Test Lollipop Chainsaw - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Lollipop Chainsaw



Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.06.2012
  12.06.2012
  14.06.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
59,00 €

Dès son annonce, Lollipop Chainsaw avait su titiller la curiosité des joueurs en promettant un mélange de gore et de charme aux commandes de Juliet, jeune pompom girl aux prises avec des zombies. Les Japonais de Grasshopper Manufacture Inc. (déjà à l’origine de Shadows of the Damned ou encore No More Heroes) ont-ils su déjouer les pièges de ce genre de titres en nous proposant un gameplay consistant pour appuyer l’enrobage du jeu ? Après avoir aguiché les joueurs, la demoiselle a-t-elle su mener son opération séduction à bien ?

Atelier découpe en vue




Alors qu’elle n’aspirait qu’à une chose pour le jour de son anniversaire, à savoir retrouver son petit ami au lycée de San Romero (les amateurs de films d’horreur apprécieront la référence au passage...), Juliet Starling se retrouve au cœur d’une terrible invasion de zombies, dont le virus se répand à toute vitesse. Cela tombe bien, elle est la digne fille d’une famille de chasseurs de zombies. Elle dévoile alors ses talents, sa tronçonneuse, et se lance à la poursuite du coupable à travers le lycée et la ville, sauvant au passage Nick, son petit ami (enfin ce qu’il en reste, à savoir sa tête, gardée vivante par un puissant sortilège...), qu’elle trimbale accroché à sa ceinture. Une fois le gros du décor planté, il est temps de s’attarder sur l’atmosphère générale du titre. Et ce point s’avère très réussi, puisque les développeurs ont su mêler avec brio les touches sexy et paillettes, les démembrements bien gores de zombies tout aussi sympathiques, et un humour décalé qui fait mouche, notamment avec des répliques bien senties des protagonistes et des créatures. Le joueur se trouve toujours pris entre le côté bien sanguinolent des exécutions et le côté rose de la pompom girl, mélange étonnant qui fonctionne à merveille. De plus, il est appuyé par une bande-son très rock, composée de titres que les amateurs du genre apprécieront (Joan Jett, The Chordettes, Arch Enemy...).

Pour tronçonner décemment ces hordes de zombies, la demoiselle dispose de sa tronçonneuse, de ses pompoms (efficaces pour étourdir les ennemis) et du tronçogun, sans compter quelques techniques façon roulette de machine à sous avec la tête de Nick. Les quatre touches sont donc utilisées pour les attaques hautes, les attaques basses, les pompoms et le saut. Combinées entre elles, elles donnent accès à une petite vingtaine de combos, dont certains franchement dévastateurs. Mais attention, la belle doit les débloquer à l’aide des médailles zombies reçues lors des combats et trouvées lors de sa progression. Elles servent également à développer ses capacités (force, santé, portée, récupération). Les techniques sont assez variées, mais on note une certaine lourdeur en combat, ce qui plombe un peu le résultat final : il faut par exemple attaquer plusieurs fois un zombie pour lui faire perdre un seul membre. Une fois qu’ils sont étourdis par les pompoms, Juliet peut les décapiter bien plus facilement, abrégeant ainsi la bataille. De plus, si elle en achève au moins trois à la fois, elle déclenche une Boucherie Strass, gagnant ainsi un joli bonus de médailles dans un déluge de paillettes. Après avoir rempli sa jauge d’âmes en renvoyant les zombies outre-tombe, Juliet dispose d’une limite dévastatrice et particulièrement efficace. Pour les joueurs amateurs d’armes à feu, Juliet peut sortir son tronçogun, histoire de tuer les monstres d’un tir en pleine tête (à condition de désactiver la visée automatique qui n’est pas des plus optimales...). Malgré des combats aux sensations un peu lourdes, Juliet ne manque pas d’atouts pour décimer les zombies avec style.

