Test Le Parrain 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Le Parrain 2



Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.04.2009
  07.04.2009
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Contenus
Classification PEGI

Mémoire
316 Ko
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
69,00 €

Sorti en mars 2006 sur l’ancienne génération de consoles avant de voir le jour sur Xbox 360 six mois plus tard, Le Parrain avait réalisé un joli carton en magasin malgré un succès critique mitigé. Dès lors, le développement d’une suite s’est imposé de lui-même. Il faut dire que le prestige de la licence et le choix des studios EA Redwood Shores (Dead Space) laissaient entrevoir une suite de bien meilleure qualité. Mais Electronic Arts a-t-il su tirer les enseignements des maladresses commises avec le premier volet pour nous proposer un second opus de qualité ?

L’offre, c’est vous qui la donnez !




Tout commence le 31 décembre 1958 à La Havane où Hyman Roth fête le Nouvel An avec quelques magnats du crime organisé. Nous incarnons Dominic, un soldat travaillant pour le compte d’Aldo Trapani, le bras droit de Michael Corleone. Ce personnage inventé de toutes pièces par les équipes d’EA, et dont on doit choisir l’allure en début de jeu, est le héros de l’histoire. Alors que la soirée avance, le président cubain Batista annonce que le gouvernement vient de tomber dans les mains des rebelles de Castro. Il faut rapidement fuir et, vous vous en doutez, c’est à nous de faire « le ménage » pour conduire tout ce beau monde jusqu’à l’aéroport. Ce tutorial à peine masqué est le prétexte idéal pour se familiariser avec les commandes du jeu et le théâtre du premier retournement de situation à l’issue duquel Michael Corleone, sous la menace d’une enquête du sénat, décide de nous confier les rênes de New York. Nous voilà Don avec toutes les responsabilités que cela signifie.

Contrairement à l’écrasante majorité des jeux du genre, dans Le Parrain 2, on est le décideur. Cela se ressent vite puisqu’à tout moment ou presque, on est libre de ses actions. On reçoit très peu d’ordres, au contraire, on les donne. Cette approche relativement nouvelle et rafraîchissante procure un grand sentiment de liberté qui est, à n’en pas douter, un des points forts du titre. Malgré tout, on reste dans le GTA-like avec tout ce que cela sous-entend : fusillades, assassinats, règlements de compte et autres joyeusetés du genre. Ainsi, une de nos premières tâches consiste à reprendre les affaires volées par Carmine Rosato. L’occasion de participer aux premières gunfights qui ne laissent pas un souvenir impérissable. La faute à un système de couverture défaillant, à des soucis de caméra ainsi qu’à une résistance des ennemis fantaisiste. En effet, il n’est pas rare qu’un garde continue à nous canarder même après avoir encaissé cinq ou six balles. Ces soucis se révèlent d’autant plus frustrants que les combats au corps à corps s’avèrent à l’inverse plutôt dynamiques. On empoigne ses adversaires avec les deux gâchettes avant de leur faire mordre la poussière avec le stick droit. Simple, jouissif et efficace.

Une fois qu’on est débarrassé de tous les gardes d’un business, il est alors temps d’aller négocier avec le patron pour le convaincre de faire appel à ses services de protection. Ici, il faut savoir user de « créativité » en laissant parler son imagination. Menacer avec une arme à feu, casser la vitre du magasin ou s’en prendre directement aux clients ne sont que quelques-uns des moyens imaginables pour arriver à ses fins. Chaque patron possédant un point faible, un point de rupture (à partir duquel il accepte de cracher au bassinet) et un point de réaction (où il se rebelle et refuse de payer quoiqu’il advienne), le but du mini-jeu consiste à monter une jauge le plus près possible de ce dernier point sans jamais le toucher. L’argent récolté de cette manière sert principalement à améliorer ses capacités ainsi que celles de ses hommes de main. Un petit côté gestion très appréciable.

