Test Kinect Sports - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Kinect Sports



Développeur
Rare
Genre
Mini-jeux (Party Game) Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.11.2010
  04.11.2010
Nombre de joueurs
1

Pour accompagner le lancement d’une console ou d’un accessoire appartenant au monde du motion gaming, il semblerait que le fait de proposer une compilation de sports soit un passage obligatoire pour tenter de démontrer les possibilités de l’engin tout en essayant de séduire un public le plus large possible. Nintendo a eu Wii Sports, Sony a sorti un Sports Champions et Microsoft nous sert un Kinect Sports. Reste alors à voir si le soft, dont le développement a été confié à Rare, tire bien parti de Kinect et si le fun est au rendez-vous…

Echauffement




Avant même de commencer à parler du titre, il est bon de préciser qu’il est nécessaire de faire un peu de place avant de jouer. En effet, il faut prévoir un recul de 1,80 à 2,5 mètres, voire un peu plus, par rapport à l’accessoire, et ce selon sa taille et le fait que l’on soit seul ou à plusieurs. A cela, il faut rajouter un espace supplémentaire de « sécurité » pour éviter casse et/ou blessures. Le soft demandant de bouger, il est vraiment nécessaire d’avoir une zone de jeu sans obstacle suffisamment large pour jouer en toute tranquillité. De même, veillez à ranger un peu la pièce pour éviter qu’un élément en fond ne vienne perturber la reconnaissance des mouvements. Ceci fait, une fois la caméra connectée, il n’y a plus qu’à mettre la galette dans le lecteur et à découvrir ce que nous a concocté Rare. On se retrouve alors propulsé dans la peau d’un Avatar (on peut très bien utiliser le sien) confronté à un public.

Il suffit de bouger sa main pour interagir quelque peu avec ce dernier. On met l’ambiance, on déclenche quelques artifices, c’est sympathique trente secondes mais après on passe aux choses sérieuses et on sélectionne Jouer d’un geste de main, que l’on bloque quelques secondes pour valider son choix. Les joueurs occasionnels apprécieront certainement cette manière intuitive de sélectionner les éléments même s’il faut avouer que la manette aurait permis de gagner du temps. Pour rentrer dans le vif du sujet, notons que Kinect Sports propose six sports différents (athlétisme regroupant cinq épreuves, bowling, boxe, football, tennis de table et volley-ball). Pour découvrir ceux-ci, nous avons à disposition trois modes de jeu : Epreuve Principale, Mini-Jeux et Fête.

Le premier permet d’aller à l’essentiel, le second de découvrir des variantes des activités et de participer séparément aux épreuves d’athlétisme, et le troisième d’organiser une rencontre entre deux équipes (chacune représentée par une mascotte) pour six manches sportives définies aléatoirement par une roulette (sports principaux et variantes peuvent tomber). La navigation fait appel à plusieurs menus et autres sélections, ce qui au bout d’un moment pèse un peu. Petit point à souligner, si la reconnaissance est très correcte pour un gaucher ou un droitier faisant des gestes relativement lents ou à vitesse normale, celle-ci déçoit un peu lorsqu’on déplace rapidement son bras ou que l’on est ambidextre. Dans ce dernier cas, la caméra ne prenant en compte qu’une main active, il arrive souvent que le curseur se déplace sans qu’on ne le veuille vraiment ou qu’il passe d’un côté à l’autre de l’écran sans trop de raison. Il faut donc faire attention à ne pas agiter les deux mains en même temps dans les menus.

Athlétisme




Passé la déception du contenu fort léger et des quelques petits accrocs avec la navigation, on découvre des sports à la qualité variable. Attaquons avec l’athlétisme qui n’est en fait que la compilation de cinq épreuves : sprint, saut en longueur, course de haies, javelot et lancer de disque. La première est des plus simplistes, il suffit simplement de courir sur place en faisant attention de bien monter ses genoux tout en évitant de trop gesticuler pour faire avancer notre avatar. Le but est bien entendu d’être le premier à passer la ligne d’arrivée. On apprécie toutefois que les développeurs aient pensé à bien gérer les départs, avec notamment l’intégration des faux départs, ce qui oblige le joueur à faire attention au signal. La deuxième reprend le principe du sprint et y ajoute une zone de saut dont la couleur varie pour indiquer à quel moment il faut sauter sur place pour simuler le saut en longueur. La troisième reprend en quelques sortes le concept de la précédente puisqu’il faut courir sur place pour avancer et sauter sur place à un moment défini (indiqué par une zone changeant de couleur) pour passer une haie.

Que ce soit pour le saut en longueur ou le saut de haies, on regrette sincèrement que le timing soit faussé par un temps de latence entre notre gestuelle et sa réplication in-game. Ceci oblige alors à anticiper les sauts pour essayer de les réussir. Ce temps de latence se retrouve un peu dans les autres sports mais il y est beaucoup plus léger, voire négligeable, alors qu’il peut vite devenir frustrant dans les deux épreuves citées. Enfin, le lancer de javelot et celui de disque reviennent à peu près à la même chose : effectuer un lancer en espérant que l’angle donné lors du mouvement soit le meilleur possible. Seul le fait de lancer après une course ou en position statique différencie ces deux épreuves. Sans être loupée, l’athlétisme est certainement l’activité de la galette qui représente le moins d’intérêt ludique. Elle n’est pas mauvaise pour autant et peu même offrir quelques bons moments à plusieurs, le challenge jouant alors le moteur de l’intérêt.

