Test Midnight Club : Los Angeles - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Midnight Club : Los Angeles



Développeur
Rockstar San Diego
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.10.2008
  21.10.2008
Nombre de joueurs
1
Thème
Automobile

La série des Midnight Club a vu le jour à la fin de l’année 2000 sur PlayStation 2. Puis celle-ci a continué sa route sur la console de Sony tout en faisant des apparitions sur d’autres supports comme la Xbox première du nom pour ne citer qu’elle. Huit ans après le premier opus, elle revient pour quelques courses endiablées sur les consoles de nouvelle génération. Reste alors à voir si ce Midnight Club : Los Angeles peut amadouer et conquérir tous les amateurs de jeux de courses arcades tout en satisfaisant les fans de la licence.

Un ange démoniaque




Tout commence avec un petit jeune qui débarque dans l’univers des courses illégales et qui compte bien s’y faire un nom. Mais ce monde là est impitoyable et pour s’imposer face aux autres, il faut remporter des courses, gagner de l’argent et par la même occasion faire grimper sa réputation. Mais avant tout, il faut déjà se lancer en choisissant l’une des trois voitures peu attrayantes qui nous sont proposées au début. L’occasion de faire chauffer la gomme pour montrer ce que l’on vaut volant en mains. Le mode carrière ne commence pas sur les chapeaux de roues mais il faut bien avouer qu’au fur et à mesure que l’on progresse, celui-ci est de plus en plus intéressant. Non seulement la mise en scène est fort appréciable avec des missions assez diverses communiquées par téléphone et quelques intermèdes agréables, mais en plus, en gagnant de l’argent, on peut s’offrir de nouveaux bolides, dont quelques motos, que l’on peut customiser. On notera par ailleurs que la carte est en total accès libre et que l’on a très souvent plusieurs missions et autres objectifs à remplir possibles, ce qui permet d’avoir une progression qui n’est pas linéaire. De plus, chaque objectif est représenté sur la carte avec une couleur qui indique au joueur la difficulté du défi, ce qui permet aux néophytes de se concentrer sur les courses faciles et aux habitués et autres amateurs de challenges de prouver leurs compétences. Bien entendu, plus la difficulté est élevée, plus les récompenses sont gratifiantes. Précisons d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire de remplir tous les objectifs pour venir à bout de ce mode carrière même si les amateurs du genre tenteront de relever un maximum de défis pour pouvoir s’offrir tous les véhicules de marque présents dans le jeu, ceux-ci n’étant pas donnés.

Quand bien même le mode solo qui est déjà assez long ne suffirait pas, il est toujours possible de prolonger le plaisir de jeu en profitant, en sus des modes Arcade et Défi, du mode multijoueur en ligne. Celui-ci, à base de courses de types dérivés du Capture de Drapeau, est des plus satisfaisants et permet au joueur d’en affronter quinze autres dans des courses endiablées sans pratiquement aucune gêne, du moins si tous les apprentis pilotes connectés disposent d’une connexion convenable. On se connecte rapidement et facilement au reste du monde et il est même possible de faire une petite virée pour simplement profiter de la reproduction de Los Angeles tout en croisant d’autres véhicules. A cela on peut rajouter un petit côté communautaire appréciable avec la possibilité de faire partager ses créations en permettant aux autres de noter un de ses véhicules ou en vendant son apparence. Dernier point et non des moindres, les fanas du genre apprécieront aussi de pouvoir prendre des photos de leur bolide pour les mettre en ligne sur le Rockstar Games Social Club. Que ce soit en solitaire ou à plusieurs, il y a vraiment de quoi faire, sans compter qu’il est, comme précisé un peu avant, possible de customiser son véhicule.

Pour cela, rien de mieux que de faire un petit tour au garage pour modifier les performances ou l’apparence de son bébé. Dans le premier cas, les améliorations se font très rapidement puisqu’il est possible d’augmenter quelques caractéristiques sur trois niveaux qui se débloquent au fur et à mesure de sa progression. De plus, il suffit d’appuyer sur un bouton pour que le jeu choisisse à notre place les améliorations à faire pour profiter du meilleur rapport qualité/prix. Dans le deuxième cas par contre, tout dépend du profil du joueur. En effet, ceux qui apprécient de pouvoir avoir une voiture unique peuvent passer des heures à modifier tous les éléments de leur engin, sans compter qu’un système de calques très performant permet en plus d’habiller la carrosserie de son véhicule. Avec les possibilités offertes, les plus créatifs peuvent passer des heures à reproduire des dessins ou à créer leur propre habillage qu’ils peuvent ensuite exposer aux yeux de tous. Un vrai délice. Mis à part le fait qu’il n’y a que très peu de motos, il est bien difficile de critiquer le contenu qui est à la fois riche et intéressant.

