Test Halo 3 : ODST - jeux vidéo Xbox One

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Halo 3 : ODST



Développeur
Bungie Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  22.09.2009
  22.09.2009
  24.09.2009
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Contenus
Classification PEGI
Thème
Futuriste
Nombre de DVD
2
Prix de lancement
45,00 €

Halo 3 : ODST avait été envisagé à la base comme une sorte d’add-on d’Halo 3 (en stand alone tout de même) pour prolonger quelque peu l’expérience de jeu avec une formule remaniée, et ce pour répondre à la demande des fans. Le titre de Bungie Software est donc arrivé sous forme de version boite chez tous les bons revendeurs avec des arguments de poids : un prix plus bas que d’habitude, un nouveau héros, une nouvelle campagne et du nouveau en multijoueur. Mais cela est-il suffisant ? ODST a-t-il le potentiel de plaire aux amateurs de la saga ?

Comment faire du neuf avec du vieux…




Le boîtier d’Halo 3 : ODST contient deux disques : le premier, qui propose la campagne avec les ODST et le nouveau mode Baptême du Feu, et le deuxième, qui offre lui l’intégralité du contenu du multijoueur d’Halo 3 (soit plus d’une vingtaine de cartes dont toutes celles du jeu d’origine, celles proposées en téléchargement et trois nouvelles). Ce deuxième disque est donc une attention fort appréciable pour tous ceux qui n’ont pas l’opus précédent, voire ceux qui n’ont pas investi dans les DLC, mais il est totalement (ou presque) inutile pour les fans qui ont déjà investi dans l’intégralité des contenus téléchargeables et, cela va de soit, dans un exemplaire d’Halo 3. Petit bonus tout de même non négligeable, et fort argument de vente pour l’éditeur, le CD d’ODST est la clé qui permettra à son possesseur d’accéder à la bêta multijoueur d’Halo : Reach.

Ceci dit, il est temps de découvrir ce qu’offre cette nouvelle campagne. Comme précisé, le héros du jeu n’est plus le célèbre Master Chief mais un soldat de l’Orbital Drop Shock Troopers répondant au doux (et parlant) nom de Le Bleu. Celui-ci et quelques frères d’armes sont envoyés sur Terre pour défendre la ville de New Mombasa de l’envahisseur. Bien entendu, un problème surgit et les capsules des soldats sont propulsées à divers endroits de la ville. Lorsque le joueur prend le contrôle de son nouveau personnage, il remarque que la nuit est déjà tombée, son réveil ayant été un peu plus long que celui des autres. Celui-ci se met donc en route pour rechercher ses collègues. Si le scénario du jeu n’est pas vraiment des plus palpitants, la grosse majorité de l’aventure demandant de simplement retrouver les autres ODST, les dernières dizaines de minutes offrent un petit plus qui permettra de ravir certains fans. Nous n’en dirons pas plus pour éviter tout spoiler. Le soft propose une nouvelle campagne et avec cela une approche différente de l’aventure. En effet, il faut considérer deux phases de jeu bien distinctes.

Une tache de bleu…




La première, c’est celle avec le Bleu. Ce dernier, bien qu’étant soldat, reste bien moins résistant qu’un Spartan et cela se ressent au niveau du gameplay. Si l’armure profite d’un bouclier qui se recharge, celui-ci n’est pas bien résistant. Une fois détérioré, c’est donc la barre de vie du joueur qui se met à diminuer. Or le seul moyen pour la remplir n’est pas de se cacher et d’attendre que ça aille mieux, mais bel et bien de trouver des trousses de secours. Ceci est lié à des indications à l’écran avec un affichage qui rougit au fil des impacts. Vous l’aurez bien compris, les développeurs sont revenus à un concept beaucoup plus classique du FPS pour offrir ce sentiment de vulnérabilité du personnage. Fort heureusement, l’équipe de développement a repensé l’approche du jeu. Ainsi, au lieu de foncer dans le tas pour dézinguer tout ce qui bouge, le joueur doit faire preuve de plus de finesse et de furtivité. La nuit, la ville étant en total accès libre, il faut se servir des nouveaux outils à disposition pour réaliser de véritables missions d’infiltration (ou presque).

Ainsi, notre ODST peut utiliser le VISR (une vision spéciale qui accentue la luminosité et fait ressortir les éléments principaux de l’environnement), la carte qu’il découvre bien vite et une mitrailleuse avec un silencieux. C’est donc en observant les rondes des ennemis en déterminant le meilleur itinéraire possible qu’il peut passer entre les mailles du filet ennemi pour éviter un maximum de confrontations. Malgré tout, la disposition des Covenant est telle, que certains affrontements sont pratiquement inévitables. On remarque alors que l’intelligence artificielle fait preuve d’un peu de jugeote avec certains ennemis qui se déplacent et d’autres qui se cachent lorsqu’on les canarde. Cette partie-là du jeu est relativement appréciable grâce à son approche inédite dans l’histoire de la série, mais elle en exaspèrera certains. En effet, le joueur progresse dans des décors qui semblent parfois copiés/collés et reproduits plusieurs fois, même si certains parleront de cohérence de l’univers. En sus, tous les passages sont inégaux (certains sont plutôt ennuyants et d’autres bien plus intéressants) et, malgré l’environnement ouvert, on a l’impression de simplement se rendre d’un point A à un point B en essayant d’emprunter le chemin le plus court sans jamais se retourner.

