Test Gears of War - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Gears of War



Développeur
Epic Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  17.11.2006
  07.11.2006
  18.01.2007
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Mémoire
100 Ko
Résolutions gérées
720p, 1080i
Son
5.1
Prix de lancement
65,00 €

Depuis son apparition lors de l’E3 2005, Gears Of War n’a eu pour effet que de faire fantasmer les Gamers du monde entier à coup d’incroyables vidéos et d’excitantes phases de jeu. Si sa popularité n’est plus à démontrer, il ne restait plus qu’à avoir le pad en main pour savoir une bonne fois pour toute si ce soft d’Epic Games dans sa version finale était à la hauteur des espérances qu’il a suscité et des promesses qui en ont jailli. Le verdict est prêt à tomber : Gears of War est-il le killer app’ tant désiré sur Xbox 360 ? Réponse avec notre test complet.

Le CGU a besoin de toi soldat !




Vous êtes Marcus Fenix, ancien soldat mis en prison après une mystérieuse histoire de lâcheté et refus d’obéissance. Résigné à votre triste sort, vous n’aviez sans doute pas imaginé ce que pouvait bien vous réserver votre destin. Dom, soldat répondant aux ordres du CGU et sans doute l’un de vos derniers amis, vient vous sortir de votre cachot pour aider la nation dans le combat ultime contre les Locustes sur la planète Sera. Oui, vous êtres libres, vous reprenez du service et ce, malgré les injures profanées à votre sort par l’un de vos supérieurs hiérarchiques : Hoffman. Tout d’abord intégré dans une équipe Delta sous les ordres du lieutenant Kim, vous prendrez rapidement les rennes de ladite unité pour diverses raisons qu’il serait injuste et impropre de vous communiquer ici. S’enchaînent alors des missions dont le rythme et l’horreur ne semblent jamais avoir de fin, à tel point que vous en venez à regretter les misérables repas et le semblant de couchette qui accompagnaient votre quotidien en prison. Mais l’heure n’est pas aux regrets soldat, vous le savez. Alors avec les trois membres de votre nouvelle escouade d’élite, Baird, Cole et Dom, vous décidez d’aller jusqu’au bout de vos forces pour accomplir toutes les missions. Le chemin sera loin d’être rose, le rouge sang prédominant largement dans chacune de vos actions, chacun des lieux dévastés que vous aurez à parcourir. Des couloirs lugubres de la prison au train de l’enfer en passant par les dangers nocturnes d’une ville en ruine, d’une usine désaffectée ou encore du monde souterrain des hordes Locustes, vous n’aurez qu’une envie : détruire le général Locuste Raam et ses troupes de soldats Drone, sentinelles Theron, Berseker et autres tireurs d’élites. Vous pensez être prêt à affronter l’inimaginable ? Patience soldat Marcus, vous en saurez bien davantage une fois devant les faits accomplis.

Le chaos en cinq actes. Après avoir terminé le soft, c’est un peu le sentiment qui nous gagne à la vue des cinq parties qui servent de séparateur d’une histoire pourtant en continue. Mais bien avant cette échéance, d’autres impressions font également leur apparition. Bien avant ai-je osé dire ? Quelques heures auparavant pour être plus précis. Ne le cachons plus : une dizaine d’heures suffiront pour venir à bout de Gears of War en difficulté Vétéran, c'est-à-dire en mode normal, sachant que la difficulté de jeu en Recrue, équivalent au Facile, ne vous demandera guère plus de six ou sept heures de jeu. Et si l’on prend en compte le fait que le boss final demande, à lui seul et cela première fois qu’on l’affronte, une bonne trentaine de minutes minimum pour arriver à en venir à bout, alors oui on est frustré devant une durée de vie solo assez courte. Certes le mode extrême baptisé Dément fait partie d’un tout autre registre et s’adresse aux plus acharnés d’entre vous qui y trouveront leur compte. On se consolera cependant avec un mode Live dont nous reparlerons plus amplement d’ici la fin de ce test.

