Test Metro : Last Light - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Metro : Last Light



Editeur
Deep Silver
Développeur
4A Games
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  17.05.2013
  14.05.2013
Nombre de joueurs
1
Thème
Post-apocalyptique

En 2010, les développeurs ukrainiens de 4A Games ont rendu un Metro 2033 un peu décevant qui n’en restait pas moins un titre sympathique à parcourir, notamment pour son ambiance travaillée. Trois ans plus tard, ils remettent le couvert avec un Metro : Last Light basé cette fois-ci sur une histoire originale suivant celle du précédent opus. THQ ayant fait faillite entre temps, c’est Deep Silver qui est venu sauver le projet et lui permettre de prendre vie. Reste donc à voir si ce Last Light arrive à surprendre.

Ambiance saisissante




Metro 2033 était une adaptation d’un roman de Dmitri Gloukhovski très populaire en Russie. Avec Metro : Last Light, les développeurs et l’auteur ont préféré partir sur une histoire originale qui succède à l’une des deux fins du précédent volet. Nous n’en dirons pas plus pour éviter de vous gâcher la surprise, mais sachez que le début de Last Light est identique pour tous. On retrouve donc Artyom en 2034 à Moscou. Un peu à l’image de 2033, ce nouvel opus propose un scénario un peu survolé et parfois décousu qui n’est pas pour autant désagréable à suivre. Ce n’est certainement pas le point fort du soft, contrairement à l’ambiance. Cette dernière est travaillée avec minutie. Les niveaux sont plus variés que par le passé, malgré une progression très dirigiste, certains passages offrent des univers totalement incroyables, certains plans sont somptueux et les jeux de lumière, très réussis, participent à ce sentiment légèrement oppressant que l’on peut ressentir en parcourant les longs tunnels du métro. Et ce n’est pas tout, puisque les PNJ évoluent dans leur monde, discutent entre eux, donnant souvent des répliques délicieuses avec des remarques et autres insinuations directement liées à l’histoire de la Russie. Corruption, communisme, etc., les principes fondamentaux sont implantés. On se surprend donc à s’arrêter un peu au gré des conversations pour prendre note de ces remarques, sans compter sur les quelques notes à ramasser pour en découvrir toujours plus sur l’univers.

Beaucoup de détails ont été ajoutés ici et là et le tout est cohérent et merveilleusement rendu. En plus, la mise en scène a profité d’un soin tout particulier, tout comme les visuels du jeu. Certes, il y a bien quelques effets un peu cheap, certaines textures baveuses, de l’aliasing ou encore des modélisations à revoir ici et là, mais le rendu global est vraiment réussi et la direction artistique rattrape les quelques petits faux pas techniques. Le jeu est fluide et des détails, comme la possibilité d’essuyer le masque quand il est sale ou couvert d’eau ou de sang pour ne citer que celui-là, ajoutent à l’immersion. Rajoutez à cela une ambiance sonore réussie, des doublages convaincants, notamment en russe (avec des sous-titres français – le choix de la langue vaut pour les doublages et les écrits –), et vous obtenez un titre qu’il est à faire au moins une fois, tant cette ambiance est captivante. Malheureusement, tout n’est pas rose et on retrouve les principaux défauts de Metro 2033. Les lieux ont beau être variés et les astuces mises en place pour éviter la redondance ont beau être assez efficaces, il n’en reste pas moins que la progression est très dirigiste, avec un rythme qui ne plaira pas à tout le monde, la faute à des coupes brutes marquées par un écran de chargement durant lequel l’histoire évolue quelque peu. En prime, les développeurs ont vraiment tout misé sur l’ambiance et cela se ressent avec des passages très contemplatifs durant lesquels on passe plusieurs minutes à suivre un personnage et/ou à écouter des discussions.

Une simple relecture ?




Le fait que l’on soit souvent pris par la main, avec un début assez monotone d’ailleurs, n’arrange pas les choses. On alterne donc entre moments forts et moments plus frustrants. Cela reste une affaire de sensibilité, mais ça sert autant l’ambiance et l’univers que ça peut desservir le côté ludique. Niveau gameplay, les développeurs n’ont pas touché à grand-chose. Une ou deux petites nouveautés et un copié/collé du système de 2033, ceux qui ont fait le premier opus seront en terrain connu. Masque à gaz qui peut être dégradé, filtres à remplacer, déplacements patauds, munitions à économiser un minimum, corps inertes à dépouiller, armes à améliorer et combats contre des humains ou encore des créatures, pas de doute, on retrouve la même recette. Néanmoins, cette fois-ci, les développeurs ont fait en sorte que les joueurs soient poussés à privilégier l’approche furtive. Ainsi, il est possible de dévisser toutes les ampoules sur notre chemin, de les éclater en tirant dessus (avec un silencieux pour ne pas éveiller les soupçons) et de se déplacer dans l’ombre pour éviter d’être vu. Les niveaux typés infiltration offrent ainsi quelques chemins différents pour arriver à ses fins, sans compter sur la possibilité de jeter des couteaux pour éliminer discrètement une sentinelle à distance. Globalement, pour un FPS orienté survie, le gameplay convient, sans pour autant être des plus évolués. En plus, les créatures sont assez résistantes et arrivent en nombre, créant parfois des moments de tension à défaut de ne jamais faire « peur ».

