Test GRID - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Codemasters
Développeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  11.10.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

Le 8 octobre dernier, un peu avant la sortie officielle de GRID, nous vous avons proposé un avis day one qui tenait compte des retours sur le mode solo. La complétion du mode Carrière n’ayant en rien changé la perception du jeu, nous vous proposons donc une critique un peu spéciale en deux parties. La première reprend l’avis day one, avec quelques ajustements, tandis que la seconde s’attarde sur le mode multijoueur qui n’avait pas pu être testé dans des « conditions normales » à l’époque.

L’avis day one : T’es sur la GRID de départ ?



En 2008, la série Race Driver est revenue dans la course avec un épisode sous-titré GRID. En 2013, elle s’est émancipée avec un opus sobrement baptisé GRID 2, suivi l’année suivante par un certain GRID : Autosport qui a marqué la fin de la licence… Jusqu’à aujourd’hui du moins puisque Codemasters tente un reboot avec GRID, simplement GRID. Niveau contenu, les développeurs sont allés à l’essentiel. Le mode jeu libre permet simplement de jouer avec les paramètres de la course pour se lancer directement dans l’action. Classique mais efficace pour une partie de temps en temps. Du coup, on se tourne rapidement vers la Carrière. Autant le dire de suite, c’est à l’ancienne. Comprenez par là que vous avez une grille de courses à faire. Pas de scénario, pas de quoi impliquer le joueur outre sa propre motivation. La grille est divisée en six catégories selon le type de véhicules (touring, stock-car, tuner, GT, véhicules de Fernando Alonso et les invitational regroupant les classiques comme des Ferrari, Mini…) et il y a treize épreuves par catégorie, sauf celle des Invitational qui est composée de vingt-six épreuves.

Lorsque vous terminez dix épreuves dans une catégorie (pour les quatre premières, il faut tout terminer pour les deux dernières), vous accédez à une ultime épreuve. Pour que ce soit plus accessible, il n’est pas nécessaire de gagner chaque course ou ensemble de courses (les épreuves se font parfois en plusieurs rounds, soit plusieurs courses) pour débloquer la suivante. Il faut au moins y participer. Des objectifs variables, se corsant au fil de la progression et demandant d’arriver au moins à une certaine place, ont également été ajoutés pour permettre de gagner de l’XP et des crédits supplémentaires pour acheter de nouveaux bolides. Il suffit de faire preuve de courage, de dépasser des concurrents, d’assurer des sections propres, etc. pour gagner des récompenses permettant justement d’avoir des crédits supplémentaires. Vous l’aurez compris, cette Carrière n’est pas avare en contenu mais elle se révèle assez peu motivante, faute d’éléments pour vraiment impliquer le joueur qui se retrouve devant un énième enchaînement de courses.

Visuellement, le constat est plus positif, surtout au niveau de la modélisation des véhicules. Ils sont parfaitement reconnaissables et plutôt jolis. Les effets de pluie sont assez agréables et les jeux de lumière ont été travaillés. Le rendu visuel est propre et tout tourne à 60 images par seconde sans broncher. Les environnements sont détaillés, certains restent en revanche plus réussis que d’autres. On regrette par contre qu’il n’y en ait que treize et ce même si les tracés sont nombreux. Par contre, nous sommes ravis de trouver Brands Hatch, Silverstone et Sepang dans le lot, aux côtés de tracés inventés pour l’occasion dans certaines grandes villes, dont Barcelone par exemple. Si on ne s’attarde pas sur les détails, c’est très agréable. Si on prend le temps de regarder les alentours, on constate quelques textures sommaires, des modélisations d’immeubles basiques, voire un certain flou dans le fond ou sur des textures au sol. Au moins, il n’y a pas d’aliasing et ça tourne bien.

Le seul petit regret visuel vient de la modélisation de la vue cockpit, trop sommaire. On a le plaisir de voir le bras bouger lors des changements de vitesse, on voit le pied changer de position quand on freine… Mais on ne voit pas ce même pied appuyer sur l’accélérateur avant le top-départ alors que le moteur vrombit et on ne le voit pas enfoncer ou relâcher la pédale en fonction de nos accélérations et décélérations. Pour le reste, les textures et les détails sont sommaires et les visuels dans les rétroviseurs semblent être en SD. Petite note au passage, sur les monoplaces, la gestion des dégâts sur les rétroviseurs est risible, les miroirs passant derrière le plastique qui les soutient quand ils ne restent pas en travers. Tout ceci c’est pour chipoter mais pour les amateurs de détails, on se devait de le signaler. En revanche, la bande-son est très appréciable. Les développeurs ont bien bossé sur les bruits des moteurs, sur les bruitages lors des changements de rapport, lors des freinages, etc. Avec des sonorités adaptées en plus à la vue adoptée, c’est un régal.