Avant ce petit désagrément, on se délecte d’aborder nos premières minutes de jeu dans Gears of War. Tout d’abord parce que le tutorial proposé, et qui prend forme ici d’un choix purement optionnel, s’intègre parfaitement dans le scénario du jeu et arrive à nous faire assimiler la maniabilité du soft en quelques minutes pour un plaisir immédiat. Mais aussi parce que débarqué dans un univers tel que celui crée par Epic Games rappel ô combien le rôle du jeu vidéo est avant tout de nous transporter dans un monde magique. Certes la magie prend ici la forme de cauchemar d’une guerre sans fin mais le constat est bel et bien là : nous, joueurs, sommes plongés dans un vrai chaos. Tout, dans le soft, est fait pour que l’on ressente ce sentiment de doux plaisir sur fond de malaise, ne seraient-ce qu’avec des menus d’une simplicité morbide, des niveaux tous plus malsains les uns que les autres et bien évidemment un scénario aux allures de film chaotique. Mais là encore, soulevons un point qui, s’il ne relèvera pas de la plus haute importance pour une partie d’entre vous, mérite d’être souligné : la justesse d’un scénario décidément trop peu original. On apprécie la mise en scène de ce faux film où l’on joue l’acteur au premier rôle héroïque, mais on se rend compte avec du recul que Gears of War se contente uniquement d’installer le contexte des gentils et des méchants faisant la guerre, avec bon nombre de clichés puisés ici et là, le tout, sans pour autant répondre à des interrogations pourtant soulevées au cours du jeu. Si un bon scénario ne fait pas un bon film, on se rend compte ici qu’un bon jeu n’assure pas forcément une bonne trame scénaristique. Mais pourquoi parler du soft comme on parlerait d’un film ? Tout simplement pour une raison déjà évoquée ci-dessus : la continuité du jeu.

Ici, pas de place aux coupures entre les niveaux pour afficher d’éventuelles données statistiques ou encore pour permettre au titre de passer d’un état A à une phase D en passant outre le B et le C. Gears of War se vit minutes après minutes, de la tombée du jour jusqu’à l’aube du lendemain et ce, sans aucun temps de chargements pour notre plus grand bonheur. Les seules interruptions se limitent alors aux cinématiques qui, de plus, sont très plaisantes.

Le combat façon CGU




Dernière organisation politique existante sur Sera et assurant un minimum de sécurité aux derniers rescapés, nommés les Parias par les soldats, la CGU est donc le dernier espoir de l’humanité de voir enfin le conflit prendre fin. Pour cela des soldats d’élites sont formés, des gros bras sur-musclés n’ayant que les armes à feux comme moyens de communications. Leur alphabet se constitue donc de la lettre F, comme Fusil/tronçonneuse automatique que l’on ne présente plus, disponible également sans l’option tronçonneuse pour le modèle Locuste, G comme de nombreux types de Grenades qui trouveront toute leur utilité face au « nid » desdits Locustes, T pour Torquebow qui n’est autre qu’un arc aux projectiles explosifs, R comme Rayon de l’Aube qui vous sauvera la mise plus d’une fois mais dont l’utilisation nécessite cependant quelques particularités, B avec Boomshot, un lance roquettes/missiles, ou encore le classique mais très apprécié fusil à pompe. Rassurez-vous, nos quatre soldats possèdent davantage de vocabulaire que cela puisque le soft nous offre la possibilité de donner des ordres à nos partenaires. Si sur le papier nous retenons que la simple pression de la touche LB permet de dire à nos hommes : « à l’attaque », « cesser le feu » ou encore « regroupez-vous », durant les phases de jeu cela mérite d’être précisé. L’IA de nos alliés est telle qu’ils obéissent, si la situation le permet, aux ordres donnés. Mais là où on est satisfait, c’est dans les initiatives qu’ils entreprennent. Vous prenez un côté pour contrer vos ennemis, ils prendront le flanc inverse pour mieux les cerner. Vous vous déplacez d’un rempart à un autre, ils en feront de même tout en vous couvrant. Bref tout autant de points qui rendent les phases de jeu encore plus vivantes qu’elles ne le sont déjà. Concernant les forces ennemies, le constat n’est pas aussi glorieux. Certes nos alliés ne sont pas à l’abris d’une erreur et parfois se lanceront tête baissée dans la gueule du loup. Mais pour les Locustes, ce type de comportement est récurent, surtout en mode Recrue mais aussi en Vétéran, et ils n’hésiteront pas à se jeter sur vous sans réelle stratégie ou encore à se mettre à couvert alors qu’ils laissent apparaître une bonne partie de leur corps. Attention cependant, dire qu’ils sont déniés de bon sens est faux car ils sauront plus d’une fois vous surprendre durant le jeu. On regrette cependant que cette IA Locuste pas assez subtile à certains niveaux.

