Test HyperParasite - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connect�, 41 330 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 



Développeur
Troglobytes Games
Genre
Twin-stick shooter
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.04.2020
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
14,99 €

Remontons un peu le temps. Nous sommes en octobre 2018 et les développeurs de Troglobytes Games lancent une campagne Kickstarter pour financer leur HyperParasite, un twin-stick shooter avec un aspect rogue-lite. Après une campagne réussie et un délai plus long qu’annoncé, nous arrivons à ce jour, le 3 avril 2020, jour de la sortie du jeu sur nos machines. Les développeurs nous ayant fourni un code il y a quelques jours, il est désormais l’heure pour nous de vous parler de ce titre qui fleure bon les années 80…

Sois qui tu veux être…



Au lancement du jeu, on remarque que celui-ci est anglais. Le titre ne détecte pas semble-t-il la région de l’utilisateur mais ce n’est pas grave puisqu’il suffit de faire un petit tour dans le menu des Options pour paramétrer celui-ci en français. Ceci fait, on se lance dans une partie en solo. Une petite cinématique résume le scénario et permet de se mettre un peu dans l’ambiance. Bref, le Président américain annonce qu’un parasite cherche à l’atteindre pour mettre la main sur les codes nucléaires et faire de gros dégâts. Toutes les forces policières sont mobilisées. Alors qu’on peut logiquement s’attendre à incarner ces héros parfois méprisés, les développeurs ont jugé bon de nous faire incarner le parasite ! Et c’est une super idée qui apporte beaucoup à ce twin-stick shooter. Avant de débuter, nous conseillons à tous les joueurs de passer par le tutoriel, assez court, qui permet de bien se familiariser avec les commandes, et notamment avec la mécanique première du jeu qui consiste à prendre possession des personnages que l’on rencontre.

Le gameplay est simple. De base on contrôle le parasite, une sorte de blob violacé avec des tentacules qui tire un projectile assez faible. De base toujours, il n’a qu’une vie, ce qui veut dire qu’à la moindre attaque qui le touche, c’est game over. Comme en plus il s’agit d’un jeu de type rogue-lite, cela signifie qu’il faut tout recommencer de zéro. Pour éviter cela, outre quelques améliorations que l’on peut débloquer le temps du run, dont une augmentation de l’attaque, une augmentation de la défense ou l’ajout de vies supplémentaires pour notre parasite, il est vital de prendre possession des individus que l’on croise. Un policier est proche de vous ? Appuyez sur la gâchette et prenez son contrôle. Vous vous retrouverez ainsi avec un personnage jouable aux caractéristiques propres (améliorables avec les augmentations de caractéristiques le temps du run, sans parler des compétences acquises de manière permanente), que ce soit au niveau des points de vie disponibles, de l’attaque principale (en l’occurrence, des tirs de pistolet) ou de l’attaque secondaire plus dévastatrice mais que l’on ne peut utiliser qu’une fois (à moins de dégoter un power-up pour la recharger). Là où ça se corse, c’est que pour pouvoir prendre possession d’un personnage, les semi-boss compris, il faut réunir deux conditions. La première, c’est de le battre et de récupérer son cerveau, qui va nous suivre comme un petit chien frétillant, jusqu’à un shop. Là, le cerveau entrera dans la cuve qui lui est réservée. La deuxième, c’est de débloquer le personnage associé en y mettant le prix (des crédits récoltés pendant le run). Comme d’un run sur l’autre le jeu est inégalement généreux en crédits récoltés et que les semi-boss notamment sont à des tarifs élevés, vous comprenez que vous allez passer du temps à faire et refaire le premier chapitre Downtown. Sauf si vous êtes le client du mois et que vous obtenez -50% sur l’ensemble du shop.

C’est un rogue-like, donc il n’y a rien de plus normal diront certains. Mais quand on se tape des dizaines de fois le premier niveau pour simplement débloquer les personnages à contrôler ou lorsqu’on meurt à un moment quelconque, cela commence à avoir un côté très rébarbatif, voire frustrant. A tel point que beaucoup risquent de lâcher l’affaire et de passer à côté du titre. C’est dommage, parce qu’il a des atouts indéniables. Certes, visuellement, il a de gros pixels, des textures sommaires et on sent bien le petit jeu indé à petit budget… Mais les développeurs ont réussi à offrir une vue appréciable qui offre une lisibilité sans faille, le tout avec des projectiles et des attaques suffisamment bien identifiés pour éviter toute frustration à ce niveau. Si vous mourez, c’est que vous avez eu un moment d’inattention ou que vous n’avez pas eu le bon réflexe. Les contrôles sont relativement précis mais il vaut mieux éviter de ce fier au curseur de visée, celui-ci n’étant pas optimal. Le gros atout de ce HyperParasite, c’est qu’il offre une galerie de personnages jouables importante. De la livreuse de journaux au robot façon Robocop, en passant par des ninjas, des sumos, des boxeurs, des aliens, des loubards, des basketteurs, des policiers, une sorte de Rambo, etc., c’est varié (il y en a une soixantaine) ! Mieux, comme dit plus haut, chaque personnage a ses propres caractéristiques, ce qui permet de diversifier le gameplay au fil de la progression et même entre chaque run. Pistolet, mitraillette, journaux, fusil à plasma, écrasement avec ses grosses fesses, coups de poing, coups de pied, chariot de supermarché, bombes, éventails, etc. sont tout autant d’armes à notre disposition (en somme, y a les attaques de mêlées, celles liées au tir, les attaques de zone et celles à mi-distance).