Du sale boulot




Les hommes de main sont d’ailleurs un des secrets de la réussite et il faut veiller à les recruter avec soin. De spécialités variées (Cogneur, Démolisseur, Médecin, Incendiaire, Cambrioleur ou Mécanicien), ils peuvent défendre les commerces contre les attaques ennemies ou accompagner le personnage lors des différentes missions. Un « Arbre Familial » composé d’hommes complémentaires se révèle donc primordial et permet qui plus est d’éviter la monotonie de certaines missions. Ainsi, en se faisant aider par un allié rompu aux gunfights, on peut s’attaquer à un entrepôt bien protégé de face tandis qu’un mécanicien va ouvrir une brèche discrète dans les grilles du bâtiment, épargnant ainsi une rencontre musclée avec les nombreux porte-flingues postés à l’entrée. Loin de se résumer à un jeu d’action bourrin et linéaire, le soft d’EA Redwood Shores incite au contraire à réfléchir avec la présence d’un petit côté stratégique, certes pas très poussé, mais assez pour varier les plaisirs. Cela se vérifie par exemple dans la manière de gérer les différents business. Outre la possibilité de choisir le nombre de gardes affectés à chacun d’entre eux (avec les conséquences sur son compte en banque qui en découlent), ces derniers sont regroupés en plusieurs catégories (Prostitution, Drogue, etc.) formant des monopoles. Le contrôle de l’un de ces derniers octroyant un bonus pour toute sa « Famille » (qui peut aller du gilet pare-balles, à la voiture blindée en passant par le doublement de ses revenus), l’élaboration d’une « stratégie de conquête » s’avère possible. Bien réalisées et entièrement facultatives, ces options stratégiques sont accessibles depuis une interface, nommée « Œil du Don », réussie et simple d’emploi.

Plaisant par certains de ses mécanismes de gameplay et moins par d’autres, Le Parrain 2 rate totalement le coche techniquement. Outre les soucis de caméra signalés plus haut et un moteur physique franchement médiocre, le rendu graphique se révèle complètement dépassé. Entre les personnages inexpressifs, les décors expédiés à la va-vite et les PNJ qui semblent évadés tout droit d’un soft PS2, le titre perd de précieux points en route. Et quand en plus le clipping s’avère criant et les ralentissements présents en nombre, on se demande si les développeurs ont vraiment pris le temps de peaufiner leur bébé. À cela, il faut ajouter la taille inexplicablement réduite des trois aires de jeu (on parcourt New York et Cuba en diagonale en deux minutes chronomètre en main, quant à la Floride, si sa surface est effectivement honnête, on reste loin des meilleurs élèves en la matière) ainsi que des phases en véhicules tout simplement ratées.

Vous l’aurez certainement compris, ces soucis techniques sont de véritables plaies qui gâchent le plaisir de jeu durant la dizaine d’heures nécessaire pour terminer l’histoire en ligne droite. C’est d’autant plus dommage que la bande sonore se révèle être de qualité avec des musiques du film grandioses. Que reste-t-il au soft pour se distinguer dans ces conditions ? Son mode multijoueur bien sûr ! Toujours utile pour rentabiliser les deniers dépensés, le multijoueur propose quatre modes jouables jusqu’à 16. Outre l’inévitable Team Deathmatch, on trouve les modes Assaut, Pyromane et Cambrioleur où, accompagnés respectivement par ses démolisseur, incendiaire et cambrioleur, on doit faire sauter la base ennemie, mettre le feu à divers objets inflammables et gagner des points en forçant des coffres. Correct mais sans plus, le multi permet de passer une petite poignée d’heures, le temps que ses hommes de main progressent au plus haut rang. Par la suite, son intérêt se réduit comme peau de chagrin à cause de son manque relatif d’originalité et des gunfights fort pénibles à la longue.
Critique rédigée par Aymen B.


Point complet
Même s’il n’a pas la carrure d’un GTA 4, Le Parrain 2 reste un petit jeu sympa pour passer une dizaine d’heures, voire une quinzaine avec le multijoueur. Si techniquement il est en tout point dépassé, il faut bien avouer que l’ambiance, soutenue par une bande originale de qualité, est là et que celle-ci plonge le joueur dans un univers mafieux de bonne facture. Le titre recèle de bonnes idées comme la partie gestion (gros point fort de cet opus !) ou la possibilité de menacer les commerçants mais le gameplay est loin d’être parfait, des gunfights molles et phases en véhicules ratées (ceci étant dû à un moteur physique à la rue) côtoyant des corps à corps dynamiques et des exécutions aux choix divers. Enfin, si le terrain de jeu est composé de trois îles, on regrette tout de même que celles-ci soient de taille bien réduites. Malgré des missions répétitives, de gros soucis techniques, etc., cette suite offre tout de même de bons moments. A un tarif réduit, c’est un soft qui peut permettre de passer le temps en période creuse. Autrement, mieux vaut se tourner vers un GTA pour ne citer que lui, à moins bien entendu d’être un fan incontesté de la licence.

On a adoré :
+ L'univers Le Parrain
+ Avancée non linéaire
+ La partie gestion
+ Les exécutions
+ Les combats au corps à corps
+ La bande-son
+ Trois aires de jeu variées…
On n'a pas aimé :
- Mais minuscules
- Des gunfights molles
- Facile
- Graphiquement dépassé
- Animations à revoir
- Missions secondaires répétitives
- Le moteur physique (surtout pour les phases en véhicules)


Consulter les commentaires Article publié le 23-08-09 par Vincent P.


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