Test Avatar Motocross Madness - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Motocross Madness



Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.04.2013
Nombre de joueurs
1 à 8
Classification PEGI
Prix de lancement
800 MS Points

Motocross Madness, si ces deux mots vous disent quelque chose, c’est que vous connaissez cette série culte sortie sur PC il y a environ 15 ans maintenant. Aujourd’hui, Microsoft nous sort un nouvel épisode, version « Avatar », sur le Xbox Live Arcade. Avec son design spécifique et son approche clairement orientée arcade, on se demande ce que peut valoir cette version sous amphétamines sobrement intitulée Avatar Motocross Madness

Change ton orientation !




Après un rapide didacticiel, vous démarrez sur la première épreuve, une course contre sept adversaires contrôlés par l’I.A. pour une joute plus ou moins endiablée. Et le point qui en ressort, c’est la technique, puisque cet opus XLA reste d’un niveau plus que correct. Les textures sont sans doute indignes d’un jeu en version boîte, mais pour un « petit jeu » Xbox Live Arcade, l’ensemble est de bonne facture, des effets d’explosions au boost en passant par le léger effet de blur. Bien sûr, tout n’est pas parfait, certaines textures apparaissent parfois trop tard, et un méchant clipping se fait sentir de temps à autre, mais rien de gênant. Au niveau de la conduite, l’ensemble se veut purement Arcade, à l’inverse des anciens opus qui proposaient un petit côté simulation avec des tricks moins impressionnants, une inertie des véhicules moins importante et des trajectoires plus réalistes. Ce changement n’est cependant pas forcément négatif puisqu’il permet à la série de se renouveler et d’offrir des sauts et des courses plutôt fun. On apprécie par ailleurs de retrouver autre chose que de simples courses contre des concurrents, puisque au-delà de cette possibilité, le soft propose aussi des sympathiques sessions de tricks avec des jumps à tout va et des multiplicateurs permettant de faire des scores de folie… Sans oublier les épreuves « Rivaux » où vous devez simplement battre un fantôme (celui de vos amis et/ou des développeurs) pour obtenir l’or, l’argent ou le bronze.

Enfin, on note la présence de maps à explorer de grande taille où vous devez récupérer des éléments à collecter. Là où le bât blesse, c’est dans la diversité et dans le nombre des épreuves. Seulement 3 lieux différents (Australie pour le côté jungle, Islande pour la glace et Egypte pour le soleil), 9 épreuves par types de compétitions (on répète : course, session de tricks, rivaux et exploration) et seulement 3 courses différentes par lieu. A l’inverse, on apprécie certaines fonctionnalités présentent dans cet opus comme la possibilité d’obtenir de l’argent et de l’expérience à chaque médaille gagnée (or, argent ou bronze). Cet argent permet alors d’acheter de nouvelles motos et des améliorations pour vos engins, qui peuvent passer du rang E au rang S, avec une moto surpuissante. Dans le même temps, l’expérience gagnée, qui varie en fonction de la médaille ou de vos tricks, vous permet de gagner des niveaux qui débloquent à leur tour des compétences spéciales, comme la possibilité de modifier la trajectoire de votre moto, de faire des tricks de folie en maintenant la touche B, d’obtenir du boost en usant de l’aspiration, ou encore d’obtenir un bonus de boost. Comme indiqué un peu plus haut, le soft propose aussi des épreuves d’exploration, plutôt inintéressantes, où l’objectif est de trouver des crânes et des pièces d’or dans l’ensemble du niveau. L’intérêt est totalement discutable, d’autant que les décors sont identiques à ceux des autres niveaux.

Il n’y a en effet rien d’autre à faire que de ramasser ces éléments, des crânes parfois bien cachés et des pièces d’or, disséminés dans ces niveaux plutôt gigantesques. Autant dire que ce mode est réservé aux plus acharnés d’entre vous. Une fois certaines déceptions passées, Avatar Motocross Madness s’avère un peu plus sympathique que prévu au niveau du gameplay. Il est plutôt réussi malgré son orientation arcade qui ne plaira pas à tous. La conduite s’avère plutôt nerveuse et les différences entre les types de moto se ressentent bien. En plus, l’utilisation des tricks est bien pensée. Le système est très facile d’accès, tout en étant assez complet. Lesdits tricks s’effectuent ainsi en orientant le joystick dans une direction et en appuyant sur une touche, soit pour viser la simplicité, pour impressionner ou carrément pour en mettre plein la vue lorsque la moto est enflammée (une fois la jauge de boost au maximum). Si le réalisme des ces sauts est à mettre de côté, les joutes gagnent en intensité et l’utilisation des tricks est primordiale pour réussir à obtenir du boost, permettant de faire la différence. Dans le même genre, l’utilisation du dérapage dans les virages est un plus permettant d’obtenir encore une fois un peu de boost. C’est en maîtrisant ce dernier que vous réussirez à gagner certaines parties en multijoueur, sans oublier la connaissance du terrain pour utiliser des raccourcis très utiles (parfois visibles sur le radar). Il vous suffira normalement de quelques courses pour connaître plus ou moins bien les circuits.

