Test Final Fantasy XI - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Final Fantasy XI



Editeur
Square Enix
Développeur
Squaresoft
Distributeur
Ubisoft
Genre
Jeu de rôle massivement multijoueurs (MMORPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.04.2006
  18.04.2006
  20.04.2006
Nombre de joueurs
1
Online
- Jeu en ligne
- Uniquement jouable en ligne
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p
Son
5.1
Prix de lancement
39,00 €

La saga des Final Fantasy est connue de par le monde entier puisqu’elle a permis, il y a de cela bien des années, de sauver un studio de développement qui allait mettre la clef sous la porte. Celui-ci n’était autre que Squaresoft qui a fusionné en 2003 avec Enix pour donner Square Enix. Après de nombreux RPG et quelques titres plus ou moins discutés, la firme japonaise s’attaque à un tout autre genre : le MMORPG. Final Fantasy XI Online de son nom complet s’appuie sur des bases solides posées par les précédents opus du studio, mais cela suffira-t-il pour convaincre à la fois les fans du genre et ceux de la licence ?

Tout est une question de moyens




Avant même de pouvoir parler du jeu en lui-même, il est intéressant de signaler que ce FF11 ne coûte que la moitié du prix d’un jeu récent. Si cette constatation en fera sourire certains qui penseront faire une bonne affaire, elle cache aussi tout un système pensé dans le seul but de vous soutirer de l’argent. Comptez votre abonnement au Xbox Live Gold, 5 euros par mois, puis rajoutez 12,95 euros par mois pour jouer en ligne, un euro par personnage supplémentaire et trois euros par adresse de nom de personnage. De suite le portefeuille déchante, mais ce n’est pas tout puisque le titre ne gère pas la communication vocale, il devient donc vite nécessaire, si ce n’est indispensable, d’acheter un clavier USB. Quant à ceux qui ne disposent pas de consoles équipées d’un disque dur, autant dire que deux choix s’offrent à eux : passer leur chemin ou investir quelques dizaines d’euros supplémentaires. Les petites bourses ou les occasionnels désirant simplement goûter au soft crieront à l’arnaque là où les véritables amateurs du genre déjà bien équipés se contenteront de débourser en pestant tout de même contre le prix de l’abonnement mensuel. Mais Square Enix a tout prévu…

Afin d’appâter les joueurs, la boîte du jeu affiche fièrement une pastille indiquant une période de gratuité de 30 jours. Seulement voilà, pour pouvoir en profiter, encore faut-il être muni d’une carte bleue. En effet, pour goûter à cette période d’essai, il est nécessaire d’avoir à tout moment un compte de facturation valide, excluant par la même occasion tous ceux qui ne disposent pas de ce moyen de paiement. Si toutefois vous êtes bien équipé et que vous remplissez parfaitement toutes les pré-conditions, vous pouvez enfin insérer la galette dans le lecteur. Vous pensiez pouvoir parcourir les terres de Vana’Diel dès cette étape passée ? Sachez que vous vous trompiez lourdement. Avant de pouvoir jouer, il est nécessaire d’installer une surcouche nommée PlayOnline permettant de gérer les informations de connexion, votre compte, etc. Malheureusement, là encore beaucoup risquent de fuir. Imaginez que de nombreux documents sont à remplir et que sans clavier, il est nécessaire de faire preuve de beaucoup de patiente, surtout que par la suite il faut passer quelques heures à installer tout un tas de fichiers et de mises à jour qui requièrent tout de même plus de 5 Go d’espace libre.

Le jeu : enfin !




Une fois que le compte est créé et que tout fonctionne comme il faut, il est temps de choisir son avatar et de débuter l’aventure. Dès lors on découvre cinq races différentes, les Humes (humains), les Elvaans (elfes), les Tarutarus, les Mithras et les Galkas. Seules les deux dernières espèces sont asexuées. Notez toutefois, qu’une fois le choix fait, il est impossible de revenir en arrière. Chaque espèce dispose de qualités et de faiblesses qui lui sont propres et elle cohabite plus ou moins avec les autres. Un élément de choix important puisque Vana’Diel abrite trois puissantes nations qui luttent pour sauver le monde mais aussi de nombreuses créatures toujours plus puissantes les unes que les autres. Une fois votre personnage principal sélectionné, vous êtes à nouveau sollicité pour déterminer quel job exercera votre avatar. Six sont disponibles dès le début du jeu (guerrier, moine, mage blanc, mage noir, mage rouge et voleur) et définiront déjà certaines caractéristiques de votre héros. Tout commence plutôt bien et on en vient même à oublier la phase de préparation. L’univers du jeu est immense et même si on s’égare souvent du scénario principal pour remplir différentes quêtes ou missions, on ne peut nier qu’il est bel et bien présent. Mettant en avant tout un contexte géopolitique, il aborde différents points à rapprocher avec notre société et donne une sorte d’unicité à l’ensemble, surtout que l’univers, bien que gigantesque, reste toujours cohérent. Mais encore faut-il réussir à avancer dans l’aventure pour découvrir tout cet aspect charmeur du titre qui nous rappelle à bien des moments qu’il est signé Square Enix.

