Test Naughty Bear - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Naughty Bear



Editeur
505 Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.06.2010
  29.06.2010
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Mémoire
4 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Fin 2009, 505 Games a annoncé un nouveau projet signé Artificial Mind + Movement. Nommé Naughty Bear, celui-ci promettait d’incarner un ours en solo et multijoueur pour massacrer d’autres oursons en peluche en faisant preuve de sadisme. La campagne publicitaire, fort sympathique, a d’ailleurs tourné autour de ce concept, le tout ayant été saupoudré de références et autres clins d’œil. Celle-ci a assurément réussi à attiser la curiosité des joueurs tout en leur inspirant une certaine méfiance. La raison est simple, l’éditeur n’a dévoilé des vidéos de gameplay que quelques jours avant la sortie du soft. Or cela ne laissait pas augurer du meilleur. Reste donc à savoir si le résultat est à la hauteur de la campagne ou si l’éditeur aurait mieux fait d’injecter l’argent dans le développement…

Un manque de consistance




C’est l’histoire d’un ours qui, las d’être mis à l’écart par ses congénères, décide de se venger plutôt que de tenter d’ouvrir le dialogue pour s’intégrer. Et… Et c’est à peu près tout puisque les sept chapitres du soft sont introduits par une petite cinématique qui met toujours en avant le même postulat de départ. Il y a un événement et notre pauvre anti-héros n’est pas invité. Du coup, il décide d’effrayer et de massacrer tous ceux qui l’ont ignoré. Le scénario tient sur un quart de feuille de papier toilette et sert de prétexte pour prendre le contrôle de Naughty Bear. Le concept est plutôt plaisant et l’humour noir est bien entendu de mise. Les développeurs ont clairement eu une bonne idée mais cela ne suffit pas pour faire un bon jeu. Artificial Mind + Movement aurait pu approfondir les choses en y collant un scénario jouant réellement sur un humour noir plus fin et plus varié, mais le studio s’est contenté de proposer sept chapitres basés sur du scoring. Chacun d’entre eux est décliné en quatre variantes qui demandent entre autres de terminer les objectifs en un temps imparti, de massacrer tous les ours sans exception, de ne pas se faire toucher ou encore de ne pas se faire voir, ce qui donne un total de trente-cinq missions fort redondantes dont le seul but réel est de faire le meilleur score pour trôner au sommet des classements, sans compter que les contraintes sont plus ennuyantes et frustrantes qu’intéressantes.

Le constat en multijoueur est similaire, malgré quatre modes de jeu différents qui occupent une petite heure, la répétitivité et un manque d’intérêt général viennent tuer l’envie d’y retoucher, à moins d’être fan de scoring. Si le budget consacré à la communication a bien été utilisé, celui accordé au développement semble avoir pris un sacré coup dans l’aile. Même si le design est plutôt mignon et intéressant, notamment avec la présence de divers ours (zombie, robot, militaire, maire, etc.), et que les couleurs sont chatoyantes, il faut bien avouer que la réalisation est plutôt digne d’une petite production low-budget. Outre les bugs de collisions qui se comptent par milliers, on retrouve des décors qui ne varient que très peu en plus d’être extrêmement restreints. Le terrain de jeu est très petit, limité et quand on a fait une partie, on a un peu tout vu du jeu. Bien entendu, on passe rapidement sur la voix-off irritante, les effets sonores sympathiques quinze minutes mais pas plus, les textures à revoir et les problèmes de frame-rate, sans compter une caméra d’un autre âge. Toutefois, tout ceci concerne principalement la réalisation et peut facilement être compensé par un tarif réduit. Le souci, c’est que l’éditeur a été bien gourmand et a sorti le jeu au prix fort (ou presque – 60 euros) alors qu’il aurait dû le proposer à 30 euros. Malgré tout, le soft n’est pas à jeter et possède un certain charme…