Se mettre à couvert et attaquer, voilà qui résume parfaitement le type de jeu que vous aurez à effectuer dans Gears of War. De ce fait, le gameplay est assez simple et facile d’accès malgré un manque de précision certain comme nous allons le voir. Tout d’abord, il faut savoir que Marcus et ses soldats, s’ils sont certes doués pour se couvrir des tirs ennemis, le sont guère pour effectuer un autre type d’attaque qui, dans ce soft, n’existe tout simplement pas ! On se la joue couverture puis attaque puis progression puis couverture etc etc et ce en cercle continu. Certes on ne peut être trop exigent avec un soft du genre où la répétitivité est souvent de mise mais ici on ne peut s’empêcher que d’être un tant soit peu déconcerté par la similitude dans l’évolution de nos actions. Certes les missions proposées sont variées et vont du sauvetage d’escouades alliés au posage de bombes en passant par l’élimination de forces ennemis mais ces différents buts à atteindre ne se traduisent pas sur le plan de la jouabilité. On aurait donc grandement apprécié que Marcus and co soient capable de bien d’autres choses que le simple fait de se mettre à couvert.

Parlons justement de cette action. Par la simple pression du bouton A combinée à une direction choisie, vous pourrez alors migrer d’un pylône à un autre en quelques secondes, le tout dans un militarisme bien respecté. Vous pouvez également sauter par-dessus un obstacle, toujours après vous être mis à couvert puisque ledit saut ne peut se faire dans le cas contraire, et courir à vive allure sur plusieurs mètres. Cependant, une fois les fonctions du bouton A passées en revue, on se rend compte que la jouabilité atteint vite ses limites. En effet, notre soldat ne peut qu’effectuer des roulades, dans tous les sens, recharger son arme, donner des ordres à son escouade et ramasser des items. On peut certes comprendre que tout réside dans cet art de la progression militaire mais cependant on ne peut qu’exprimer des regrets lorsque que l’on s’aperçoit du peu de possibilités au final qu’offre ce Gears of War en matière de gameplay.




Est-il pour autant si déconcertant de prendre le soft en main ? La réponse est clairement négative tant le plaisir que l’on éprouve à progresser, de manière aussi répétitive soit-elle, se fait ressentir. Il faut donc bien comprendre que des éléments comme par exemple ce gameplay trop axé sur la couverture, nous rappellent que la perfection n’existe pas et qu’ici un choix a clairement été fait par les développeurs de limiter les possibilités pour se concentrer le mieux possible sur un détail. De manière plus générale, la prise en main de Gears of War peut en dérouter certains sur le plan du contrôle directionnel du personnage et de la prise de vue proposée. Cliff Bleszinsky, lead-designer du soft, évoque la vue à la « deuxième personne » puisque si sur la direction nous penchons davantage sur la vue à la troisième personne, la visée se rapproche elle d’un FPS classique. Seulement voilà, on se rend compte qu’au final nous passons les trois quarts du soft à être en vue rapprochée et à mettre de côté la troisième personne. Pourquoi donc ? Tout simplement dans un soucis de précision, cette dernière n’étant que trop aléatoire (surtout en mode difficile) lorsque que l’on dirige notre perso. On se surprend alors à avoir constamment le doigt appuyé sur la gâchette gauche pour être ainsi prêt à faire face à n’importe quelle phase d’action. Mais si l’on gagne en précision, on perd tout autant en mobilité, cette vue étant assez réduite dans son ensemble. Du coup il n’est pas rare de se faire surprendre par derrière et sur les côtés sans que l’on puisse vraiment agir, dommage.

