Test Mad Riders - jeux vidéo Xbox 360

XBOX 360
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Mad Riders



Editeur
Ubisoft
Développeur
Techland
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.05.2012
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
800 MS Points

Techland est un studio qui enchaîne les projets pour le compte de divers éditeurs. Cette fois-ci, nous le retrouvons sur le Xbox Live Arcade avec un jeu de course répondant au doux nom de Mad Riders. Le titre a été développé pour le compte d’Ubisoft, mais il n’est pas sans rappeler le Nail'd (soft du même studio de développement) créé pour Deep Silver. Reste donc à voir ce que ce nouveau jeu XLA a dans le moteur…

Tout miser sur la vitesse




Autant le dire tout de suite, Techland s’est servi de certains acquis de Nail'd pour développer son Mad Riders. On retrouve donc un jeu de course, avec uniquement des quads cette fois-ci, qui mise tout sur une prise en main immédiate et des sensations de vitesse. Le titre est tout ce qu’il y a de plus accessible. Une gâchette pour accélérer, une pour freiner et un bouton pour le boost, il n’en faut pas plus pour se lancer dans la course. C’est arcade à 200%, il n’y a pas vraiment de notion d’inertie, mais les quads répondent bien et ils sont des plus maniables, même si les paramètres varient quelque peu d’un engin à l’autre (maniabilité au sol, dans les airs, puissance potentielle du boost, vitesse, etc.). Outre les courses classiques, on se jette sur le mode principal en solo qui demande d’enchaîner une quarantaine d’épreuves réparties entre huit niveaux. A chaque niveau, il faut remporter dix étoiles (on en gagne jusqu’à 3 selon son classement dans chaque épreuve) pour débloquer le niveau suivant. Cette règle s’applique aussi dans le huitième niveau afin de déverrouiller l’épreuve ultime. Au fil de la progression, on remporte des points d’expérience, selon sa position (faut impérativement finir dans les trois premiers à chaque fois) et les figures réalisées. Ceci permet de monter en niveau et de débloquer toujours plus de quads.

En prime, on débloque des skins pour le pilote, certains étant vraiment sympathiques comme le singe, et des motifs à appliquer. Les intéressés peuvent même personnaliser la couleur de chaque pièce principale du quad. Histoire de varier un peu les plaisirs, les développeurs ont fait en sorte de modifier le type des épreuves. On se retrouve donc avec des courses classiques contre l’IA, des courses en arènes (il faut aller de checkpoint en checkpoint), des courses du type contre-la-montre qui demandent une certaine habileté, des phases uniquement basées sur le scoring (il faut varier les figures au sol et dans les airs, récolter des jetons de boost) et des courses contre un fantôme, qui ne sont que de simples variantes du contre-la-montre. Bien qu’il semble y avoir un peu de diversité, il faut bien reconnaître que le sentiment de répétitivité se fait tout de même vite sentir. Le mode solo se parcourt en cinq à six heures sans forcer (selon que l’on fasse toutes les courses en voulant arriver premier à chaque fois ou non) et les environnements gardent une unité visuelle qui fait défaut à la diversité. De plus, les figures ne sont pas le fort du jeu, celles-ci étant assez limitées, même si on en débloque quelques unes au fil de la progression. A part le wheeling, la retombée sur une cible après un saut (on dirige son quad dans les airs pour ajuster la longueur et la direction), le backflip, le frontflip et deux autres figures, on doit se contenter de récolter les jetons rouges pour gagner du boost (au sol ou dans les ais), ou encore garder le boost actif pendant plus de quatre secondes.

