Test Forza Motorsport 3 - jeux vidéo Xbox One

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Forza Motorsport 3



Développeur
Turn 10
Genre
Course Simulation
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.10.2009
  27.10.2009
  22.10.2009
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Contenus
Classification PEGI
Thème
Automobile
Mémoire
7 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i
Prix de lancement
59,00 €

La licence Forza Motorsport a vu le jour en 2005 sur la Xbox première du nom. Forte d’un succès mérité, celle-ci s’est vite enrichie d’un deuxième opus deux ans plus tard. Arrivé sur Xbox 360, ce Forza Motorsport 2 a été très bien accueilli par la presse et les joueurs même si quelques reproches ont été faits à son égard. Dans un souci d’amélioration et d’évolution, c’est le plus logiquement du monde que Turn 10 a planché sur une suite : Forza Motorsport 3. Attendu comme la référence sur console en matière de simulation automobile, le titre n’avait pas le droit à la moindre erreur. Qu’en est-il exactement ?

Il en a sous le capot…




Lorsqu’on ouvre la boîte de Forza Motorsport 3, on se rend compte que celle-ci comporte deux galettes. En fait, la première contient le jeu à proprement parler et la seconde, une bonne dose de contenu. Petit coup commercial à l’heure des nombreux DLC payants qui créent des scandales ou véritable bonne intention des développeurs, la frontière entre ces deux notions est mince mais le joueur est à coup sûr gagnant. Ainsi, lorsque ce dernier a pris quelques petites minutes pour installer les environ 1,9 Go de données de ce deuxième disque, il peut remettre le DVD 1 pour lancer la partie (après installation facultative du jeu selon ses envies et la capacité de son disque dur). Ceci fait, et après quelques minutes permettant de régler son niveau de difficulté et de se faire la main sur une Audi R8, on peut enfin passer aux choses sérieuses.

Bien entendu, l’un des gros morceaux du titre est assurément son mode Carrière. Comme tout jeunot qui débute, on choisit au hasard (leurs caractéristiques n’étant pas mentionnées pour le coup) l’une des petites « charrettes » qui sont proposées afin de se lancer. Ainsi, au fil des courses, on remporte des crédits qui permettent d’améliorer son bolide ou de s’en acheter d’autres. En plus de proposer de nombreux défis assez divers entre les courses simples, les championnats, les épreuves de drag ou encore celles de drift, elle offre surtout un défi consistant et très digeste. En effet, la progression se fait très naturellement puisqu’on dispose d’un calendrier, nous entraînant de course en course un peu partout dans le monde, qui laisse apparaître le planning des jours à venir ; en sachant qu’il est possible de choisir régulièrement le championnat auquel on souhaite participer en plus de l’annuel qui sert de fil rouge. Le bon côté, c’est qu’au fur et à mesure de sa progression, le joueur goûte à de nouvelles classes de bolides allant de F à R1. Plus de puissance, des voitures qui répondent différemment, etc., voilà ce qui permet de continuer sans s’ennuyer !

De surcroît, en sus des crédits que l’on récolte pour améliorer son véhicule ou en acheter d’autres, on engrange des points d’expérience et, à fortiori des niveaux. Il faut alors dissocier les niveaux du pilote qui permettent de débloquer de nouveaux bolides (on notera d’ailleurs qu’on peut parcourir tout le mode carrière sans en acquérir de nouveaux moyennant finances) et les niveaux voitures, limités à 5 qui permettent d’obtenir des réductions sur certains accessoires des constructeurs. C’est l’occasion rêvée pour améliorer son bébé à moindre coût. Précisons par ailleurs que la difficulté, qui est relative au niveau des adversaires et aux activations des aides, permet d’augmenter les gains d’un certain pourcentage selon que l’on retire les assistances ou non. Dans tous les cas, aussi bien les amateurs que les férus du genre peuvent progresser à leur rythme en cherchant petit à petit à corser le challenge.