Boxe et Bowling




La boxe pour sa part est plutôt un classique du genre. Kinect permet une reconnaissance des coups et des positions très correcte, à condition de ne pas être un boxeur et d’user de sa rapidité. Dans ce dernier cas, tous les coups ne sont pas retranscrits et la reconnaissance devient approximative. Pour jouer dans des conditions optimales, il suffit de se placer devant l’accessoire et de donner des coups avec dynamisme sans aller trop vite. Directs, crochets, uppercuts, gardes haute et basse, le minimum syndical est assuré pour parer et attaquer. Il faut bien l’avouer, pour le commun des joueurs, ce sport servira surtout de défouloir. Fort amusant en un contre un, il permet de passer de bons moments. Quelques subtilités ont aussi été ajoutées, dont un système d’étoiles à frapper pour essayer de reprendre ses esprits après avoir été sonné, la gestion du KO technique ou encore l’intégration d’une jauge de puissance. Cette dernière se remplit en parant successivement plusieurs coups portés par l’adversaire. Elle permet surtout d’accumuler de la puissance pour contre-attaquer avec plus d’impact. Le tout reste tout de même très simplifié, ce qui n’est pas plus mal pour les joueurs casual qui pourront s’amuser sans trop se prendre la tête, et ce même si certaines situations sont un peu aberrantes, à commencer par certaines attaques qui ne touchent pas pour on ne sait quelle raison.

Le bowling fait lui aussi partie des classiques du genre et nous sommes ravis qu’il soit présent sur cette galette. Plus posé que les autres sports, il est aussi celui qui offre la meilleure précision. A vrai dire, on se croirait vraiment sur une piste au bowling du coin, le poids de la boule en moins. On se déplace un peu vers la gauche ou la droite pour ajuster notre position, on simule le fait de prendre une boule et celui de la lancer. Les mouvements sont extrêmement bien retranscrits, les lancers peuvent variés, les strikes ne sortent pas systématiquement (même si nous avons réussi à en enchaîner huit à la suite) et il est même possible de rajouter de l’effet à ses boules (moins évident à réaliser). L’activité demande un minimum de concentration et on se prend rapidement au jeu. Classique mais diablement efficace comme on dit !

Volley, Football et Tennis de table




Le volley-ball s’avère lui aussi très appréciable. Malgré le sentiment d’être sur-assisté, les déplacements étant automatisés, on arrive à rentrer dans la partie instantanément et à prendre plaisir à passer le ballon à son partenaire, à le récupérer à l’arrière, à aller contrer au filet après un petit saut ou encore à smasher au filet. L’essentiel est là pour passer quelques bonnes parties, notamment avec un ami en local. Aussi simpliste soit-il, le système satisfera assurément les plus jeunes et les moins exigeants, tandis que certains pesteront contre le fait de n’avoir à contrôler que la direction et la puissance lors des contacts sans pouvoir véritablement placer le ballon là où ils le souhaiteraient.

Le football pour sa part divisera assurément les foules. En effet, le joueur incarne divers footballeurs de son équipe selon les situations qui ne sont pas bien nombreuses. A l’attaque, il suffit généralement de frapper le ballon en essayant de le placer approximativement là où l’on souhaite avec son pied. Cela vaut aussi pour les têtes sur corner notamment. En situation offensive, dans la peau d’un passeur, il suffit de bouger la jambe dans l’une des directions indiquées pour faire une passe, c’est aussi simple que ça. Deux à trois passes suffisent pour remonter le terrain et se trouver en position de tir. En défense, le choix de la direction s’offre à soi. Il suffit simplement de se déplacer à droite ou à gauche pour tenter de couper la trajectoire de la balle. Enfin, dans la situation du gardien, un petit repère visuel indique le point d’impact du ballon, le but étant simplement de mettre une partie de son corps sur la trajectoire pour éviter qu’il n’arrive à toucher les filets. Le rythme est forcément haché menu vu le système implanté, mais nul doute que certains apprécieront mimer le fait de taper dans un ballon ou de se prendre pour un Hugo Lloris (même si dans les faits on se comporte plus comme un gardien de hand que de foot).

Le dernier sport non abordé est le tennis de table. Le concept est des plus simples, on choisit avec quelle main on souhaite jouer et celle-ci devient la raquette. Balles liftées, coupées, smashes, revers et coups droits, les gestes sont bien retranscrits et l’activité est fort plaisante à jouer. Les casual gamers seront en plus ravis de constater qu’il y a une certaine assistance faisant en sorte que le joueur relance à chaque fois sur la table et non à côté. La technique n’est donc pas forcément de mise mais les quelques variantes des coups, avec ou sans force de surcroît, permettent d’avoir une approche un poil plus pointue entre habitués de ping-pong. La précision n’est pas sans reproche, mais elle s’en tire tellement bien qu’il est inutile de cracher dans la soupe.

