Test Jurassic World Evolution - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Jurassic World Evolution



Genre
Stratégie
Statut
En développement
Date de sortie
  12.06.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
59,99 €

Annoncé par surprise à la "conférence" de Microsoft lors de la Gamescom 2017 à l'aide d'un trailer en CG, Jurassic World Evolution, développé par Frontier, s'est montré au compte-gouttes à travers diverses vidéos. Ces dernières annonçaient un jeu de gestion visuellement fidèle à l'univers de Jurassic Park. Déjà disponible en téléchargement, le jeu arrivera le 3 juillet prochain en boîte. Reste à savoir si la vie a trouvé son chemin, une fois de plus !

Il est bon mon dino, il est bon !



Il n'y a pas à dire, commencer par un menu accompagné par la musique de John Williams a quelque chose qui nous transporte dès le départ dans l'ambiance. Très sommaire, la seule proposition de jeu est ici "Nouvelle partie", qui est accompagnée de "Continuer la partie" si elle a déjà été démarrée auparavant. Puisqu'il s'agit plus ou moins d'un reboot de Jurassic Park Operation Genesis, sorti en 2003, on remarque dès le départ qu'il n’y a pas besoin de sélectionner un mode de jeu en particulier (pour rappel, Operation Genesis permettait soit de créer un parc à l'instar de ce qui a été fait sur Isla Nublar, soit de créer une réserve à la manière de Isla Sorna dans Le Monde Perdu). Malheureusement, cela ne s'arrête pas ici. En effet, là où Operation Genesis permettait de jouer sur des maps générées aléatoirement, dans Jurassic World Evolution, vous êtes limité par la forme du terrain et à une portion de chacune des six îles disponibles : Isla Nublar et Las Cinco Muertes. Pour s'enfoncer un peu plus dans les points négatifs, ne vous attendez pas à voir de cycle jour/nuit. Chaque île dispose de son propre cadre météorologique et de son heure fixe dans la journée. Vous trouverez donc une île de jour, de soir, de nuit, présentant des pluies, des tempêtes, des tornades. Le système météo est intéressant mais relativement limité en comparaison avec Operation Genesis qui permettait de gérer les prévisions deux mois à l'avance, afin d'agir en fonction de la pluie, la tempête, la tornade ou même la sécheresse. Un peu dommage… Après avoir lancé une nouvelle partie, vous vous retrouvez après une courte cinématique d'introduction sur votre première île, lâché dans le jeu sans plus tarder ! Rassurez-vous toutefois, le titre vous tient par la main pour avancer !

Votre premier parc est déjà presque installé, l'entrée est toujours prédéfinie et vous vous rendrez vite compte de la taille de la zone dont vous disposez pour votre première mission. Elle consiste et consistera pour chaque île à créer un parc trois étoiles pour débloquer l'île suivante (excepté Isla Nublar se débloquant dès que vous aurez atteint quatre étoiles avec l'un de vos parcs). Chaque nouvelle île représente de nouveaux défis (missions et météo) mais aussi et surtout de nouveaux éléments à débloquer ! En effet, si nous sommes malheureusement limités à six îles au cours de notre partie, il est en revanche tout à fait possible de voyager d'une île à l'autre pour revenir terminer un parc ou le réaménager suite au déverrouillage de nouveaux éléments. Le but est de créer un parc permettant aux visiteurs d'être satisfaits et aux dinosaures d'avoir le confort nécessaire, le tout en présentant une grande diversité d'espèces, séparant ainsi deux notes de cinq étoiles, la moyenne des deux représentant la note de votre parc. Au départ, vous n'aurez qu'une ou deux espèces disponibles et il vous faudra un centre d'expédition pour envoyer vos chercheurs sur les sites de fouilles disponibles. A cela, il faut ajouter un centre des fossiles pour en extraire l'ADN afin d'augmenter le pourcentage du génome de votre futur dinosaure.

