Test Gleylancer - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Développeur
Ratalaika Games
Genre
Shoot them up
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.10.2021
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
5,99 €

Si le nom de Gleylancer (Advanced Busterhawk Gley Lancer de son nom complet) ne vous dit rien, cela peut être normal. En effet, ce shoot them up développé par Masaya n’est sorti en 1992 que sur les Mega Drive japonaises. Avec un système d’importation qui était moins présent dans nos esprits et des systèmes d’informations moins importants qu’Internet, les conditions n’étaient pas forcément favorables pour qu’il gagne chez nous la même popularité que Zero Wing, Gynoug ou encore Thunder Force pour ne citer que ces licences arrivées sur la console de Sega. Malgré tout, en 2008, le titre a eu le droit à un petit portage sur la Console Virtuelle de la Wii, et ce même en Europe, ce qui a permis à certains occidentaux d’y goûter. Pour toucher encore plus de monde, l’éditeur Ratalaïka Games a eu la bonne idée de le sortir sur le marché virtuel de nos consoles actuelles, 29 ans après la sortie originale. Pour le meilleur ou le pire ?

Allons buter des aliens



Généralement, dans les shoot them up, le scénario n’est qu’un prétexte pour aller tirer sur tout ce qui bouge et il passe rapidement au second plan. Dans Gleylancer, ce n’est pas tout à fait le cas. Certes, le synopsis est assez banal. Alors que son père risque de mourir sous les assauts d’une race alien, sa fille Lucia décide de dérober un vaisseau prototype à la Fédération Terrestre pour partir le sauver. Avec quelques séquences plutôt sympathiques, les développeurs donnent le ton. Mais au lieu de se contenter d’un écran de fin avec un bout de scénario une fois les onze niveaux passés, ils ont décidé d’intégrer des séquences développant un minimum l’avancée de l’histoire à la fin des chapitres 3, 6 et 9, sans compter la scène finale et le texte qui s’en suit. Un effort qu’il faut souligner et qui était plutôt audacieux pour l’époque. Bien sûr, si ce bout d’histoire se laisse suivre sans déplaisir lors du premier run, il devient vite répétitif sur les runs suivants. Bonne nouvelle, une option permet de couper les scènes pour se concentrer sur le gameplay et la progression. Bien entendu, comme le jeu n’était sorti qu’au Japon à l’époque, la localisation était en japonais. C’est d’ailleurs ce que vous constaterez en jouant à la version originale (accessible dans l’option Gameplay en optant pour le mode Vintage – ce qui désactive les Succès au passage) qui a été intégrée à cette réédition. Si vous optez pour le portage (gameplay en mode Moderne), alors vous pouvez profiter des sous-titres anglais (pas de localisation française hélas). Un petit plus pour comprendre de quoi ça parle.

A l’heure actuelle, si vous connaissez un minimum les shoot them up, vous pourriez trouver ce Gleylancer peu original. Pourtant à son époque, il se démarquait du lot avec une idée toute simple mais vraiment bien exploitée : l’utilisation de ses modules. Le fait d’avoir des modules qui viennent accompagner le vaisseau n’était pas nouveau, un certain R-Type était déjà passé par là. En revanche, ce qui était ingénieux, c’est qu’il y avait plusieurs modes pour lesquels opter. Ainsi, en normal, les modules tirent dans le sens du déplacement du vaisseau. En Reverse, ils tirent dans le sens inverse, en sachant que dans les deux cas, ils pouvaient tirer au total dans seize directions différentes. En Search, les modules visaient automatiquement les ennemis. Même si le jeu prévenait sur le fait que la détection n’était pas infaillible, il faut bien avouer qu’elle restait déjà très efficace. En Multi et Multi-R (Reverse), ils tiraient dans plusieurs directions en fonction du sens de déplacement, permettant ainsi de tirer dans trois directions différentes en même temps. En shadow, ils tiraient avec un décalage par rapport aux tirs du vaisseau. Enfin, en Roll, les modules tirent tout en tournant autour du vaisseau. Petits plus, il était même possible d’activer l’option de tir automatique pour avoir des tirs constants sans devoir laisser le bouton enfoncé, et on pouvait régler la vitesse du vaisseau de x1 à x4. Bien entendu, dans le portage, nous retrouvons cet ingénieux système.

Les développeurs ont même ajouté plusieurs options d’accessibilité et de confort. Ainsi, on peut régler l’écran, pour jouer en Fullscreen, en 4/3 ou dans un format plus petit baptisé Perfect. On peut ajouter un wallpaper soulignant le côté Space Opera du jeu, on profite d’un tableau des scores à la fin de la partie, d’un système de sauvegarde de l’état du jeu (pour reprendre précisément où on s’est arrêté), on peut réattribuer les touches, avoir deux touches séparées pour l’accélération et la décélération du vaisseau… Et on profite d’une fonction Rewind (dont on peut régler la vitesse à x1 ou x2 en plus d’un mode adaptatif) qui permet à tout moment de revenir en arrière. Bien entendu, cette fonction reste optionnelle. On peut très bien décider de ne pas l’utiliser et accepter de perdre une vie. Mais honnêtement, elle fait du bien pour rattraper un mauvais moment ou une inattention, ce qui permet de revenir un peu en arrière et de repartir comme si de rien n’était. Un vrai plus qui évite toute frustration et permet à des joueurs qui n’ont pas forcément le temps d’étudier chaque pattern et d’apprendre les enchaînements des ennemis de progresser sans finir par rager. Bien sûr, en usant et abusant du système, cela facilite fortement l’avancée, que ce soit en mode Facile, Normal ou (de base) Difficile. Cela n’empêche pas pour autant d’être attentif car le mode Difficile offre quelques passages plus tendus, comme le deuxième boss qui est très difficile à passer sans booster la vitesse du vaisseau à x3 ou x4, un passage qui demande de naviguer entre des blocs de pierre, etc.

