Test Inversion - jeux vidéo Xbox One

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Inversion



Développeur
Saber Interactive
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.07.2012
  05.06.2012
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
Thème
Futuriste
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
39,00 €

Repoussé à maintes reprises, Inversion, de Saber Interactive, est enfin de sortie. Jeu d’action à la troisième personne fortement inspiré de ses petits copains déjà sortis sur 360, le titre nous plonge dans une guerre entre de pauvres humains désemparés et les Lutadores, des envahisseurs sortis des tréfonds de la terre. Du déjà-vu, vous en conviendrez, mais les développeurs tentent d’ajouter un peu de piment à la recette, en nous proposant de jouer avec la gravité. Mais ces possibilités donneront-elles un intérêt suffisant au titre pour interpeller les joueurs ?

Début prometteur




Inversion est ce qu’on peut appeler un melting pot, un mélange d’idées empruntées (piquées ?) ça et là, auxquelles les développeurs ajoutent un ingrédient supplémentaire censé faire la différence. Tout commence alors que nous suivons David et Léo, partenaires de police dans leur ville qui semble tranquille. Alertés par un chauffard en sens inverse, dont David refuse de s’occuper (que voulez-vous, il doit acheter un cadeau d’anniversaire à sa fille), ils vont rapidement se rendre compte que tout dégénère. En effet, de mystérieux envahisseurs surgissent de sous terre et se mettent à faire feu sur la population et à détruire la ville. Certains humains, et principalement les enfants, sont enlevés. David va donc partir, avec son collègue, à la recherche de sa fille. Le scénario, léger, apportera plus de questions que de réponses, mais réservera de petites surprises. Dommage que les personnages principaux manquent autant de charisme, ce qui fait que certaines répliques tombent bien à plat. Il est de même curieux de voir à quel point David se moque du désastre qui se passe autour de lui, n’ayant qu’un seul objectif, celui de sauver sa fille. Une cinématique en est la preuve parfaite : les deux compères tombent sur de grandes cages enfermant des enfants… plutôt que de réfléchir à la situation, ou éventuellement à libérer les captifs, David, d’une agressivité totale, chope un môme en lui braillant « où est ma fille ? ». On sait que l’amour paternel est très fort, mais à ce niveau là, ça en serait presque troublant. Mais place à l’action désormais, car nous avons entre les mains un énième jeu d’action à la troisième personne.

Et c’est là que la première (énorme) inspiration va nous sauter aux yeux, que l’on pourrait d’ailleurs qualifier de plagiat tant tout y est pompé : Gears of War. Tout respire le GoW, de la jouabilité aux personnages, en passant par l’interface. Commençons par les ennemis tout d’abord, de gros costauds armés jusqu’aux dents, communiquant au départ avec des grognements (mais ils parleront par la suite…) et surgissant du sol. Leur design n’a rien d’original et s’inspire également grandement de Rage, en particulier un boss obèse qu’il faudra se coltiner au moins quatre fois durant tout le jeu. Les armes ensuite, peu originales non plus, manquent de patate. Et enfin on a un système de jeu à base de sprints (avec le même mouvement de caméra que dans GoW), de roulades et de couvertures. Du déjà-vu donc en ce qui concerne ces morceaux de jeu, mais les développeurs n’en sont pas restés là et ont donc ajouté à l’expérience une petite dose de gravité. Ces puits gravitationnels, qui restent un mystère au départ pour les protagonistes, permettent au joueur de changer de plan, pour par exemples se retrouver penché sur le mur d’un immeuble ou la tête en bas. Un peu déroutant au départ, on s’y fait très vite et l’idée est plutôt sympathique, bien que sous exploitée. En effet, seuls quelques passages dans le jeu permettent ce genre d’action et sont totalement scriptés, ne vous laissant pas de chemin alternatif. Du coup, on change de gravité à plusieurs reprises, en suivant le chemin voulu par les développeurs, on se retrouve la tête en bas, puis dans le bon sens, et ainsi de suite.

A d’autres occasions, la gravité pourra être totale, entendez par là que vous flotterez complètement dans les airs, avec la possibilité de vous accrocher à des gravas et de faire des esquives, car les fusillades seront également présentes. Il est également possible de foncer vers un morceau d’immeuble pour s’y accrocher et de tirer sur les ennemis en même temps. Réaliser un headshot en plein vol est assez jouissif. Ce sont des passages rigolos, mais vite répétitifs et également déjà vus (dans Dead Space notamment). Encore une idée piquée chez les copains donc, mais ce n’est pas la dernière. Nous vous parlions de l’armement des personnages (dont l’interface est en tous points identique à celle de GOW) finalement assez banal (grenades, fusil à pompe, mitrailleur, lance-flammes), mais un fusil gravitationnel est également à votre disposition. Si le début du jeu permet d’utiliser toutes ses caractéristiques, vous n’aurez par la suite qu’une version allégée du fusil, que vous complèterez après avoir tué les boss. Un fusil évolutif donc, mais qui du coup ne permet d’utiliser certaines actions que vers la fin du jeu. On aurait aimé par exemple pouvoir projeter des véhicules un peu plus tôt dans le jeu. Deux types de gravité sont disponibles, une qui allège les objets, l’autre qui les alourdit. Allégez un morceau de mur ou un tonneau explosif et vous pourrez l’envoyer dans la figure des ennemis, généralement pas très fins, qui se contenteront souvent soit de rester planqués, soit de vous foncer dans le lard.

