Test NBA Live 18 - jeux vidéo Xbox One

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L’icône des jeux de basket des années 80-90 est de retour après deux ans d’absence, EA n’ayant pas sorti de version l’année précédente. En même temps, vu le peu de succès du « renouveau » tenté avec NBA Live 16, on peut comprendre cette décision, et ce même si le jeu n’était pas mauvais… Mais il était à des hectares de son concourent. Cette mise en pause a permis aux équipes de développement de bien peaufiner leur formule et d’essayer d’en faire un véritable concurrent capable de prendre des parts de marché. EA Sports a-t-il réussi à prendre l’ascendant cette année ou arrive-t-il du moins à proposer une alternative crédible capable de séduire des amateurs de la discipline ?

« Non Bé Allo » comme dirait une Nabilla enrhumée…



Il y a quand même une certaine appréhension lorsqu’on insère (ou installe) une nouvelle version de la franchise d’EA. À chaque fois, on nous promet monts et merveilles et à chaque fois c’est une déception monumentale alors qu’on a connu des jours heureux avec cette licence. Le géant américain dominait clairement à l’ère de la SNES, de la MD et de la PlayStation première du nom. Du coup, on se demande comment l’éditeur fait pour ne pas arriver à retrouver le flow qui lui permettait de dominer le marché... NBA Live était l’épouvantail des jeux de basket, il n’avait aucune concurrence sérieuse, surtout pendant la période PlayStation. Cependant, l’arrivée d’un concurrent venant de nulle part va redistribuer les cartes, surtout à partir de la version 2 de la machine de Sony… mais surtout sur la défunte Dreamcast. Depuis tout ce temps, NBA Live n’a fait que perdre un terrain monstrueux, l’arrivée de la génération suivante lui ayant été fatale…

Sur One et PS4, le 16 était un premier pas intéressant mais il a été boudé par la branche « hardcore » des sportifs du ballon orange, ce qui fait que le géant américain a sauté une saison pour tenter de relancer sa franchise phare mais avec une idée cette fois bien précise... Au lieu de damer le pion à un concurrent qui a pris trop d’avance dans le domaine de la simulation, EA a décidé de se concentrer sur ceux qui ne recherchaient pas la souffrance à chaque partie, ceux qui en avaient marre du perfectionnisme de la concurrence rendant le pendant virtuel de ce sport élitiste. Bref, la firme a voulu proposer un volet avec une approche plus ludique, assez facile d’accès.

Now it’s showtime!

Ce qui fait plaisir dès le lancement du jeu, c’est la mise en bouche sur le tube de K. Lamar, « DNA », avec un James Harden en tant que guest star. Il remplace Russell Westbrook. Ces deux franchise players sont reconnus pour leurs fantasques sur les parquets, prouvant que le titre ne plaisante pas. Pendant les premiers matchs, on sent le travail fourni par les équipes. Le moteur Ignite est poussé à son paroxysme, à tel point qu’il est capable d’enterrer n’importe quel jeu de sport tant il décroche pas mal de mâchoires, tout en mettant une bonne claque à son concurrent direct sur ce plan. Chaque salle est magnifiquement représentée, tout comme le public qui est réactif et extrêmement vivant. Reste qu’il y a bien moins de détails que chez 2K, surtout au bord du terrain, en début de match et pendant les quart-temps. Par contre les basketteurs sont en général quasi parfaitement modélisés et c’est un bonheur à regarder sur un écran de dernière génération. Ajoutez à cela une certaine classe dans la mise en valeur des replays, qui sont tout bonnement impressionnants grâce au partenariat passé avec ESPN.

Il n’est pas rare de vouloir se les repasser plusieurs fois tant les caméras sont biens placées et les dunks de tout beauté. Il n’y a pas d’animation entre les arrêts de jeu mais les résumés de la mi-temps (comme en vrai) font leur effet. Par contre, en jeu, on ne joue pas dans la même cour. Autant les animations de dunk live sont au-dessus du lot, autant le reste est présenté de manière simple et directe, que ce soit dans les enchaînements, les positionnements ou autres jeux en mouvement. On est clairement devant un jeu arcade. Les puristes pleureront, ils seront scandalisés de retrouver des possibilités et animations dignes de la génération précédente mais le but n’était pas là. Alors on ferme les yeux sur le réalisme et on prend facilement le titre en mains, tout y est simple, on tombe dans de l’arcade qu’on apprécie. Les 3 points pleuvent, les contres sortent à la pelle, bref c’est du plaisir immédiat. EA a d’ailleurs supprimé la touche « alley hoop » du 16 qui rendait le jeu affreux. Par contre le système de défense en 1 vs 1 est plutôt sympathique et paradoxalement plus réaliste que celui de la concurrence. Il suffit de bien suivre les directions des dribbles de l’adversaire et de saisir le bon moment pour lui piquer la balle. Une bonne idée !

