Test Metal Gear Survive - jeux vidéo Xbox One

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Metal Gear… La licence de Konami connait depuis quelques années maintenant des fulgurances communautaires et médiatiques assez tonitruantes. On ne reviendra pas une énième fois sur le départ d'Hideo Kojima, les autres sites parlant de jeu vidéo, cuisine bio et autres vendeurs à la sauvette ayant déjà retourné le sujet dans tous les sens. Restons donc neutres, ne prenant ni le parti de ce dernier, ni celui de Konami, et jetons-nous à corps perdu, sans a priori, dans ce Metal Gear Survive.

La bienvenue sur Dite



Au départ, on avait pensé à un jeu de mots pourri, du genre “Qu'est-ce que vous Dite ?”, puis on s'est dit que pour lancer le sujet, on pouvait quand même partir sur un truc plus sobre, genre quelque chose de passe-partout. Du coup, on vous souhaite la bienvenue sur Dite. On passe outre la courte cinématique (blague, c'est long, ennuyant et sans intérêt) pour vous proposer de créer votre personnage de toutes pièces. Le choix n'étant pas énorme, on fait ses petites affaires vite fait bien fait et on essaie de passer à la suite le plus vite possible. A noter que si vous optez pour le personnage de sexe féminin, il est quasi impossible de la faire ressembler à une… femme, surtout avec trois pauvres coupes militaires (rasée de près ou au sabot). A croire qu'on ne peut être soldat et femme à la fois, ce sont les féministes qui vont apprécier… Bref, vous êtes propulsé à Dite (Dité), tout ça parce que Big Boss n'a pas été capable de vous retenir. Vous plongez dans un énorme trou noir, sorti de nulle part, qui vous envoie directement dans une dimension parallèle suite à une attaque de la plateforme pétrolière qui n'est autre que la Mother Base. Vous devrez donc très rapidement prendre vos marques et commencer par vous défendre avec un bâton de fer, que vous devrez construire de vos propres mimines de mercenaire. Nicky, le tueur de sang froid, se transforme alors en Joe le bricolo. Cool, et vous allez voir que la schizophrénie ne s'arrête pas là.

Très vite, vous devrez vous battre pour survivre et vous frayer un chemin hors de ce grand complexe, poursuivi par une horde d'infectés cristallisés aussi hostiles que débiles. De l'infecté pure souche qui avance à deux à l'heure dans la direction du premier pommé venu, autant dire vous. Surprise, en sortant de l'endroit, vous rencontrez votre premier survivant. Bien sûr, vous vous liez d'amitié instantanément avec lui. Ceci fait, vous faites le point vite fait avant de rejoindre une base douée d'intelligence (Artificielle) qui vous servira de QG pour la suite de votre aventure. Autant vous dire que vous allez y passer du temps. Ceux qui ont fait leurs armes sur MGS V se sentiront presqu’à la maison, puisque le désert environnant reprend énormément au style et aux décors du cinquième opus. Puis, d’un coup, il vous vient une dalle d’un autre monde. Vous pourriez presque manger un âne mort pourvu qu'il passe dans le coin. C'est là que Joe le Bricolo se transforme en Aldo le cuistot ! Pif, Paf, deux coups de barre de fer sur la tronche du mouton et hop, on se fait des côtelettes à la broche en revenant au camp. Puis on ramasse les canettes et les bouteilles usagées jetées ici et là sur toute la map par des individus peu soucieux de l'avenir de notre planète. Ce n'est pas que nous le sommes plus qu'eux, c'est surtout qu'il faut en plus de se nourrir, boire des litrons d'eau pour survivre.

Hydratez-vous, vous pisserez mieux demain
La survie, vous l'aurez compris, est un élément primordial de ce titre. Même si le gameplay retrouve ses marques essentiellement dans celui de MGS V, l'aventure diffère largement par cet aspect. Il faudra donc suivre l'évolution de votre faim et de votre soif régulièrement pour rester en vie (vider l'une ou l'autre des jauges signifie accessoirement la mort) et essayer en plus de ne pas tomber à 0, de se maintenir à un certain seuil car les effets du manque se feront ressentir en jeu. Sur ce point, le titre ne ment pas. Plus votre faim ou soif sera élevée, plus votre barre de vie sera basse, votre endurance aussi (essentielle pour les sprints et combats). Boire et manger, ok, mais après, c'est quoi le deal ? Il faudra vous débrouiller pour explorer les environs, trouver de nouveaux points d'eau, nouveaux animaux à trucider, puis looter tout et n'importe quoi avant de rentrer à la base pour crafter vos nombreuses trouvailles. Tout ceci dans le but de vous fabriquer des accessoires aidant à votre survie, dont notamment un arsenal conséquent. Si le danger rôde dehors, il faudra vous préparer à l'offensive ennemie. Car oui, votre base n'est pas un havre de paix dans le désert, bien au contraire, il faudra en plus de l'aménager, la protéger des nombreuses attaques ennemies. En effet, n'oublions pas que nos amis les infectés sont là pour une seule chose, vous buter. Pas de partie de Rami entre potes ou de pétanque avec apéro, non, ils ont une seule chose en tête, vous faire votre fête et ils n'en démordent pas. Votre arme principale réside dans l'édification de grillages qui les stoppent net.

