Test Lost Planet 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Lost Planet 2



Editeur
Capcom
Développeur
Capcom
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  11.05.2010
  11.05.2010
  20.05.2010
Nombre de joueurs
1 à 16
Thème
Futuriste

Début 2007, Capcom a surpris les amateurs de jeux d’action en proposant un Lost Planet : Extreme Condition rafraîchissant, suivi l’année suivante par une version Colonies profitant de quelques ajouts. Son ambiance, ses graphismes, son gameplay assez simple mais suffisant, son scénario assurant au moins un fil conducteur, ses boss gigantesques, etc. lui avaient permis de se classer dans le haut du panier des TPS. Du coup, trois ans plus tard, la firme a voulu remettre le couvert avec un nouvel opus sobrement intitulé Lost Planet 2. Reste donc à voir si celui-ci s’avère bien être une suite digne de ce nom ou si les développeurs se sont un peu trop reposés sur leurs lauriers…

Une EDN III réchauffée qui jette un froid




Lost Planet 2 projette le joueur dans une histoire qui se déroule dix ans après les événements du premier opus. Il ne faut donc pas s’étonner de voir que le climat d’EDN III a bien changé, la glace n’étant plus le constituant principal du décor. L’avantage, c’est que l’aventure permet de découvrir des environnements plus variés avec des passages dans la neige, d’autres au sein d’une luxuriante végétation ou encore dans des déserts. Mais ce n’est pas le seul changement qui a été opéré puisque cette fois-ci il n’y a pas vraiment de héros dans le sens où l’on incarne des personnages anonymes. Le scénario, qui rentre sur un post-it avec une police assez grosse, empêche toute implication et ne sert même pas de fil conducteur, ce qu’avait le mérite d’offrir celui du premier opus. C’est donc totalement détaché d’une « histoire » décousue que l’on se lance dans la campagne qui permet de jouer aussi bien seul qu’à plusieurs avec un à trois humains et/ou bots. Six épisodes, divisés en chapitres, eux-mêmes divisés en zones, voilà le menu qui est proposé pour assouvir l’appétit du joueur en mal de frags pendant huit à dix heures en moyenne. Notons quand même que la durée de vie peut varier d’un peu plus de six à douze heures selon son niveau, la difficulté, le nombre de joueurs dans la partie et la présence ou non de joueurs humains (qui ont eux-mêmes leur niveau) pouvant sensiblement modifier celle-ci.

Enfin, dans tous les cas, on a le droit à une progression assez classique basée sur une alternance de couloirs et d’arènes quand on n’affronte pas des grosses bestioles. Certains seront même parfois frustrés de voir que certaines zones se bouclent en une toute petite poignée de minutes, se retrouvant alors sur l’écran de fin de mission alors qu’ils commençaient à peine à s’échauffer. Les accès au disque sont fréquents et cassent quelque peu le rythme de l’aventure dont on peut dissocier deux parties. En effet, pour offrir un peu plus de diversité, les développeurs ont eu la bonne idée d’intégrer deux espèces ennemies : les pirates et les fameux Akryds. Ceci permet d’apporter un minimum de variété même si l’intelligence artificielle est bien basse, seul le surnombre des ennemis ou quelques inattentions pouvant conduire le joueur à sa perte. C’est véritablement défoulant et on prend encore plus de plaisir à tirer sur tous les Akryds qui bougent, à essayer de viser leurs points faibles (matérialisés par la thermo-énergie orange qu’ils renferment) pour les affaiblir avant de les achever. Les phases les plus jouissives sont d’ailleurs celles contre les plus gros Akryds (dont les G) que l’on doit canarder sans cesse jusqu’à en venir à bout, le tout en essayant de se coordonner avec ses coéquipiers pour que l’équipe soit efficace.