Et on tire, encore et encore…

Pour notre part, sur la première partie du jeu, nous avons tout de même une grosse préférence pour le joueur de basket afro-américain qui a une belle cadence de tir avec ses ballons, d’autant que ces derniers rebondissent pour toucher la cible et qu’il n’y a pas besoin de recharger. Ajoutez à cela des éléments du décor que l’on peut faire exploser, des dashs pour l’esquive qui rendent momentanément invincibles, des décors variés d’un run sur l’autre, quelques secrets (comme le passage dans les égouts à débloquer sur le premier chapitre) et vous obtenez un gameplay réussi dans l’ensemble. Bien entendu, lorsque le personnage dont vous avez pris possession perd tous ses points de vie, il explose et vous revenez à votre état de parasite vulnérable. Il est donc important de rapidement retrouver un hôte pour profiter de ses caractéristiques, chaque hôte étant en fin de compte une vie supplémentaire. Le petit plus, c’est que si vous avez déjà un hôte mais que vous en convoitez un autre que vous jugez plus approprié, vous pouvez appuyer quelques secondes sur X, faire exploser votre hôte et aller prendre possession de l’autre. Cela peut s’avérer utile juste avant de terminer un boss, histoire de ne pas commencer le chapitre suivant avec un personnage qui n’a que 2 HP. Pourquoi ? Simplement parce que si dans le chapitre suivant vous n’avez pas encore débloqué de personnage (cerveau + crédits nécessaires) et que votre hôte meurt rapidement, vous vous retrouvez à devoir faire tout le chapitre sans la possibilité de prendre possession d’un autre hôte… Ce qui s’avère frustrant et quasi impossible. Vous allez donc mourir et recommencer tout à zéro…

Ou presque puisque les hôtes débloqués le restent. Comme on ne reprend pas au début du chapitre dans lequel on est mort, on finit par trouver le temps long à refaire encore et encore le premier chapitre, puis le deuxième, et ainsi de suite jusqu’au cinquième. Il faut donc s’acharner, en accumulant les courtes sessions. Pour se faciliter un peu la vie, les développeurs ont pensé à ajouter quelques power up, pour enflammer, électrifier, empoisonner ou geler ses ennemis à chaque attaque, les vampiriser au niveau des points de vie, ou encore lancer un effet de zone, etc. Il faut donc constamment juger s’il est préférable d’investir dans ces effets ou de tout mettre dans le déblocage des hôtes. Toujours est-il que chaque power up est associé à un personnage hôte, à l’image d’un objet, on le perd donc dès qu’on revient à l’état de parasite. Il faut donc à nouveau posséder un corps pour aller le récupérer et en profiter à nouveau. La difficulté n’est pas forcément relevée de base, les patterns des ennemis étant très facilement identifiables, mais avec des semi-boss qui font très mal, des boss impardonnables et des ennemis qui peuvent surprendre parfois par leur nombre, on se retrouve souvent à perdre bêtement. Pour pimenter le tout, les développeurs ont ajouté un mode coopératif en local. Là encore, mieux vaut s’y plonger après avoir déverrouillé une partie des hôtes, sans quoi la frustration n’en sera que doublée. La lisibilité en prend un petit coup au passage mais ça n’en reste pas moins fun pour autant.

Enfin, visuellement, le titre fait clairement daté, comme on l’a souligné dans les lignes précédentes. Malgré tout, il a un certain charme avec son aura années 80, les néons, les ambiances des niveaux et les personnages caricaturaux renvoyant sans cesse à cette époque. Les musiques, bien que dans le thème, sont plus vite lassantes mais on veut bien pardonner cet impair lié au fait de faire et refaire encore les mêmes niveaux. En parlant de ça, si les chapitres sont générés aléatoirement, il faut tout de même noter que c’est la structure de la progression qui est aléatoire, dans le sens où toutes les salles sont identiques d’un run à l’autre, seul leur enchaînement étant aléatoire. Du coup, quand on sait qu’on doit multiplier les runs, on commence à sentir une certaine monotonie. Fort heureusement, dès qu’une salle est nettoyée, on débloque un système de téléportation permettant de rapidement se rendre d’une salle à l’autre, pour aller par exemple récupérer un power-up délaissé ou retourner au shop pour investir ses crédits.