Vous aurez besoin d'au moins 50% du génome pour incuber votre nouveau dinosaure, les pourcentages suivants permettant de faire fonctionner votre centre de recherche. Ce dernier vous apportera des modifications génétiques pour changer la couleur de vos animaux ou les rendre plus résistants, agressifs, augmenter leur espérance de vie, etc. A contrario de Jurassic Park Operation Genesis, vous déverrouillerez de nouveaux sites de fouille en voyageant sur d'autres îles pour y remplir les missions demandées. Créer un nouveau centre d'expédition permettra non seulement d'obtenir plus d'équipe à envoyer à travers le monde pour récupérer des fossiles, mais aussi d'accéder à de nouveaux sites de fouille où de nouveaux dinosaures seront accessibles. Dans Operation Genesis, chaque étoile gagnée permettait d'obtenir un nouveau site de fouille, limitant donc à cinq le nombre de sites déblocables en même temps, là où Jurassic World Evolution n'impose aucune limite que celle de votre progression dans votre partie. Une excellente chose donc !

Ca coûte cher ces petites bêtes

Afin de permettre un bon système de progression, tout en apportant une autre façon de gagner de l'argent dans le jeu afin de vous faire avancer, trois divisions vous sont présentées afin de réaliser différentes missions pour augmenter votre réputation auprès de chacune d'elles. La division sécurité vous demandera souvent de créer, trouver des fossiles ou faire combattre des dinosaures dangereux. La division science se concentrera sur la recherche de vaccins et autres modifications génétiques, demandant de soigner ou incuber des dinosaures génétiquement modifiés afin de les étudier. Enfin, la division divertissement met en avant le public et le gain d'argent, faisant des dinosaures un profit à travers attractions, prises de photos, découvertes de nouveaux dinosaures, etc. Si chacune de ces divisions propose au départ des contrats un peu ciblés, très vite on se rend compte que certaines missions sont communes aux trois, comme "faire X$ de chiffres d'affaires par minute", "terminer le génome d'un nouveau dinosaure à 80%", etc. Toutefois, à force d'évoluer en remplissant des contrats dans chaque division, notre réputation augmente jusqu'à atteindre un certain palier prédéfini par un élément à débloquer (nouveau gène de pigmentation de la peau des dinosaures, nouvelle modification génétique, nouveau bâtiment d'opération, nouveau bâtiment de confort des visiteurs...). Sur ces paliers, un niveau bien défini correspond à la mission de la division propre à l'île sur laquelle vous vous trouvez. Par exemple, la division science nous demande lors d'une mission d'accueillir deux dinosaures malades et de les faire survivre le temps de rechercher un vaccin. En récompense, le vaccin est déverrouillé et vous obtenez deux dinosaures inédits jusqu'à ce qu'ils meurent, augmentant ainsi la diversité de dinosaures dans votre parc. Tout ceci vous permet donc de gagner de l'argent, certains contrats rapportant 300 000$ et une mission réussie 1,5 à 2 millions de $, vous aidant dans le développement de votre parc pour le bien être de vos visiteurs et de vos dinosaures, car oui, il s'agit là de vos priorités et les débuts sont toujours assez laborieux !

L'entrée de votre parc et le terrain étant bien définis, vous devrez vous adapter et construire votre parc en conséquence. Ainsi, vous disposez d'un budget à l'arrivée sur une île, qui différera en fonction de l'île sur laquelle vous vous trouvez. Si vous avez toujours quelques millions pour faire évoluer vos installations en temps normal, une des îles, par exemple, vous fait partir avec un compteur dans le négatif, vous forçant à détruire des bâtiments pour regagner de l'argent. Il existe de nombreuses façons de gagner de l'argent et les principales restent le fait de remplir un contrat et l'expédition sur un site de fouille. En effet, dans le premier cas, certains contrats vous apporteront de l'argent sans avoir de frais particuliers ("passer dix minutes sans qu'un visiteur soit tué par un carnivore" par exemple) et, dans le second, une expédition sur un site de fouille coûte de l'argent, parfois plus de 100 000$, mais vous permet de découvrir non seulement des fossiles de dinosaures indispensables pour créer de nouvelles espèces, mais aussi des métaux précieux ou des fossiles ne comportant aucune trace d'ADN à extraire (comme des œufs fossilisés par exemple) que l'on peut vendre pour quelques dizaines, voire centaines de milliers de $. Ainsi la création de votre parc se fera doucement et vous aurez à disposition de nombreuses informations pour savoir ce qu'il vous faudrait améliorer pour rentabiliser vos recherches et la création de vos animaux. D'une simple pression sur X, vous accédez au menu très chargé de tout ce qu'il faut gérer dans les coulisses, à savoir : l'envoi d'équipe sur les sites de fouille, extraction et vente de fossiles, le lancement de recherches pour de nouveaux bâtiments, nouveaux vaccins, modifications génétiques, attractions, bonus de structure (sur lesquels on reviendra plus tard), signature de contrats des trois divisions, missions des trois divisions, voyage d'île en île, chiffres d'affaires par minute, banque de données, etc.