Un petit côté casual…




Dans le même ordre d’idées, les développeurs permettent de régler tous les paramètres de son véhicule, et ce qu’ils soient esthétiques (peintures, vinyles, etc.) ou techniques (pneus, amortisseurs, ressorts, rapports de vitesse…) afin que chacun puisse obtenir ses réglages optimaux en fonction de ses bolides. Petite parenthèse en passant : il est désormais possible de sauvegarder ses paramétrages dans des fichiers prévus à cet effet que l’on peut ensuite partager avec d’autres. Ceci dit, les réglages sont nombreux et très réalistes, surtout que la télémétrie est toujours là pour vérifier les divers paramètres une fois son bolide lancé. Toutefois, ces manipulations qui demandent un certain temps ne raviront que les fans de simulation… Les développeurs ont donc bien pensé à laisser une fonction de mise à niveau rapide qui calcule les améliorations possibles en fonction de son budget pour avoir un véhicule capable de concurrencer les autres en seulement quelques pressions de boutons. Dan Greenawalt et son équipe ont poussé leur raisonnement encore plus loin afin de vraiment dissocier les néophytes des habitués tout en contentant les deux. Raison pour laquelle ils se sont inspirés des derniers jeux de course de Codemasters pour intégrer une fonction quelque peu spéciale…

En effet, à n’importe quel moment d’une course, il est possible d’appuyer sur le bouton « back » de sa manette pour arrêter l’action et se mettre à la rembobiner pour la reprendre comme si de rien n’était à un moment antérieur. On peut ainsi remonter dans le temps de quelques secondes seulement ou de bien plus pour revenir au tout début de la course. Dans l’idée, cette fonction permet de pallier une erreur d’inattention au lieu de la sanctionner par un inévitable « Recommencer la course ». Facilitant fortement la progression, le joueur pouvant rectifier sa trajectoire à tout moment si on peut dire, celle-ci ravira les débutants et tous ceux qui désirent simplement passer un bon moment sans forcément chercher le challenge. En revanche, les habitués crieront au scandale, ce rembobinage entachant quelque peu la notion de simulation associée à la série. Malgré tout, soulignons bien qu’il ne s’agit là que d’une option et que les mécontents ne sont pas obligés de l’utiliser, celle-ci ne change donc rien pour eux. Difficile dans ces cas-là de la décrier.

Pour en revenir au contenu du jeu, précisons qu’en plus de la longue carrière, on retrouve un mode arcade permettant de profiter rapidement et simplement des divers véhicules et circuits avec des défis classiques (course, contre-la-montre, etc.).Le mieux, c’est que Turn 10 a pensé à intégrer des courses à deux joueurs en split screen (écran splitté). Il fallait le souligner tant cette option tend à disparaître, et ce même si pour le coup les développeurs ne l’ont pas optimisé et que quelques faiblesses techniques se font sentir (chutes de frame-rate notamment). En sus, les amateurs de la licence peuvent retrouver un mode de jeu en ligne solide (il reprend toutes les forces de celui du précédent volet) avec tout l’aspect communautaire développé dans Forza Motorsport 2, à ceci près que celui-ci a été renforcé et étendu aux réglages (possibilité de les sauvegarder, partager…) et autres petits détails appréciables.

Une bonne course avec quelques accrocs




Au niveau du gameplay, on peut penser de prime abord que l’équipe de développement s’est contentée du minimum syndical. Mais au fil des parties, on remarque que celle-ci a bien repris le gameplay du deuxième volet de la série et qu’elle a apporté un paquet de légères améliorations ci et là pour offrir une simulation qui fait référence sur console, notamment au niveau de l’équilibrage. La prise en main est quasiment parfaite, les freinages, bien que relativement exigeants, sont plus doux que par le passé, les virages et autres sous-virages demandent une meilleure précision dans sa conduite et la gestion des pneumatiques est vraiment plus appréciable puisqu’on ressent mieux les appuis. De plus, avec un contrôle optimal de la température et de la déformation des pneus, l’aspect simulation est renforcé et difficilement critiquable même si on n’est pas encore au niveau d’un GTR sur PC. Enfin, que ce soit au volant ou à la manette, les véhicules répondent bien et tous ceux qui apprécient le genre passeront assurément de bons moments. Mis à part cela, le titre est loin d’être parfait…