Les ennemis humains, quant à eux, savent plutôt bien viser, mais l’intelligence artificielle est vraiment très limitée. Les ennemis semblent être atteints d’une sévère myopie et d’une surdité prononcée. Ainsi, pour peu que l’on soit un poil dans l’ombre, même à quelques centimètres d’eux, ils ne nous repèrent absolument pas. On peut faire du bruit, cela ne semble pas plus les intriguer que cela, et il en va de même lorsqu’un de leur collègue n’est plus à son poste, qu’une lumière s’éteint d’un coup, etc. En plus, bien qu’ils puissent être dangereux quand ils tirent, ils restent bien trop statiques pour inquiéter les joueurs en mouvement. Majoritairement, ils attendent de se faire canarder sans même prendre la peine de se mettre à couvert, tandis que d’autres foncent tête baissée sur nous. C’est clairement dommage, puisque pour certains joueurs sensibles à cela, l’I.A. est capable de gâcher l’expérience. Les monstres sont un peu plus coriaces et dangereux, demandant de faire preuve de moins de subtilité. Reste que les affrontements sont loin d’être déplaisants et que l’arsenal est appréciable. Conséquence directe de cette I.A. à revoir, le jeu est facile, et ce que l’on soit en facile, en normal ou même en difficile. Dans les deux premiers cas, Artyom est plutôt coriace et le manque de munitions et de filtres à air ne se fait pour ainsi dire pas sentir.

Dans le troisième cas, notre personnage est plus vulnérable, il faut un peu mieux viser et simplement penser à récupérer les munitions sur les corps. Pour profiter d’un minimum de challenge, il faut opter pour le mode Ranger. Ainsi, le HUD est totalement nettoyé et notre personnage est moins résistant. L’aspect survie est accentué, l’infiltration est à préférer, mais cela ne change pas entre autres les soucis de l’I.A. A noter tout de même que ledit mode Ranger est un DLC à 400 MSP (un peu moins de cinq euros). Relativisions tout de même un peu, il a été offert pour toute précommande et il accompagne l’édition limitée Day 1 qui se trouve toujours dans le commerce. Cela dit, la pratique est tout de même notable. Enfin, terminons en précisant que l’aventure, uniquement solo, demande environ huit heures pour être complétée (à moduler à une heure près selon votre profil et le mode de difficulté). Comme avec le premier opus, deux fins sont à débloquer en fonction des choix qui auront été faits durant l’aventure (tuer des gens, les épargner ou les éliminer de manière non létale notamment). Les deux ne se valent pas forcément et restent moins marquantes que celles du précédent.

Point complet
Metro : Last Light est finalement dans la veine de Metro 2033. La recette n’a pour ainsi dire pas changé dans les grandes lignes, même si ce nouvel opus s’avère être plus varié et mieux mis en scène. L’expérience est certainement à faire une fois dans sa vie de joueur, tant l’ambiance est réussie et tant l’univers dépeint est incroyable. Riche et cohérent, il apporte une plus-value folle à l’aventure. Malheureusement, les développeurs ukrainiens échouent dès lors qu’il est question d’I.A. Celle-ci est bien trop limitée pour convaincre et les réactions ridicules ne manquent pas de faire rire, donnant hélas un coup à l’immersion au passage. Le mode Ranger n’arrange rien à ce niveau-là, même s’il a le mérite de nettoyer le HUD et d’apporter un brin plus de challenge. Reste qu’il faut le payer si on n’a pas l’édition Day 1 ou si le code a déjà été utilisé. Au final, on se retrouve avec un FPS de l’Est qui vaut assurément le coup d’œil, mais qui conserve trop de défauts plus ou moins gênants pour réellement convaincre. Terminons simplement en soulignant le fait que le soft se trouve tout de même entre 45 et 50 euros chez la plupart des revendeurs, un prix plus léger que d’ordinaire qui permet de mieux faire passer la pilule.

On a adoré :
+ Assez joli dans l’ensemble
+ Les jeux de lumière
+ Bonne mise en scène
+ Univers riche et cohérent
+ Ambiance délicieuse
+ Bande-son réussie
+ Le choix des langues
+ Plus varié que Metro 2033
+ Des passages admirables
+ Deux fins différentes
+ Mode Ranger plus immersif…
+ Fourni dans l’édition Day 1…
On n'a pas aimé :
- A acheter en DLC sinon
- Scénario à retravailler
- I.A. humaine archi limitée
- Facile dans l’ensemble
- Des passages assez frustrants
- Final moins marquant
- Assez dirigiste, cartes étroites
- Début un peu monotone
- Peu de nouveautés au final
- Rythme assez haché


Consulter les commentaires Article publié le 17/06/2013 par Vincent P.



 
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