Dans le même sens, si les combinaisons pour se couvrir paraissent bien simples, on s’apercevra que même après un bon nombre d’heures de jeu nous n’arrivons pas forcement à effectuer le mouvement désiré, et progresser dans un timing parfait demandera plus d’attention. Ainsi, alors que l’on doit faire face à une horde d’ennemis, on passe de rempart en rempart avant de se rendre compte que notre personnage n’est plus à couvert du fait d’avoir fait preuve d’un manque de timing. Et pour finir sur ce tour d’horizon du gameplay, posons-nous la question des véhicules du soft. Bonne nouvelle, ils existent. Pour être plus précis, il y a le Armadillo, qui n’est autre qu’un tank allier, le COG Chopper, magnifique hélicoptère des forces du CGU, les wagons d’une mine abandonnée, pour un périple haletant de quelques minutes, et enfin le tacot, nom donné à une sorte de 4X4 version bien plus imposante qu’un Paria vous donnera à contrecœur. Mauvaise nouvelle, seul le dernier de ces engins cités vous sera proposé dans une phase de jeu et une seule. Côté maniabilité, on se contente d’avancer ou reculer, prendre une direction et utiliser un canon au rayon lumineux dévastateur. Très simple d’accès, on notera cependant l’impossibilité de conduire et tirer profit de l’arme en même temps, puisqu’il faudra choisir entre l’une des deux actions. Assez déroutant au début, on n’apprécie pas forcement le fait de stopper le véhicule pour venir à bout des ennemis ce qui, dans le jeu, est justifié par la vétusté dudit appareil incapable de gérer les deux. Mais au final on accueil à bras ouvert cette phase de jeu qui rompt, comme elle le peut, le rythme répétitif alors installé par les phases d’actions.

La guerre n’a jamais été aussi belle




Nous voilà arriver dans ce qui constitue, et ce n’est plus une surprise, le point fort du soft : son esthétique. Dire que Gears of War est l’un des plus beaux jeux de la 360 serait un doux euphémisme. Il est incontestablement LE plus beau et le montre à bien des égards, le moteur Unreal Ungine 3 ici utilisé de manière très intelligente y étant bien évidemment pour quelque chose. Tout d’abord la modélisation des personnages. Les gros bras que sont les soldats du CGU montrent avec brio toute leur masse musculaire, partagent leurs sentiments à travers des expressions du visage remarquable et effectuent des mouvements avec naturel même s’ils adoptent parfois un comportement étrange, comme évoqué lors de l’analyse du gameplay. Il en est de même pour les Locustes qui vous dégoûteront à leur simple vue. D’ailleurs, leur conception n’est pas sans rappeler certaines licences phares avec par exemple le redoutable général Raam qui, pour beaucoup d’entre vous, évoquera de doux souvenirs de la série Resident Evil. Pour le reste, Gears of War est un délice visuel d’harmonie et de cohérence entre les éléments présents dans le décor. Totale cohérence ? Avouons le, certains défauts viennent clairement faire tâche dans ce tableau idyllique. Notons en effet un problème de gestion des collisions, avec par exemple les gros bras des vos amis qui fusionnent avec leur armure, ou encore des éléments décoratifs en total désaccord avec le reste comme une épave de voiture aux textures indigestes ou un ciel qui fait parfois office de belle tapisserie. Cela devait et méritait d’être signalé. Bien évidemment, la claque visuelle prédomine largement et jusqu’au bout des cinq actes qui composent le jeu, on est en admiration devant des rendus de toute beauté, des textures admirables et de magnifiques couleurs qui rappellent à merveille le chaos régnant sur Sera. Mais encore une fois, c’est le tout formé par cet ensemble et qui fonctionne dans une harmonie parfaite qui nous fait définitivement tomber sous le charme.

