Test Londres 2012 - Le jeu vidéo officiel des Jeux Olympiques - jeux vidéo Xbox One

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Londres 2012 - Le jeu vidéo officiel des Jeux Olympiques



Editeur
Sega
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.06.2012
  2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Cet été 2012 est principalement marqué par les Jeux Olympiques de Londres. Vu l’ampleur de l’événement, nous avons bien entendu le droit à une adaptation vidéoludique officielle estampillée Sega. En 2008 (pour les jeux d’été de Beijing) ou encore en 2010 (pour ceux d’hiver de Vancouver), c’était Eurocom qui avait pris les rênes du développement. Cette année, la firme au hérisson bleu a voulu changer la donne en confiant le projet à son studio interne SEGA Studios Australia. Reste alors à voir ce que vaut le tout, surtout qu’on nous promettait un gameplay affiné et une compatibilité Kinect…

J.O. tronqués




Sur le papier, les développeurs nous promettent de participer à une quarantaine d’épreuves présentes aux Jeux Olympiques. Ce qu’ils ont oublié de préciser, c’est qu’ils comptaient en double les mêmes épreuves mettant en scène soit les femmes, soit les hommes. Ce premier écumage fait, on se retrouve avec une trentaine d’épreuves différentes. On retrouve donc les gros morceaux que sont l’athlétisme (100, 200 et 400m, 110m haies, lancer du javelot, du poids et du disque, triple saut ainsi que saut en hauteur et saut en longueur), la natation (50 et 100m nage libre, 100m dos, papillon et brasse), le tir (25m pistolet feu rapide, skeet et tir à l’arc en individuel et en équipe). En ce qui concerne les autres épreuves, on retrouve le plongeon (tremplin à 3m et haut-vol à 10m avec les variantes en synchro), la gymnastique (saut et trampoline), le slalom canoë avec le kayak monoplace, le keirin (cyclisme sur piste), l’haltérophilie (+ de 105kg), l’aviron, le beach volley et le tennis de table. Comme vous pouvez le constater, il manque un sacré paquet d’épreuves, comme le badminton, la boxe, le tennis, le football féminin, le basketball, le handball, la lutte, l’escrime, le hockey sur gazon, la gymnastique au sol, le water-polo, le hockey sur gazon, le triathlon, le décathlon, etc. La liste est longue et on peut très bien comprendre l’absence de certains sports, notamment ceux en équipe, à cause de la difficulté à les retranscrire en jeu vidéo. Néanmoins, on a plus de mal à digérer l’absence du judo qui était présent dans le Beijing 2008 d’Eurocom.

En termes de contenu, on a donc les épreuves citées auxquelles on peut participer via le mode Jeux Olympiques, qui demande tout bonnement de choisir une équipe, un niveau de difficulté et d’enchaîner les jours en choisissant deux épreuves par journée. On participe alors aux phases de qualifications et, si on se qualifie, on dispute la finale pour tenter de remporter une médaille, l’or dans l’idéal. On parcourt ledit mode assez rapidement, entre une et deux heures sans se presser, selon la difficulté et en consultant les didacticiels pas forcément des mieux pensés. Une fois ce mode assez austère passé, il ne reste plus qu’à le recommencer, pour gagner des tentatives d’essai supplémentaires (en collectant les médailles) ou débloquer quelques bonus in-game. Sinon, il est possible de créer une playlist composée d’une à huit épreuve(s) pour participer à celles qui nous intéressent, avant d’accéder au mode en ligne offrant des parties rapides, des parties personnalisées et des tournois. Ce mode online (jusqu’à huit) est fonctionnel mais il faut parfois faire preuve de patience avant de trouver des adversaires. Reste les classements ‘par fierté nationale’ qui peuvent pousser à profiter de ce mode en ligne. Cela dit, rien ne vaut le jeu à plusieurs en local (jusqu’à quatre). Histoire d’en finir avec le contenu, notons qu’il y a une partie du jeu réservée à Kinect. Cela permet de participer à une quinzaine d’épreuves. Néanmoins, la reconnaissance de l’accessoire est imprécise, parfois frustrante, et, même à deux, cette fonctionnalité est tout bonnement dispensable.