« Bah où qu’il est le contenu ? »




Malheureusement, comme indiqué précédemment, on fait très rapidement le tour des niveaux et des circuits du mode Carrière, et les environnements sont assez peu variés. Il nous aura fallu à peine trois heures pour finir l’ensemble des épreuves (hormis l’exploration) avec la médaille d’or. Et côté multijoueur, c’est peu reluisant. Le code réseau est très instable, les bugs de collisions sont tout bonnement ingérables en ligne, on se fait éjecter à plusieurs mètres lors du moindre accrochage avec un adversaire. De plus, il n’y a qu’un seul mode de jeu, le mode course, d’un classicisme absolu, loin des tricks de folie et du côté Arcade de l’épisode. Les parties sont également relativement peu équilibrées puisque vous pourrez sans problème vous retrouver dès le début contre des adversaires au niveau 30. Ces derniers disposent donc de toutes (ou au moins la plupart) les motos au rang S tandis que vous débutez avec la Lancer classe E. C’est carrément inéquitable, surtout quand on se rend compte de la différence de puissance entre les deux classes. Malgré tout, lorsque vous trouvez des parties remplies (8 joueurs en tout), le challenge est bien présent, et la gestion du boost et des tricks est primordiale pour obtenir la victoire… Pour peu que les bugs de collisions et les déconnexions intempestives ne vous gâchent pas la fête. Un mode multi en écran splitté est par ailleurs disponible.

On apprécie le geste, de plus en plus rare sur cette génération. Hélas, le contenu étant assez léger, il ne faut pas espérer dépasser l’ordre de quelques parties. L’environnement sonore est de plus bien en retrait avec des musiques et des bruitages discrets. Les bruits de moteurs sont par contre réalistes, et c’est bien là la seule chose que l’on demande de ce côté. Au-delà de ces inconvénients, non négligeables, de nombreux efforts ont été consentis pour amener le joueur à se dépasser et à se comparer avec ses amis. Le jeu propose en effet le « Bike club ». En gros, vous serez forcément intégré dans le bike club de vos amis afin de vous comparer, d’assembler vos stats, de proposer des défis rapidement accessibles et de vous « battre » contre d’autres bike club. Dans le même genre, des défis Avatar Famestar (intégrés dans plusieurs jeux Avatar, et dont l’intérêt reste encore à démontrer) ont été mis en avant. Notez l’utilisation anecdotique de son avatar, pour justifier le nom du titre et les défis Famestar. Un système de classement a été mis en place pour tous les défis, et vous pouvez vous comparer sur chaque épreuve de chaque endroit. Par ailleurs, précisons que, par rapport aux versions sorties il y a de nombreuses années sur PC, aucun éditeur de circuit n’est proposé. Le contenu semble donc vraiment pauvre, même pour un jeu XLA vendu à 800 MSP.

Point complet
Avatar Motocross Madness change l’orientation de la licence, que cela plaise ou non. Toujours est-il que le titre reste agréable à jouer et que le gameplay est fun, notamment avec son système de tricks bien pensé. Pour 800 MSP, certains devraient pouvoir craquer pour quelques parties de temps à autres. Malheureusement, en l’état, il laisse également un goût amer, un goût d’inachevé. Il aurait pu faire mouche, mais le contenu (solo comme multi) est trop pauvre, le multijoueur manque clairement de finitions et les épreuves auraient mérité d’être plus variées. C’est clairement dommage parce qu’il y a quelques bases sympathiques.

On a adoré :
+ Graphismes sympathiques
+ Le système de tricks
+ Gameplay accessible
+ Des fonctionnalités intéressantes
+ Le Bike Club et les défis
+ Un tarif correct
+ Les nombreux raccourcis
+ De nombreux défis
+ Le côté Arcade pour certains…
On n'a pas aimé :
- Pas pour d’autres
- Décors peu diversifiés
- Contenu solo très faible…
- Multijoueur rachitique
- Mode exploration inintéressant
- On en fait rapidement le tour
- Où est l’éditeur de circuits ?
- Code réseau, collisions, inégalités
- Clipping prononcé


Consulter les commentaires Article publié le 26/05/2013 par Patrick C.



 
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