L’avis day one : Oh Michel, comment tu prends ton virage ?



Reste alors le gameplay. Si vous êtes un fan de simulations, passez votre chemin, GRID n’est pas pour vous. Si vous aimez l’arcade sans prise de tête, alors vous pouvez rester. Les développeurs sont allés à l’essentiel en accentuant les sensations et en misant sur des freinages secs au dernier moment accompagnés de glissades. C’est très arcade mais d’un autre côté, si vous coupez à certains endroits des circuits, vous prenez deux secondes de pénalités. On reste donc sur de l’arcade mais avec un poil d’exigence. Par contre, l’I.A., et ce quel que soit son niveau de difficulté, pourrait bien vous faire pester. En effet, si celle-ci n’est pas des plus brillantes, prenant toujours la même trajectoire pour le démarrage et semblant suivre son script durant la course, avec des freinages bien en amont des virages notamment, elle peut se montrer extrêmement agressive. Percutez un peu trop fort une voiture et vous obtenez un rival qui n’hésitera pas à vous sortir de la course si vous vous approchez de lui. Le souci, c’est que les autres véhicules sont susceptibles de faire de même. Imaginez notre frustration en étant premier, en se faisant rattraper par le deuxième dans une ligne droite et en partant subitement en tête à queue parce que notre poursuivant nous a violemment percuté à l’arrière sur le côté, et ce sans autre raison que de nous nuire…

De manière générale, les chocs sont aléatoires et souvent au désavantage du joueur. On peste donc parfois contre le jeu, alors qu’en soit, en ayant la voiture la plus rapide, on remonte vite les concurrents et, en prenant les virages en intérieur en s’appuyant au besoin sur les autres voitures, on remonte vite les places. Bref, ça peut très bien se passer et parfois non. Par contre les collisions sont souvent aberrantes et les dégâts visuels exagérés ou pas toujours raccords avec les accrochages. On peut bien sûr activer les dégâts critiques mais avant de casser sa voiture, il faut y aller. Ca nous est arrivé en percutant volontairement une barrière de sécurité avec une monoplace à plus de 220 km/h et nous avons eu un deuxième cas en loupant complètement un virage. Dans tous les autres cas, même lors de sérieux accrochages, nous sommes repartis comme si de rien n’était, du moins quand on ne restait pas bloqué contre la barrière, les performances des voitures n’étant jamais affectées par les dégâts. Comme les bolides sont bien plus légers qu’ils ne devraient, pour accentuer l’aspect glissade, certaines situations relèvent de l’hérésie…

Mais après tout, c’est de l’arcade, donc ce n’est pas grave. En plus, les intéressés peuvent utiliser (la fonction peut être désactivée) un certain nombre de retours en arrière, histoire de revenir quelques secondes avant un incident pour tenter de changer l’issue. Pour apporter un poil plus de sensations, on peut changer la transmission, passer en manuel, augmenter la difficulté de l’I.A. (passez au moins en difficile si vous êtes habitués aux jeux de course), enlever l’ABS, retirer le contrôle de la stabilité, l’anti-patinage et les marqueurs de trajectoire. Vous n’aurez pas une simulation pour autant, loin de là, mais ça donne un peu plus de piment aux parties et un poil plus de subtilité au pilotage.

