Test Need for Speed Undercover - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Need For Speed Undercover



Développeur
EA Black Box
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.11.2008
  18.11.2008
Nombre de joueurs
1
Thème
Automobile

Après l’échec qu’a représenté ProStreet, Electronic Arts s’est dit qu’il serait judicieux d’offrir à l’une de ses séries phares un retour aux sources. C’est ainsi qu’est né Undercover qui reprend grosso modo l’esthétique et le concept de Most Wanted, l’un des meilleurs épisodes de la série des Need for Speed. Avec un nouveau moteur graphique, quelques petites nouveautés au niveau du gameplay, un scénario inédit et un terrain de jeu beaucoup plus vaste que dans les précédents volets, on ne pouvait que s’attendre à une bonne surprise. Mais de belles promesses ne font pas nécessairement un bon jeu…

Retour vers le passé !




Après s’être complètement détachée de ses origines, la série Need for Speed tente le tout pour le tout avec un retour aux sources. Un pari peu risqué pour les développeurs de BlackBox qui n’avaient finalement qu’à remettre au goût du jour la sauce des précédents volets de la série, et ce en 2 ans de développement tout de même… Comme Most Wanted et Carbon, Undercover nous propose de suivre un scénario à travers son mode solo. L’aventure se déroule dans un monde ouvert qui vous permet d’aller où bon vous semble pour trouver de nouveaux challenges ou tout simplement découvrir de nouveaux passages secrets. Beaucoup plus vaste en matière d’aire de jeu que ses prédécesseurs, Undercover n’en demeure pas moins une copie conforme au niveau du concept et du gameplay. La conduite est orientée à 200% arcade et le joueur doit enchaîner une multitude d’épreuves très variées, incluant courses, courses-poursuites avec la police, duels, courses sur autoroutes, vols de voitures, livraisons, checkpoints, etc. Les fans seront donc ravis de retrouver toute la diversité de Most Wanted et bien plus encore. En remportant des courses que vous pouvez par ailleurs sélectionner de manière rapide avec le GPS, vous débloquez des crédits qui vous servent à acheter de nouvelles voitures, personnaliser votre voiture ou améliorer ses performances, ainsi que de nouvelles épreuves qui vous font découvrir des coins jusqu’alors inédits de la carte. Bref, rien de révolutionnaire là-dedans, même s’il faut reconnaître qu’il y a de quoi s’amuser pendant un bon moment.

Malgré des épreuves nombreuses et variées, des véhicules à la pelle et des courses-poursuites haletantes, Undercover montre malheureusement vite ses limites. Blackbox s’est finalement contenté de copier/coller le concept des précédents épisodes, sans rien apporter de vraiment neuf. Pire encore, en de nombreux points, Undercover est inférieur aux trois précédents volets ! Tout d’abord il faut savoir que l’aventure est entrecoupée de cinématiques avec des acteurs réels qui échangent quelques mots. Mais contrairement à celles de Most Wanted, les cinématiques d’Undercover sont très courtes (parfois 3 secondes) et nous exposent un scénario tellement bancal qu’il en devient agaçant. Autre très gros regret artistique : la présence de courtes vidéos d’introduction avant chaque course, à chaque fois identiques et impossibles à zapper. Sur le long terme, il y a littéralement de quoi s’arracher les cheveux… Mais l’un dans l’autre, ces deux défauts sont loin d’être vraiment gênants puisque le réel intérêt d’un jeu de course, c’est justement la conduite des véhicules.

Là où cela devient plus gênant, c’est dans le fait que la conduite a régressé par rapport aux précédents volets. Plus arcade que jamais, Undercover est pratiquement devenu injouable tant la physique est à la rue (on s’envole parfois de plusieurs mètres lorsqu’un opposant nous rentre dedans !) et tant la conduite est totalement surréaliste et boguée. Concrètement, vous ne devez pratiquement jamais freiner, lâcher l’accélérateur est en effet suffisant pour prendre n’importe quel tournant, même les plus dangereux, et ce sans ralentir la vitesse de votre véhicule. Vous rentrez dans des poubelles ? Aucun problème : cela ne modifiera ni votre vitesse ni votre direction. Le réalisme n’est clairement pas le fort d’Undercover, mais de là à penser que la conduite deviendrait totalement surréaliste il y avait de la marge ! Précisons également que le soft manque de précision, que les nombreux ralentissements handicapent vraiment la prise en main et que la conduite ultra-bourrine n’offre aucune profondeur au gameplay pourtant déjà très bancal du titre.