« Chacun sa route, chacun son chemin… »




Dans la lignée de ses prédécesseurs, Midnight Club : Los Angeles est un jeu de course qui joue parfaitement la carte du 100% arcade. Prise en main rapide, accélérations franches, freinages secs, etc., les fans de simulation s’arracheront les cheveux tandis que les mordus du genre se régaleront. Néanmoins, il faut bien avouer que les développeurs auraient pu faire un effort sur le moteur physique. Il est toujours aussi irritant de voir que certains obstacles comme les poteaux ne font que dévier quelque peu la trajectoire du joueur alors que celui-ci l’heurte de plein fouet à plus de 300km/h. Une petite déception vite oubliée tant le jeu est beau, fluide et l’impression de vitesse saisissante. Les modélisations sont en plus de bonne facture et le tout est accompagné par une bande sonore d’excellente qualité et différentes vues qui satisferont tout le monde. Reste alors à signaler deux points cruciaux… Les motos offrent un avantage considérable par rapport aux voitures puisque leur maniabilité et leur comportement sont beaucoup plus souples, les virages étant bien plus faciles à prendre pour l’exemple. L’intelligence artificielle s’adapte automatiquement au niveau du joueur en pleine course, ce qui donne l’impression de ne jamais pouvoir prendre un réel ascendant sur elle, laissant alors planer le doute quant à une victoire qui aurait normalement était certaine. Du coup, la moindre erreur en fin de course peut être fatale.

Au niveau de tout ce qui est irréaliste et qui partagera les foules, on note aussi la possibilité de passer sa voiture à tout moment sur deux roues, la possibilité d’utiliser des capacités spéciales à débloquer dans le mode Carrière (Agro, IEM, Roar et Zone) ou encore d’user de quelques items en ligne pour être invisible, inverser la direction ou encore lancer des blocs de glace. De quoi varier les plaisirs pour certains. Les autres préfèreront sans doute éviter d’utiliser ces quelques artifices pour user de leurs compétences afin par exemple de rester dans l’aspiration d’un concurrent pour faire monter la jauge de boost au maximum et ainsi profiter d’un coup de nitro supplémentaire. Attention tout de même aux excès de vitesse, les forces de l’ordre veillent et il faut bien avouer que les policiers donnent du fil à retordre, ils ne se sèment pas si facilement que cela. Dans le pire des cas, il est toujours possible de coopérer en se rendant pour payer l’amende et repartir de plus belle. Reste les petits filous qui font semblant de s’arrêter pour attendre la cinématique et s’échapper lorsque l’agent va pour leur donner la contravention. Un petit plus non négligeable. Terminons tout de même en précisant que Los Angeles a été fort bien modélisée même s’il y a eu quelques arrangements pour les besoins du jeu. Avouons que les bâtiments et autres axes routiers principaux sont reconnaissables en un seul coup d’œil. Un vrai travail d’artiste sublimé par les différentes retouches faites pour permettre aux joueurs d’emprunter de nombreux raccourcis visant à inciter à une conduite toujours plus dangereuse mais ô combien jouissive.

Point complet
Même si Midnight Club : Los Angeles est un jeu de course arcade, certaines de ses spécificités accentuant l’irréalisme ne seront certainement pas au goût de tous, comme les capacités spéciales ou les différents items que l’on peut utiliser. De plus, les motos, peu nombreuses, profitent d’une maniabilité plus permissive leur donnant un certain avantage sur les voitures, ce qui déséquilibre quelque peu la donne. Néanmoins, il est inutile de cacher le plaisir que procure ce nouvel opus. Que ce soit en solitaire ou en multijoueur, on trouve toujours de quoi faire pour passer des heures en étant scotché à la manette, surtout si avec un peu d’imagination on touche à l’outil de personnalisation pour créer un bolide à l’apparence unique. Même si l’intelligence artificielle n’hésite pas à tricher pour revenir dans la course, reconnaissons que la progression a été bien pensée, que le challenge est bien au rendez-vous et que les forces de l’ordre apportent un peu de piment à la sauce. C’est un véritable délice que l’on savoure à chaque instant, surtout que le jeu est beau, la bande sonore d’excellente facture et que les sensations sont grisantes. Un concentré de fun qui a de quoi nous faire passer bien des nuits blanches.

On a adoré :
+ Objectifs divers et variés
+ Le Multijoueur
+ L’outil de personnalisation
+ La bande sonore
+ La qualité graphique
+ Les différentes vues
+ Prise en main immédiate
+ Un concentré de fun
On n'a pas aimé :
- Motos quelque peu avantagées
- L’I.A. triche pour revenir dans la course
- Capacités spéciales pas au goût de tous


Consulter les commentaires Article publié le 03-12-08 par Vincent P.



 
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