Test Infernal : Hell’s Vengeance - jeux vidéo Xbox One

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Infernal : Hell's Vengeance



Editeur
Playlogic
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.09.2009
  30.06.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
29,00 €

Sorti il y a maintenant plus de deux ans sur PC, Infernal est un jeu d’action sans grandes ambitions développé par le studio Metropolis Software. Avant sa sortie, Playlogic avait annoncé qu’une version Xbox 360 du soft verrait également le jour, mais au fil des mois les chances de voir arriver Infernal sur la boite blanche ont fortement diminué. Pour une raison totalement inconnue, Playlogic a pourtant décidé de relancer la machine en sortant en fin 2009 une version Xbox 360 du titre, codée en quelques mois et par une toute petite équipe. Reste alors à voir si un jeu d’action passable il y a quelques années méritait un tel effort…

Infernal à tous les niveaux




Ces dernières années, les jeux d’action sont de moins en moins nombreux sur consoles. Pourtant, le genre a relativement récemment repris du poil de la bête avec l’arrivée de franchises comme Uncharted ou Gears of War. Il n’en fallait pas moins pour décider Playlogic de produire un portage Xbox 360 du jeu Infernal. Renommé Hell’s Vengeance pour l’occasion, le titre s’avère être une réplique quasi-conforme du soft sorti il y a plus de deux ans, à ceci près que des succès ont été ajoutés… Mais la question à se poser à l’heure d’aujourd’hui, c’est pourquoi donc avoir porté ce jeu sur Xbox 360 ? Lors de sa sortie, Infernal était un TPS honnête vu son prix de vente. Mais aujourd’hui la donne change et, de nos jours, il s’agit purement et simplement d’un jeu d’action bas de gamme. Vétusté oblige, Infernal a du mal à nous tenir scotché à notre écran. Cela se remarque d’entrée de jeu avec les graphismes du titre, dépassés par 90% des productions actuelles. Certes on a déjà vu pire, mais il faut bien admettre qu’on est loin des standards actuels. Entre la modélisation douteuse des personnages, les choix artistiques médiocres, les bugs graphiques en pagaille et l’animation « maison » qui rappelle les jeux 64 bits, il y a assurément matière à discussion. Infernal n’est clairement pas le genre de jeu qu’on aime voir sur ce support, ni sur aucun autre à vrai dire.

Passé cette déception graphique, on découvre donc un jeu d’action lambda dans lequel on doit incarner le bras droit du mal. Ryan Lennox présente en effet la caractéristique d’être au service de Satan. Il doit durant tout le long de l’aventure combattre des sortes de moines cyberpunk en utilisant toutes les armes à sa portée, divers gadgets ainsi que quelques pouvoirs comme la téléportation, le tir chargé ou encore la télékinésie. En théorie, le concept est donc plutôt novateur. Seulement en pratique, on se retrouve face à un jeu d’action bas de gamme avec un système de visée complètement à la rue dans ce portage console, des décors ultra-linéaires, des mécanismes de jeu ancestraux et un manque flagrant de précision dans tous les mouvements du héros. Ajoutez à cela une IA dépourvue de toute logique (les ennemis se promenant dans les niveaux comme les poules picorent dans la basse cour) et vous comprendrez rapidement qu’Infernal n’est ni plus ni moins qu’un jeu « low budget » qui tente de tirer son épingle du jeu avec quelques pouvoirs qui sont malheureusement très mal utilisés. Si ceux-ci sont intéressants, ils ne sont surtout applicables que dans des situations précises où le joueur doit les utiliser pour se débloquer. Exemple simple : passer au-delà d’une caméra pour éteindre un système de sécurité. Comme il n’y a qu’une possibilité d’action, le joueur est obligé malgré lui de se téléporter. Et ainsi de suite avec tous les types de pouvoirs. Au final, tout cela s’avère tellement gadget qu’on se fiche éperdument de comprendre la logique ou même l’intérêt de la chose.

Que reste-t-il donc de positif dans ce jeu ? Heureusement, Infernal a quelques atouts pour lui. Tout d’abord, le système de couverture est plutôt sympathique et peut s’avérer utile dans certaines situations. Ensuite, les décors traversés disposent tout de même d’un certain charme, et ce même si les graphismes sont loin d’être mémorables. Enfin, l’idée d’absorber le mana des ennemis pour récupérer de l’énergie et des munitions est plutôt originale, même si cela s’avère vite rédhibitoire. On peut par ailleurs estimer que la bande sonore a également bénéficié d’une attention particulière, les voix françaises étant plus que correctes et la musique collant parfaitement à l’action. Ce n’est malheureusement pas le cas de la prise en main qui s’avère encore plus désastreuse sur Xbox 360 que sur PC, ni même de la durée de vie du soft, celui-ci étant tout juste bon à nous occuper un petit après-midi. Même si le tarif est avantageux (une trentaine d’euros), il faut bien reconnaître qu’il dispose de tellement de tares qu’il est difficile de le boucler, tant l’expérience de jeu est traumatisante. D’ailleurs, remarquons que les programmeurs ont oublié d’intégrer un système de sauvegardes automatiques…

Point complet
Même à petit prix, Infernal : Hell’s Vengeance ne mérite pas qu’on s’y attarde. Laid, archi-classique, court, mal pensé, bogué et pratiquement injouable, le soft de Metropolis Software est l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire : porter un jeu PC tout juste passable avec deux années de retard et en ne prenant même pas la peine d’adapter la jouabilité au pad. En résulte un jeu budget médiocre tout juste bon à nous occuper une petite demi-heure, histoire de prendre conscience de la qualité des autres softs…

On a adoré :
+ La bande sonore, honnête
+ Les décors
+ Quelques idées
On n'a pas aimé :
- Un portage raté
- Un jeu d’action médiocre
- Des graphismes dépassés
- Des bugs
- Mode solo court
- Pas de sauvegarde automatique


Consulter les commentaires Article publié le 15-10-09 par Etienne F.



 
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