincent P.



 
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