Test Iron Sky Invasion - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Iron Sky : Invasion



Développeur
Reality Pump
Genre
Action
Statut
En développement
Date de sortie
  2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Aviation

Les jeux tirés de licences cinématographiques, on commence à connaître. Chaque blockbuster ou presque a droit à son adaptation, dont les résultats sont bien souvent, sans forcément généraliser, médiocres. Aujourd'hui, l'adaptation en question ne concerne non pas un film à gros budget ou une saga connue, mais bel et bien un nanar de série B que l'on regarde avec un plaisir coupable. Si le film Iron Sky ne vole pas haut, il est esthétiquement réussi compte tenu de son budget réduit, et il procure des moments assez délirants. Mais qu'en est-il du jeu ?

Ambition démesurée




On peut dire que le studio Reality Pump passe du coq à l'âne : de Two Worlds à Iron Sky Invasion, le gouffre est important. Mais d’après ses premières déclarations, il ne manque pas d'ambition : on parle de gameplay avant-gardiste, de combat spatial, de gestion de ressources et d'éléments de jeu de rôle. Si ces éléments sont effectivement présents dans le jeu, ils sont, disons-le clairement, ultra basiques. Dans Iron Sky, les nazis sont de retour. Planqués sur la lune, ils ont attendu le bon moment pour contre-attaquer. Ils se sont préparés, disposant d'une flotte spatiale de haute volée. Vous, jeune pilote, et après un rapide tutorial allant à l'essentiel, allez gravir les échelons et tenter de sauver les confédérations. Nous avons donc affaire à un jeu de combat spatial orienté arcade. Si votre premier vaisseau manque de puissance, les choses s'arrangent rapidement lorsque vous mettez la main sur un Xerg, récupéré à la base coréenne que vous venez de défendre. A vous les joies des missiles à tête chercheuse et d'une cadence de tir supérieure. Globalement, les attaques sont assez similaires suivant le vaisseau utilisé. Sachez qu'il est possible, via les bases spatiales et si le scénario vous l'autorise, de changer de vaisseau à tout moment. Ces bases permettent également de recharger vos missiles ou d'améliorer vos véhicules.

Des pièces récupérées dans l'espace, après avoir détruit un ennemi, peuvent être revendues afin de grappiller quelques centaines de dollars, avant de les investir dans des améliorations (bouclier, moteur, portée du scan, laser, missiles). On peut donc augmenter ses munitions et leur puissance. Le gameplay, bien qu’orienté arcade, propose quelques subtilités. Outre une vue interne, qui consiste simplement à faire disparaître le vaisseau de l'écran, il existe un côté stratégique dans votre approche du conflit. Votre vaisseau dispose d'une certaine quantité d'énergie, rechargeable progressivement. Cette énergie peut être transférée dans les boucliers, les moteurs, ou la puissance de tir, afin de les améliorer. Suivant les circonstances, il sera donc préférable d'activer ses boucliers, sous le feu de l'ennemi par exemple, puis d'envoyer l'énergie vers la puissance de tir afin de pulvériser un boss. Enfin, un petit coup dans le boost permettra de se sortir d'une situation délicate. Sans être exceptionnelles, ces possibilités sont vraiment appréciables et donnent au jeu un léger souffle, obligeant le joueur à ne pas faire n'importe quoi et à ne pas se lancer tête baissée dans l'action… Surtout que le jeu, sans être insurmontable, est parfois exigeant. La mort peut arriver rapidement, les one shots étant légion, en particulier face aux Zeppelin, indestructibles sans la bonne technique. Si les premiers Walkyrs sont simples à dégommer, les choses se corsent rapidement.