L’avis perso de Vincent // Un vrai plaisir parfois frustrant…

J’aime beaucoup les twin-stick shooters et j’apprécie l’ambiance de ce HyperParasite. Le gameplay est agréable et si je peste contre la quasi inutilité du viseur, je dois avouer que le fait d’être un parasite qui peut contrôler une soixantaine de personnages différents, chacun ayant ses propres caractéristiques permet de varier les plaisirs, au sein d’un même run mais également entre les différents runs. La coopération locale est un plus appréciable pour le fun et j’ai pris un malin plaisir à me replonger dans cette ambiance années 80, avec des personnages caricaturaux et des ambiances néons, mais pas que puisque les développeurs ont su varier les environnements et les univers au fil des chapitres. Pour 14,99€, il est vraiment difficile de cracher dessus tant l’essentiel est assuré, à savoir l’ambiance, la lisibilité de l’action et le gameplay. Le scénario n’est qu’un prétexte à se lancer dans l’action, mais c’est limite normal pour le genre. Le véritable souci vient du côté rogue-lite intraitable qui assure de faire et refaire encore et encore les chapitres, le temps de débloquer les hôtes, qui demandent des crédits donnés de manière aléatoire d’une partie à l’autre… Du coup, quand on a un peu de chance, ça passe, quand on en a moins, on se retrouve à pester. Préparez-vous en tout cas à faire et refaire le premier niveau, au point de connaître chaque salle par cœur (seul leur agencement est généré aléatoirement), au risque de lâcher le soft et de passer à côté de ses nombreuses qualités. En bref, j’ai pris du plaisir à y jouer mais je garde un petit goût amer de frustration après avoir dépassé la douzaine d’heures pour un jeu qui peut se finir en moins de deux sur un run.


Point complet
HyperParasite est un très bon twin-stick shooter qui brille par la variété de son gameplay grâce à un fait tout simple : la possibilité de contrôler une soixantaine de personnages différents aux caractéristiques uniques avec son parasite. Et ça fait du bien de faire le mal ! Les environnements sont variés, tous les éléments rappelant les années 80 sont réunis pour donner du charme au titre, compensant des visuels aux gros pixels qui font datés. Il faut bien le reconnaître, en solo comme en coop, on prend du plaisir à shooter sur tout ce qui bouge, à échapper à quelques pièges et à interagir avec certains éléments du décor pour s’en servir de pièges contre les ennemis. Mieux, la difficulté est au rendez-vous pour pimenter les parties… Elle ne vient pas des patterns des ennemis, facilement identifiables, mais bien de ce système de contrôle d’hôtes qui nécessite d’abord de les débloquer, en récoltant leur cerveau mais également en payant avec les crédits du jeu. Mais ceux-ci sont parfois rares, trop rares, quand les personnages coûtent chers, trop chers. Pour vous donner un exemple, sur nos premiers runs, nous avons terminé le premier chapitre (avant le boss) avec 75 crédits, alors qu’il en faut 3000 ou plus pour débloquer les semi-boss. Sur un autre run, dans la même situation, nous en avions huit fois plus. Le système est trop aléatoire. En plus, les salles étant identiques mais juste connectées de façon différente d’une partie sur l’autre, on sent un certain sentiment de monotonie s’installer assez rapidement. Bref, tous ces éléments font que la difficulté est rapidement relevée et que certains passeront clairement leur chemin après avoir refait une quinzaine ou une vingtaine de fois le premier acte (et encore s’ils ne se font pas avoir contre le boss)… Ils passeront à côté de tout ce que le titre a à offrir, notamment la variété des univers et des personnages des chapitres suivants, et c’est bien dommage parce que le jeu a de sacrés atouts.

On a adoré :
Bestiaire varié…
Que l’on peut complètement contrôler
Plein d’attaques, bonus, etc.
Bonne lisibilité de l’action
Contrôles précis
Environnements variés
Vraiment fun
Le basketteur, il est top
Seulement 14,99€
Ambiance années 80 réussie
Difficulté relevée pour certains…
On n'a pas aimé :
Trop frustrante pour d’autres
Un viseur quasi inutile
Bande-son vite répétitive
Souvent trop avare en crédits…
Seul l’agencement des salles est aléatoire
On finit par maudire le 1er acte


Consulter les commentaires Article publié le 03/04/2020 par Vincent P.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2020