Stir the pot

Comme il est utile de rappeler la célébration de The Beard, EA ne se contente pas que de l’arcade, ajoutant un mode solo pseudo scénarisé plus proche de celui de 2K18 que du dernier FIFA. Ainsi on crée notre avatar avec le Face-scan HD, plus performant que celui de la concurrence, pour un rendu loin d’être exceptionnel mais qui s’améliore. Côté histoire, on passe rapidement dessus : notre joueur aurait dû être une star. Une blessure plus tard, il joue dans la rue, espérant revenir en NBA. Arcade oblige, l’ascension est rapide et plutôt irréaliste. Mais NBA Live 18 fait fort puisque chaque terrain de rue que l’on fréquente est un vrai terrain superbement présenté avec des vidéos HD expliquant son histoire. En plus, ils sont reproduits de manière très fidèle. En complément, nous avons des vidéos lors de notre petite ascension, avec de fausses émissions ESP first take racontant nos faits. Les présentateurs sont en feu, ils mettent l‘ambiance, c’est clair et agréable. Ca n’a l’air de rien mais ça donne l’envie de suivre l’ensemble et ça ajoute un charme indéniable. Même lors de notre évolution, basée sur un système clair et net façon RPG ou jeu d’aventure (avec un nouveau geste à apprendre à chaque niveau), on a le droit à un petit encart filmé donnant de la vie au jeu. Après la phase Street, on a la phase League. Après avoir torché les plus grandes stars de la planète sur le ground, et il en faut du courage car l’IA a généralement le QI d’une huître en solo, on se retrouve en draft.

On est sélectionné par un club NBA, fabuleux, le conte de fée commence... Ou presque puisqu’on peut se retrouver dans un club qu’on n’aime pas forcément. Une transaction peu après, on peut enfin choisir notre équipe. Pour le reste de notre saison, on ne gère que les SMS qui nous apportent conseils et contrats de sponsoring, chaque décision permettant de débloquer des points ou des objets. Après le début animé de la rue, on tombe dans la routine de la ligue. Ce n’est pas passionnant mais ça reste efficace, surtout qu’on peut y revenir pour débloquer des compétences et autres chaussures ou packs (avec également de la vraie monnaie via les microtransactions…), tout en profitant des cinématiques et des défis. Autant dire qu’il y a de quoi faire. Pour les plus sérieux, il reste le mode franchise, des plus classiques, et le FUT NBA qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est la base du système pour une frange de la population. Quant au jeu en ligne, c’est plutôt stable et le principe des défis journaliers est bon. Dommage qu’il faille toujours passer par les réglages pour relever le volume des commentaires qui, comme dans le 16, reste à 0 à chaque démarrage du jeu. Certes, les commentaires ne sont pas fabuleux mais ils y sont. On peut également pester lorsqu’on cherche le jukebox, pourtant bien fourni, ou quand on n’arrive pas à modifier les rosters. Des détails pour certains… Enfin, un mot sur l’intégration de la WBA. Tout comme dans FIFA, EA Sports a ajouté les équipes féminines mais, comme dans l’homologue dédié au foot, elles ne sont là que pour les matchs amicaux. Disons qu’elles ont le mérite d’être intégrées, même si on regrette qu’elles soient si sous-exploitées…

L’avis perso de Fabrice // L’amour de la rue…

NBA Live m’a agréablement surpris, ce qui est rare pour un jeu EA. La démo m’avait bien plus enchanté que celle de 2K, qui était plus poussive. De plus, les développeurs ont corrigé quelques tares du 16… Pas toutes, mais un superbe effort a été fait sur le contenu. Gérer son joueur est super agréable, il y a plein de choses à faire sans trop en faire et le mode Street est vraiment charmant. C’est la première fois que ce mode m’intéresse sur un jeu de basket, plus que le mode saison... Bref, EA réalise un bon petit dunk dans un univers archi dominé par 2k ! Un peu de concurrence ne peut faire que du bien et NBA Live est vraiment sur la bonne voie…

L’avis perso de Vincent // Arcade comme il faut

J’ai été très agréablement surpris par ce NBA Live 18. Après la déception qu’a été le 16, j’étais content qu’EA ait décidé de faire une pause. Et la firme a bien fait puisqu’on sent qu’il y a eu une sérieuse remise en question et du travail. Visuellement, le titre est vraiment très agréable, le passage en Street est juste énorme et le gameplay, aussi simple et limité soit-il, reste bon. J’ai pris du plaisir à y jouer, sans prise de tête, même si j’ai bien remarqué les gros manques sur les animations ou encore cette IA qui n’est pas des plus efficaces… Mais je m’en fous en fait parce que je peux le lancer pour quelques parties de temps en temps, je me fais plaisir et je passe à autre chose. Par rapport à la concurrence, on tient là une vraie alternative pour les néophytes et les amateurs de basket qui ne veulent pas passer quelques heures à se casser les dents sur une simulation pure et dure. Les plaisirs de l’arcade en somme, tout en conservant un minimum de réalisme.


Point complet
NBA Live 18 est incontestablement un bon jeu de basket qui offre une véritable alternative à la concurrence. Plus ludique, plus accessible, le titre arrive à transmettre simplement l’essence de ce sport pour que tout un chacun puisse en profiter quasi immédiatement, sans passer par un long apprentissage des commandes. Le jeu est beau, le mode street transpire l’amour que les développeurs lui vouent et du bon travail a été fait sur la construction même du jeu. Il y a encore des manques, c’est vrai, des bugs également, aussi, mais finalement l’ensemble est à la hauteur pour offrir un jeu de basket arcade, mais pas trop, où le maître mot est en définitive le plaisir du jeu. C’est une autre vision, plus orientée détente…

On a adoré :
Arcade mais pas trop
Vraiment beau
Fun, simple, clair
L’amour du mode Street
La défense 1v1 réussie
Online stable
Bande-son de qualité
ESPN (caméras, présentations…)
Système d’évolution simple et efficace
On n'a pas aimé :
Manque d’animations (joueurs et autour du terrain)
Manque de possibilités (gestes, shoot)
Les tenus en solo, ce n’est pas très clair
Mode Franchise pour combler
Jukebox planqué
Pas de modification des rosters
Bug avec le volume des commentaires
La WBA sous-exploitée
Les microtransactions
Pas fait pour les fans de simulation


Consulter les commentaires Article publié le 10/11/2017 par Vincent P.


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