Test Monster Boy et le Royaume Maudit - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Monster Boy and the Cursed Kingdom



Développeur
The Game Atelier
Genre
Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.12.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
39,99 €

Le tout premier Wonder Boy remonte à 1986, ce qui ne nous rajeunit pas vraiment. La série a eu le droit à plusieurs opus jusqu’en 1994, avec Monster World IV. Pour l’anecdote, le Wonder Boy in Monster World sorti en 1991 correspond à Wonder Boy V : Monster World III, puisqu’il y a eu un petit décalage entre la numérotation des Wonder Boy et des Monster World (le pendant japonais), la faute au premier qui était Super Wonder Boy, seul le deuxième, Wonder Boy in Monster Land étant considéré comme le premier Monster World. Bref, ce petit point historique fait, après une très longue absence, la licence a fait un véritable retour magistral en 2017 avec le remake de Wonder Boy : The Dragon’s Trap (Wonder Boy III donc) signé Lizardcube (lire notre avis). Cette année, nous avons le droit à une « suite spirituelle » (pour des petites raisons de licence) nommée Monster Boy et le Royaume Maudit. Après des années de travail, Game Atelier arrive-t-il à convaincre avec ce nouveau jeu affiché tout de même à 39,99€ ?

Une pépite qui respire la nostalgie et la modernité



N’y allons pas par quatre chemins, s’il ne porte pas le nom de Monster World V ou de Monster Boy VI, Monster Boy et le Royaume Maudit est clairement la suite de cette licence. La première raison c’est que les développeurs français ont travaillé avec Ryuichi Nishizawa, le créateur de Wonder Boy in Monster World. La deuxième, c’est que tout dans le titre respire la licence originale, du contexte aux mécaniques de jeu, en passant par les personnages, les interactions, le côté metroidvania, etc. La troisième, c’est que la première transformation (le cochon) est une référence directe aux précédents opus (le cochon nous accueillant dans les shops), que certaines transformations évoquent celles du passé et qu’il y a même trois personnages non jouables présents en tant que guests… Nous n’en dirons pas plus pour ne pas vous spoiler mais vous apprécierez forcément ce clin d’œil… et tous les autres (saleté de nuage) ! Bref, à nos yeux, qu’il se nomme Monster Boy ou Wonder Boy, nous le considérons bien comme un opus de la licence. Ceci dit, le scénario est assez minimaliste. Oncle Nabu a un peu perdu la tête et il a transformé tous les habitants du village de Lupia en animaux, dont Jin, notre héros aux cheveux bleus. Ce dernier va donc partir à la poursuite de son oncle pour comprendre ce qui s’est passé et briser cette malédiction. L’aventure mène à discuter avec plusieurs personnages, pour apprendre qu’il y a des orbes à récupérer pour pouvoir briser ladite malédiction.

Quelques PNJ sont également là pour fournir des missions secondaires, dont un musicien qui demande de récolter ses partitions. Si le scénario n’évolue que très peu entre le début et la fin, le tout restant convenu, il faut bien avouer que nous sommes totalement sous le charme des cinématiques de début et de fin. C’est un véritable régal visuel. D’une manière générale, les développeurs proposent un rendu dessiné à la main et animé à la main qui est superbe. Les couleurs sont chatoyantes, les modèles sont précis, les effets visuels sont un régal, bref, c’est un véritable plaisir de tous les instants, d’autant que les environnements, certes classiques, restent variés (égouts, village de Lupia, forêt, caverne enneigée, volcan, château, bateau avec des fantômes…). Les sons ne sont pas en reste et les musiques, signées Yuzo Koshiro, Motoi Sakuraba, Michiru Yamane, Keiki Kobayashi et Takeshi Yanagawa, sont absolument envoûtantes. Même si le studio de développement est différent, si vous avez aimé la modernisation de Dragon’s Trap, vous serez probablement conquis par ce Monster Boy. Ceci dit, si le scénario est simpliste, toute la magie du jeu réside dans le système même du jeu, avec la gestion de l’inertie du perso et du timing pour les attaques. Il s’agit d’un jeu d’action et d’aventure en 2D, dans le style metroidvania donc, dans lequel on incarne un jeune garçon. Après quelques minutes de jeu, notre héros est touché par la malédiction et devient un cochon. Ce dernier peut donner des coups de pattes mais il est gras et se déplace donc difficilement.