Vide intersidéral




Le soft est d'ailleurs assez long, certaines missions approchant l'heure de jeu. Un peu plus de 10 heures nous on été nécessaires pour en voir le bout. Concernant les armes, elles se rechargent automatiquement, exceptés les missiles, qu'on ira récupérer à la base ou en choppant des caisses traînant ça et là dans l'espace. Si un vaisseau nazi vous colle au train, un petit lâcher de fusée éclairante vous sortira de ce mauvais pas. Dommage que de nombreux combats soient trop mous pour vous empêcher de bailler, d'autant plus que la carte est vaste et les ennemis nombreux. Il faudra aider plusieurs factions (Corée, Russie, Inde) et veiller à ce que les ennemis n'atteignent pas la Terre, donnant un petit côté tower defense à l'ensemble. Les combats sont donc permanents et la map libre d'accès. Heureusement, il est possible de se déplacer très rapidement d'une zone à l'autre, et ce sans temps de chargement, histoire de ne pas casser le rythme. Vous passez en mode "hyper vitesse" pour aller défendre une faction dans un autre coin de l'espace. Les missions sont scénarisées, certains scripts sont présents, mais vous avez parfois la possibilité de gérer l'ordre des attaques. Dommage, encore une fois, que la plupart des combats soient mous et répétitifs. C’est la faute au peu de patate des armes, et à des ennemis manquant de vivacité avec en prime des réactions souvent similaires. Leur puissance de feu rattrape légèrement le tout. L'interface est très cheap, pour ne pas dire laide, les menus étant hyper basiques, tout comme le tableau de bord des missions.

Par contre, les cinématiques, présentant les acteurs du film, sont réussies et immersives, d'autant plus qu'elles s'intègrent directement au titre via une petite fenêtre. Les acteurs jouent le jeu, souvent de façon médiocre, comme dans le film, mais certains personnages ne manquent pas d'intérêt, comme la présidente des Etats-Unis, une improbable brune à lunettes au décolleté avantageux. Malheureusement, les dialogues du personnage que vous incarnez sont plutôt mauvais, mais surtout très mal joués. C’est en permanence sur-joué, ce qui est souvent désagréable, rappelant la voix horripilante du gamin que vous jouez dans le premier Zone of the Enders. Côté sonore, c'est plutôt bon, et les musiques patriotiques alternent avec les musiques de guerre nazies inspirées de "Die Wacht am Rhein". Les ennemis parlent allemand, avec un accent improbable certes, mais l'immersion est réussie, et c'est bien là le point fort du jeu, contrairement à ses graphismes. Tout est très basique et certains jeux spatiaux d'il y a une dizaine d'années sont clairement plus jolis. Le soft est certes fluide, heureusement étant donné le faible nombre d'objets à l'écran, mais mis à part la Terre en arrière-plan et quelques effets de lumière, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. La modélisation des vaisseaux est basique malgré certaines bonnes idées (un vaisseau nazi tirant un astéroïde pour l'envoyer sur Terre), les explosions sont moches et l'aliasing est très présent. Ces graphismes hyper basiques, couplés à la mollesse générale, donnent un côté soporifique à l'ensemble.

Point complet
Bien qu'il dispose d'idées sympathiques, concernant la gestion de son vaisseau, l’intégration des cinématiques ou celle des musiques, réussies au passage, Iron Sky Invasion est une déception. Les développeurs avaient beau être ambitieux, le résultat est loin des attentes, la faute à une mollesse généralisée et des graphismes ultra basiques. Facile à prendre en main, le jeu est malheureusement un peu trop long vu la répétitivité qu’il impose. Le manque de budget se fait clairement sentir. Un peu de diversité dans les objectifs et missions aurait été la bienvenue. Dommage, car le genre reste bien rare sur nos consoles.

On a adoré :
+ Genre rare sur nos consoles
+ Prise en main rapide
+ Cinématiques avec les acteurs du film
+ Aspect stratégique (gestion du vaisseau)
+ Musiques dans le ton
+ Aucun temps de chargement
+ L'espace, c'est super grand...
On n'a pas aimé :
- Mais super vide
- Graphismes basiques
- Aliasing très présent
- Missions répétitives…
- Et trop longues
- Mollesse des combats
- Peu de vaisseaux
- Voix du perso insupportable
- Explosions cheap
- Vendu trop cher


Consulter les commentaires Article publié le 16/06/2013 par Lionel B.



 
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