Test Mercenaries 2 : L’Enfer des Favelas - jeux vidéo Xbox One

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Mercenaries 2 : L'Enfer des Favelas



Développeur
Pandemic Studios
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.09.2008
  31.08.2008
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Prix de lancement
69,00 €

Il y a quelques années sortait Mercenaries : Playground of Destruction, un sympathique GTA-like qui avait le mérite d’apporter un peu de fraîcheur au genre grâce à son atmosphère de Troisième Guerre mondiale et son action complètement décomplexée. Bien décidé à récidiver, Pandemic s’est mis en tête de travailler sur une suite qui ne prendrait plus place en Corée du Nord mais au Venezuela cette fois. Un adversaire de taille pour Just Cause ?

Le même, en moins bien




Soyons honnêtes, en autant d’années, Mercenaries aurait dû beaucoup s’améliorer et apporter de nombreuses nouveautés. Or, Pandemic a préféré se reposer sur ses acquis et nous proposer une simple suite, sans grande originalité. Le concept n’a pas changé d’un iota : vous êtes un mercenaire plongé en pleine jungle vénézuélienne et devez accomplir des contrats pour les différentes factions en place. Ceux-ci vous rapporteront contacts, argent et matériel. Votre objectif est simple : éliminer le chef du gouvernement qui ne vous a pas payé pour votre dernière mission et qui a tenté de vous éliminer ! Secondé par une équipe de choc, installée dans le château du gouvernement, vous devrez opérer dans l’ombre. Le concept du jeu se rapproche beaucoup d’un GTA-like, à ceci près que, malgré quelques villes, la plus grosse partie de la carte se compose de forêts et d’eau. Pour voyager plus facilement, vous pourrez soit courir, soit utiliser l’un des nombreux véhicules disponibles : voitures, jeeps, hélicoptères, chars, motos, bateaux… Les développeurs ont pensé à tout !

Globalement, la conduite de ces différents engins est assez simple, même si quelques bugs gâchent un peu le plaisir du jeu. Vous pouvez également voyager plus rapidement en demandant une extraction par hélicoptère. La manœuvre est simple puisqu’il suffit de sélectionner l’option pour ensuite appeler l’hélicoptère qui vous emmènera ensuite dans l’un des nombreux héliports du pays. Cette « commande » n’est pas la seule puisque vous pourrez demander à vos camarades de larguer du matériel de soutien à proximité, des soldats alliés ou encore des véhicules. Mais tout cela a bien sûr un prix… A vous dès lors de commander avec parcimonie… Du côté des missions, Mercenaries 2 se repose encore sur des bases très simples : vous avez différents centres dans lesquels vous devez vous rendre pour lancer des missions. Les objectifs vous seront alors donnés et vous remporterez une certaine prime en cas de réussite. Les différentes missions sont assez variées, qu’il s’agisse d’éliminations de cibles, de destructions d’infrastructures, de courses ou encore de vols : Pandemic a opté pour la simplicité en volant toutes les missions secondaires de GTA. Malheureusement, le titre montre assez vite ses limites.



Mercenaries 2 souffre en effet d’un très gros défaut : le titre a été simplifié à l’extrême. Comprenez par là que l’intelligence artificielle est pire que lamentable (certains ennemis ne vous tireront même pas dessus !), le challenge est au raz des pâquerettes et la progression dans les missions est beaucoup trop simple : concrètement, vous avez un GPS qui vous montre le chemin, vous passez au moins 10 fois au même endroit et vous allez accomplir votre objectif pour revenir ensuite au centre d’opération. On n’y croit pas une seule seconde. Le titre est à 200% orienté arcade. Contrairement à GTA IV ou Saints Row, vous parviendrez à éliminer des armées entières en étant armé de votre seul lance-roquettes. Les incohérences sont nombreuses, beaucoup trop. Au final, on a donc l’impression d’être un dieu tout puissant qui avance en détruisant tout sur son passage. L’exemple type risque de vous faire un sacré choc : lorsque vous vous retrouvez face à face avec un char et que vous êtes vous-même aux commandes d’un autre char, deux coups de canon suffisent à l’exploser, tandis que votre adversaire devra vous aligner plus de neuf fois avant d’espérer voir votre char exploser. Après quoi vous ressortirez de là avec 90 points de vie sur 100… Une véritable promenade de santé !

En retard d’une guerre




Le scénario n’est pas non plus l’un des points forts du jeu. Trop simple, il est en outre très mal mis en avant, la faute à une mise en scène pénible et un doublage français d’une qualité on ne peut plus médiocre. Difficile encore une fois d’y croire une seule seconde ! Heureusement, Mercenaries 2 compense ces quelques manquements par quelques atouts non négligeables. Le jeu est simple à prendre en main et offre des combats très funs. Bien sûr, on s’en lasse vite, mais il n’en demeure pas moins agréable à jouer si l’on ne fait pas de trop grosses séances. A côté de l’aventure solo, qui dure tout au plus une petite vingtaine d’heures, vous aurez droit à un mode coopératif en ligne. Sympathique, celui-ci vous permettra d’affronter avec un ami des hordes de soldats. Le hic, c’est qu’il faut toujours être ensemble… Impossible donc de « construire » une stratégie…

Techniquement parlant, le constat est aussi assez décevant. D’un côté, la zone de jeu est plutôt grande et lorsqu’on se trouve en altitude, il faut reconnaître que tout cela est assez agréable à regarder. Mais aussitôt que l’on se rapproche du sol ou des bâtiments, on se rend compte que les textures sont extrêmement pauvres. Le jeu souffre clairement de plusieurs années de retard technique. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Les véhicules et certaines parties du décor ont fière allure. Les explosions sont toujours aussi impressionnantes et la plupart des bâtiments sont entièrement destructibles. On retiendra au passage la mission au cours de laquelle il faut détruire une gigantesque station pétrolière. Du grand art ! Mais c’est malheureusement insuffisant pour justifier les trop nombreux déboires du jeu, qu’il s’agisse des bugs, des textures ou encore des quelques ralentissements. Un constat en demi-teinte donc.

Point complet
Contrairement à son prédécesseur, Mercenaries 2 : L’enfer des favelas n’est pas une surprise. Pire encore, le titre de Pandemic se contente de reprendre tout ce qui a fait le succès de titres du même genre, qu’il s’agisse de Just Cause pour sa jungle humide ou GTA pour ses missions secondaires. Le hic, c’est que Mercenaries 2 ne tient pas la comparaison… Relativement laid, simplifié à l’extrême, trop facile et ennuyant à long terme, Mercenaries 2 s’impose comme un jeu honnête et plutôt fun, mais qui montre beaucoup trop vite ses limites. Dommage, car le premier faisait quasiment office de référence dans le domaine !

On a adoré :
+ Des décors vastes
+ La conduite des véhicules
+ De la coopération en ligne
+ Facile à prendre en main
+ Fun, à petites doses
On n'a pas aimé :
- Les textures
- Pas original du tout
- Trop facile
- Simplifié à l’extrême
- Des doublages médiocres
- Un scénario sans intérêt
- L’IA, médiocre
- Des missions « linéaires »


Consulter les commentaires Article publié le 01-10-08 par Etienne F.



 
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