Dans ces banques de données vous aurez de nombreuses informations sur chaque espèce de dinosaures parmi les 42 disponibles mais aussi sur les différents personnages des films et sur ceux du jeu, créés spécialement pour l'occasion. Ceux-ci vous accompagnent d'ailleurs pendant toute votre campagne, chacun ayant une personnalité bien définie. On retrouve avec plaisir Ian Malcolm (en VO, directement joué par Jeff Goldblum, et en VF avec sa voix de Independance Day et non celle de Richard Darbois, même si le travail est bien fait) ou le Dr Henri Wu, créateur de l'Indominus Rex dans le film Jurassic World. Un bel approfondissement des personnages qui se fait aussi par ailleurs lors de conversations récupérées dans la banque de données, le tout se déverrouillant en jouant. Autre point important de la gestion : les infrastructures. En effet, chaque bâtiment se doit d'avoir son apport en électricité pour fonctionner, ce qui force les joueurs à créer des centrales électriques et donc occuper une certaine partie du terrain à autre chose qu'accueillir un nouvel enclos. Ces centrales seront donc reliées à des câbles jusqu'au pilonne pouvant distribuer de l'électricité à un certain nombre de bâtiments. Il vous faudra aussi impérativement des équipes d'intervention aériennes et terrestres afin de réapprovisionner sous ordre les mangeoires des animaux, administrer des sédatifs en cas de sujet hors confinement, soigner les animaux, etc.

Jurassic « Disney » World



Ces deux véhicules sous tous les deux pilotables. A notre grande surprise, la jeep offre de très bonnes sensations ! On ressent beaucoup le poids du véhicule et, lors de fortes pluies, le sol glisse et entraîne le véhicule lors des virages. De même, lors des passages dans des points d'eau, le véhicule se voit extrêmement ralenti. Une belle réussite ! D'une pression sur Y lors du pilotage d'une jeep ou d'un hélicoptère, on passe en mode tireur. La jeep nous permettra de soigner les dinosaures tandis que l'hélicoptère pourra les endormir. Il faudra toutefois prendre en considération qu'une fléchette est bien moins rapide qu'une balle et donc plus soumise à la gravité. S'il n'est pas forcément difficile de toucher un Tyrannosaure en fuite de par sa taille, il faudra tout de même lui administrer trois doses pour le voir s'écrouler. Lorsqu'une meute de Vélociraptor s'échappe, on aurait presque tendance à laisser faire l'intelligence artificielle. D'ailleurs, il est tout à fait possible, via des bonus de structure, d'améliorer la précision et la vitesse de rechargement des deux véhicules, en échange d'une consommation supérieure en électricité et d'une certaine somme pour l'installation de cet ajout au bâtiment.

Toujours dans les infrastructures, les touristes disposent d'énormément de choses pour se divertir. Du restaurant au bowling, en passant par le fast-food, la boutique de souvenir ou la salle d'arcade, chacun des bâtiments dispose de trois choix augmentant le prix nécessaire pour le faire fonctionner. Ainsi, si dans un fast-food vous optez pour la vente d'encas, cela ne vous coûtera que 2$. Mais vous pourrez monter le prix à 20$ si vous souhaitez vendre un vrai repas. C'est alors que vous verrez en fonction de la densité de visiteurs dans la zone, combien entre dans votre restaurant. Plus vous avez d'hôtels à proximité, plus vos commerces nécessiteront d'employés pour accueillir des visiteurs. Bien évidemment, un employé n'est pas gratuit et l'augmentation d'employés vous forcera à monter les prix de vente jusqu'à trouver un juste milieu pour que les visiteurs viennent, mais aussi pour que les vendeurs estiment que leurs bénéfices sont satisfaisants. En appuyant sur Y vous pourrez observer une vue schématique du plan de votre île avec le placement en temps réel de chacune de vos structures, équipes et de vos dinosaures.

