Test Minit - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Minit



Genre
Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.04.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
9,99 €

Les développeurs néerlandais Kitty Calis et Jan Willem Nijman se sont associés à l’Allemand Dominik Johann, ainsi qu’au Finlandais Jukio Kallio (pour la musique), pour nous servir un Zelda-like à l’ancienne, façon opus de Game Boy. Visuels en noir et blanc, concept assez simple, commandes minimalistes et prix doux fixé à 9,99 euros, ce petit jeu indé se montre plutôt intrigant. Reste alors à voir ce qu’il vaut vraiment…

Une minute pour convaincre



Attention les yeux, alors que beaucoup ne jurent que par la multiplication des pixels à l’écran, Minit va à contre-courant. On ne parle même pas de pixel-art à ce niveau puisque les développeurs ont opté pour un style encore plus épuré. De gros pixels, du noir, du blanc, des formes que l’on pourrait penser dessinées à la main, des personnages qui ressemblent à des animaux, bref, c’est aussi sobre que charmant. Il y a le minimum mais tout est identifiable au premier coup d’œil, que ce soit les PNJ, les bâtiments, un feu de camp, des tentacules, un os, une épée, des panneaux, etc. Comme quoi c’est parfois dans la sobriété que l’on trouve le plus de beauté. Mieux, l’ambiance musicale est maîtrisée, avec des bruitages parfois apaisants, des musiques plus rythmées qui accentuent l’urgence d’une situation ou encore d’autres boucles qui permettent de s’évader. On aime ou non mais il faut reconnaître que Minit est aussi agréable à regarder qu’à écouter. De prime abord, on se réveille dans une maison et on en vient à chercher une épée. On se déplace avec le stick ou la croix directionnelle, on donne un coup d’épée (ou un utilise un arrosoir) avec A et on se suicide avec B, c’est tout. C’est simple, aussi simple qu’un jeu Game Boy. On sort de chez soi pour trouver son chemin, on enchaîne les plans, on coupe des herbes, on va rencontrer les PNJ et on cherche à résoudre leurs problèmes pour avancer. La progression se fait tout naturellement, du moins pour peu que l’on ait un minimum de logique et que l’on sache se repérer sur une carte.

Petit à petit, on découvre même un sujet plutôt intéressant, que ce soit par la présence de certains panneaux ou le discours d’une partie des PNJ… On ne s’y attendait pas forcément mais l’aventure prend des airs de lutte pour la cause ouvrière, avec même quelques messages plus subtils (dans la maison hantée notamment). La fin est plus évidente, certes, mais on s’étonne de voir un sujet aussi sérieux traité de la sorte, bien que succinctement, avec si peu de mots. Comme quoi, les images ont aussi parfois plus de force que lesdits mots. Dit comme ça, le titre ressemble à une succession de quêtes à accomplir (aller chercher ceci, trouver cela, faire ceci, aider celui-là, etc.). Dans le fond, c’est un peu ça, même s’il faut rajouter un côté exploration pour chercher des objets cachés, des pièces, des cœurs ou les huit tentacules d’un calamar géant. On s’égare parfois dans l’immensité du désert ou dans celle de l’océan (les requins nous rappellent toutefois bien vite à quel point la terre ferme nous manque), on voyage à bord d’un bateau et on finit même par utiliser des télétransporteurs pour relier encore plus vite certains points. Dit comme ça donc, on dirait un simple Zelda-like… Mais c’est sans compter sur l’ajout d’un chrono ! En effet, dès lors qu’on récupère son épée, notre personnage récupère une malédiction. Il a soixante secondes de vie, pas une de plus. Ainsi, le Zelda-like prend une toute autre dimension. Chaque déplacement, chaque coup d’épée, chaque seconde passée à lire la bulle d’un PNJ (qui reste incrustée en cas de mort, ce qui est plutôt une bonne idée), tout compte. C’est l’assurance d’avoir parfois la frustration de ne pas avoir pu mettre cette minute à profit… C’est aussi l’assurance d’éprouver une certaine joie quand en une minute on réussit à résoudre une énigme.

