Test Gears of War 3 - jeux vidéo Xbox 360

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Gears of War 3



Développeur
Epic Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.09.2011
  20.09.2011
  09.2011
Nombre de joueurs
1 à 10
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Contenus
Classification PEGI

Mémoire
10 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Devenue la nouvelle chouchou de Microsoft Games, la franchise Gears of War d’Epic Games continue son petit bonhomme de chemin, avec le troisième épisode sortant tambours battants en exclusivité sur Xbox 360. Mais cette série de renom a-t-elle profité de son court séjour à l’ombre pour se faire une beauté avant de revenir sur le devant de la scène ?

Et un, et deux, et trois…




Le mastodonte de guerre de Microsoft est de retour. Alors que le second volet nous avait laissé un petit goût amer en bouche, avec son côté « suite commerciale » qui n’avait pas échappé à certains et son manque de réelles nouveautés, ce troisième opus semble bel et bien l’archange tant attendu par des millions de fidèles. Tout d’abord, au niveau de la campagne solo, on remarque que le jeu est plus long que ses aînés. Alors qu’il fallait 6 à 8 heures pour boucler GoW 1 et 2, il faut en effet 8 à 10 heures pour terminer le troisième opus. Un premier bon point qui est malheureusement contrebalancé par le début de l’aventure, pénible, ultra linéaire, scripté et trop facile. Les habitués de la série prendront pourtant vite leurs marques dans la peau de Marcus Fenix et de ses hommes. En pleine guerre contre les Lambents (un peu comme les Floods en fait), une espèce parasite qui a remplacé les Locustes à la tête de la chaîne alimentaire, nos Gears doivent trouver un moyen d’endiguer la progression de cette nouvelle espèce qui détruit tout sur son passage. L’ennui, c’est que les premières missions font un peu trop didacticiel et souffrent d’un level-design médiocre sous forme de couloirs. Pire encore, les développeurs ont même encombré le tout de séquences de jeu inutiles et complètement ratées (les 20 secondes de football américain par exemple), qui font taches dans une aussi grosse production.

Heureusement, le constat se relève au fil de notre progression, le jeu prend ses marques et se permet un peu plus de liberté. Passé le niveau avec le combat en mecha (qui n’apporte également rien du tout vu sa lourdeur et le manque de fun qu’il dégage), on se surprend à prendre du plaisir dans ce monde apocalyptique conquis par des créatures gigantesques et sans merci. Petit à petit, la situation dégénère, humains, Lambents et Locustes s’affrontent dans les ruines de l’humanité. Le joueur part à la découverte de quelques rares survivants et explore le monde post-apocalyptique de Gears of War 3, qui est beaucoup plus riche que celui de ses prédécesseurs. Même si certains come-back sont décevants, on apprécie le soin global qui a été apporté à l’intrigue, à sa mise en scène et aux personnages secondaires, beaucoup plus nombreux et travaillés. C’est sans parler des derniers niveaux qui nous montrent des aspects de l’Unreal Engine qu’on ignorait complètement, avec des bâtisses gigantesques et magnifiques, des végétations luxuriantes et des décors raffinés. C’est un véritable régal pour les yeux. Et parlons-en justement de cette technique. GoW 3 corrige la plupart des défauts techniques de ses prédécesseurs. Plus le moindre clipping, bug visuel, plus de manque d’inspiration dans la conception visuelle, plus de répétitivité non plus dans les décors...

Certes, quelques textures manquent de finesse, il s’agit de l’un des défauts de l’Unreal Engine, et les visages des personnages sont toujours peu expressifs, mais dans l’ensemble on sent qu’un grand pas a été franchi avec cet épisode. Le soft semble en tout cas vraiment utiliser toutes les ressources de la machine. C’est justement ce qui a été mis à contribution durant la campagne solo, qui nous fait voir un sacré bout du pays à bord de divers véhicules ou à pieds. L’impression de découverte et d’émerveillement est récurrente et il est difficile de ne pas être impressionné par le talent des développeurs de ce côté-là. Pourtant, le concept, lui, n’a pas beaucoup changé. Il s’agit toujours d’évoluer dans des niveaux assez linéaires en se planquant derrière des abris et en mitraillant les ennemis ou en les découpant à la mitrailleuse. Cependant, si le gameplay n’a pas bougé, on note un bestiaire nettement plus varié qui nous oblige à faire autre chose que du « couverture – tir au pigeon ». Ainsi, certains ennemis rampent au sol et nous poursuivent, d’autres jaillissent du sol, nous attaquent d’en haut, chargent vers nous en meute ou explosent à notre contact. La variété des ennemis est clairement l’un des gros atouts de cet épisode, qui écrase littéralement les deux premiers opus à ce niveau. On peut toujours reprocher au jeu d’être un peu pataud et approximatif, mais il s’agit aussi de l’une des marques de la série.

