Test Le Tour de France 2013 - 100e Edition - jeux vidéo Xbox One

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Le Tour de France 2013 - 100e Edition



Développeur
Cyanide Studio
Genre
Gestion Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.06.2013
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Comme tous les ans, le Tour de France nouveau est arrivé. Assez éloigné de son homologue PC, ce nouvel opus emprunte un virage à 180 degrés, les développeurs de chez Cyanide Studio ayant décidé cette année de revoir leur copie, afin que les joueurs sévissant sur console ne se sentent pas encore une fois laissés pour compte. Evénement sportif de l'été, apprécié par le public, le Tour de France est-il tout aussi intéressant à parcourir sur sa console ?

C’est pour qui le maillot jaune ?




Commençons tout de suite par le changement le plus important de cet opus, et de surcroît le plus intéressant, à savoir la possibilité de participer à une étape du début à la fin. En effet, pour les passionnés de la grande boucle (et les plus courageux), il est bien possible de participer aux étapes dans leur intégralité et, à tout moment, on peut en simuler une partie avant de reprendre ensuite le coureur en main. L'intégralité d'une étape est somme toute relative car celles-ci ne durent pas plusieurs heures comme dans la réalité. Il faut compter en moyenne entre une bonne demi-heure et une heure pour une étape, avec la possibilité bienvenue de simuler n'importe quelle partie du parcours, ainsi que de sauvegarder à tout moment. Le jeu ne manque d'ailleurs pas de vous le rappeler avant chaque ascension ou autre difficulté en vue. Rien ne vous empêche donc de simuler les morceaux d'étape les moins palpitants pour vous concentrer sur les passages de grimpette. Mais avant de commencer à taquiner de la pédale, direction l'école de cyclisme... qui se contente de vous expliquer comment jouer, à base d'écrans plutôt austères. Dommage, car le joueur débutant aurait apprécié un didacticiel intégré au jeu plutôt que des écrans textuels. Globalement, malgré l'habillage Tour de France, les menus sont souvent peu gracieux et difficiles à appréhender.

De nombreuses infos sont données et le joueur s'y perd un peu. Si le connaisseur trouvera rapidement ses marques, le débutant se sentira bien souvent largué. Du coup, on se lance rapidement à l'assaut du bitume. Lors du commencement du Tour, vous avez la possibilité de créer votre propre compétition, en sélectionnant de une à vingt-et-une étapes (tout y est) ou en lançant directement le Tour rapide composé de sept étapes. Il est donc possible de ne faire qu'une petite étape par-ci par-là, pour le fun, histoire également de se mettre en jambe. Après une rapide présentation de l'étape en vidéo, toujours sympathique, vous vous lancez. Heureusement, vous n'êtes pas seul et l'interface se gère via votre oreillette. Celle-ci permet de connaître la position de vos coéquipiers pour éventuellement mettre en place une stratégie. Durant l'ouverture de l'oreillette, votre coureur avance automatiquement, vous laissant le temps d'appréhender les possibilités. En prime, des consignes peuvent êtres données aux membres de votre équipe (attaquer, relayer, protéger, terminer tranquillement l'étape), sachant que vous pouvez à tout moment passer d'un coureur à l'autre. Le directeur sportif vous informe, tout au long des étapes, du déroulement de celles-ci, sans être trop envahissant. Idéal pour être au courant de qui attaque ou du meilleur moment pour le faire.

Il peut également vous donner quelques informations sur les coureurs qui sont à proximité du vôtre, sur l'activité du peloton, sans oublier les conditions de route ainsi que les caractéristiques de l'étape, ou encore si vos équipiers rencontrent des difficultés (chute, perte de contact). Sa présence est vraiment très utile et renforce encore plus l'immersion. Passons maintenant à votre coureur, dont le niveau d'effort est affiché par une jauge spécifique. Celle-ci passera du vert au rouge suivant les efforts fournis, sachant qu'en étant dans le rouge, votre poulain s'épuisera beaucoup plus rapidement. D'autres jauges sont présentes, comme celles correspondant à l'énergie. On trouve alors trois couleurs et trois barres différentes : une rouge pour l'attaque, une jaune pour la vitesse et la verte pour l'énergie à long terme. Vous vous doutez bien qu'après une attaque, le coureur a grignoté sa jauge rouge et ne doit plus attaquer pendant un certain temps pour qu'elle se remplisse. Il ne s'agit donc pas de partir comme un petit fou à n'importe quel moment. La jauge de vitesse peut entraîner un coup de mou de votre coureur si l'effort est élevé, tout comme la jauge verte, qui sera prise en compte d'une étape à l'autre. Il faut également penser à changer de braquet pour gérer ses efforts. On se rend donc rapidement compte qu'il n'est pas question de partir comme un bourrin pour distancer tout le monde.