Le pouvoir de la transformation

Il fait plutôt appel à des compétences qu’il gagne en mangeant des petits êtres spécifiques. Cela lui permet ainsi, au fil de la progression, de lancer des boules de feu, des tornades, des boomerangs ou encore des éclairs. Sa faculté principale, outre le fait de retomber brutalement sur le sol après un saut (pour faire tomber un ennemi, rebondir en l’air sur un ennemi ou enfoncer des bouchons), c’est d’utiliser son flair pour dénicher des éléments cachés. Il révèle ainsi des dessins donnant un indice sur une énigme, un levier, une porte, etc. Lorsque le joueur affronte un boss, il récupère l’orbe dont nous parlions plus haut, ce qui lui permet d’obtenir une nouvelle transformation. Au fil de la progression, on cumule donc les formes, avec lesquelles on jongle à la volée (via une gâchette et un menu radial). Cela permet ainsi de devenir un serpent qui s’accroche à certaines parois, crache du venin et casse des briques avec sa tête, un chevalier grenouille qui a une langue qui permet de se déplacer rapidement avec des points d’attache, un dragon qui peut volet et cracher du feu ou encore un féroce lion au dash destructeur. Bien sûr, on ne parle même pas de la dernière forme, qui n’est autre que la forme humaine, les six étant à combiner pour la fin de l’aventure, notamment pour affronter l’ultime boss. Comme les ennemis sont parfois sournois, dans les placements, les patterns restant très simplistes (même pour les boss), il est bon de faire attention à ses cœurs, la vie pouvant descendre vite. En effet, avec trois cœurs au début, on vient parfois à multiplier les morts, alors que paradoxalement, le jeu est plutôt facile pour un habitué.

Une fois qu’on a dépassé la dizaine de cœurs et qu’on a en plus amélioré son équipement (avec des bonus pour les sets complets – certains éléments sont en revanche temporaire au niveau de l’utilité) et bien compris qu’il fallait faire le plein de potions et d’élixirs, les morts sont moins fréquentes et plutôt dues à des inattentions. Il faut avouer aussi que les développeurs ont augmenté le nombre d’énigmes par rapport au passé. Les néophytes pourraient bien se retrouver bloqués de temps en temps même si rien n’est difficile. Au contraire même, il suffit de faire preuve d’un minimum d’observation pour résoudre tous les puzzles, intégrés même dans les phases contre les boss (faites-vous avaler par la grenouille géante par exemple, vous verrez…). Les schémas sont plutôt faciles, à base de leviers à activer (quelle que soit leur forme), de timing à respecter et de phases de plateforme à enchaîner. L’aventure se suit avec un plaisir certain et on ne voit pas le temps défiler… Pourtant, il faut un poil plus de treize heures pour en voir le bout, en cherchant quelques coffres bien planqués pour gratter des cœurs et des améliorations entre autres. C’est là qu’on se dit que le tarif de 39,99€, qui semble plutôt élevé de prime abord pour un jeu indé digital, est finalement parfaitement justifié. Il y a bien des AAA affichés plus chers qui proposent la même durée de vie, voire moins.

L’avis perso de Vincent // Un coup de coeur !

La cinématique du début m’a clairement envoûté. Celle de fin m’a vraiment charmé en me faisant décrocher un sourire. Les armes légendaires sont là, les partitions ne sont pas évidentes à trouver, le level design est top, le gameplay est un régal, avec la précision de l’époque et des mécanismes un peu plus modernes, les phases de plateforme sont bonnes et les transformations sont parfaitement complémentaires… Bref, je peux encore lister les nombreuses qualités de ce Monster Boy mais je préfère simplement vous encourager à vous le procurer pour vérifier tout ceci par vous-même. C’est un vrai coup de cœur pour cette année 2018 et je salue bien bas le travail de Game Atelier. Monster Boy est une réussite ! Certes, le jeu est un peu facile à mes yeux mais le fait d’avoir fait The Dragon’s Trap l’an dernier a dû bien me dérouiller. Puis franchement, les visuels sont superbes, tout est précis, détaillé et les animations sont parfaitement animées… et à la main s’il vous plait !


Point complet
Un peu à l’image des opus d’antan, Monster Boy et le Royaume Maudit conserve les défauts de l’époque, à savoir un scénario minimaliste et des patterns simplistes qui en font un titre assez facile pour un habitué… Et ce même si paradoxalement on accumule les morts au compteur. Mais les points de sauvegarde étant rapprochés et nombreux, cela n’handicape jamais la progression. Avec un gameplay au poil, des visuels superbes, des animations parfaitement réalisées à la main et un level design de qualité poussant à l’exploration, Monster Boy permet de passer treize à quatorze heures (selon votre profil) en restant scotché à la manette. Ceci représente une aventure trois à quatre fois plus longue que celle de Wonder Boy : The Dragon’s Trap. Du coup, les 39,99€ demandés, même s’ils peuvent refroidir de prime abord, sont loin d’être volés, bien au contraire. Ce Monster Boy est une parfaite réussite et même s’il a mis du temps à venir et que les jeux indés dans le même genre sont nombreux, il arrive clairement à s’imposer comme un indispensable, du moins pour les trentenaires comme nous qui ont su apprécier les Wonder Boy à l’époque. Il en conserve la formule, tout en la modernisant et en y ajoutant un paquet d’énigmes en plus.

On a adoré :
Une approche plutôt moderne
Des visuels superbes
Une bande-son envoûtante
Plein de détails
Clins d’œil à gogo
L’exploration…
Grâce à un level design réussi
Un gameplay au poil
Respect de la licence Wonder Boy
Transformations bien utilisées
Pas mal d’énigmes
Les cinématiques
Rapport durée de vie/prix très correct
On n'a pas aimé :
Patterns des ennemis simplistes
Scénario minimaliste
Assez convenu sur certains points
Facile pour un habitué


Consulter les commentaires Article publié le 11/12/2018 par Vincent P.


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