Test Hydrophobia - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Hydrophobia



Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.09.2010
  29.09.2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
1200 MS Points

Les développeurs mancuniens de Dark Energy avaient annoncé il y a quelques mois de cela une nouvelle série épisodique multi-supports nommée Hydrophobia. Avec dans un premier temps un volet stand-alone temporairement exclusif au Xbox Live Arcade, le soft était sur la grille de lancement du Games Feast, le nouvel événement digital de Microsoft pour tenter de booster les ventes Arcade de fin d'année. Mais ce titre si prometteur tient-il toutes ses promesses ?

On se mouille ?




Critiquer un titre comme Hydrophobia n'est pas évident, tout d'abord parce que comme les développeurs du titre le disent, il s’agit d’un jeu novateur qui mélange des éléments de différents genres, sans compter qu'il représente clairement un soft sujet à polémique. En clair, on aime ou on déteste. Comme il est généralement assez difficile de se faire une idée d'un titre sans le comparer aux autres, nous pourrions avancer qu'Hydrophobia, c'est un peu du Tomb Raider dans un bateau à la dérive, avec une gestion poussée des liquides et de la physique en général. Son gros avantage, c'est qu'il dispose d'une esthétique de qualité et est vendu à un tarif apparemment "attractif" (1200 points), titre digital oblige. Mérite-t-il pour autant un tel investissement ? Difficile de répondre clairement à cette question tant le soft oscille entre le bon, le moyen et le carrément médiocre. Ainsi, d'entrée de jeu, on se rend compte que le scénario n'est pas des plus palpitants. On incarne une jeune femme devant faire face à ses plus horribles peurs (vertige, aquaphobie...) et échapper à une attaque terroriste sur un immense navire. Bien entendu, la situation dégénère et l’embarcation prend l'eau. En résulte une aventure qui mêle des phases de plates-formes (avec son lot de sauts, escalades et passages demandant de faire preuve d’équilibre), d'action (et la possibilité de se plaquer contre un mur ou de déclencher des catastrophes tuant ses opposants) et de survie pure (nager, échapper à ses poursuivants, plonger dans l'eau pour atteindre une autre pièce, etc.).

Le résultat est un mélange assez particulier, certes un peu répétitif au niveau des environnements, mais qui n'en demeure pas moins très agréable à parcourir. Néanmoins, force est de constater qu'on aurait aimé une introduction un peu plus rapide, celle-ci s'avérant longuette. De la même manière, dans l'ensemble, la mise en scène n'est pas des plus attrayantes à cause de vidéos très moyennes ou encore de dialogues en anglais sous-titrés français comportant des accents du Nord de l'Angleterre parfois assez répulsifs, voire carrément hilarants par moments. Il faut reconnaître que de ce côté là, Dark Energy aurait pu faire un effort pour sélectionner des doubleurs disposant d'accents plus légers pour être compris de tous. Malheureusement, si le jeu s'avère assez efficace avec ses pièges, le stress qui s'intensifie et l'action qui prend de l'ampleur, on regrette que les décors ne varient guère beaucoup et que le titre s'avère aussi court. Il y a bien moyen de prolonger l'expérience avec les quelques challenges à débloquer, mais il n'y a clairement pas de quoi crier au génie puisque le soft demeure bien court. Quelques petites trouvailles sympathiques sont tout de même au rendez-vous, comme les différents piratages qui, à défaut d’être originaux dans le concept, s’avèrent plus efficaces que dans la plupart des titres grâce notamment à un mini-jeu qui propose d'imiter la fréquence d'une voix en raccourcissant, augmentant ou élargissant une onde.

Pour le reste, il faut également reconnaître que la gestion des liquides est parfaitement maîtrisée. L'héroïne peut en sus utiliser ces derniers à son avantage, en libérant par exemple des masses d'eau pour éteindre un incendie ou noyer des ennemis. Dommage en revanche que les gunfights soient maladroitement implantés malgré de bonnes idées sur le papier. Ceci est dû à un pistolet inefficace et à la volonté des développeurs de tout axer sur les liquides pouvant être opposants et adjuvants. L'idée est bonne mais, en pratique, cela n'amène pas beaucoup de diversité. Quelques stealth kills et davantage d'armes n'auraient clairement pas fait de mal... C'est finalement le plus gros reproche que l'on peut faire au jeu : trop se concentrer sur un seul élément, si on omet la durée de vie. Reste maintenant à voir si un autre épisode améliorant l’expérience verra le jour ou si la série se cantonnera finalement à un opus stand-alone bâclé au rapport qualité/prix décevant. Enfin, sans quelques idées brillamment intégrées et son moteur graphique offrant un rendu plutôt joli malgré certains effets pyrotechniques cheap, Hydrophobia aurait coulé à pic...

Point complet
Hydrophobia avait tout pour convaincre : une esthétique de qualité, un concept original et une gestion des liquides extrêmement bien pensée. En pratique, le soft s'avère agréable à parcourir, beau et intègre quelques bonnes idées. Cependant, il demeure assez cher (1200 points) pour un jeu assez court souffrant de quelques ratés artistiques (effets spéciaux, scénario, doublages) et d'un gameplay qui a trop tendance à se focaliser sur l'utilisation des liquides. L'idée n'est pas mauvaise en soi, mais les développeurs ont omis d'intégrer certaines features qui auraient permis de rendre l'aventure plus divertissante. A défaut d'être mémorable, Hydrophobia s'impose comme un sympathique jeu d'action entaché par de nombreuses maladresses.

On a adoré :
+ Plutôt joli
+ De bonnes idées
+ Le stress qui monte
+ La gestion des liquides…
On n'a pas aimé :
- Mais gameplay trop axé dessus
- Plutôt court
- Les doublages anglais
- Quelques effets cheap
- Scénario bancal


Consulter les commentaires Article publié le 10/10/2010 par Etienne F.



 
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