Il est dommage que l'option inférieure du menu n'ait pas de raccourci car elle permet d'accéder rapidement à un menu qui nous donne toutes les informations concernant la satisfaction des visiteurs quant à leur envie de manger, boire, s'amuser, offrir des cadeaux, etc., ainsi que les zones où les dinosaures sont visibles pour les visiteurs. Certaines zones bougent, comme le monorail ou les gyrosphères dont vous êtes totalement maître en ce qui concerne la définition du parcours qu'ils doivent faire, vous permettant donc de créer le chemin voulu, les stations de train désirées pour que les visiteurs soient satisfaits de la possibilité d'accéder à une portion bien spécifique de l'île. Seule ombre au tableau, les visiteurs ne viennent pas vraiment de l'entrée. Il faut savoir que vos visiteurs sortiront directement d'une attraction comme si vous les installiez avec, et il vous sera impossible, à contrario de Jurassic Park Operation Genesis, de savoir ce que pense individuellement vos visiteurs ou même d'en suivre un en particulier de son arrivée dans le parc à son départ. Dommage.

Parc tout confort, taux de décès indéterminé

Le confort des visiteurs est un point important mais un autre d'autant plus essentiel est le confort des dinosaures ! En effet, chaque espèce dispose de ses propres critères : la santé, regroupant la faim et la soif, l'environnement séparé en deux parties que sont la prairie et la forêt, la population et l'interaction, ces trois dernières agissant sur le confort de l'animal. Si les critères ne sont pas respectés, le dinosaure va se sentir dans une situation d'inconfort et tenter de s'échapper en détruisant la clôture. C'est souvent le mixe "interaction" et "population" qui peut poser problème dans les grands enclos d'herbivores car l'interaction est un point demandant de créer plusieurs individus d'une même espèce, et la population est une zone minimum et maximum à respecter considérant le nombre d'individus dans un troupeau. Si on peut croire qu'un herbivore ne fera pas beaucoup de dégâts, c'est en le voyant charger dans la foule que l'on se rend vite compte qu'il n'est pas à négliger et peut-être même à mettre en priorité dans les animaux à cibler ! Les Vélociraptors, pour prendre l'exemple d'un carnivore, sont en revanche très vite en situation d'inconfort. Passer sous la barre des 80%, c'est voir le groupe détruire l'enclos et s'échapper dans le parc pour tuer tous les visiteurs gênants. Comme si cela ne suffisait pas, vous devrez aussi gérer les problèmes extérieurs, à savoir les tempêtes et les sabotages. Dans les deux cas, il s'agit d'une panne du parc au meilleur des cas et, au pire des cas, de l'ouverture des portes de tous les enclos simultanément, voire de la destruction des clôtures en cas de tornade. Dans un cas comme dans l'autre, à l'exception de la tornade, ce sont les équipes terrestres qui peuvent redémarrer les centrales électriques ou contrecarrer les sabotages. Avec de la chance, vous aurez été assez réactif ou/et le centre d'intervention se trouvera proche des enclos les plus dangereux, permettant ainsi d'empêcher les prédateurs de sortir. Le plus important reste d'alerter les civils pour qu'ils se réfugient dans un abri pouvant accueillir un nombre limité de visiteurs.

Si tout ceci vous paraît complexe, vous avez raison. Si tout ceci vous paraît compliqué, détrompez-vous. Jurassic World Evolution est complexe dans sa construction car de très nombreux éléments sont à prendre en compte lors de la gestion de votre parc, mais vous êtes sans cesse tenu par la main grâce aux notifications en haut de l'écran vous précisant grâce à une icône si vous avez un dinosaure en attente dans un centre d'incubation, si un dinosaure est une menace pour les visiteurs, si un bâtiment n'a pas accès à l'électricité ou n'est pas relié au chemin... Des contrats vous sont même proposés régulièrement et spontanément, vous êtes libre de les accepter ou non. Les raccourcis avec X et Y menant respectivement aux menus de gestion de recherche et au plan de l'île sont une grande aide pour se déplacer rapidement et lancer de nouvelles recherches qui prennent entre deux et sept minutes...