Un concept non concrétisé




Naughty Bear parvient à séduire grâce à ses mécaniques de jeu. En effet, en bon jeu de scoring, il pousse le joueur à toujours aller chercher les scores les plus élevés. Pour le coup, le but est de terroriser un maximum ses proies et de faire preuve d’un poil d’imagination pour élaborer quelques pièges ingénieux à partir des éléments mis à la disposition. Pour l’exemple, on peut condamner la porte d’une petite maison et placer une mine sous la fenêtre afin que l’ourson qui tente de s’échapper l’amorce et saute avec. Autres cas, on peut massacrer directement les « ennemis » au corps à corps, avec des battes de baseball et autres clubs de golf ou encore avec des armes à feu. Mais pour gagner un maximum de points, il faut savoir faire preuve de sadisme et donc de patience. Ainsi, en plus du bouton d’action, un autre permet d’effrayer ses victimes. Le plus drôle est donc de saboter des objets pour les interloquer, puis de les terroriser lorsqu’elles tentent de les réparer, et de continuer jusqu’à avoir la possibilité de les achever avec un finishing move adapté à la situation (selon l’objet du décor aux environs – toilettes, voitures, barbecue, etc. – ou l’arme en main) ; le top du top étant de les pousser à bout jusqu’au suicide. Le concept est fort agréable, c’est plutôt fun et on se délecte d’agir en véritable sadique…

Mais il s’essouffle tellement vite qu’une fois l’heure de jeu passée, on a juste envie de passer à autre chose, le gameplay bancal (manque de précision dans les mouvements, actions fortement limitées, répétitif à souhait et caméra qui ne sait plus où donner de l’objectif malgré un contrôle manuel présent, etc.) réduisant fortement l’intérêt. En sus, s’il est appréciable de voir que des oursons policiers, militaires, etc. viennent rajouter un peu de piment, il est regrettable de voir que dans 90% des cas, le joueur arrive à échapper aux opposants en se cachant simplement dans les feuillages, l’I.A. abandonnant immédiatement la poursuite, à l’exception d’un type d’ours. De ce fait, une fois que l’on a bien assimilé les techniques qui fonctionnent pour rester en vie tout en accumulant un maximum de points, on arrive très facilement à faire de gros scores sans trop de prises de risques, surtout que toute mort implique de recommencer la mission depuis le début. Du coup, Naughty Bear reste appréciable pour de courtes sessions de jeu, malgré tous ses défauts, mais seuls les plus acharnés réussiront à être scotché au pad plus d’une heure. Terminons sur une petite note positive en signalant qu’au fil de la progression, selon le nombre de points engendrés et les défis accomplis, on gagne en niveau de méchanceté et on débloque de nouveaux costumes qui agissent sur les caractéristiques de notre personnage, comme sa résistance, sa précision ou encore sa force.

Point complet
Naughty Bear est un petit jeu sympathique qui s’est pris pour un grand, avec une communication basée sur l’humour et un concept plaisant qui ont essayé de convaincre les joueurs sans qu’ils ne découvrent du gameplay. Malheureusement pour lui, l’éditeur aurait mieux fait d’investir dans le développement plutôt que dans la communication puisqu’on se retrouve au final avec un jeu qui rappelle sans mal tous les projets low-budget habituels, à la différence que celui-ci est vendu à 60 euros. Malgré de très nombreux défauts allant de la redondance au gameplay bancal et limité en passant par la réalisation, le soft limite la casse grâce à ses mécaniques de jeu bien pensées, son système d’évolution, son character design, son arsenal et quelques clins d’œil. Les sadiques apprécieront ce jeu de scoring pur et dur, mais il faut bien avouer que cette coquille vide basée sur des idées mal concrétisées n’arrive à faire illusion que durant de courtes sessions de jeu. Passé le délai, on lâche le pad et on change le disque !

On a adoré :
+ Sadisme
+ Un certain charme
+ Système d’évolution
+ Arsenal
+ Chara Design
+ Des clins d’œil
+ Concept…
On n'a pas aimé :
- Archi limité…
- Tout comme le gameplay
- Level Design
- 60 euros
- Voix-off
- Caméra et bugs
- Seulement 7 chapitres
- Mise en scène loupée


Consulter les commentaires Article publié le 25/07/2010 par Vincent P.


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