Joue, partage et rigole




Dans tous les cas, pour démarrer un jeu, il suffit de passer la main au-dessus de sa tête et on a toujours quelques instants de liberté pour « taper la pose » ou du moins s’amuser à voir à quel point la retranscription de ses mouvements par l’avatar est bien faite. Quelques bugs de collision, de reconnaissance (des sauts reconnus avec une flexion sans sauter, etc.) et autres soucis de physique peuvent survenir, mais c’est plus amusant que gênant en règle générale. Kinect étant avant tout une caméra, les développeurs ont intégré un petit système de capture de vidéos qui permet de retrouver ses meilleurs moments en fin de partie. On a souvent l’air ridicule, mais c’est fun, surtout qu’il est possible de les récupérer/partager avec ses amis en les sauvegardant via KinectShare.com. Niveau graphismes, on sait que la Xbox 360 est capable de bien mieux… En vulgarisant, disons que l’on a le droit à du Wii Sports en HD.

Après, ce n’est pas mal fait du tout et ça reste même agréable à l’œil avec quelques textures bien senties ci et là et un rendu relativement propre à quelques détails près. La bande sonore en revanche est des plus satisfaisantes. Les célébrations sont accompagnées de véritables tubes du moment, de quoi mettre dans l’ambiance. La voix française est pour sa part très convenable. Tant que nous y sommes dans les points forts du jeu, il faut admettre que les mini-jeux, avec leurs variantes des sports, offrent à la fois de bons moments et du challenge pour ceux qui désirent toujours améliorer leur score (tout en débloquant certains succès). Le titre intégrant un système basique de point d’expérience, il faut passer quelques heures (durée variable selon son habileté) pour atteindre le niveau 50. Le jeu en ligne, quant à lui, s’est avéré stable durant nos multiples parties avec principalement des joueurs américains, ce qui nous a réconforté sur le soin apporté, la recherche d’adversaire étant en plus relativement rapide.

Il est possible d’activer ou non le tchat vocal via Kinect. Lorsqu’il est actif, cela permet de jouer tout en discutant, ce qui assure de bons moments de complicité ou de franches rigolades pour peu que l’on tombe bien. Dans le cas inverse, mieux vaut encore le couper. Le mode Fête assure lui aussi l’essentiel et s’en tire très bien dans le cadre de parties rapides entre amis. Toutefois, le jeu dans son ensemble est dédié à des parties de trente minutes à une heure environ, le temps d’en faire un peu le tour avant de passer à autre chose, sans compter que le corps travaille et qu’il n’est jamais bon de taper dans le vide sans aucune résistance (risques de tendinites). Une dernière note pour finir sur l’intelligence artificielle qui est adaptable selon les profils de joueurs. Les plus jeunes resteront en mode débutant pour avoir une chance de gagner, les adultes monteront au niveau supérieur ou jusqu’en pro pour avoir un peu de challenge. Les plus courageux opteront quant à eux pour le mode champion. Attention toutefois, dans ce dernier l’I.A. ne que très peu d’erreur, le challenge est donc plutôt relevé.

Point complet
Loin d’être exempt de défauts, Kinect Sports assure finalement l’essentiel. Il permet de divertir et reste un bon choix pour passer une bonne soirée avec des amis ou de la famille en local. Il est tout aussi intéressant en ligne, les parties étant plutôt stables. Quelques fonctionnalités comme le système des vidéos des moments forts ajoutent des petits plus appréciables. Les mini-jeux apportent une touche de fun supplémentaire tout en induisant un certain challenge lié à la recherche des high scores. En solo, le titre reste plaisant pour une partie ou deux, plusieurs modes de difficulté ayant été intégrés pour que chacun trouve un challenge à sa mesure. On regrette cependant que la navigation dans les menus soit un peu lourde et non optimale, que certains sports souffrent des soucis liés à la latence (de légère à prononcée selon les activités) entre l’exécution des mouvements et leurs retranscriptions, ou encore que quelques bugs soient visibles ci et là. Enfin, l’avatar bouge bien, reproduit nos mouvements et le plaisir est là tant qu’on accepte le fait de jouer à un titre purement casual. Alors pourquoi s’en priver ?

On a adoré :
+ Plusieurs difficultés
+ Jeu en ligne stable
+ Le tchat vocal
+ Les moments forts en vidéo
+ Reconnaissance plutôt bonne
+ Bande sonore soignée
+ Le jeu à plusieurs
+ Les mini-jeux
+ Très accessible…
On n'a pas aimé :
- Mais gameplay très simpliste
- Quelques bugs
- Contenu assez léger
- Plus ou moins de latence
- Navigation (menus) un peu lourde


Consulter les commentaires Article publié le 10/11/2010 par Vincent P.



 
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