Test Need For Speed Shift - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Need For Speed Shift



Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  17.09.2009
  22.09.2009
Nombre de joueurs
1 à 8
Thème
Automobile

La licence Need For Speed a su traverser les générations de consoles en séduisant de nombreux fans de jeux de course. Mais ces derniers temps, la série est en perte de vitesse suite aux derniers volets qui ont terni son blason. Electronic Arts a donc voulu tenter le tout pour le tout en demandant à Slightly Mad Studios de développer Need For Speed Shift. Ce dernier volet, orienté courses sur circuits fermés, se détache d’une certaine manière des précédents opus pour renouveler l’expérience de jeu et rehausser le niveau de la saga. Pari réussi ?

Des gros bolides, de la vitesse et du fun




Même si Need For Speed Shift porte bien le nom de la licence NFS, il faut bien avouer que celui-ci n’a pratiquement rien à voir avec ce que les fans de la saga ont connu jusqu’à maintenant. En effet, les développeurs ont troqué les environnements ouverts, les aspects tuning prononcés et les courses-poursuites avec les forces de l’ordre propres à la licence contre des circuits fermés et des courses plus « réalistes ». Si on passe rapidement sur le mode de jeu permettant de faire des courses rapides, on note la présence d’un mode Carrière. Ce dernier est en fait l’élément principal du soft qui offre une progression à base d’étoiles. Ainsi, à chaque course, la position (premier, deuxième ou troisième) permet d’engranger respectivement trois, deux ou une étoile. A cela il faut rajouter divers objectifs (sortir un certain nombre d’adversaires, réussir un tour parfait, accumuler un certain nombre de points, etc.) qui permettent de remporter quelques étoiles supplémentaires. Ainsi, à force de courir et de faire augmenter son capital, on débloque de nouveaux défis ainsi que de nouvelles classes (quatre disponibles), tout ceci dans le but d’arriver à participer à l’événement majeur offrant la plus belle des consécrations dans la vie d’un pilote : le NFS World Tour. Bien entendu, la difficulté est croissante et, si les deux premières classes permettent de remporter des courses facilement, les deux suivantes demandent beaucoup plus de doigté et de précisions. Toutefois, nous regrettons que le championnat du monde se termine en une poignée de dizaines de minutes avec une facilité plutôt déconcertante pour peu que l’on ait un bon bolide.

Précisons aussi que s’il n’est pas nécessaire de finir toutes les épreuves au préalable pour voir le bout de la carrière (puisqu’on choisit soi-même les défis auxquels on souhaite participer tant qu’ils sont déverrouillés), les fans du genre se donneront un malin plaisir à essayer de triompher de toutes les épreuves. Dans tous les cas, le jeu permet de passer de nombreuses journées avec une manette dans les mains. La durée de vie est plutôt consistante et est renforcée par un contenu solide (plus d’une soixantaine de véhicules de marques et divers circuits – connus, inspirés de réels ou imaginaires - offrant leurs lots de lignes droites pour les pointes de vitesse et de virages pour les dangers). Mais les développeurs ne s’en sont pas arrêtés là puisqu’ils ont intégré un système de profil pilote à base de points. Ainsi, en fonction de notre conduite (doubler de manière loyale ou déloyale, avoir un accrochage, se servir de l’aspiration d’un concurrent, réussir un virage maîtrisé, etc.), nous gagnons des points qui permettent de définir un profil donnant une orientation de notre conduite : agressive ou précise. Si cette distinction n’est que moyennement utile, elle permet toutefois d’incorporer un système d’évolution fort sympathique. Plus on engrange de points et plus on monte en niveau (jusqu’à 50), ce qui a pour incidence de débloquer des récompenses : de belles sommes d’argent, des voitures, des pièces détachées, des améliorations, des places dans son garage et bien d’autres surprises. Ceci permet de rajouter quelques heures de jeu au compteur sans pour autant lasser, les petits défis pour débloquer des badges n’étant pas étrangers à ce phénomène. En effet, en plus des étoiles et des points, Slightly Mad Studios a incorporé un autre système de récompenses à base de badges à récupérer en faisant un certain nombre de kilomètres à bord d’un certain modèle de voiture, en accumulant les départs parfaits, les dépassements loyaux, les déloyaux, etc.

Au final, il y a vraiment de quoi faire et nous n’avons jamais le temps de nous ennuyer. Fort heureusement d’ailleurs puisque, outre ce mode solo, on ne peut goûter qu’à du multijoueur en ligne, reprenant les mêmes épreuves, jusqu’à huit. Si celui-ci permet de prolonger l’expérience de jeu avec d’autres humains, et qu’il est plutôt solide et appréciable, on ne peut que regretter que les développeurs n’aient pas essayé d’incorporer du multijoueur en local et qu’ils n’aient pas poussé le nombre de participants en ligne à douze, voire seize. Tant que nous abordons le thème des épreuves, soulignons le fait que celles-ci sont diversifiées avec du un contre un, des courses classiques, des courses avec des éliminations, des tournois, des courses chronos, de l’endurance ou encore du drift. Si ce dernier type de défis partagera les joueurs (les courses de drift sont très courtes et nous placent à bord de véritables savonnettes à la maniabilité souvent plus frustrante qu’autre chose), tous les autres feront assurément l’unanimité !

