Test MegaMind - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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MegaMind



Editeur
THQ
Genre
Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.12.2010
Nombre de joueurs
1

Comme de nombreuses « grosses » productions, MegaMind, le dernier film d’animation des studios Dreamworks, se voit gratifié d’une adaptation vidéoludique. Mais peut-on compter sur une aventure de qualité nous replongeant dans l’ambiance du film ou s’agit-il d’une adaptation commerciale, sans autre ambition que d’exploiter la licence au maximum comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans ce genre de jeux ?

Facile d’être un super vilain...




La première chose à dire sur MegaMind, c’est qu’il ne suit pas exactement les événements du film. Le jeu débute en effet avec le cambriolage du repaire du super vilain bleu par le Gang du Malheur, qui lui dérobe tous ses trophées et machines. Il faut donc parcourir les niveaux à la recherche des pièces du traceur d’ADN, afin de localiser et battre Titan. Le centre névralgique du jeu est donc le repaire de MegaMind. On y trouve la carte permettant de (re)jouer les niveaux, le magasin d’amélioration des armes, la salle des trophées... Il s’agit d’un jeu de plate-forme/action dans lequel il vous faut éliminer les sbires ennemis entre deux interrupteurs. Les graphismes sont jolis et soignés, en particulier les scènes d’introduction et de fin (dommage d’ailleurs qu’il n’y ait que ces deux cinématiques, car elles sont dignes des productions Dreamworks). Les niveaux sont également bien réalisés graphiquement, avec des décors agréables à regarder. Chaque quartier bénéficie d’une ambiance qui lui est propre, on arpente ainsi tout au long de l’aventure la ville démolie, les égouts, les parcs et les beaux quartiers. Les ennemis sont également sympathiques et en accord avec le niveau et son boss. Cependant, les niveaux sont très linéaires et l’exploration est limitée à la progression principale : pas d’embranchement où se cachent des bonus, il suffit d’avancer, d’activer les interrupteurs et de tuer les « suppôts » des divers adversaires, ce qui entraîne une certaine répétitivité.

Outre cette linéarité, le jeu souffre d’un manque total de challenge : les ennemis sont atrocement faciles à battre, de même pour les boss. Il n’y a aucun choix de difficulté lorsque l’on démarre le jeu et, pour faciliter encore plus la tâche du joueur, le fidèle Méoui (le poisson en armure) vous donnera en permanence des conseils, au cas où vous hésiteriez sur la marche à suivre. En cas de chute ou de coup mortel, pas de problème, un petit robot vous ramène exactement où vous étiez, il n’y a pas de limite de vie, vous pouvez donc recommencer indéfiniment là où vous bloquez. Étant donné ce peu de difficulté, le jeu s’adresse clairement aux plus jeunes, qui retrouveront avec plaisir le héros du film, qui est d’ailleurs très bien réalisé, et arrive à nous faire sourire par son allure, ses réflexions et sa façon de bouger si spéciales. Pour varier un peu les plaisirs, diverses armes sont disponibles (mais uniquement à des endroits prédéfinis), elles sont indispensables pour passer certaines phases : il est ainsi possible d’utiliser, en plus du pistolet D-structor de base, le D-zhydrator, qui rapetisse tout sur son passage, le gant Tesla qui projette des arcs électriques, et le gant soufflant, pour déplacer objets, ennemis et se débarrasser des brumes empoisonnées. Toutes ces armes peuvent être améliorées (puissance, portée...) grâce aux I.B.E.N ramassés dans les niveaux. Sous ce nom se cachent des boules d’énergie bleues qui servent de monnaie, et dont chaque mort du héros vous déleste un peu.

Pour couronner le tout, le jeu se termine en trois heures, en prenant le temps de détruire tous les décors pour amasser un maximum d'I.B.E.N, ce qui fait tout de même très léger... D’autant plus que les quelques mini-jeux proposés ne tiennent pas les joueurs en haleine bien longtemps : course de fusée, escalade de tour, balade en boule style hamster... Ils présentent bien quelques variantes, mais rien de très palpitant. On se dit qu’à deux, cela peut être plus amusant… Grosse erreur, le deuxième joueur ‘contrôle’ un petit robot qui ne peut que tirer. Impossible dès lors de faire une course à deux : le fameux robot se trouve sur la fusée derrière le joueur principal et se contente de détruire les décors... Quant au mode histoire, il peut aussi être parcouru en duo, mais de gros soucis rendent l’expérience très laborieuse. En effet, seul MegaMind peut actionner les interrupteurs, le petit robot ne fait encore une fois que tirer, et la caméra est une horreur : elle ne s’éloigne pas et ne splitte pas, le deuxième joueur se trouve donc très souvent hors écran, à moins de suivre le héros comme son ombre, ce qui n’est pas très intéressant.

Point complet
MegaMind est un jeu qui a son charme si l’on a apprécié le film. Les décors soignés et l’ambiance générale en font une expérience agréable en solo, car le multi est vraiment raté. Étant donné son absence totale de difficulté, il s’adresse en priorité aux plus jeunes qui passeront un bon (mais très court) moment en compagnie du héros bleu à la tête surdimensionnée.

On a adoré :
+ Les graphismes soignés
+ L’ambiance générale
+ Les différentes armes et améliorations
On n'a pas aimé :
- Très court (3 heures...)
- Absence totale de difficulté
- Très linéaire
- Coop frustrante
- Mini-jeux lassants et peu adaptés au multi


Consulter les commentaires Article publié le 23/01/2011 par Julie B.



 
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