Test Lost Planet 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Lost Planet 3



Editeur
Capcom
Développeur
Spark Unlimited
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.08.2013
  27.08.2013
Nombre de joueurs
1

Lost Planet, saga initiée par Capcom sur cette génération de consoles, a pour le moment accouché de deux opus bien différents. Si le premier avait bluffé les joueurs grâce à ses graphismes réussis et ses affrontements dantesques, le deuxième avait largement déçu, car trop orienté multijoueur. Pour ce troisième épisode, Capcom tente un retour aux sources avec une préquelle, confiée aux développeurs américains de Spark Unlimited, dont le CV n'est guère reluisant (Turning Point : Fall of Liberty,

Legendary : The Box

). Ces derniers se sont-ils cette fois-ci surpassés ? Direction la planète glacée pour le savoir.

On mélange tout




Jim Peyton, le personnage que vous incarnez, a dû laisser sa famille sur Terre. Parti sur EDN III, il va devoir travailler dans la base scientifique de Coronis, afin d'exploiter l'énergie de la planète et ainsi gagner sa vie en trimant à bord de son Mecha (que l'on pilote en vue intérieure), afin de subvenir aux besoins de sa famille. Mais il va se rendre compte que son employeur, NEVEC, cache quelques gros dossiers. Les deux premières heures de ce Lost Planet 3 sont assez pénibles, du fait de leur longueur. L'intrigue se met doucement en place, il faut également apprendre à bien manier son Mecha et l'immersion est difficile, la faute à des doublages pas toujours réussis (avec parfois des accents improbables, russes ou canadiens), quelques vannes bien moisis (à plus dans le bus !) et un personnage principal au charisme plus que douteux. Sorte de croisement entre Nicolas Cage et un asiatique, celui-ci est assez antipathique au premier abord, et on se demande ce qui est passé par la tête des développeurs. Heureusement, on s'y fait et il faut avouer que sa simplicité le rend au bout d'un moment quelque peu attachant. De plus, ses relations avec sa femme, via des messages interposés, aident à s'intéresser au personnage, contraint de vivre loin de sa famille. Le tout reste assez cliché, mais plutôt bien mis en scène.

Les autres personnages sont plutôt bien traités, malgré des poncifs un peu lourdingues. Mais ce qui fait la force du jeu, c'est cette symbiose entre le héros et son Mecha. Enorme robot que l'on est amené à manier très rapidement, il permet de se déplacer sur la planète et d'effectuer toutes sortes d'actions, allant de simples réparations d'infrastructures à des combats acharnés contre les Akrids, ces bestioles plus ou moins balèzes vivant sur place. Un système vous permet de descendre à tout moment du Mecha, excepté dans certaines zones de jeu bien précises. Seul bémol, votre Mecha est non armé (que voulez-vous, le protocole...), mais il est malgré tout équipé d'une foreuse et d'une pince puissante. Il sera possible, chez le bricoleur du coin, de l'améliorer et ainsi de débloquer quelques attaques (frappe à deux poings) ou de le renforcer au niveau de la coque. Ce sont en tout onze améliorations à débloquer qui vous permettront de voir venir les bastons avec un peu plus de sérénité. Certains affrontements sont particulièrement jouissifs, surtout face aux boss ou aux gros ennemis, que vous pouvez saisir pour les broyer, les compresser ou les percer avec votre foreuse, en prenant soin de bien viser la zone sensible (jaune, puis orange, comme les anciens opus). Si toutefois le Mecha subit trop de dégâts, vous vous en retrouvez éjecté et devez continuer à batailler à pied. Heureusement, après quelques instants, il est possible de le réintégrer…

Mais n'oublions pas qu'une bonne partie de l'aventure se déroule également à pied et que le jeu s'est pour cela "inspiré" de pas mal d'autres titres. Concrètement, Lost Planet 3 bouffe à tous les râteliers, et c'est le moins que l'on puisse dire. Il le fait néanmoins de façon tout à fait correcte. Un système de couverture par ci (relativement efficace), une roulade par là, quelques passages orientés horreur à la Dead Space, une vie qui se recharge toute seule, le joueur est en terrain connu, sans oublier le grappin, que l'on peut utiliser en tyrolienne ou depuis le Mecha. Côté armement, onze armes sont disponibles et améliorables, sachant que l'on reste dans du classique (grenades, fusil à pompe, mitrailleur, impulsion). Votre personnage dispose lui aussi d'améliorations, une quinzaine environ. Votre Mecha vous permet, lorsque vous êtes à pied, de faire le plein de munitions ou de changer d'armes, sachant que vous pouvez en transporter trois, pistolet de base inclus. Il est donc assez rare de manquer de munitions et des caisses sont disséminées lors des batailles de boss. Heureusement, car les ennemis arrivent parfois en masse, surtout les volants, particulièrement pénibles et collants.