La nouveauté de l’avis : le multijoueur

Passer une douzaine à une quinzaine d’heures dans la Carrière, selon nos aptitudes, l’utilisation ou non des rembobinages et la volonté de faire les épreuves de qualification pour mieux se placer sur la grille de départ, c’est bien, mais ça reste monotone, surtout que rien ne pousse vraiment à poursuivre sa carrière, si ce n’est sa propre envie d’engranger de l’argent et d’agrandir son garage. Du coup, on finit logiquement par se tourner vers le mode multijoueur. La déception arrive vite puisque celui-ci est archi simpliste. On peut bien entendu créer une partie privée en réglant les options de la partie (nom de l’épreuve, discipline, catégorie et type de véhicules, pilotes IA ou non, nombre de flashbacks, dégâts critiques activés ou non, nombre de manches…) mais comme il n’y a pas de liste des parties en cours, c’est soit pour jouer contre l’I.A. soit pour inviter ses amis en ligne. Reste alors la possibilité de chercher une partie. Là encore, à défaut de liste, le matchmaking cherche une partie pour nous, nous propose le véhicule à contrôler parmi ceux disponibles pour l’épreuve (composée d’un ou plusieurs rounds) et voilà. On se lance, on enchaîne les rounds, on finit à une position, on gagne quelques récompenses, de l’XP et c’est tout. Le bon côté, c’est que le multi en ligne est plutôt stable et que les développeurs ont eu la bonne idée de faire passer les adversaires en mode fantôme lors de gros carambolages. Cela n’évite pas pour autant les confrontations, la possibilité de défoncer un adversaire ou celle de s’appuyer sur les autres pour prendre ses virages dans l’intérieur. Le souci, c’est que comme il n’y a pas d’enjeu suffisant ni de possibilité d’opter pour une partie plutôt qu’une autre, le multi se retrouve plutôt déserté une dizaine de jours seulement après la sortie officielle. Dommage…

L’avis perso de Vincent // Plaisir coupable sommaire...

J’ai eu beau ajouter des heures de jeu entre la complétion de la Carrière et le multijoueur, mon avis par rapport à celui d’il y a une dizaine de jours n’a que peu évolué. Je prends plaisir à me lancer deux ou trois courses de temps en temps mais cela ne m’empêche pas de penser que les développeurs ont abusé en proposant si peu au prix fort. Heureusement qu’ils ont une certaine expérience dans le domaine, ça leur a permis d’assurer la partie sonore et le gameplay, très arcade (ce qui ne plaira pas à tous, surtout avec une IA agressive). Seulement voilà, la carrière devient vite ennuyante et le multi n’offre vraiment rien pour nous maintenir dessus. Du coup, le multi est actuellement assez désert, alors que le jeu est récent, et la carrière finit par être d’un ennui mortel. Gagner des niveaux et s’offrir de nouveaux véhicules c’est bien, offrir un environnement plus travaillé pour en profiter aurait été mieux. Dommage parce qu’en l’état GRID a pas mal de défauts qui trahissent un certain côté désuet dans sa conception, alors qu’il se présente aussi comme un jeu propre au gameplay arcade agréable avec pas mal de tracés, le tout étant fluide et assez joli dans l’ensemble.


Point complet
Il semblerait que Codemasters ne croyait pas trop au reboot de GRID et cela se ressent au niveau du jeu puisque les développeurs ont réellement fait le minimum syndical. Un mode Carrière en forme de grilles avec des épreuves à enchaîner, sans plus, un multijoueur qui tient la route mais qui est résumé à sa plus simple expression, un mode partie rapide et voilà, c’est à peu près tout. Malgré un nombre conséquent de tracés, on ne retrouve que treize environnements dont la plupart sont issus des précédents volets et on sent un manque de finition flagrant sur les vues extérieures et sur la vue cockpit. Fort heureusement, le gameplay très arcade, même s’il peut diviser, reste agréable (sauf pour les monoplaces) dès lors que l’on comprend bien la philosophie. L’aspect visuel est généralement plutôt soigné quand on ne regarde pas dans les détails, les effets visuels sont plutôt réussis et la bande-son est vraiment très bonne, exception faite des commentaires qui finissent par taper sur le système. En somme, GRID peut représenter un petit plaisir coupable à faire de temps en temps pour éviter l’indigestion. Le seul truc que nous voyons, c’est que le prix de 69,99€ est trop élevé par rapport au contenu proposé. Sous la barre des quarante euros, ça aurait déjà été plus honnête, surtout que du côté de la course arcade, on a de quoi faire entre un Wreckfest qui apporte un côté combat mécanique et des Forza Horizon qui regorgent de contenu, de possibilités, le tout en offrant en prime du monde ouvert.

On a adoré :
Carrière fournie en contenu
Gameplay arcade agréable
Plutôt joli
Conduire sous la pluie
Jouer en tout manuel
Bruitages de qualité
Une IA agressive
Multijoueur stable
Pas mal de tracés…
On n'a pas aimé :
Mais peu d’environnements
La conduite des monoplaces
Multijoueur ultra basique
Carrière monotone sans enrobage
I.A. parfois trop agressive
Survirer sans raison
Vendu au prix fort


Consulter les commentaires Article publié le 22/10/2019 par Vincent P.



 
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