Un multijoueur 2.0




Dans l’ensemble, Epic a su le rendre plus attractif, plus difficile et plus jouissif, et ce sans parler des combats de boss épiques qui resteront longtemps encrés dans les mémoires. Plus long, plus fun, plus complet et plus riche que ses prédécesseurs, Gears of War 3 assure donc son mode solo et sa réalisation graphique, et va même plus loin avec une réalisation sonore de très haut standing. Les doublages anglais et français sont excellents, les musiques collent parfaitement à l’action et les bruitages, retravaillés, s’avèrent encore plus effrayants que dans les deux premiers opus. On regrette tout de même que la synchronisation labiale soit parfois ratée en français. Un défaut dont personne ne semble s’être soucié chez Microsoft Games... Et si par malchance vous auriez manqué les deux premiers épisodes, vous pouvez toujours regarder une vidéo vous expliquant tout ce qui s’est passé dans la saga jusqu’à présent…

Si le mode solo assure plutôt bien, le mode multijoueur, quant à lui, se révèle d’une efficacité surprenante. Epic Games a très clairement joué la carte du « plus » avec plus de cartes, plus de sensations, plus d’armes, plus de modes de jeu et plus d’ennemis. Ainsi, outre la possibilité de jouer à la campagne solo à quatre en coopération en ligne, vous pouvez jouer à divers modes multijoueurs spécialement conçus pour les affrontements. Notons d’ailleurs que, que vous jouiez en solo, en coop ou en multi, vous acquérez des points d’expérience et augmentez de niveau. Une petite refonte du système d’expérience qui permet de monter en grade avant même d’aborder le multijoueur. Le premier mode multijoueur, accessible en solo également d’ailleurs, n’est autre que le mode Arcade, qui permet de recommencer l’aventure mais avec un système de scoring basé sur vos prestations. Concrètement, imaginez GoW croisé avec The Club ou plus récemment Bulletstorm. On avance en dézinguant tout ce qui bouge le plus vite possible et en le faisant habilement pour faire grimper le compteur et écraser nos concurrents. Ce mode de jeu n’intéressera pas forcément tout le monde mais il a le mérite d’être un sacré plus pour ceux qui accrochent au système. En progressant, on débloque d’ailleurs des mutations qui permettent de « modder » l’aventure arcade, avec par exemple des options permettant de tuer instantanément ses ennemis au corps à corps et bien d’autres à découvrir. Des espèces de cheat codes, parfois très rigolos, renouvellent encore un peu plus le plaisir de la découverte.

En multijoueur pur, dix joueurs peuvent s’affronter. Ce n’est pas énorme comparé à la concurrence, mais c’est déjà pas mal. Une dizaine de maps sont au programme, basées principalement sur celles de la campagne, belles et variées et offrant quelques événements imprévisibles qui surprendront les débutants. Comme d’habitude, on retrouve du Deathmatch, de l’Exécution, du roi de la colline, de l’ailier et de la Zone de guerre, mais également un nouveau mode fusionnant deux anciens modes de jeu, permettant de transporter et protéger un joueur de l’ennemi adverse. Le gros ajout, c’est bien entendu le support des serveurs, qui rendent les parties beaucoup plus stables. A cela, on ajoute également un mode Hordes revu et corrigé dans lequel on amasse des fortunes et on les dépense en barbelés et tourelles pour se protéger des vagues d’ennemis, avec la possibilité de réparer le tout. Autrement dit, on sent l’influence du mode Zombies de Call of Duty. Vient ensuite l’une des autres grosses nouveautés, à savoir le mode Bestial qui propose l’inverse de ce mode Hordes : incarner quatre créatures et massacrer des vagues d’humains dans un temps imparti. La caractéristique du mode vient du fait qu’ici, on amasse de l’argent pour pouvoir incarner d’autres créatures. Ainsi, on passe d’une bête bidasse à un Ticker ou à un Boomer et on fait de véritables ravages dans les rangs ennemis. La jouabilité de ces différentes créatures est bien sûr différente et offre d’excellentes sensations et encore une fois un réel plaisir de découverte. Ultra complet, le mode multijoueur de GoW 3 est donc une excellente surprise, au même titre que le solo, revu et corrigé lui aussi. Certes, le constat n’est pas parfait et certaines erreurs demeurent non corrigées, mais en même temps, elles font également partie de la marque de fabrique de la série et les fans crieraient sans doute au scandale si Epic changeait certains aspects du jeu. Dans l’ensemble, ce GoW 3 est une bonne cuvée qui réjouira les fans et tentera peut-être un peu plus quelques détracteurs. En tous les cas, la série est dans la bonne voie.

Point complet
18/20
Gears of War 3 représente une vraie évolution par rapport aux deux premiers opus. Le jeu intègre non seulement un mode solo plus long, mieux structuré, avec un scénario plus fin et mieux mis en scène, mais également un mode multijoueur costaud, avec un mode Hordes revu et un mode bonus qui devrait faire de nombreux émules. Côté réalisation, Epic Games repousse les limites de la machine avec un titre qui devrait réellement vous mettre une claque en pleine figure. Bourré de qualités, le soft pourrait même plaire à ceux qui n’ont jamais vraiment tourné l’œil vers la série. Pourtant, la synchronisation labiale a toujours quelques ratés, le gameplay conserve son côté pataud et approximatif et la linéarité des niveaux du solo restent les trois défauts principaux du jeu. Mais à côté de cela, tout ce qui était « moyen » dans les deux premiers volets a été corrigé, à l’exception peut-être des deux premières heures de jeu, plutôt pénibles et ultra scriptées…

On a adoré :
+ Une claque graphique
+ Le multijoueur dans son ensemble
+ Le mode Hordes repensé
+ Incarner les méchants !
+ Un scénario plus costaud
+ Un effort sur la mise en scène
+ Un gros bestiaire
+ Des séquences d’anthologie
+ Des décors variés
+ La bande sonore
+ Une campagne plus longue…
On n'a pas aimé :
- Mais deux premières heures ratées !
- Quelques textures
- Synchronisation labiale parfois ratée
- Toujours très linéaire
- Gameplay un peu approximatif et pataud


Consulter les commentaires Article publié le 10/10/2011 par Etienne F.


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