Les munitions sont nombreuses, l’arsenal est varié et on s’en donne véritablement à cœur joie. Toutefois, on remarque rapidement que la campagne a été très bien pensée pour la coopération, mais qu’elle ne convient nullement pour le solo. Sans bot, le challenge est de taille et certains passages sont bien ardus, mais le tout est peu intéressant. Avec un, deux ou trois bots, le résultat ne change pas vraiment puisque les développeurs ont oublié d’intégrer une intelligence artificielle alliée. Au final, mieux vaut éviter de jouer seul à Lost Planet 2, surtout dans les niveaux de difficulté les plus élevés puisque, en cas de game over, il faut recommencer tout un épisode. Notons à ce sujet que le joueur dispose d’une jauge de points et qu’à chaque mort d’un membre de l’équipe, 500 points sont amputés à celle-ci. Lorsqu’elle arrive à zéro, c’est le drame. On appelle cela un challenge à l’ancienne puisqu’il peut arriver de devoir refaire quarante-cinq minutes de jeu à cause de quelques morts parfois stupides (mauvais lancer de grenade, saut au lieu d’une esquive en roulade – les deux étant liés au même bouton – entre autres). Les hardcore gamers apprécieront, les néophytes et autres amateurs, beaucoup moins. Et ceci vaut aussi bien en solo qu’en coopération. A ce sujet, on peut aussi être tenté par le mode à deux joueurs en écran splitté.

La folie du multijoueur




Malheureusement, les développeurs ont eu la très mauvaise idée de ne proposer que deux petites fenêtres de jeu, laissant une bonne partie de l’écran inutilisée. Résultat, on a bien du mal à en profiter et on ne tarde pas à éteindre la console. Ils auraient quand même pu faire l’effort de diviser simplement l’écran en deux parties égales pour profiter de toute la surface, surtout que des critiques sur cette découpe spéciale ont déjà été faites envers d’autres titres comme Resident Evil 5 de chez Capcom justement... Vous l’aurez compris, pour réellement profiter de Lost Planet 2 il faut obligatoirement pouvoir jouer en ligne (ou en liaison multi-consoles) ! Le titre n’a réellement été pensé que pour le multijoueur et cela se ressent bien. En effet, à deux, trois ou quatre, chacun profitant de son plein écran, on se coordonne pour défendre des points, attaquer des créatures, on s’entraide, bref on progresse en équipe. La campagne en est totalement transcendée et tous les petits aléas qui se ressentent en solo sont quasiment gommés. On prend conscience de la jauge de points pour éviter de faire perdre son équipe, on n’hésite pas à aller soigner un coéquipier qui en a besoin, on prend les ennemis à revers, on élabore des stratégies d’approche, etc. C’est défoulant, jouissif et sacrément prenant, les affrontements contre les gros Akryds étant même parfois épiques. On boucle les épisodes, on gagne des niveaux, on en rejoue certains pour continuer à augmenter les caractéristiques de son personnage, on le personnalise d’une manière unique, on lui rajoute des compétences, on modifie son arsenal… La rejouabilité est assurée par le fait de pouvoir changer de coéquipiers et donc de finalement avoir des parties qui diffèrent légèrement selon les angles d’approche.

Quand on en a assez de la coopération, on peut toujours se tourner vers le multijoueur compétitif. Relativement efficace, celui-ci est aussi bien classique puisqu’il reprend la majorité des bases de l’opus Colonies. Quelques nouveautés ont quand même fait leur apparition comme de nouvelles options de personnalisation ou un mode Domination demandant de défendre les couleurs de sa faction (parmi les cinq proposées) pendant une semaine. On apprécie aussi le fait de pouvoir jouer avec les skins de personnages issus d’autres licences vidéoludiques. Au niveau du gameplay, ceux qui ont fait le premier opus seront totalement en terrain connu puisque celui-ci n’a quasiment pas bougé d’un poil. Or, les trois ans qui séparent ce deuxième volet du premier lui font du tort. Les déplacements sont lourds, le grappin est toujours utile mais il est loin d’égaler celui de Rico Rodriguez des Just Cause, il est impossible de l’utiliser en sautant, les lancers de grenades sont approximatifs… Inutile tout de même de cracher dans la soupe, le jeu reste parfaitement jouable et les développeurs ont même pensé à rajouter une touche pour sprinter. En revanche, nous vous conseillons de passer par les options pour réaffecter certaines touches, la configuration de base étant peu ergonomique avec notamment la visée attribuée à la flèche directionnelle haute, ce qui est moins pratique que le joystick, surtout quand on a un sniper. En parlant d’ergonomie, les développeurs pourraient aussi revoir leurs menus qui sont bien simplistes et pas forcément toujours très clairs pour quelqu’un qui n’est pas habitué.

