Test Les Nouvelles Aventures de Sherlock Holmes : Le Testament de Sherlock - jeux vidéo Xbox One

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Les Nouvelles aventures de Sherlock Holmes : Le Testament de Sherlock



Développeur
Frogwares
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.09.2012
Nombre de joueurs
1
Thème
Enquête

Sherlock Holmes est de retour. Toujours affublé de son compère, le Docteur Watson, le détective anglais est cette fois au cœur de l’histoire sordide du meurtre d’un évêque. Alors que l’on pensait avoir tout vu après la virée glauque du précédent volet dans le quartier de Whitechapel à la recherche de Jack l’Eventreur, ce nouvel épisode arrive encore à nous surprendre, plus mature que jamais, en nous présentant un Holmes déterminé, au dessus des lois, dont les convictions et la motivation risquent de l’entraîner très loin… Mais cela suffit-il à capter notre attention d’un bout à l’autre de l’aventure ?

Enquête à double tranchant




Comme tout jeu du genre, il est difficile de parler du scénario sans trop en dire. Notre aventure commence lorsque que Holmes et Watson sont à la recherche d’un bijou volé chez un Marquis. Si ce début n’est en fait qu’un didacticiel déguisé, il n’en reste pas moins très important pour la suite du jeu, constituant le fil rouge de l’aventure, en faisant entrer en scène un journaliste fouineur qui s’acharnera sur Holmes à travers des écrits percutants. Ignorant cela, Holmes se jette à corps perdu dans le gros de notre périple, lorsqu’un homme d’église est sauvagement assassiné. Et c’est à ce moment là que l’on se rend compte qu’à l’image du précédent, on n’a clairement pas affaire à un jeu pour enfant. Cette première scène de crime est en effet relativement sanglante, la pauvre victime ayant été torturée. Doigts brisés, chair arrachée, membres attachés fermement, tout y est. Ce n’est que le début d’une longue descente aux enfers pour le détective. Et ses relations avec Watson en pâtiront également, celui-ci souhaitant rester dans le droit chemin lors de leur enquête, contrairement à Holmes qui passe la plupart du temps outre les règles de base. Le ton parfois hautin et sûr de lui de Holmes, ses méthodes souvent peu orthodoxes (terroriser un enfant ou rendre un innocent malade pour arriver à ses fins, entrer chez un juge par effraction), ainsi que ses sarcasmes envers Watson ne feront qu’accentuer ces relations tendues.

Le suspense est à son comble, surtout dans la deuxième partie de l’aventure, à tel point que le joueur lui-même se concentrera sur le comportement de notre héros et le pourquoi de ses agissements. Le tout nous tient tout de même en haleine une dizaine d’heures et on apprécie clairement la qualité des dialogues. Ceci dit, le système de jeu reste semblable à celui du précédent volet. Vous dirigez votre personnage (Holmes, Watson ou même un chien) à la troisième personne, avec la possibilité de passer en vue FPS. Les déplacements sont aisés, malgré la tendance de votre personnage à se coincer dans certains angles, ou à ne pas vouloir franchir certaines portes. A ce sujet, Watson est particulièrement lourd. Le fait qu’il vous colle systématiquement au train, passe encore, mais qu’il se colle dans le passage et vous empêche de passer en bloquant vos mouvements donne comme une envie de l’étrangler ! Concernant la vue à la première personne, elle s’avère être légèrement plus fluide et semble même tourner à 60 images par seconde. Elle est par contre moins pratique pour dénicher les indices (le champ de vision étant plus réduit) qui apparaissent à l’écran sous une icône en forme de loupe, qui passe du bleu au vert lorsque l’indice est analysé. Le stick droit vous permet de jeter un œil à n’importe quel endroit du décor, afin de tout examiner. N’oubliez pas également de regarder en l’air, certains éléments n’étant pas forcément à portée de vue.

Les indices se dévoilent à vous lorsque que vous en êtes proche, mais les développeurs ont pensé aux plus feignants d’entre nous, en offrant la possibilité de les faire tous apparaître, d’une simple pression sur la gâchette gauche de la manette (le 6ème sens de Holmes). Cela permet donc de ne pas passer à côté d’un élément important, en rendant le titre plus accessible. On est rarement bloqué. Attention toutefois à ne pas en abuser puisque ce côté assisté se trouve également dans les énigmes et casse-tête du jeu. Ceux-ci sont parfois tordus, souvent bien foutus, rarement pénibles (à une ou deux exceptions près). Mais il faut avouer que la tentation de zapper une épreuve un peu complexe est tentante, surtout pour ceux ayant séché les cours de maths au lycée. Soyez forts et ne cédez pas à l’appel de la gâchette de droite, sous peine de gâcher votre expérience. Un petit côté « Les Experts » se dégage également du titre lorsque vous examinez une scène de crime par exemple. A vous d’observer les preuves, de découvrir la taille de pointure de cette trace de pas, ou à qui appartient ce doigt coupé. De retour au labo, il ne reste plus qu’à analyser tout ça. Une (courte) autopsie est également au rendez-vous. Les tableaux de déduction sont de retour. Ils mettent sur papier les différents indices et éléments des scènes de crime, afin de tirer des conclusions des événements.