Evidemment il faut bien commencer un jour, ce qui implique d’avoir un niveau très faible. Les habitués du genre prendront donc leur mal en patience en se disant que cinq ou six heures à faire du level-up suffiront pour avoir un niveau correct. Mais la désillusion n’est pas loin. L’expérience s’accumule difficilement et combattre des monstres à longueur de journées pour monter de niveau n’est pas fort intéressant. Malheureusement c’est un passage nécessaire pour atteindre au moins le niveau 20, condition minimale à remplir pour vraiment commencer à profiter de toutes les possibilités du soft, dont notamment les déplacements en Chocobo, bateaux et aéronefs. Comptez donc une bonne cinquantaine d’heures à répéter inlassablement les mêmes actions en espérant ne pas tomber sur un monstre trop fort qui conduira votre avatar à sa perte. Avec un peu de courage et de détermination, on arrive à atteindre un niveau dit correct pour se mesurer à certains ennemis. Inutile de rêver, cette version Xbox 360 étant arrivée bien après les versions PC et PlayStation 2 avec lesquelles elles partagent les serveurs (autrement dit peu importe le support, tous les joueurs jouent ensemble), certains ont des niveaux et même des rank incroyablement élevés. Autant dire que le but sera pour vous de passer inaperçu ou (et c’est préférable) de trouver quelques âmes charitables qui vous prendront sous leur coupe. Ceux-ci pourront alors vous faire profiter de toute leur expérience pour vous guider dans ce monde aussi charmeur que dangereux.

L’essence même de ce FF 11




Vous comprenez alors que les relations sont essentielles dans le jeu et même si les dialogues sont difficiles de par le manque de chat vocal, il est essentiel d’avoir des connaissances pour constituer des équipes. Vous vous dites alors que beaucoup ont dû être découragés par les étapes précédentes et que les joueurs qui se connectent aux serveurs doivent profiter des étendues de Vana’Diel en ne rencontrant que peu de joueurs au kilomètre carré : une fois de plus vous serez surpris. Mais cette fois-ci il s’agit d’une agréable surprise puisque la communauté est vraiment bien implantée et à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit il y a toujours un bon paquet de joueurs actifs. C’est d‘ailleurs la plus grande force de cet opus puisque ce système d’équipe offre des possibilités infinies au soft en terme de gameplay. Petite explication : chaque avatar a ses propres caractéristiques auxquelles il faut rajouter quelques modifications liées à son job, voire même à l’accumulation de jobs supplémentaires. Avec en plus un petit outil de personnalisation, on retrouve des personnages uniques aux compétences multiples, diverses et variées.

Imaginez maintenant l’assaut d’un donjon ou la confrontation avec un monstre assez puissant. Vous arrivez avec vos coéquipiers et vous avez dans votre équipe un voleur, un guerrier et un mage. Le voleur a tendance à prendre l’ennemi à revers, le guerrier quant à lui attaque de front et le mage reste en retrait. Cette notion de job, pourtant bien connue par les amateurs de la série, apporte une dimension tactique au jeu du fait que les placements doivent être réfléchis, que chaque action doit être pensée afin d’anticiper la suivante. Certes, les non habitués diront que l’interface est peu ergonomique, que les menus finissent par créer la confusion chez l’utilisateur non averti, mais ce détail sera tout de même négligé par tous les joueurs qui auront su en faire abstraction pour simplement profiter de toute la richesse de l’univers et du gameplay. Ce dernier est loin d’être parfait et parfois même on pourrait le qualifier de classique, mais il offre une dimension tactique intéressante et il est d’une richesse déconcertante. Système d’alliance permettant à des équipes de s’associer, magies, gestions des états de son personnage, gils (monnaie virtuelle) à amasser, exercices de métiers ouvrant la voie au commerce, hôtels des ventes pour vendre ou enchérir sur des objets, objets spéciaux, linkshells (outils de communication), maisons Mog pour se reposer, etc., voilà tout ce qui constitue les bases de ce MMORPG. Si sur le papier cela semble dérisoire, il suffira de s’y essayer pour en comprendre toute la richesse.