Gears of War présente ainsi des effets tout simplement remarquables. Parmi eux, la violence y tient une place prépondérante. Les balles qui fusent sur les terrains de combats, les douilles qui volent alors que les murs laissent des traces d’un chaos passé et présent, tout cela ne serait pas apprécier de la même manière si l’on ne voyait pas la chaire de nos ennemis explosées, qui apparaît notamment sur notre écran lorsque qu’ils sont à proximité. De la même manière, il est tout autant jouissif de tirer dans les jambes d’un Locuste et de voir des bouts de combinaisons et de chaires se déchiqueter, avant de s’approcher dudit ennemi et d’écraser d’un coup de pied bref le crâne de ce misérable individu. Non vraiment, il est dur de faire des reproches à Gears of War sur le plan purement graphique. Et pourtant, nous émettons une quelconque pointe de déception quant à la variété des décors, dans le même sens que la remarque apportée au gameplay, c'est-à-dire qu’on l’a certes à faire à des décors impressionnants mais qui, au final, prennent toujours place dans un contexte lugubre et malsain. Ainsi le veut l’univers du soft nous direz-vous, mais évoluer de maisons en maisons ou de ruelles en ruelles, quel que soit le genre dans lequel le soft s’inscrit, demande davantage que des textures magnifiques pour vraiment varier les plaisirs que prend le joueur à avancer. Ne boudons pas pour autant notre immense plaisir à errer dans cette violence inouïe, sans limite et qui fais parfois peser une lueur de survival horror à faire palier de jalousie les jeux du genre.

Combiner tout cela avec une bande son d’exception et vous aurez les conditions idéales d’immersion. Confiée à Kevin Riepl, la bande-son de Gears of War est tout simplement excellente. Des musiques qui penchent davantage vers les instruments classiques et qui offrent un soft une certaine vie à travers les chants ou mélodies, là où une simple piste d’une chanson rock n’aurait par exemple, qu’accentué le côté bourrin du jeu. Nous sommes ici bien loin de cette simple fonction et c’est un pure plaisir auditif que de vivre l’aventure de Gears of War. Ce n’est en aucun cas les possesseurs d’un home cinéma qui diront le contraire. Pour le reste, le soft satisfait tout autant par des bruitages des plus convaincants et une très bonne version française intégrale, avec des voix certes classiques mais accrochant parfaitement les personnalités de nos soldats.