Fort heureusement, pour nous aider à avancer malgré l’intégration de cette boucle temporaire, on est en mesure de garder tous les objets trouvés (qui s’utilisent automatiquement, sauf l’arrosoir) et on peut emménager dans divers lieux faisant office de points de respawn. Au fil des minutes, on obtient la possibilité de pousser certains blocs, d’éteindre des flammes ou de mouiller des PNJ (avec le fameux arrosoir), de lancer son épée pour atteindre une cible plus éloignée, de couper du bois, de courir (pour aller logiquement plus vite), de nager (avec les palmes)… Le gameplay reste toujours aussi accessible mais certaines énigmes se corsent, tandis que d’autres demandent une bonne maîtrise de ses gestes pour arriver à les terminer à la seconde près, quand ce ne sont pas des objets/pièces/cœurs qui semblent bien planqués. Toutefois, l’aventure principale reste assez facile, la logique de progression aidant à ne pas rester bloqué. De même, on peut regretter d’en faire le tour en 1H30 à 2H pour un premier run, selon le temps que l’on passe à finir les quêtes annexes et à chercher les objets (comptez quelques dizaines de minutes en plus pour tout trouver). On se dit alors que le tarif (9,99€), pourtant assez bas, paraît encore un poil élevé. Si on s’arrête-là, c’est le cas. Néanmoins, l’investissement est amorti dès lors qu’on attaque la seconde odyssée. L’épée est brisée, les ennemis sont éparpillés différemment, on début l’aventure avec un seul cœur (au lieu de deux en Normal) et surtout le décompte est raccourci. Ce ne sont plus soixante secondes que nous avons à notre disposition mais quarante. Autant vous dire que l’ensemble relève déjà bien le niveau et rallonge la durée de vie, tout en multipliant les frustrations.

L’avis perso de Vincent // La beauté de la simplicité

Très sincèrement, quant je me suis lancé dans l’aventure, je ne m’attendais pas à grand-chose. J’ai finalement été surpris par la beauté qui émane de la simplicité de ce jeu. Tout est fait dans la sobriété, avec même de la subtilité, comme le renvoi au temps qui s’égraine avec un PNJ qui parle lentement ou encore ceux qui parlent des queues interminables lorsqu’il faut se plaindre auprès d’une entreprise par exemple. Dommage qu’ils ne soient pas plus exploités pour approfondir encore le propos mais sur une aventure d’une heure et demie (en allant à l’essentiel majoritairement), il faut reconnaître que les développeurs ont réussi à trouver un bon équilibre entre les quêtes et l’exploration. Le cheminement est logique, l’avancée est intuitive et je me suis surpris à avoir passé finalement plus de quatre heures à jouer, entre le premier run que j’ai tenté d’approfondir (il ne me manque plus qu’un objet, un cœur et un tentacule) et le deuxième run en New Game + que j’ai avancé. Du coup, les 9,99 euros seront plutôt bien amortis pour les joueurs qui feront comme moi, tandis que ceux qui se contenteront du premier run en allant à l’essentiel feraient mieux d’attendre une petite promo pour ne pas le regretter. Bref, toujours est-il que Minit vaut le coup d’œil. Même s’il ne paie pas de mine comme ça, il est accrocheur… Je lui trouve un charme fou !


Point complet
Si Minit se présente comme un Zelda-like façon Game Boy, il s’en distingue par bien des façons, que ce soit pour la singularité de ses personnages et des situations qu’il propose, ou par la présence d’un chronomètre qui n’offre que 60 secondes de vie à notre personnage (40 secondes dans le deuxième run). Très simpliste, dans son gameplay, dans son visuel ou même dans son concept, le titre arrive à nous séduire. Son style épuré est charmant, sa bande-son est envoûtante et son gameplay permet simplement de profiter de l’exploration et de se consacrer aux énigmes et à la recherche de nouveaux éléments. On prend du plaisir à le parcourir mais la fin arrive trop vite. Reste alors à prolonger le premier run pour finir d’explorer tous les recoins de la carte ou à se lancer dans le deuxième run pour tenter l’aventure avec un challenge bien plus corsé, au risque de multiplier les frustrations…

On a adoré :
Un propos bien intégré
Style sobre, épuré
Bande-son délicieuse
Le concept
Carte travaillée
Des éléments à débusquer
New Game + corsé
Assez gratifiant…
On n'a pas aimé :
Parfois frustrant
Plutôt court (1er run)
Pas bien difficile (1er run)
Certains aspects trop simplistes
Ne plaira pas à tous


Consulter les commentaires Article publié le 08/04/2018 par Vincent P.


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