Chaud/froid




On retrouve les bestiaires habituels de Lost Planet, avec quelques petits nouveaux et des boss toujours aussi énormes. Les QTE habituels sont également présents, du genre mitrailler un bouton ou viser une zone particulière au stick pour ensuite envoyer un coup de couteau. Pas très funs, ils sont peu envahissants. Déception par contre concernant la dernière partie du jeu, plus orientée gunfight, qui laisse un arrière-goût de bâclage, la faute à des effets de transition mal goupillés entre les séquences, où l'on passe parfois d'un endroit à un autre sans trop que l'on sache comment... Peut-être que les développeurs ont dû se hâter sur la fin ? Notons également que si on peut pardonner le comportement parfois farfelu de certains Akrids (ce ne sont rien de plus que de gros insectes après tout), il est difficile d'en faire de même concernant l'intelligence artificielle des ennemis humains, totalement stupides. Ils se mettent à couvert n'importe comment, laissant dépasser des parties de leur corps, cavalent parfois en utilisant des trajectoires sans queue ni tête, ou font même les kamikazes. Les développeurs n'ont visiblement pas progressé là dessus depuis Legendary, et heureusement que cela ne concerne principalement que la dernière heure de jeu. Plaines glacées, grottes de lave ou bases abandonnées plongées dans l'obscurité, les décors varient.

Le level design est assez réussi et certaines zones ne seront accessibles qu'après avoir récupéré le bon gadget pour y accéder. De plus, le jeu propose des missions secondaires, somme toute basiques, mais qui permettent d'explorer un peu plus l'univers. L’aventure solo se boucle en neuf heures et on peut monter jusqu’à un peu moins d’une douzaine d’heures avec les missions annexes et les journaux, écrits ou audio, à récolter. La durée de vie reste donc correcte pour un TPS actuel. L'air de jeu est divisée en zones, qui restent assez petites, augmentant la fréquence des temps de chargement. Dommage, car l'univers créé est vraiment intéressant, et malgré les allers-retours, on a la sensation d'évoluer dans un monde cohérent. Heureusement, le voyage rapide est accessible, à bord de notre Mecha, après ce fameux début poussif. Une fois pris dans l'histoire, l'ambiance se pose et l'immersion est là. Pris dans une tempête à bord de notre engin, on s'y croirait grâce à de nombreux détails (éclats sur la vitre, givre réduisant la visibilité), d'autant que la partie sonore du jeu fait le boulot. Les musiques sont discrètes mais immersives, créant même parfois du malaise, à l'image de certaines compositions semblant sortir tout droit de l'OST du premier Resident Evil sur PlayStation.

A noter également qu'il est possible d'écouter de la musique dans votre engin, orientée country, et également d'importer vos propres pistes sonores, un excellent point. Graphiquement, le tout souffle le chaud et le froid. Certains panoramas sont magnifiques, comme la vue que l'on peut admirer une fois arrivé en haut d'une montagne. Les ennemis sont bien animés et le jeu reste, à quelques exceptions près, fluide mais également très propre, sans aliasing. Par contre, on peste contre certaines textures hideuses ou des effets graphiques tirés des premiers jeux de cette génération qui sentent bon le cache-misère. Le tout reste globalement correct et un bon cran au-dessus des précédents jeux de Spark Unlimited. Enfin, le multijoueur n'a pas été abandonné et propose quelques affrontements franchement sympathiques, sur seulement six cartes. Du Deathmatch (5 contre 5), de la collecte de ressources ou de la survie face à des vagues d'ennemis, on reste dans du classique, mais le tout est efficace et plutôt stable. Malheureusement, étant donné le flop que réalise le jeu, trouver des joueurs reste le challenge le plus relevé de ce Lost Planet 3.

Point complet
On craignait de voir la licence Lost Planet confiée à Spark Unlimited, mais le studio américain nous propose un jeu loin du désastre pressenti. Malgré un début longuet et un personnage au premier abord peu attachant, on se prend au jeu et l'ambiance très réussie renforce l'immersion. Le titre propose un contenu tout à fait convenable, avec de la recherche et des missions secondaires en plus des principales, pour une durée de vie raisonnable, malgré quelques allers-retours pénibles au départ. Le pilotage du Mecha est réussi et propose une variété bienvenue, malheureusement tirée vers le bas par des phases en TPS avec un sentiment de déjà-vu, et piquant un peu trop d'idées à la concurrence. Cela reste ultra conventionnel et sans surprise. Du chaud et du froid donc, mais une aventure qui se parcourt sans déplaisir, ce qui n'est déjà pas si mal. Enfin, le multijoueur a le mérite d’être présent et fonctionnel, mais son manque de cartes et le flop du jeu font qu’il est malheureusement désert.

On a adoré :
+ Une ambiance réussie
+ Le pilotage du Mecha
+ Pas mal de contenu
+ De beaux panoramas
+ Les diverses améliorations
+ Tempêtes super bien rendues
+ Scénario qui se suit avec plaisir
+ Des boss nombreux
+ Multi simple mais efficace
+ Une certaine liberté...
On n'a pas aimé :
- Mais des zones trop restreintes
- Nombreux temps de chargement
- Dialogues parfois à côté de la plaque
- Quelques gros clichés
- Des textures bien vilaines
- Début du jeu longuet
- Un mixe d’idées piquées
- Peu de cartes en multi


Consulter les commentaires Article publié le 21/09/2013 par Lionel B.


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