Redondance, chère amie




On peut également ramener vers soi des armes ou grenades qui traînent sur le champ de bataille, ou carrément des ennemis pris dans la gravité, afin de les exploser au corps à corps contre un élément du décor ou pour leur balancer un uppercut. Certains ennemis entourés d’explosifs pourront être renvoyés d’où ils viennent, pour faire exploser les petits camarades aux alentours. A l’inverse, alourdir un container accroché en l’air pourra le plaquer au sol et vous servir de couverture, tandis qu’alourdir un ennemi aura pour effet de l’immobiliser par terre. Attention, ces actions peuvent être réalisées contre vous, les boss en sont d’ailleurs les spécialistes. Il nous est arrivé à de nombreuses reprises de nous faire plaquer au sol par un boss puis de nous faire arroser à la sulfateuse. On se dit que l’idée est sympa au départ, mais au bout d’une dizaine de morts, on commence légèrement à s’agacer. Ces actions sont limitées par une jauge découpée en plusieurs segments et il faut ramasser des sortes de pile d’énergie pour pouvoir à nouveau en profiter. Par contre, comme le jeu est jouable en coop, il est vraiment fun d’utiliser ces changements de gravité. Lorsque qu’un joueur met un ennemi en lévitation, l’autre peut utiliser la gravité lourde pour le faire s’écraser au sol. Opération utilisable en multi si besoin, où certains matchs à mort en équipe sont vraiment funs, avec un code réseau parfaitement stable. Une onde de choc (à courte portée) peut aussi être utilisée pour envoyer valser les ennemis, démembrés pour l’occasion. On l’utilisera toutefois assez peu tant le temps de latence pour la mettre en place est long.

Enfin, un bouclier peut être activé, bien utile contre certains boss ou ennemis plus coriaces, piqués eux à Killzone. Au final donc, en plus de s’inspirer de Gears of War, de Rage et de Dead Space, le jeu pique le Gravity Gun de Half-Life. Au moins, le joueur est en terrain connu. Bien que le jeu manque du coup totalement d’identité et se contente de tout repomper, il n’en reste pas moins très plaisant à jouer. Il est aisé de passer de couverture en couverture et d’aligner les kills, le tout se faisant avec fluidité. Seul le fusil gravitationnel manque parfois de précision (on attrape un pauvre caillou alors qu’on visait une arme pour la récupérer), mais en règle générale, le jeu se laisse bien dompter. La caméra, bien ajustée derrière le joueur (à l’inverse de Resident Evil 6 par exemple) permet une bonne lisibilité de l’action. L’intelligence artificielle de votre partenaire n’est pas mauvaise, meilleure en tout cas que celle des ennemis. Celui-ci se met bien à couvert et vous seconde de manière convenable. Vous aurez également à le couvrir le temps de quelques séquences avec un sniper, plutôt précises. Par contre, il aura tendance à mourir parfois bêtement, et plusieurs fois de suite, auquel cas vous aurez trente secondes pour le réanimer, sous peine d’échouer la mission. C’est un peu pénible lorsqu’il se fait mettre à terre en plein milieu d’une scène apocalyptique. Globalement, il ne sera pas un handicap, même si certains passages où vous devez lui faire la courte échelle deviennent vraiment redondants à la longue.

Redondante, la fin du jeu l’est également. Si on se laisse agréablement porter par les premiers niveaux, la lassitude pointe le bout de son nez aux trois quarts du jeu. Les dernières étapes sont en effet répétitives, les gunfights sont un peu pénibles et trop longs, et les morts fréquentes. On entre dans une zone, on fait le ménage et on avance jusqu’à la prochaine. Bien que le jeu ne dure que six heures, la fin arrive comme un soulagement. A noter que le mode difficile réserve quelques sueurs, notamment lorsque les ennemis sont en nombre, en particulier quelques kamikazes et des lance-roquettes bien coriaces et résistants. Graphiquement, le titre n’a rien de bien original non plus. Les environnements restent classiques, allant de la ville aux souterrains de lave. Le tout est très correct et loin d’être désagréable à regarder, malgré des textures moins fines. Certains passages extérieurs sont assez impressionnants, avec des immeubles entiers qui s’effondrent ou des paysages qui s’étendent assez loin. Par contre, l’aliasing très prononcé vient ternir le panorama, ce qui est fort dommage dans certaines scènes extérieure où ça pique énormément les yeux. Les animations par contre, bien qu’assez répétitives, sont bien foutues, avec par exemple des ennemis qui réagissent bien aux impacts de balle. Un ennemi que vous shootez en train de sauter par-dessus un obstacle se verra stoppé net, de manière plutôt réaliste, action malheureusement non présente dans de nombreux jeux où l’ennemi termine son mouvement de départ avant de se réceptionner et de mourir. Globalement, le jeu est donc loin des derniers jeux disponibles, mais tient relativement bien la route, avec de jolis effets de lumière, tout en restant fluide.

Point complet
Inversion arrive un peu tard, après le flot d’excellents jeux parus sur 360, et n’apporte rien de bien original, mis à part des concepts piqués à gauche et à droite dans d’autres jeux de qualité. Malgré ces airs de copié/collé du pauvre, il n’en reste pas moins un titre agréable à parcourir, bien que lassant sur la fin. Graphiquement correct, réservant quelques petites surprises scénaristiques sur la fin, Inversion reste un soft sympathique à trouver à bas prix et à se garder sous le coude en cas de période creuse.

On a adoré :
+ Facile à prendre en main
+ Caméra bien calibrée
+ Un peu de challenge en difficile
+ Code réseau stable
+ Des passages explosifs
+ Une ou deux surprises (scénario)
+ La gravité, c’est rigolo
+ Coéquipier qui se débrouille
+ Graphiquement pas vilain…
On n'a pas aimé :
- Mais loin des ténors du genre
- Durée de vie faiblarde
- Aliasing parfois très prononcé
- Archi copié/collé
- Personnages sans charisme
- Répétitif sur la fin


Consulter les commentaires Article publié le 24/11/2012 par Lionel B.



 
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