A côté de ces défauts de prise en main, on constate très vite qu’Undercover souffre d’un nombre impressionnant de bugs en tous genres, qu’il s’agisse de bugs d’affichage ou tout simplement d’incohérences (des véhicules civils qui traversent des barricades). On a littéralement l’impression que le titre n’est pas fini. L’aspect esthétique tend d’ailleurs à confirmer cette théorie étant donné que, si les modélisations des véhicules et des décors sont plutôt réussies, le titre souffre d’un aliasing énorme qui le rend immonde à la vue. Couplez à cela une image qui scintille de mille feux et vous comprendrez bien vite qu’Undercover est sans doute le pire épisode de la série, d’un point de vue technique. C’est bien simple, on a littéralement l’impression de revenir six ans en arrière tant le titre de BlackBox fait peine à voir.

Au final, on finit par se demander ce qu’ont fait les développeurs pendant autant de temps. Si le titre demeure assez agréable à jouer, le temps de quelques courses, et dispose d’un contenu capable de vous tenir en haleine pendant de nombreuses heures de jeu, il faut bien reconnaître que l’esthétique du jeu fait peine à voir, que la physique et la conduite lamentable ne lui font guère honneur et que l’absence d’un mode multijoueur en écran partagé n’améliore pas les choses. Bien sûr, les courses-poursuites avec la police sont un atout pour le titre, mais le trafic très limité couplé à la prise en main complètement ratée et à un manque flagrant de difficulté (pour peu que l’on améliore ses véhicules au fil de l’aventure) rendent l’expérience plus traumatisante que réjouissante. Avec un an de développement supplémentaire, BlackBox serait peut-être parvenu à nous offrir un bon jeu de course, mais en l’état, le constat demeure presque catastrophique. Heureusement que les bases d’un bon jeu sont là, sans quoi Undercover serait un sacré fiasco !

Point complet
Avec Need for Speed : Prostreet, on pensait qu’Electronic Arts avait touché le fond mais force est de constater que non ! Si Need for Speed Undercover est bel et bien un retour aux sources de la série, s’inscrivant dans la continuité de Most Wanted, il n’en demeure pas moins un jeu de course très décevant, malgré de bonnes sensations, des courses-poursuites funs et un vaste terrain de jeu. Le titre de Blackbox est infesté de bugs, souffre d’une jouabilité et d’une physique douteuse, d’aliasing à tout va, d’une mise en scène et d’un scénario pénibles sans oublier les nombreux ralentissements que l’on endure ou encore ce scintillement constant à l’écran qui finit par fatiguer l’œil après quelques minutes de jeu seulement. Indigne des consoles de nouvelle génération, Undercover est à deux doigts de signer l’arrêt de mort de la série. Une véritable honte pour les développeurs du jeu qui, en 2 ans de développement, ne sont même pas parvenus à égaler le niveau des opus disponibles depuis plus de quatre ans sur le marché ! Cela dit, si vous passez outre ses nombreux défauts, vous pourrez participer à des courses funs et variées sur une gigantesque carte. Rendons à César ce qui est à César : si Undercover est une grosse déception, il demeure, fort heureusement, sympathique à prendre en main le temps de quelques parties.

On a adoré :
+ Les voitures, bien modélisées
+ Des épreuves variées
+ Un terrain de jeu vaste
+ Ca va vite et c’est fun
+ Les courses-poursuites
+ De nombreux véhicules
+ Jouable en ligne
+ Des options de customisation
On n'a pas aimé :
- Ca scintille de partout !
- Le scénario, lamentable
- La mise en scène, redondante
- De l’aliasing à tout va !
- Des bugs par milliers
- Des graphismes ternes
- Beaucoup de ralentissements
- Un trafic peu dense
- Une physique à la rue
- Conduite surréaliste et boguée
- Pas d’écran partagé


Consulter les commentaires Article publié le 18-12-08 par Etienne F.



 
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