Gears of Live




Si le mode solo peut paraître un peu chiche, que dire du mode Live ! Là où la 360 cherche encore son soft référence en matière de jeu en ligne, comme l’a été et l’est encore Halo 2 sur Xbox, Gears of War débarque et compte bien changer la donne. Comme cela est d’accoutumé, passons en revue tous les modes disponibles. Concernant le mutlijoueur sans le Live, nous ne pouvons malheureusement que nous affronter en un contre un sur une même console. Pour accueillir davantage de joueurs, il faudra alors passer par un réseau local. Le mode coopération est disponible via le multijoueur offline, en réseau local ou sur un même console, et bien évidemment en online. Quel que soit le moyen utilisé le constat est le même : on est ravi de partager l’aventure avec un compagnon. A noter qu’en difficulté Dément la coopération trouve toute son ampleur. Pour ce qui est du Live, outre la coopération, Gears of War propose trois modes de jeu. Le premier, Assassinat, vous propose de remporter la partie en tuant le chef ennemi aléatoirement désigné. Le second, Exécution, est bien plus classique puisque le seul but est de rapporter des points en tuant vos ennemis alors que dans Zone de Guerre, le dernier survivant fera gagner son équipe. Suivant le mode choisi, tout se fait par le biais de deux équipes de quatre joueurs. Bien évidemment, bon nombre de paramètres sont réglables que ce soit la durée d’une manche ou encore la gestion du tir ami. Les cartes, aux nombres de dix, sont idéales pour accueillir l’ensemble de ces modes cependant une partie d'entre elles reprennent ni plus ni moins que les niveaux rencontrés en solo. Quant aux autres, certes inédites, elles ne traduisent que d'une autre manière le chaos rencontré en solo mais le font avec brio, se constituant d'éléments pour pimenter davantage les parties en ligne. On aurait cependant aimé plus d’originalité dans ces lieux de combats en ligne, qui pour beaucoup sont des villes en ruines, de même qu’on aurait apprécié des modes moins classiques et plus nombreux. Cela changera-t-il à l’avenir ? Du contenu téléchargeable étant déjà prévu en solo comme en multi, on peut le supposer mais également émettre l’idée qu’il faudra payer…

Même si le soft n’est disponible que dans une bonne semaine dans nos contrées, une poignée de rédacteurs du monde entier profite déjà des joies de GOW en Live depuis le début de ce mois de novembre. Durant plusieurs heures nous avons donc testé le service en ligne du jeu et c’est encore une fois le mot plaisir qui traduit le mieux notre impression. Aucune surprise dans le gameplay et dans l’univers des cartes multi, tout se passe dans la même harmonie qu’en solo. Les parties s’enchaînent et la violence du soft se mêle à la bonne ambiance du jeu en équipe proposé. Il nous est bien sûr offert la possibilité de consulter les statistiques d’une partie en cours tout comme il est possible d’assister aux parties Live en mode spectateur, via plusieurs caméras non amovibles dissimulées dans les points clés des cartes. L’aspect bourrin du soft étant ce qu’il est, le mode Assassinat est assez exultant dans le sens où l’on repousse sans cesse les assauts de l’équipe adverse qui fait tout pour tuer sa cible, l’un de vos partenaires. Au contraire, dans Zone de Guerre on se doit d’être le plus vigilant possible pour surprendre ou éviter de se faire surprendre afin de rester le dernier survivant. Quant à Assassinat, il contentera les plus bourrins d’entre vous puisque ici tuer n’est que notre seul objectif, ni plus, ni moins, se présentant ainsi comme le défouloir le plus gore du Live. Il ne reste plus qu’à Gears of War de se doter d’un mutlijoueur encore plus abouti et il ne fait aucun doute que sa popularité live ne fera qu’accroître.

Point complet
Gears of War est indiscutablement un hit. Certes, sans doute pas le hit que l’on attendait et qui aurait fait de lui un soft quasi-parfait mais après tout, la perfection n’existe peut-être pas. Avec un gameplay pourtant intuitif et très jouissif, mais qui manque tout de même de variété, ainsi qu’un univers de jeu tout simplement splendide, cependant non exempt de défauts, le tout servi par une durée de vie en solo tout juste satisfaisante et des sessions Live quelque peu perfectibles, il faut bien admettre que Gears of War procure un plaisir de jeu unique, indispensable, à tel point qu’on en oublierait presque ses petits désagréments. Une chose est certaine : la guerre a rarement été aussi passionnante.

On a adoré :
+ Délicieusement gore
+ Visuellement proche de la perfection
+ Des modes Live réussis
+ Plaisir de jeu immense
+ Gameplay simple et intuitif
On n'a pas aimé :
- … mais qui n’offre pas assez de possibilités
- Un mode solo un peu chiche
- Un soft qui manque parfois de variété et d’originalité, en Live comme en solo


Consulter les commentaires Article publié le 08-11-06 par Jeremy F.



 
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