Pas de bouclier ? T’es sérieux ? Allons en Mania !

Une fois que le mode Difficile est terminé, on débloque un mode Mania qui corse réellement la difficulté, au point que la fonction Rewind devienne presque indispensable. Et encore, même avec elle, certains niveaux de la deuxième partie se transforment en véritables balais durant lesquels on rembobine, avance, re-rembobine un peu, avance, etc. En tout cas, pour les chasseurs de Succès, Gleylancer est à surveiller puisqu’il permet de débloquer 1000G en moins d’une heure. Bien sûr, ceux qui jouent sans la fonction Rewind en Difficile pourront compter une bonne heure et demie, voire deux ou trois selon leur dextérité. La course au meilleur score permet également de faire un run ou deux de plus, en plus de celui en mode Mania. Quand on sait que ce portage est affiché à 5,99€ (et même 4,79€ durant les deux semaines qui suivent son lancement), on peut difficilement se plaindre. Certes, les développeurs n’ont pas fait d’efforts sur les visuels. On retrouve le jeu dans son jus ou presque, avec un rendu assez pixellisé assez propre. C’est joli pour de la Mega Drive et on apprécie certains des décors aves les effets parallaxes qui fonctionnent bien. Les deux premiers sont notamment de toute beauté. Par la suite, le résultat est plus en dents de scie.

La progression se fait majoritairement en scrolling horizontal, avec quelques passages qui jouent sur la verticalité. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui peuvent induire quelques échecs bêtes, en plus de ceux qui peuvent survenir quand l’arrière-plan est assez chargé et que plusieurs boulettes nous foncent dessus. Les combats contre les boss sont quant à eux bien plus lisibles, les boss n’étant pas spécialement géants d’ailleurs, même quand l’un d’eux essaie de nous emmurer. En revanche, dans ce dernier cas et lors de quelques passages qui misent sur le contrôle du vaisseau pour passer des obstacles physiques, on note quelques petites imprécisions dans les déplacements avec le stick gauche. Rien de dramatique mais ça peut engendrer une mort bête. Quitte à rester dans les petits reproches que l’on peut faire au titre, soulignons également l’arsenal qui est assez léger. Si on peut compter entre autres sur des lasers (façon sabres lasers), des tirs façon mitraillettes ou encore des boulettes qui rebondissent sur les parois, cela manque de missiles supplémentaires, de la présence d’un bouclier ou même d’une réelle montée en puissance du vaisseau. Concrètement, on peut changer les munitions en récoltant un bonus qui se trouve dans des modules à exploser mais on peut très bien rester du début à la fin avec le même type de munitions. On ne gagne pas toujours à changer. Cela n’enlève rien par contre au plaisir de jeu que l’on éprouve manette dans les mains ou à l’ingéniosité des systèmes de fonctionnement des modules que l’on peut modifier en plein jeu. Mieux, on peut même utiliser le stick droit pour gérer la direction des modules, ce qui donne un côté twin-stick shooter plutôt agréable. Gleylancer reste un très bon shmup qui brille encore plus avec sa bande-son 16 bit. Les musiques sont un délice pour les oreilles, elles sont clairement inspirées.

Point complet
Si vous aimez les shoot them up, il serait vraiment très dommage de passer à côté de Gleylancer. Certes, les développeurs proposent un portage visuellement dans son jus ou presque, puisqu’on retrouve les visuels de l’ère 16 bit avec un rendu pixellisé assez propre, mais ils ont travaillé sur la version Moderne pour apporter plusieurs options d’accessibilité (réattribution des touches, possibilité de gérer les modules avec le stick droit, fonction Rewind optionnelle très agréable) et de confort (jouer en Fullscreen, 4/3 ou Perfect, profiter de sous-titres anglais mais pas français, système de sauvegarde au moment très exact durant lequel on sauvegarde…). Le résultat final est très bon et permet pleinement de profiter du titre de la façon qu’on souhaite : soit en cherchant le défi et en acceptant les morts quand elles surviennent, soit en cherchant moins de défi (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas) et en évitant toute frustration en utilisant la fonction Rewind quand on souhaite. C’est d’autant plus vrai que certains passages demandent du doigté. Mieux, le mode Mania offre un défi assez corsé qui en fera suer plus d’un. En tout cas, pour le prix demandé (5,99€), il est bien difficile de cracher dans la soupe tant Ratalaïka Games offre une belle opportunité de découvrir ce shmup de l’ère Mega Drive qui n’était pas sorti en Occident à l’époque sans devoir impérativement passer par la Console Virtuelle de sa Wii. Bravo et vivement l’arrivée de Gynoug !

On a adoré :
Gros effort de scénarisation
Prix très attractif (5,99€)
Les divers systèmes des modules
Tirer avec le stick droit
Fonction Rewind optionnelle agréable
Les musiques, un délice
Le mode Mania à débloquer
1000G en moins d’1H
Localisation anglaise
Certains niveaux magnifiques…
On n'a pas aimé :
D’autres moins inspirés
Pas de rehausse visuelle
De rares imprécisions
Pas de localisation FR
Arsenal qui aurait pu être étoffé


Consulter les commentaires Article publié le 23/10/2021 par Vincent P.



 
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