L’aventure avant tout




Plusieurs choix s’offrent à vous pour conclure ces schémas, toujours bien écrits. La cohérence est de mise et des choix délicats s’offrent à vous. La cohérence globale du jeu est d’ailleurs à signaler, malgré quelques scènes curieuses, notamment lorsque les objectifs ne sont pas réalisés dans l’ordre souhaité par les développeurs. Exemple, dans la prison, une fiche de tour de garde est à trouver et à présenter au gardien. Déjà en notre possession (car trouvée pendant une fouille), elle est comme ignorée lors du discours entre le gardien et notre détective. Il suffit alors de cliquer à nouveau sur le gardien pour la lui donner. Un défaut malheureusement fréquent dans ce type de jeu, mais il n’y a rien de bien grave. Par contre, ce qui peut être très grave dans Sherlock Holmes, c’est d’oublier de sauvegarder sa partie… En effet, le soft ne dispose d’aucune sauvegarde automatique. Tout est manuel. Ceci pris en compte, on se dit que c’est un mal pour un bien puisqu’il possible de sauvegarder n’importe où. Reste que cette absence de sauvegarde auto peut être préjudiciable, lorsque, absorbé par le jeu, votre console plante. On reste zen. Les dialogues entre les différents protagonistes donnent lieu à un système de choix. A mille lieux d’un Mass Effect, il s’agit la plupart du temps de cliquer sur chaque réplique, les unes après les autres, pour finaliser la discussion.

Peu importe l’ordre finalement, puisqu’il faudra épuiser toutes les possibilités. Il s’agira parfois d’être un peu plus direct ou plus intimidant, mais la stratégie ne va malheureusement pas plus loin. Le jeu vous donne le choix dans l’organisation de l’enquête, avec plusieurs lieux à visiter, dans l’ordre souhaité. Le Londres du 19ème siècle est très bien retranscrit. Votre marche vous mènera dans des lieux divers, dont certains bien connus des amateurs de la série, comme le quartier de Whitechapel. Nettement plus beau que le précédent volet, car doté d’un nouveau moteur graphique, le jeu n’en reste pas moins imparfait. Les visages, notamment en gros plan, sont souvent inexpressifs, la synchronisation labiale n’aidant pas la chose. Le visage de Holmes est d’ailleurs assez impersonnel et plutôt banal, contrairement à un Watson réussi et à d’autres, dont le faciès est très probablement inspiré d’acteurs connus. Les décors sont jolis et propres, l’aliasing est très discret et les atmosphères tantôt sinistres, tantôt plus agréables (dans des jardins ensoleillés), sont bien rendues. Certaines textures sont par contre très moches, comme celles des portes des bâtiments dans Whitechapel, complètement floues. A se demander comment les développeurs peuvent laissent passer ce genre de détails. Dans l’ensemble, l’aspect visuel reste tout de même bien en retard sur celui des productions plus récentes.

Notez que votre enquête vous mènera également dans une prison, les habituels égoûts ou encore un parc d’attraction. La mise en scène du jeu est assez plate, avec des cut-scenes molles basées sur des plans champ-contrechamp à gogo. On ne demande pas à voir du Michael Bay dans un Sherlock Holmes, mais on s’attend à un minimum de vie tout de même. Les animations assez raides des personnages n’aident pas non plus (surtout lors de leurs déplacements). Des animations sont d’ailleurs absentes : posté devant une porte, celle-ci s’ouvre sans que votre personnage n’esquisse le moindre mouvement. Un peu old school. La version française du jeu est par contre de qualité. La voix française de Sherlock Holmes (le doubleur de Jack de la série Lost) est très agréable, jamais redondante, et colle parfaitement avec le tempérament du détective. Toutes les voix du jeu sont globalement réussies, à une ou deux exceptions liées à des personnages très secondaires, notamment celles des enfants, peu réalistes. Les doublages des mômes racontant notre histoire (ils sont dans un grenier et lisent les écrits de Watson) sont les pires. Mais n’allons pas cracher dans la soupe, à part ces quelques impairs, le travail a été bien fait. Quant aux musiques, elles sont discrètes et collent parfaitement aux scènes présentées, ce qui est extrêmement important pour l’immersion.

Point complet
Paré d’un moteur graphique tout nouveau tout beau qui, sans être exceptionnel, rend le jeu beaucoup plus attrayant, Sherlock Holmes nous revient en forme dans cet épisode mature, bien écrit et d’une durée de vie tout à fait convenable (une dizaine d’heures). Bien que le titre se montre parfois dirigiste, l’aventure est prenante. Ne pensez pas que les possibilités de zapper les énigmes et d’afficher les indices présents dans la scène casualisent le soft… Vous pouvez très bien vous passer de cette aide facultative. Il suffit surtout de ne pas céder à la tentation d’accélérer les choses. Les Nouvelles Aventures de Sherlock Holmes : Le Testament de Sherlock reste un jeu réussi et prenant, qui apporte en prime un peu d’originalité en cette rentrée. Malgré des carences techniques toujours présentes, ce volet reste un bon investissement pour les amateurs du genre, et pourquoi pas pour les autres qui veulent découvrir une expérience enrichissante.

On a adoré :
+ Univers mature
+ Casse-tête intéressants
+ Dialogues bien écrits
+ Doublages de qualité
+ Durée de vie très correcte
+ Une enquête cohérente
+ Les scènes de crime
+ On sauvegarde quand on veut
+ Un nouveau moteur graphique…
On n'a pas aimé :
- Qui reste encore à la traîne
- Pas de sauvegarde auto
- Animations moyennes
- La tentation de l’assistance
- Passage avec le chien trop long
- Deux/trois doublages à revoir
- Watson un peu collant


Consulter les commentaires Article publié le 14/10/2012 par Lionel B.


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