En effet, on constate que si les tracés sont relativement nombreux et que les circuits sont très bien modélisés avec un souci du détail flagrant, il n’empêche qu’ils manquent cruellement de vie. De même, si la vue cockpit a bien été intégrée à ce troisième volet, celle-ci reste bien en deçà de ce que l’on peut voir chez la concurrence. Certes il faut avouer que celle-ci ne vaut clairement pas celle de Need For Speed Shift (qui joue dans un autre domaine), mais les développeurs auraient pu faire quelques efforts. Cette dernière réduit les sensations de vitesse, notre pilote ne prend pas la peine de passer les vitesses, le pare-brise ne bouge pas d’un poil malgré les accrochages et elle s’avère être finalement peu passionnante. Aussi, malgré les reproches des joueurs et de la presse, Turn 10 n’a toujours pas pris certaines remarques en compte. Ainsi, la gestion de la météorologie ou encore les courses de nuit sont aux grands abonnés absents. C’est vraiment dommage… Autre reproche que l’on peut faire, les temps de chargement sont assez longuets, et ce même si on installe le jeu sur son disque dur.

Enfin, on peut toujours se consoler en se disant que l’interface est claire et classe et que les courses (sauf en écran splitté) offrent un frame-rate constant pour une excellente fluidité. Reste alors un aspect graphique très appréciable avec des modélisations de véhicules d’excellente facture, des animations de qualité mais un aspect visuel qui n’est pas exempt de tout reproche (quelques textures ci et là, des petits retards dans l’affichage d’ombres, etc.) et une intelligence artificielle correcte qui commet quelques erreurs même si elle a tendance à être plutôt réfléchie en suivant le tracé. Enfin, derniers éléments et non des moindres, la gestion des collisions reste assez moyenne (rebondissements inattendus contre certaines parois entre autres) avec des impacts visuels relativement limités mais celle des dégâts, du moins au niveau de la physique, est très satisfaisante (la direction est faussée selon l’impact, les pneus s’usent, la boîte de vitesse peut être détériorée, etc.). On notera d’ailleurs que tout arrêt au stand permet, après le travail de mécaniciens invisibles, de repartir avec un bolide comme neuf… C’est moins réaliste, mais tout de même assez pratique.

Point complet
Forza Motorsport 3 profite des bases fort solides de son prédécesseur pour nous offrir une simulation qui peut faire office de référence sur console. Les développeurs ont recalibré le gameplay, ils l’ont amélioré et ils ont ajouté tout un tas de petites améliorations et autres nouveautés qui font que le soft est suffisamment accessible pour combler les néophytes et suffisamment complet pour satisfaire les habitués. Même si le multijoueur en écran splitté n’est pas optimal, il a le mérite d’exister et, dans tous les cas, les joueurs ont de quoi faire entre le multijoueur en ligne fort solide (et son aspect communautaire travaillé) et le mode Carrière à la fois long et offrant une bonne marge de progression. Ceci sans compter qu’il y a plus de 400 bolides et tout un tas de paramètres à régler pour une conduite optimale. Reste que certains défauts pourraient en rebuter certains comme l’absence de courses de nuit ou celle de la gestion météorologique, des chargements longuets, un certain manque de vie dans les environnements et les animations « humaines » et une vue cockpit plutôt moyenne. Enfin, Forza Motorsport 3 reste une simulation de course automobile d’excellente facture que Turn 10 peut encore améliorer avant de frôler la perfection.

On a adoré :
+ Contenu conséquent
+ Marge de progression appréciable
+ Interface classe
+ Multijoueur solide
+ Gameplay équilibré
+ Prise en main excellente au pad et volant
+ Modélisations des véhicules
+ Souci du détail sur les circuits
+ Le rembobinage facultatif
+ Gestion des dégâts sur la physique
+ Nombreux réglages
+ Accessibles pour tous
+ Jeu en écran splitté…
On n'a pas aimé :
- Mais pas optimal
- Chargements longuets
- Vue cockpit moyenne
- Manque de vie général
- Ni météo, ni course de nuit
- Gestion des collisions pas toujours au top
- Quelques petits soucis graphiques


Consulter les commentaires Article publié le 19/11/2009 par Vincent P.


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