Test Mission G - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Mission G



Développeur
Eurocom
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.10.2009
  21.07.2009
Nombre de joueurs
1

Qui dit sortie au cinéma d’un film Disney, dit adaptation vidéoludique. G-Force, renommé Mission-G dans nos contrées, ne déroge pas à la règle et nous propose une adaptation directe de l’action qui sera à découvrir dans les salles de cinéma. Sauf qu’habituellement, on se méfie rapidement des adaptations cinématographiques qui débarquent dans nos consoles...

Tout est bon dans le cochon d'Inde ?




Las des forces spéciales humaines qui ne sont pas forcément les plus adaptées à certaines missions complexes sur le terrain, le Département de la Défense du gouvernement américain a trouvé une nouvelle idée : donner une intelligence supérieure à des cochons d’Inde pour en faire de véritables agents secrets. Ce qui n’est qu’un doux rêve de professeur fou dans notre dure réalité devient bien réel dans le monde de Disney et voilà qu’une équipe de cochons d’Inde aux jolis noms de Darwin, Blaster et Juarez viennent envahir notre quotidien. Mooch, une petite mouche espionne et Speckles, une taupe geek reine de l’électronique, suivent aussi nos amis en renforts. D’autres personnages feront leur apparition tout au long de l’histoire d’un film qui n’est pas forcément adapté à la lettre.

Le jeu propose en effet un scénario en décalage avec celui du film dans le sens où aucun protagoniste humain n’est jamais mis en avant. Ils servent en effet tous de simples gardes de sécurité. Le tout est donc bel et bien à l’échelle d’un cochon d'Inde et on se prend vite au jeu jusqu’à ne plus se rendre trop compte du monde illogique dans lequel on vit. Remercions pour cela un level design bien conçu qui garde toujours une échelle plus ou moins cohérente, même si on se demande encore comment un casque stéréo ou un grille-pain peuvent être de la même taille qu’un cochon d'Inde, aussi poilu soit-il. Or, dans Mission-G, les ennemis ne sont rien d’autres que des objets ordinaires se transformant en véritables machines de guerre, la faute à un concepteur fou qui s’est mis en tête de dominer le monde à l’aide de grille-pain lance-flammes et de lampes torches aux piles explosives. Du grand n’importe quoi qui fait son petit effet dès le lancement du jeu, tant l’univers est original et rend la progression amusante, tant on se demande ce que les concepteurs du jeu sont encore allés nous chercher de plus dingue qu’un grille-pain avec des dents.

Particulièrement bien modélisés, les protagonistes principaux de Mission-G jouissent aussi d’animations de qualité. Darwin, le personnage principal, évolue d’une bien jolie façon à l’écran et le joueur est agréablement surpris par une adaptation de qualité. Ce n’est pas rempli d’effets de lumière incroyables et d’une réalisation à couper le souffle, mais les textures sont d’assez bonne résolution pour ne jamais jurer et, globalement, le jeu est sympathique visuellement. Un mode 3D à utiliser avec les lunettes offertes dans la boite du jeu est aussi disponible, mais ce mode visuel est à bannir. On retrouve ce rendu vert et rouge absolument raté qui fait son petit effet quelques minutes avant de donner un mal de crâne intense à tout joueur qui tente de supporter les graphismes apparaissant à l’écran. Sur un plasma, c’est déjà mieux niveau douleurs, mais on repassera pour les couleurs. Vivement que la technologie 3D des salles de cinéma débarque sur consoles, comme c’est déjà le cas chez Nvidia sur PC. Sans cela, les lunettes sont proscrites à tous ceux qui portent déjà des lunettes ou qui sont un peu douillets. Le comble pour un média censé apaiser.

Un concept, renouvelé dix fois en dix heures...




La première heure est plus que sympathique. On évolue dans des bureaux à la recherche du bon PC à hacker, on utilise une seule arme et un outil permettant de scanner tout objet interactif du jeu, ce qui rend bien des services en cas d’ennemis sans faille apparente ou si le joueur se perd dans le niveau. Mooch est aussi jouable et permet de passer dans les plus petits conduits et de ralentir le temps pour esquiver les pales de ventilateurs et autres portes dentées trop rapides pour être traversées par un cochon d'Inde. Bref, l’action est trépidante. La fouille des lieux est omniprésente et permet de récolter de l’argent, tout cela pour acheter de nouvelles armes, améliorer ses chargeurs, faire le plein de munitions et de santé au premier distributeur de boissons venu. Le concept est assez classique pour un jeu de ce genre, mais il est efficace. On passe un bon moment, jusqu’à ce que la progression se répète. Les niveaux se suivent et se ressemblent et ne demandent qu’à éliminer les ennemis en ligne, passer dans des conduits, attirer des lasers pour tuer un ennemi protégé par un bouclier impénétrable avec des armes normales et hacker des PC. Des phases de transport d’objets sont aussi au rendez-vous, se limitant à des batteries alimentant des portes fermées ou à des cartes qui débloquent des PC verrouillés. Bref, le jeu est répétitif à outrance et c’est bien dommage.

Le soft est bien réalisé et est une bonne adaptation qui ne se colle pas au film, mais propose des missions adaptées au style de média qu’est le jeu vidéo. Dommage que cela manque d’excentricité, originalité et autres renouvellements de mécanique de jeu. Toutefois, une phase de course dans des boules d’hamsters bien armées est au rendez-vous (deux fois) pour casser la monotonie de l’action, mais ces phases n’ont rien d’exceptionnel et se terminent très rapidement. Reste alors, en points forts, des musiques d’Harry Gregson Williams (excusez du peu !) et un doublage qui, s’il ne reprend pas ceux du film à la lettre (proposant la voix française de Bruce Willis par exemple), sont particulièrement réussis tout au long de l’aventure. Passant de daube annoncée à surprise inattendue, Mission-G termine finalement sa course avec un « Bien, sans plus » rare dans le genre des adaptations, mais qui ne l’empêchera pas d’avoir du mal à convaincre les adultes malgré ses nombreux niveaux de difficulté. Les plus jeunes par contre seront forcément beaucoup moins méchants avec ce titre qui leur est directement destiné.

Point complet
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Mission-G est un bon titre. Oui, sincèrement, quiconque aime les hamsters, les jeux à la troisième personne et le second degré s’amusera quelques minutes, voire une jolie heure. Le seul souci c’est que le soft montre rapidement ses limites avec une répétitivité importante. Faire toujours la même chose pendant dix heures est vite ennuyant. Toutefois, cette adaptation devrait ravir les plus jeunes et permettre de faire quelques sessions de jeu agréables entre deux parties de gros blockbusters !

On a adoré :
+ Graphiquement correct
+ Très amusant à jouer
+ Les musiques
On n'a pas aimé :
- Beaucoup trop répétitif
- Décors fades
- La 3D qui ne sert à rien


Consulter les commentaires Article publié le 06-10-09 par William B.



 
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