Pédale dans la semoule




Du coup, le choix d'un coureur peut s'avérer crucial. En effet, ils disposent de statistiques, les rendant plus ou moins performants suivant les tracés (plaine, montagne, vallon, contre-la-montre), en ajoutant des propensions à attaquer ou non (accélération, descente, baroudeur, résistance, récupération). Par exemple, un coureur aux fortes caractéristiques de descente ira plus vite face au vent et tournera plus facilement, tandis qu'une meilleure endurance permettra de regagner plus rapidement l'énergie de la jauge verte. Pas mal de paramètres sont donc à prendre en compte, aussi bien pour le coureur que pour les étapes. Une fois ces paramètres maîtrisés, certaines étapes sont tout simplement grisantes. On gère son coureur pour assurer plusieurs kilomètres de montagne sans trop l'épuiser, puis on file à toute berzingue dans la descente suivante. Attention à bien prendre les trajectoires pour optimiser son temps et garder sa vitesse. Une flèche au sol, à l'image de celle d’un jeu de course (peut être désactivée), indique les meilleures trajectoires et peut virer au rouge si vous allez trop vite. C’est idéal pour bien appréhender le jeu lorsque vous débutez. Finalement, avec une gâchette pour accélérer et une pour freiner, on se rapproche d'une jouabilité standard d'un jeu de course même si le tout est plus sensible (évitez les violents coups de stick ou c'est le fossé assuré) et agréable à prendre en main après quelques étapes d'adaptation.

Votre coureur n'est évidemment pas une machine et le ravitaillement est très important (à étudier avant l'étape). A vous donc de choisir si vous préférez emporter des bananes, des kiwis, des biscuits, de la pâte d'amande ou encore du gel énergisant, dans la limite de deux produits (point de piqûre ici). Le parfait petit goûter en somme ! Une simple pression sur la touche et votre coureur reprend des forces, idéal avant le début de l'ascension d'un col par exemple. Pour vous aider à anticiper les difficultés d'une étape, un plan est affiché à droite de l'écran. L'immersion est très bonne et on s'étonne de transpirer en même temps que son coureur lors d'une côte un peu raide. Pendant les étapes, tout y est, des sponsors au public, qui ne manquera de vous encourager, le tout intégralement en français s'il vous plaît. A ce propos, ce sont vingt-deux équipes de neuf coureurs qui participent au Tour, sachant qu'un éditeur de noms est présent pour éventuellement renommer les cyclistes et leurs équipes (idéal pour les plus pointilleux). Enfin, histoire d'apporter encore un peu de challenge, des objectifs permettent de gagner des points d'expérience, allant du simple fait de placer une attaque ou de s'échapper 10 km, à l'objectif plus important de porter le maillot à pois ou de finir en tête du classement du meilleur grimpeur.

Concernant le multijoueur, sachez qu'il est possible de jouer en coopération avec un ami, dans la même équipe ou en versus. Du jeu en local très sympa, d'autant plus qu'il se fait rare de nos jours, mais au détriment du jeu en ligne, totalement absent. Par contre, le soft devient malheureusement rapidement répétitif, le joueur prenant l'habitude d'appliquer souvent les mêmes techniques pour remporter une étape, malgré une I.A. très correcte qui a tendance à ne pas se laisser faire et à contre-attaquer régulièrement. Le jeu est très accessible et manque même parfois de challenge. Graphiquement, c'est globalement très moyen (encore pire en écran splitté). Les décors se répètent et sont souvent vides, avec des textures parfois dignes d'une Xbox première du nom, bien que le jeu soit plutôt coloré. Pas mal de tearing est à signaler, la fluidité étant loin d'être optimale. En revanche, les coureurs sont bien modélisés, tout comme leurs animations sont réussies. Les collisions entre coureurs sont par contre totalement ratées, ils rebondissent parfois les uns contre les autres. Un mal pour un bien dirons-nous car cela évite des chutes toutes les trente secondes dans le peloton… Mais niveau réalisme, on a vu mieux. Le constat sonore est bien meilleur avec, comme déjà signalé, un directeur sportif énergique et un public aux répliques parfois bien trouvées, le tout en français. Malgré une certaine répétitivité, le tout reste de qualité.

Point complet
Malgré des défauts évidents, Le Tour de France 2013 - 100e Edition n’en reste pas moins un opus très appréciable. Facile à appréhender, il permet en plus de mettre facilement en place des possibilités tactiques. Le système est bien fait et tout est là pour immerger les cyclistes en herbe, que ce soit le système de jauges, le ravitaillement, la possibilité de jouer les étapes dans leur intégralité ou encore le directeur sportif des plus énergiques. L’habillage du jeu est en plus réussi même si visuellement les graphismes sont dépassés. On regrette également que l’école de cyclisme soit ultra basique avec ses écrans textuels et que les menus soient si peu ergonomiques, sans compter la répétitivité qui s’installe forcément à un moment donné et un certain manque de challenge. Il y a encore du travail avant de fournir un jeu des plus satisfaisants, mais les amateurs de cyclisme apprécieront très certainement cette édition, profitant des progrès faits par les développeurs pour minimiser certains défauts pas forcément rebutants.

On a adoré :
+ Jouer une étape en intégralité
+ Possibilités tactiques accessibles
+ Changer de coureur pendant la course
+ A chacun ses caractéristiques
+ Directeur sportif énergique
+ Le système de jauges
+ Des défis intéressants
+ Du multi en local
+ Une immersion réussie…
On n'a pas aimé :
- Malgré des graphismes dépassés
- Collisions à la rue
- Lassant à la longue
- Manque parfois de challenge
- Aucun multijoueur en ligne
- Ecole de cyclisme inintéressante
- Menus peu ergonomiques


Consulter les commentaires Article publié le 04/08/2013 par Lionel B.


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