Apparence à soigner




Malheureusement, le côté technique laisse à désirer avec des textures pas toujours fantastiques, quelques bugs de collisions parfois assez gênants, et surtout une caméra qui peine à garder un point de vue optimal (quelquefois franchement gênant). Les graphismes sont moyens, sauf pour les personnages principaux, vraiment réussis, en cel-shading : la famille de Juliet au grand complet a du style ! Certes les environnements ne sont pas au top graphiquement, mais ils restent plutôt sympas dans l’ensemble, avec leurs habitants particuliers. Chaque niveau bénéficie de sa propre identité (punk, metal, rock, hippie...), avec un boss de fin en conséquence, reprenant avec humour les clichés de chaque genre musical. Le joueur arpente ainsi le lycée, la campagne, les rues de la ville, et leur lot de zombies (les zombies pompiers cracheurs de feu, les cheerleaders et leurs pompoms, les fermiers lanceurs de volailles...). En plus de ces zombies de base, on en compte d’autres, bien plus coriaces, avec une barre de vie au-dessus de leur tête. D’ailleurs, certains d’entre eux n’apparaissent qu’en mode difficile. Le gros reproche que l’on peut faire aux niveaux, c’est leur grande linéarité : au-delà de quelques petits recoins, le joueur est vraiment sur un rail, condamné à trucider les groupes de créatures sur son chemin pour débloquer le passage vers la zone suivante. Ils sont cependant émaillés de petits bonus comme les élèves à sauver et les sucettes à collectionner.

Certes on aurait pu se heurter à une grande répétitivité, mais les développeurs ont su varier les plaisirs et proposer de nombreux mini-jeux, histoire de renouveler le plaisir. Il faudra ainsi disputer une partie de basket zombie, de base-ball zombie, franchir certains passages en tronçorush (sorte de turbo pendant lequel Juliet court la tronçonneuse en avant, mais attention à récolter le carburant au passage, sinon, c’est la fin du bonus). De nombreuses QTE ponctuent le jeu, mais sont plutôt bien intégrées : saut sur trampoline/chevalet, barre de pole dance, tronçonnages et sauts divers, sans parler de l’utilisation de la tête de Nick sur des corps décapités... Les situations se renouvellent, évitant ainsi la lassitude. La difficulté est vraiment très échelonnée : de facile à difficile, on sent vraiment la différence. Si en normal le jeu s’avère vraiment très simple (stockage de 5 sucettes restaurant la vie, régulièrement disponibles à travers les niveaux), en difficile on tombe à trois sucettes maxi, qui se raréfient sérieusement, pour finir avec le mode impossible (débloqué en finissant le jeu une première fois) où seule une sucette à la fois peut-être transportée et où elles se font très rares, sans parler des zombies beaucoup plus résistants !

Tous les joueurs peuvent ainsi trouver leur bonheur, que ce soit pour profiter de l’histoire ou s’offrir un petit challenge. D’autant plus que le côté scoring est bien développé, incitant les joueurs à recommencer les niveaux pour obtenir les meilleurs trophées et rentrer dans le classement mondial. Heureusement que cet aspect prolonge le plaisir, car le mode histoire se termine plutôt rapidement : pas plus de huit heures en prenant vraiment son temps (comptez cinq à six heures pour les plus rapides en ligne droite). Un ou deux niveaux supplémentaires auraient été les bienvenus. D’autre part, ceux souhaitant mettre la main sur tout le contenu de la boutique devront refaire les niveaux de nombreuses fois en quête des précieuses médailles : les dorées pour les combos et améliorations, et les platines pour les bonus tels que des mp3, des images ou des tenues supplémentaires pour Juliet (plus elles sont dénudées plus elles sont chères...). Les adeptes du scoring et les perfectionnistes peuvent aussi se tourner vers le mode Défi, offrant trois façons de refaire les niveaux : course au Score, course contre-la-montre, et course aux médailles, avec classement en ligne à la clé. De quoi passer quelques heures supplémentaires en compagnie de la demoiselle !

Point complet
Côté ambiance, les développeurs ont fait des merveilles avec humour décalé, sexe et rock’n roll qui font de Lollipop Chainsaw un jeu aux atouts de taille. Cependant, on regrette que certains aspects techniques viennent ternir cette bonne impression, tout comme une certaine lourdeur dans le maniement de Juliet. Dommage, car avec de nombreuses combinaisons, de multiples situations, des combats contre les boss délirants et une ambiance au poil, le jeu de Grasshopper Manufacture Inc. aurait pu être une vraie réussite. Quoi qu’il en soit, les joueurs sachant passer outre ces défauts (pouvant être gênants pour certains) seront sans aucun doute conquis par le soft, qui reste un moment de plaisir totalement déjanté.

On a adoré :
+ Ambiance et humour décalés
+ Personnages soignés
+ Les musiques
+ Plein d’améliorations à débloquer
+ Bonne rejouabilité
+ Les boss
+ Les mini-jeux
+ Challenge adapté à tous
+ Différents items à récolter
+ Combats aux combos variées...
On n'a pas aimé :
- Mais assez lourds
- Progression linéaire
- Caméra à revoir
- Chargements un peu longs
- Visée auto laissant à désirer
- Techniquement parfois limite
- Un peu court


Consulter les commentaires Article publié le 22/07/2012 par Julie B.


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