Un univers toujours plus gigantesque




Cette version Xbox 360 propose, en sus du jeu original, trois extensions qui viendront en gonfler le contenu. Ainsi Rise of the Zilart donne accès à de nouvelles zones, à de nouveaux jobs (samouraï, ninja et chevalier dragon entre autres) et donc à de nouvelles compétences. Chains of Promathia inclut pour sa part des zones, des quêtes, des missions et des monstres supplémentaires. Enfin Treasures of Aht Urghan vous ouvre les portes d’une autre face du monde de Vana’Diel tout en incluant quelques disciplines inédites. Ces trois extensions s’installent via un code indiqué sur la dernière page de la notice du jeu et permettent de découvrir de nouveaux horizons tout en faisant évoluer l’univers. Outre l’aspect contenu, remarquez aussi que l’ajout de nombreux jobs et compétences permet une fois de plus de décupler toutes les possibilités en termes de gameplay et d’amélioration de personnages. Notez d’ailleurs que si la boîte du jeu indique bien la présence de trois nations, il faudra réellement en compter quatre. Dès le début vous pouvez prêter allégeance au Royaume de San D’Oria, à la République de Bastok et à la Fédération de Windurst. La quatrième se nomme le Grand-Duche de Jeuno et est politiquement neutre, d’où son omission lorsque l’on parle des nations qui se battent contre les hommes-bêtes. Voilà les prémisses d’un scénario qui, lié à tous les contextes géopolitiques abordés plus haut, est digne de ce à quoi on pouvait s’attendre de la part de Square Enix. Mais tout n’est pas aussi bien léché.

Quand des jeux revêtent leurs plus belles textures et se parent d’effets de nouvelle génération en toutes sortes, FF XI fait dans le simple portage de la version PlayStation 2 avec bien trop peu d’optimisations. Graphiquement le titre est bien dépassé, certaines textures sont mêmes affreuses et quelques lieux semblent vraiment vides. Une petite mise à jour n’aurait pas été de trop et même si on sait que le terrain de jeu est immense, il faut reconnaître que des textures s’affichent avec un peu de retard et que des bugs de collision, pour ne citer que ça, sont de la partie. Cependant, les personnages sont charismatiques et l’univers dégage une sorte d’aura qui séduira tous ceux qui tenteront de s’y immerger. Notons toutefois que si la technique déçoit à bien des égards, les développeurs ont su apporter une touche non négligeable permettant réellement l’immersion : les musiques. Des thèmes originaux bien connus aux musiques d’ambiance en passant par les musiques dynamiques et rythmées du combat, tout colle parfaitement à l’univers. C’est un véritable régal, du moins sur ce point là.

Point complet
Square Enix signe là son tout premier MMORPG et il faut avouer que la firme s’en tire plutôt bien. Vana’Diel est gigantesque, l’univers est cohérent, les missions et autres quêtes sont nombreuses et le tout s’appuie tout de même sur un scénario qui a le mérite d’être plus poussé que dans les autres jeux du genre. Si cet opus offre tout un tas de possibilités au niveau du gameplay, reconnaissons que beaucoup seront vite rebutés tant l’utilisation d’un clavier devient quasi obligatoire une fois passé un certain niveau. Jouer l’aventure en solitaire relève de la folie, voire du suicide et la communauté, présente à tout moment (7jrs/7 et 24h/24) est prête à vous accueillir à bras ouverts. Mais encore faut-il réussir à y accéder. Pour cela aucun autre moyen que de faire abstraction de la phase d’installation et d’enregistrement du soft, des euros déboursés tous les mois et des cinquante premières heures du jeu qui obligent à faire du level-up. Rajoutons en plus une interface peu ergonomique et des graphismes qui sont relativement moches, alors on obtient un titre qui en fera fuir beaucoup. Les courageux qui sauront négligés tous ces points faibles découvriront en revanche un univers enchanteur duquel ils risquent bien de ne jamais repartir. En définitive, ou on adhère complètement à ce FF XI Online ou on le hait en criant à l’arnaque, il n’y a pas vraiment de juste milieu.

On a adoré :
+ Un univers cohérent
+ Gigantesque
+ Possibilités quasi infinies
+ Les trois extensions
+ Un scénario assez développé
+ Bande sonore
+ La communauté
+ Le charisme des personnages
+ Un mois gratuit…
On n'a pas aimé :
- Mais un investissement conséquent
- Plus de 5Go nécessaires
- L’installation
- Les cinquante premières heures
- Graphiquement c’est relativement moche
- Menus peu pratiques
- Peu agréable à jouer sans clavier


Consulter les commentaires Article publié le 11-12-07 par Vincent P.


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