Il y a toujours quelque chose à faire et, quand enfin vous avez le temps de vous reposer pour regarder vos dinosaures, vous profitez de l'instant si bien qu'il passe très vite et que vous aurez à nouveau de nouvelles choses à gérer mais toujours avec plaisir. Toujours car même lors d'une situation de crise, comme un groupe de dinosaures qui s'échappe dans le parc, vous verrez votre note chuter petit à petit… Si cet élément aurait pu être frustrant et très pénalisant en cas de morts de visiteurs, il n'en est finalement rien. D'un certain côté, c'est presque dommage et de l'autre, on se trouve déjà tellement occupé à tout gérer en même temps, que pénaliser le joueur pour le décès d'un visiteur aurait pu s'avérer frustrant. On regrette alors simplement l'absence d'un niveau de difficulté qui aurait pu prendre ces critères en compte, en espérant qu'une future mise à jour le permette pour les joueurs recherchant un peu plus de défi ! De même, les jeeps et gyrosphères ne se font pas attaquer par les animaux. Au pire des cas, vous pourrez être poussé par un dinosaure mais contrairement à Operation Genesis, il vous sera impossible d'écraser ou foncer dans un dinosaure, lui infligeant ainsi des dégâts, au même titre qu'il ne vous en infligera pas. C'est encore plus regrettable de s'apercevoir que n'importe quoi peut vous repousser avec la même force, y compris une chèvre qui tente de s'enfuir. A savoir que sauter avec une jeep et la voir se retourner ne sera que synonyme de la voir se remettre elle-même sur ses roues, vous faisant toutefois lâcher le mode de pilotage manuel, mais ce n'est finalement pas pénalisant puisque le véhicule ne subit aucun dégât et que vos équipes ne peuvent être dévorées. Les grands carnivores semblent pourtant charger le véhicule comme s'ils pouvaient l'attaquer, ce qui correspondrait bien à la dernière image du trailer de la Gamescom 2017 dans laquelle un T-Rex rugissait, la patte sur une jeep de l'équipe d'intervention. Il n'y a plus qu'à espérer qu'une mise à jour viendra régler ce "problème" avant la sortie du jeu en boîte (le 3 juillet, on le rappelle).

Regarde moi cette écaille, elle est tout fraîche !



Pour terminer, nous nous devons de clore sur une note très positive : l'univers de Jurassic Park et Jurassic World est complètement respecté ! Testé sur Xbox One X, visuellement, le jeu est absolument magnifique. Les modélisations des dinosaures sont sensationnelles et criantes de vérité, si bien que l'on se prend souvent à contempler les détails comme chaque écaille d'un dinosaure non seulement superbement modélisée mais en plus de cela, terriblement bien animée ! Seul point noir concernant les animations, les grands et moyens carnivores disposent majoritairement des mêmes animations. On retrouvera celle du flair, lorsqu'il tourne la tête, lorsqu'il mange, boit, chasse, etc. C'est d'autant plus regrettable quand on se rend compte que lors d'un combat, le finish ne change pas selon l'espèce de dinosaure ou la taille, à l'exception des différents genres (tricératopsidés, moyens et grands carnivores...). Cela ne dérange pas particulièrement, mais visuellement, l'animation de finish des carnivores entre eux ne fonctionne pas toujours et crée des bugs de collisions entre les deux dinosaures. Les animations manquent aussi parfois de fluidité entre elles. On remarque assez vite que les carnivores qui chassent se placent toujours derrière la chèvre ou l'autre dinosaure, et un temps de pause est très marqué avant que le carnivore ne voit son animation lancée, alors qu'il aurait été tellement plus cool que tout s'enchaîne rapidement et naturellement.

C'est dommage mais toujours excusable, surtout que le jeu fourmille de détails et que ces petits soucis ne nuisent pas à l'expérience, ni même au plaisir d'observer les dinosaures. L'herbe est elle aussi très bien rendue lors des zooms vers les dinosaures et on peut la voir bouger au vent, se plier sous les pattes des animaux ou sous les roues des véhicules, créer des ondes à cause d'un hélicoptère volant au-dessus... L'eau offre un superbe effet avec de beaux reflets, tout comme la lumière. Le cadre est paradisiaque et prendre des photos est un vrai régal sur ce jeu ! En termes de musique, la majorité ont été créées pour le jeu et sont inédites. Seule la première musique au menu provient des films, mais rassurez-vous, les musiques du jeu ont totalement réussi à capter l'essence des soundtracks de John Williams pour recréer l'esprit Jurassic Park et émerveiller constamment, en plus de détendre le joueur ou le maintenir en alerte en cas de danger, sans pour autant l'agresser avec des musiques constantes et répétitives. Une pure réussite, d'autant plus quand elles sont couplées aux sons fidèles des films. Entendre le hurlement culte d'un Tyrannosaure a quelque chose de vraiment glorieux et grisant !
Article rédigé par Anthony / Grievous32


L’avis perso de Grievous32 // Sous le charme...