Même en plein milieu du désert, l'infecté vous fonce dessus… C'est à dire qu'en posant votre grillage entre lui et vous, il n'aura jamais l'idée de contourner cet amas de fer de deux mètres sur deux et tentera de vous atteindre en fonçant tête baissée dans ledit grillage… Des génies on vous dit. Plus qu'à lui foutre des bons gros coups de bâton dans la tronche, jusqu'à explosion, afin de récupérer les cristaux qu'il laisse tomber après son décès pour vous en servir par la suite pour créer quelque chose de vos petits doigts de fée. Comme si cela ne suffisait pas, les cendres viennent vous compliquer la tâche en cachant d'une brume pesante tout l'environnement à deux mètres devant vous, rendant le jeu particulièrement moche et désagréable à suivre. Bien sûr il faudra prendre en compte cette brume et vous protéger d'un masque, tout en vérifiant que votre endurance n'en pâtisse pas trop. Vous ne verrez donc pas grand-chose arriver les trois quarts du temps. Vous allez parcourir un nuage épais à la recherche de vous ne savez quoi, en étant surpris par des hordes d'ennemis pour agrémenter le tout. L'aspect survie est bien présent, vous l'aurez compris, seulement le titre n'a rien d'agréable à proposer sur le sujet. C'est fade et sans saveur, d'autant que la maniabilité d'un MGS n'est pas forcément la plus adéquate pour un jeu de survie… Il faudra aussi compter sur les survivants que vous croiserez au fil de votre progression et qui viendront grossir les rangs de vos alliés en venant camper sans permission dans votre base. A vous de savoir les gérer pour leur faire payer le loyer.

Postez-les aux ateliers qui leur correspondent et ils feront pour vous un travail non négligeable. Même si vous allez avoir l'impression de faire 99% du travail, c'est toujours agréable de savoir que Bébért a au moins fait cuir les gigots en rentrant d'une journée harassante de boulot à dérouiller de l'infecté à grands coups de taloches au travers d'un grillage… Dis comme ça, ça peut paraître morne, mais en fait… Oui, bon d’accord, ça l'est totalement ! Le plaisir d'exterminer des hordes d'ennemis n'est même pas présent. Le temps de vous faire un arsenal intéressant, si vous avez réussi à tenir jusque là, vous vous rendrez compte que le fun ne pointe toujours pas le bout de son nez. MGS propose un gameplay sympathique pour l'infiltration et les attaques à distance, mais pour ce qui est du combat rapproché et de l'extermination de zombies en masse, on repassera. Notez quand même la disponibilité du mode coopération qui s'incorpore directement à l'histoire principale et qui vous permettra d'inviter un ou plusieurs amis à partager ce calv... cette aventure. Vous irez donc main dans la main coller des tatanes aux vilains pas beaux pour terminer différentes missions caractéristiques. Sauver du pécore, collecter des ressources ou encore découvrir du paysage, il y a tout de même de quoi faire pour peu que vous accrochiez au style et que l'aventure ne vous paraisse pas trop longue à démarrer. Nous avons passé volontairement sur l'histoire du titre, qui n'est rien d'autre qu'un prétexte, mais il faut savoir que les révélations qui suivront ne vous feront pas tomber de votre fauteuil / chaise / tabouret.

Point complet
Le ton est donné, ce Metal Gear Survive n'est pas une pépite, loin de là, on peine à vouloir en connaitre plus, et ce dès le début de l'aventure. Plus on avance, plus le titre nous montre qu'il n'a pas grand-chose de plus à proposer. Ca manque de fun, d'humour (caractéristique de la licence). Pour être honnête, on s’ennuie très vite (pour rester polis), surtout que les jeux de survie sont nombreux sur le marché, trop nombreux même pour que ce Survive ait la moindre chance de briller. Ce n’est pas le mode coopératif qui vient redorer le blason. Que ce soit seul ou à plusieurs, le titre n'a pas ce petit truc, ne serait-ce qu'une pointe de plaisir. Il y a beaucoup de contraintes pour très peu de fun en définitive.

On a adoré :
De la survie, ils n’ont pas menti
Aspect looting/crafting complet
Gérer sa base, ses équipiers
Les bases de MGS V…
On n'a pas aimé :
Trop repompées et pas toujours bien exploitées
On cherche le plaisir tout du long
Long, fade, sans saveur
C'est quoi le projet ?
Techniquement pas adapté au genre
Tout le reste…


Consulter les commentaires Article publié le 19/04/2018 par Manuel-Ange A.


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