Quelques oublis




C’est assez léger et cela se ressent dans les épreuves de scoring. Autre point regrettable, l’I.A. semble placée sur des rails, se moquant totalement de votre trajet. La seule condition qui la fait sortir de son chemin prédéfini, c’est lorsqu’on active un raccourci (ce qui est possible en récoltant des jetons bleus) et qu’elle l’utilise en nous devançant ou en suivant nos traces. C’est vraiment dommage qu’elle ne soit pas plus travaillée. De même, si l’idée de faire réapparaître automatiquement le joueur suite à un accident est louable, c’est bien plus embêtant de constater que le système est extrêmement rigide, nous faisant réapparaître, et donc perdre de précieuses secondes, pour une roue qui dépasse, une légère collision ou une cascade que l’on avait le temps de rattraper… A tel point qu’il en devient parfois frustrant. Reste qu’il s’agit d’un jeu digital qui est proposé à 800 MSP, soit moins d’une dizaine d’euros. On peut donc arriver à s’accommoder de certains défauts en restant concentrés sur l’essentiel : le fun. Le jeu est quand même plaisant à jouer, les parcours offrent quelques embranchements, les environnements sont colorés, travaillés et détaillés, les modélisations des personnages et des quads sont très correctes et le tout défile très vite sans vraiment accuser de chute de framerate. Les sensations de vitesse sont au rendez-vous et on atteint des vitesses folles avec les quads les plus rapides.

Les plus pointilleux pointeront du doigt l’aliasing, assez prononcé, tandis que d’autres s’y feront rapidement. C’est coloré et ça reste assez agréable à l’œil. En revanche, les bruitages sont vraiment cheap et les musiques, très dynamiques, sont agréables à écouter durant les premières parties, avant de lasser par la suite. Afin de compléter l’offre, Techland a pensé à introduire un mode multijoueur. Recherche d’hôte aléatoire, hébergement d’une partie en définissant quelques paramètres ou recherche d’une partie rapide, il y a les bases. On retrouve toutes les épreuves du mode solo qui s’enchaînent à un bon rythme. On précise d’ailleurs que les courses de type contre-la-montre sont basées sur la possibilité de faire autant de fois que possible le tour du circuit dans un temps donné. Le but, c’est bien entendu d’inscrire le meilleur temps (mise à jour du classement en temps réel et adversaires présents sous la forme de fantômes) possible sur un tour. L’offre est très convenable et les parties sont des plus stables. Ce mode multijoueur profite même de son propre système d’évolution, avec des quads différents à la clé. On regrette simplement que le mode écran splitté ne soit pas de la partie. Pour le coup, il aurait été plus utile que le mode Lan, dont la présence est appréciable mais plus facultative pour un petit jeu digital. Enfin, ce n’est pas amputable au soft, mais signalons que les parties en ligne sont assez désertées. Même si on arrive souvent à trouver deux ou trois joueurs, il est extrêmement rare de remplir une partie.

Point complet
12/20
Mad Riders est un sympathique jeu de course qui s’inscrit dans la lignée de Nail'd. On sent clairement que c’est le même studio qui a planché sur les deux projets. Techland propose donc un titre avec des quads qui mise tout sur la vitesse, le fun, l’accessibilité et les tracés aux sauts vertigineux et autres courbes dangereuses. A ce niveau, c’est une véritable réussite, le jeu se prend rapidement en main, mais il faut bien étudier les circuits et utiliser les raccourcis pour exploser les scores. Le multijoueur, des plus stables, vient prolonger l’offre afin de permettre de rentabiliser le petit investissement. Pour 800 MSP, il faut bien avouer que c’est très correct. Néanmoins, les développeurs auraient pu faire bien mieux. Les bruitages sont bas de gamme, les musiques finissent rapidement par soûler et le titre est très vite répétitif, la faute à des environnements qui manquent clairement de diversité. Si on rajoute à cela une I.A. sur rail qui se fiche totalement de la présence du joueur ou encore un système de réapparition trop exigeant qui rend certaines parties frustrantes, on ne peut que regretter ce manque de finition (et/ou d’ambition) qui met du plomb dans l’aile du projet.

On a adoré :
+ Gameplay bien calibré
+ Prix correct
+ Plusieurs éléments à débloquer
+ Des options de personnalisation
+ Bonnes sensations de vitesse
+ Assez joli
+ Les raccourcis
+ Des tracés sympathiques
+ Multijoueur stable
+ Les musiques au début…
On n'a pas aimé :
- Soûlantes par la suite
- Pas d’écran splitté
- Les bruitages
- I.A. sur rail
- Les figures, très limitées
- L’aliasing
- Vite répétitif
- Système de réapparition trop rigide
- Manque de diversité des environnements


Consulter les commentaires Article publié le 11/06/2012 par Vincent P.


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