En territoire connu…




La deuxième phase de jeu concerne tous les flashbacks (lorsque notre héros trouve un élément au dernier emplacement connu de l’un de ses camarades) qui offrent des passages dans la lignée de ce que les joueurs connaissent avec Halo 3. Chaque ODST donne lieu à une phase de jeu différente (à bord d’un Warthog, d’un Scorpion, avec un fusil sniper, etc.) qui met l’accent sur l’action. Malgré un sentiment de déjà-vu, déjà joué, il faut bien avouer que c’est vraiment appréciable de pouvoir rentrer dans le lard des ennemis tout en vidant ses chargeurs. Les développeurs sont restés en territoire connu et ce n’est pas forcément plus mal comme ça, l’action y est intense… Mais bien courte. En effet, si le titre est proposé à une cinquantaine d’euros au lieu des soixante-dix demandés habituellement pour une nouveauté, c’est bel et bien parce que celui-ci offre une expérience de jeu raccourcie. Selon le niveau de difficulté (nous vous recommandons vivement de jouer en Héroïque ou Légendaire si vous connaissez la licence) et leur dextérité, les joueurs mettront entre quatre et sept heures pour en voir le bout. Reste que les fans pourront prolonger quelque peu ce temps en essayant de retrouver les journaux audio éparpillés ci et là.

Fort heureusement, Bungie Software ne s’est pas contenté d’une simple campagne jouable en solitaire. Le titre propose donc de profiter de celle-ci en coopération jusqu’à quatre en ligne ou local multi-console et à deux en écran splitté, ce qui renforce le fun mais donne un sacré coup aux phases orientées discrétion/infiltration. C’est toutefois un plus non négligeable pour tous ceux qui ont des amis. Enfin, la galette intègre un tout nouveau mode de jeu appelé Baptême du Feu. Celui-ci fera assurément passer une ou plusieurs bonnes soirées aux amateurs de coopération qui devront s’entendre pour éradiquer toutes les vagues d’ennemis qui leur seront envoyées. Bien entendu, pour corser l’affaire, ceux-ci seront de plus en plus résistants suite à l’activation de Crânes. Mélange de challenge et de défouloir, ce mode de jeu procurera assurément une bonne dose de fun aux joueurs, du moins jusqu’à ce qu’ils atteignent l’overdose.

Par ailleurs, il est bon de parler de l’un des aspects majeurs de ce jeu qui divisera assurément les fans : les graphismes. En effet, bien qu’ODST sorte deux ans après Halo 3, celui-ci se pare d’une robe identique à ce dernier qui, plutôt agréable à l’œil à l’époque, est dépassée de nos jours vis-à-vis des nouveaux blockbusters et tout juste correcte par rapports à d’autres. La fluidité est heureusement au rendez-vous mais les textures, les modélisations, les jeux de lumière et tout un tas d’autres artifices visuels sont bien en deçà des standards actuels… Et le « petit prix » ne suffit pas à justifier cette lacune, les développeurs auraient pu profiter du temps de développement imparti pour affiner au moins certains détails et offrir un titre qui accuse moins le coup visuellement parlant. Enfin, on peut toujours se consoler avec la bande sonore qui est elle d’excellente facture. Elle rythme parfaitement bien le jeu et offre des passages de très grande classe qui charmeront à coup sûr les oreilles des joueurs.

Point complet
Halo 3 : ODST est un jeu proposant une aventure courte mais intense avec deux approches. La première, c’est la discrétion avec le Bleu qui doit faire preuve de furtivité pour éviter de se retrouver à combattre des ennemis en surnombre qui auront raison de lui, le tout de nuit dans un environnement ouvert. La deuxième, bien plus proche de ce que les fans connaissent, se concentre plus sur l’action en nous offrant en plus différentes phases de jeu de jour pour varier les plaisirs, et ce malgré un aspect linéaire prononcé. Même si le rythme est plutôt saccadé avec des moments très intéressants et d’autres beaucoup moins, les amateurs de la série apprécieront le divertissement. ODST reprend les acquis du troisième opus de la licence, ce qui lui vaut quelques félicitations (le gameplay est toujours aussi bon) mais aussi une bonne tape sur les doigts (les graphismes sont tout simplement dépassés). Certains seront juste déçus et d’autres se consoleront avec la bande sonore qui est vraiment excellente, les quelques nouveautés appréciables (arme avec silencieux, vision spéciale), la coopération et le très sympathique mode Baptême du Feu, dont le principe n’est en revanche pas nouveau. Notons aussi que ce Halo 3 : ODST a de nombreux atouts pour séduire les fans de la première heure mais que son achat doit être mûrement réfléchi. La campagne à elle seule ne vaut pas vraiment les cinquante euros demandés. Du coup, nous le déconseillons à ce tarif à ceux qui ont Halo 3 et qui ont déjà investi dans tous les DLC du jeu. En revanche, nous ne pouvons que le conseiller aux autres, les développeurs ayant eu la bonne idée d’intégrer une galette contenant tout le multijoueur d’Halo 3 avec les contenus téléchargeables et trois nouveautés. Enfin, ODST aurait très bien pu sortir en add-on payant (pour une vingtaine d’euros) sur le live, mais celui-ci propose un élément de poids qui est aussi un véritable argument commercial pour cette version boîte : son disque permettra d’accéder à la bêta multijoueur d’Halo : Reach. Business is Business…

On a adoré :
+ Une bande sonore d’excellente facture
+ Le mode Baptême du Feu
+ Gameplay toujours aussi bon
+ Un peu de nouveau dans le concept
+ La coopération
+ Un petit prix
+ Un disque avec l’intégralité du multi d’Halo 3…
On n'a pas aimé :
- Mais inutile pour ceux qui ont le jeu et tous les DLC
- Graphiquement dépassé
- Un rythme de jeu qui vacille
- Très court
- Sensation de déjà-vu, déjà joué


Consulter les commentaires Article publié le 09/11/2009 par Vincent P.



 
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