Ceci dit, une fois les réglages faits, il ne reste plus que le plaisir de jeu, surtout quand on voit que l’arsenal est très varié, que les VS (Vital Suit) sont toujours de la partie pour faire encore plus de dégâts et que des exosquelettes offrent un bon compromis entre puissance de feu et vitesse de déplacement. Ce que la licence perd en notion de survie, elle le gagne en « bourrinage » et dynamisme, surtout que la gestion de la thermo-énergie a été revue. L’univers glacial n’étant plus omniprésent, la substance orange est devenue quasiment secondaire. Servie en plus en abondance, elle permet surtout de se régénérer automatiquement petit à petit, de se refaire une santé en appuyant sur start quelques secondes quand on est très mal en point, de soigner un coéquipier ou encore de réparer des VS endommagés. Enfin, au niveau de la réalisation, il faut bien avouer que l’équipe de développement a fait quelques efforts. Même si tout n’est pas parfait, certaines textures étant à revoir, des soucis de collisions pouvant être pointés du doigt, etc., il faut reconnaître que le résultat final reste agréable à l’œil, que les effets pyrotechniques ont été soignés pour assurer le rendu hollywoodien et que les modélisations sont très satisfaisantes. Ce n’est pas éblouissant, ça ne met pas de claque graphique, mais c’est plus que suffisant pour profiter de l’aventure, surtout que la bande sonore accompagne le tout à merveille.

Point complet
Après un premier opus très satisfaisant, Capcom nous sert une suite un peu facile qui souffre d’un gameplay qui a pris quelques rides. Même s’il reste parfaitement jouable, les lourdeurs du personnage pourraient bien en rebuter certains. De même, il est conseillé de réaffecter les boutons de la manette, la configuration de base étant bien mal pensée. Toutefois, on ne peut pas nier que le titre est un excellent défouloir, notamment lorsqu’il s’agit de massacrer des Akryds ou de disséminer quelques troupes de pirates. Avec quelques petites nouveautés sympathiques et des qualités non négligeables, il est assurément un titre plaisant pour passer de bonnes soirées. Mais voilà le problème, c’est qu’il est absolument à faire en coopération en ligne (ou en liaison multi-consoles), le multijoueur compétitif à seize des plus classiques assurant simplement la prolongation du plaisir de jeu. Si vous pensiez jouer en solo ou en écran splitté, passez votre chemin vous serez sans aucun doute plus que déçus ; le scénario quasi inexistant, au même titre que l’intelligence artificielle, n’arrangeant assurément pas les choses. Plus bourrin avec son arsenal varié et ses munitions en surnombre, il offre un changement d’orientation qui divisera les joueurs.

On a adoré :
+ Décors variés
+ Arsenal conséquent
+ Plein d’éléments à débloquer
+ Options de personnalisation
+ Skins bonus des autres licences
+ Gunfights dynamiques
+ Certains affrontements épiques
+ Bande sonore
+ Multijoueur classique mais efficace
+ Du challenge…
On n'a pas aimé :
- Malgré une IA lamentable
- Accès disque fréquents
- Scénario quasi inexistant
- Parfois frustrant
- Des lourdeurs
- Souci d’ergonomie
- Jouer en solo
- Jouer en écran splitté


Consulter les commentaires Article publié le 06/06/2010 par Vincent P.


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