Arcade, simulation, le grand débat…




Avant même de sortir le jeu, les développeurs ne savaient pas vraiment définir son orientation, à savoir arcade ou simulation. Pour eux, il s’agissait plutôt d’un mélange à mi-chemin entre l’une et l’autre. Bien que cette définition puisse paraître étrange pour les fans du genre, il faut bien avouer qu’elle se révèle être vraie une fois la manette ou le volant (encore plus immersif !) dans les mains. En effet, l’équipe de développement commence par proposer un tour de chauffe qui va calculer le niveau du joueur pour lui proposer des réglages optimaux pour lui. Ceci est très bien pensé et permet aux néophytes de profiter pleinement du soft sans avoir à trifouiller les paramètres durant des heures. Toutefois, les habitués peuvent profiter de différents niveaux de réglages allant des basiques (principalement les assistances et les kits et autres pièces détachées à poser) aux plus poussés (pression des pneus, longueurs des rapports de vitesse…) pour profiter d’une conduite qui leur soit la plus agréable. De ce fait, le paramétrage est très souple et les sensations de conduite peuvent tendre aussi bien vers l’arcade que vers la simulation (tout en étant loin d’égaler les ténors du genre). Toutefois, certains éléments ne trompent pas et il faut bien noter que la conduite est tout de même agressive avec des voitures qui partent régulièrement en dérapage, parfois un peu imprécise et d’autres fois très juste (justesse de la gestion des accélérations avant, pendant et après un virage par exemple).

Si ces éléments-là peuvent être plus ou moins compensés avec les réglages, cela demande parfois du temps, cause pour laquelle certains n’accrocheront pas au titre alors que tous les autres éprouveront un plaisir non dissimulable. Il faut bien l’avouer, Need For Speed Shift est un jeu de course avec lequel il est bien difficile de s’ennuyer. L’intelligence artificielle, parfois frustrante, reste assez humaine et percutante et le moteur du jeu retranscrit des sensations véritablement appréciables, notamment lors des pointes de vitesse ou des virages. En sus, s’il y a bien différentes vues, reconnaissons que la vue cockpit est particulièrement réussie et jouissive. Non seulement sa modélisation est de très bonne facture (et ce pour chaque bolide incorporé au titre) mais en plus elle offre un dynamisme jamais vu auparavant. On ressent les moindres poussées de vitesse, les chocs, les bosses, les changements de surface… L’adrénaline monte à chaque fois et, comble du bonheur, le pare-brise se fissure en temps réel selon les impacts, tout en réduisant la visibilité. C’est bien simple, une fois que l’on a goûté à cette vue dans Shift, il est bien difficile de s’accommoder de celle-ci dans les autres jeux du genre. C’est un des éléments qui avaient été mis en avant lors de la campagne de promotion du jeu et c’est assurément l’une de ses plus grandes forces.

A côté de cela, le titre souffre de quelques défauts plus ou moins gênants. A commencer par l’absence de météorologie, des chargements qui sont relativement longs et un moteur physique qui n’est pas toujours au point. Outre la gestion des dégâts qui est correcte mais sans plus (les accidents à plus de 300 km/h ne sont pas toujours fatals et ne sont représentés que par de la tôle bien froissée et une direction légèrement faussée), c’est la gestion des collisions qui peut parfois être mise en cause avec des percussions par l’arrière qui offrent des dépassements totalement irréalistes par en dessous de la voiture adverse. Ceci dit, ce n’est pas vraiment méchant et le titre à d’autres atouts pour compenser. Ainsi, la modélisation des véhicules est d’excellente facture et les graphismes plus généralement sont agréables à l’œil même si les couleurs paraissent parfois un poil trop saturées pour être réalistes et que certaines textures sont un peu en deçà. Du côté de la bande sonore en revanche c’est un vrai régal. Sans pour autant être exceptionnelle, elle assure des bruits moteurs de qualité et tout un tas d’autres bruitages qui renforcent l’immersion.

Point complet
Need For Speed Shift est loin d’être parfait, ça c’est un fait. Entre l’absence de conditions climatiques, un mode drift qui divisera les joueurs, un NFS World Tour court et facile et un moteur physique qui parfois fait des siennes (entre les dépassements par en dessous et les crashs à plus de 300 km/h qui passent comme si de rien n’était au niveau motorisation…), on peut dire que les développeurs auraient pu faire mieux. Toutefois, ce nouvel épisode de la licence réussi l’incroyable pari de redorer le blason de celle-ci. Non seulement le mode Carrière est long et complet, mais en plus Slightly Mad Studios a intégré une vue cockpit tout bonnement exceptionnelle qui rend le jeu encore plus dynamique et fun qu’il l’est. Le retour aux vues cockpits plus classiques est d’ailleurs bien difficile… En sus, le titre est agréable à l’œil, la bande sonore est de bonne facture et le multijoueur en ligne, plutôt solide, permet de prolonger l’expérience de jeu même si les parties n’accueillent que huit joueurs et que le multijoueur en local est aux abonnés absents. Enfin, la souplesse de l’orientation du titre (mélange avec plus ou moins d’arcade et de simulation selon les réglages) devrait ravir une grosse majorité de fans du genre, et ce même si certains appréhenderont cet aspect « conduite mitigée ». NFS Shift est accessible, pour peu que l’on prenne quelques minutes pour s’habituer à une conduite agressive avec de nombreux dérapages, plutôt complet, vraiment très appréciable et il offre des sensations grisantes et de bonnes doses d’adrénaline. Il est donc bien difficile de bouder ce très bon opus qui remet la licence en piste !

On a adoré :
+ Mode Carrière long et complet
+ Tout un tas de récompenses à débloquer
+ Modélisations de très bonne facture
+ Nombreux paramètres à régler
+ Vue cockpit extraordinaire
+ Courses dynamiques et jouissives
+ Mode multijoueur en ligne solide
+ Epreuves diversifiées
+ Orientation souple entre arcade et simulation...
On n'a pas aimé :
- Mais parfois indécise
- Mode drift en deçà
- Pas de météo
- Moteur physique parfois déficient
- NFS Wold Tour plutôt court et facile
- Pas de multijoueur en local


Consulter les commentaires Article publié le 08/11/2009 par Vincent P.



 
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