Médaille du multi, échec pour le reste




Mieux vaut débrancher le détecteur de mouvements qui produit en prime des gestes parasites sur le menu principal. La partie mini-jeux est elle aussi à oublier tant elle est anecdotique. La vraie bonne idée des développeurs, c’est d’avoir retravaillé le gameplay. En effet, oubliez le tapotage intensif des boutons, tout est ici question de rythme. En athlétisme notamment, il faut utiliser un bouton et faire en sorte de garder la jauge d’effort entre deux marqueurs afin d’avoir une vitesse idéale. L’idée est très bonne, surtout que cela évite de changer de manette tous les deux jours, mais ce n’est pas vraiment approprié pour le 100m et le 110m haies. A cela, il faut parfois rajouter l’utilisation des sticks, principalement pour le triple saut et les épreuves de lancers, qui induisent une notion d’angle très obscure, surtout lorsqu’on arrive à avoir un bon angle suivi d’un mauvais avec pratiquement le même geste. Niveau natation, on se retrouve avec des QTE déguisés faisant intervenir un ou deux boutons de la manette ainsi que les sticks, à actionner dans le bon tempo. Les autres épreuves reprennent à peu près le même principe, tandis que les épreuves de plongeon et de gymnastique sont purement et simplement des QTE bêtes et méchants. Le tir et le skeet sont peu convaincants et le tennis de table, sympathique sur le papier avec l’utilisation des deux sticks pour les déplacements et les coups de raquette, avec plus ou moins d’effets, montre vite ses limites. On est loin de la qualité du gameplay d’un Table Tennis… Le beach volley, quant à lui, montre un florilège de bugs.

Au final, toutes les épreuves ne se valent pas. Il n’y en a qu’une quinzaine qui arrivent vraiment à tirer leur épingle du jeu, du moins au niveau du ludisme. Et encore, mieux vaut y jouer avec des amis, parce qu’en solo, on s’ennuie ferme et très vite, d’autant plus que la difficulté reste assez mal gérée avec des épreuves trop faciles où les records olympiques et mondiaux tombent comme des mouches, et d’autres très relevées qui demandent habileté, doigté et chance. Au moins, en mode difficile, il y a du challenge et c’est un bon point. Pour un jeu multi-épreuves, cela reste quand même fun à plusieurs, la compétition entre humains ajoutant assurément une plus-value. On regrette tout de même que l’aspect visuel n’ait pas été des plus soignés. Entre les textures peu agréables, les modélisations sommaires, l’aliasing et les animations raides, il faut bien avouer que ce n’est pas la joie. On retrouve bien les enceintes officielles, pas trop mal modélisées, le logo officiel et la petite musique, mais le reste laisse à désirer. Les commentaires monocordes et les cris des supporters, qui créent plus un brouhaha général qu’autre chose, sont vite lassants. Reste que l’on a le droit à une portion de l’hymne de notre équipe lorsqu’on remporte une médaille d’or. Dommage en revanche que l’on n’ait qu’une poignée de pauvres animations de victoire/défaite qui tournent en boucle. Dans le même esprit, imaginez la déception que l’on peut ressentir lorsqu’on joue à un jeu officiel dont les noms des athlètes sont fictifs. Certes il est possible de modifier son équipe (nom, modèle du personnage et quelques autres détails), mais c’est clairement décevant, d’autant plus que les modèles présents restent relativement peu nombreux et sommaires.

Point complet
Londres 2012 - Le jeu vidéo officiel des Jeux Olympiques cumule les défauts et il est clair qu’il peut être une véritable déception, surtout au prix fort. Néanmoins, malgré tous les points plus ou moins rebutants que l’on peut noter, il faut reconnaître qu’il arrive à remplir son contrat. En effet, il permet de participer à plusieurs épreuves de toutes sortes, même s’il en manque beaucoup, et de profiter d’un gameplay beaucoup plus subtil. Ce dernier ne plaira pas à tout le monde, notamment pour le 100m et le 110m haies ou encore pour les épreuves exclusivement à base de QTE, mais il permet une bonne accessibilité. C’est facile à prendre en main et certaines épreuves sont même agréables. Vite lassant en solo, il décroche une médaille lorsqu’il s’agit de nous faire passer une bonne soirée avec des amis en local, voire même en ligne. Il a principalement été conçu pour cela et c’est réussi sur ce point. Malheureusement, il y a beaucoup trop de loupés de la part des développeurs pour justifier le prix fort auquel il est proposé, surtout quand on voit que ce jeu officiel ne propose que des athlètes fictifs. En revanche, si vous le trouvez à une vingtaine d’euros, que vous avez des amis et que vous appréciez les J.O., vous pouvez foncer… Sinon, mieux vaut prendre Beijing 2008, certes plus bourrin mais aussi plus fun, que l’on trouve pour une bouchée de pain.

On a adoré :
+ Plaisant à plusieurs
+ Multi en ligne fonctionnel
+ Accessible en Facile et Normal
+ Du challenge (en difficile)
+ Certaines épreuves agréables
+ La liste modulable de 8 épreuves
+ Facile à prendre en main
+ Personnaliser ses équipes
+ Gameplay plus subtil…
On n'a pas aimé :
- Pas toujours bien adapté
- Des athlètes fictifs
- Didacticiels à revoir
- Kinect imprécis et dispensable
- Partie Mini-Jeux anecdotique
- Les épreuves 100% QTE
- Techniquement décevant
- Manque pas mal d’épreuves
- Difficulté mal dosée
- Mode JO vite expédié


Consulter les commentaires Article publié le 08/08/2012 par Vincent P.


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