J'ai immédiatement été hypé par l'annonce à la Gamescom 2017, c'est d'ailleurs ce qui a sauvé cette "conférence" l'année dernière. Les premières vidéos de gameplay m'ont de suite rassuré et donné envie de mettre les mains sur le jeu et maintenant que c'est fait, je ne peux que le conseiller ! En tant que fan des films de la saga Jurassic (sauf Jurassic Park III, parce que bon sang, tuer le Tyrannosaure, sérieusement ?), c'est un véritable plaisir que d'avoir eu la possibilité de créer mon propre parc avec un tel niveau graphique, mon Dieu... Je prends énormément de plaisir à gérer chaque chose dans mon parc et j'en viens presque à regretter quelques features comme mettre son parc en partage pour que d'autres joueurs puissent le visiter dans une vue subjective ou encore ne pas être limité à piloter une jeep et un hélicoptère mais aussi pouvoir contrôler un membre à part entière de l'équipe d'intervention en TPS pour créer un jeu dans le jeu et s'offrir une séance chasse aux dinosaures dans un parc saboté où certains animaux sont sortis de leur enclos. Ce serait un rêve ! Mais trêve d'imagination, le jeu est excellent de bout en bout, seule sa difficulté manque à l'appel et même si le titre est hyper plaisant, justement parce qu'il n'est jamais punitif, on aurait apprécié avoir la possibilité de le rendre plus punitif en cas de morts d'un visiteur, d'autant que généralement quand un dinosaure s'échappe, on a rarement qu'un seul mort à déplorer ! Autant dire qu'à chaque mise à jour, je reviendrai avec plaisir sur ce titre pour créer de nouveaux dinos ou changer mes parcs pour les rendre encore plus cools ! Vous aimez les dinosaures ? Vous voulez un jeu détente à 300% ? Ne cherchez pas plus loin, foncez !


Point complet
Jurassic World Evolution est un jeu de gestion très accessible pour peu qu'on prenne le temps de réfléchir à la façon de gérer son parc avant d'avoir suffisamment de revenus par minute pour dépenser sans compter ! Le jeu flatte clairement la rétine avec des animations hyper propres et des modélisations exemplaires couplées à des sons fidèles tout droit sortis des films. Il faut y ajouter une bande originale inédite s'inspirant des thèmes du grand John Williams pour offrir une expérience visuelle et sonore qui réjouira même les non-fans de la licence. La gestion est très complète, la recherche de fossile, la création des bâtiments et enclos, le pilotage manuel des véhicules... tout ceci ressort tout droit de 2003 avec Jurassic Parc Operation Genesis. A cela viennent s'ajouter les contrats, les sabotages, la recherche génétique, le déverrouillage de bâtiments et attractions, ainsi que la présence des trois divisions (sécurité, science et divertissement) apportant des missions inédites et variées. Bref, ce sont de très bonnes idées qui laissent constamment le joueur avec quelque chose à faire et donnent clairement envie de progresser pour créer son expérience ultime du plus grand et beau parc de dinosaures jamais conçu. C'est à la fin de la création de ce parc que l'on prend ensuite plaisir à visiter chaque enclos pour observer ses majestueuses créatures. C’est d’autant plus vrai que le jeu ne se veut pas difficile. Bien que cela soit dommage pour les joueurs à la recherche de défis, il n'en reste pas moins que cela apporte un plaisir constant sur le jeu, c'est là le plus important. Comme le Dr Malcolm l'a dit, la vie ne peut être contenue, la vie prend le large, la vie trouve toujours un chemin, et Jurassic World Evolution a trouvé son chemin !

On a adoré :
Magnifique !
Les musiques excellentes
On ne se demande jamais quoi faire
Les contrats
Le système de progression
42 espèces et d'autres à venir !
Piloter les véhicules
Jamais punitif, ni frustrant
Très contemplatif
La modification du terrain à volonté...
On n'a pas aimé :
Mais seulement 6 îles
Les véhicules ne sont jamais attaqués
Le placement des bâtiments est parfois casse tête
Trop d'animations copiées/collées
Pas d'option pour augmenter la difficulté


Consulter les commentaires Article publié le 25/06/2018 par Vincent P.


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