Test Fight Night Champion - jeux vidéo Xbox One

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Fight Night Champion



Développeur
EA Canada
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.03.2011
  01.03.2011
Nombre de joueurs
1
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Boxe
Prix de lancement
59,00 €

En 2009, EA Canada a sorti un Fight Night Round 4 qui s’est avéré plus grand public que FNR3, avec notamment son côté plus bourrin. Les fans de la première heure avaient d’ailleurs regretté de ne pas pouvoir jouer avec les boutons de la façade de la manette dès le début, ces derniers ayant dû attendre plusieurs semaines avant d’avoir un patch. Avec Fight Night Champion, les développeurs voulaient améliorer la formule afin de satisfaire un maximum d’amateurs de boxe, le tout en ajoutant un mode solo scénarisé pour une meilleure immersion. Reste alors à voir s’ils ont rempli leur contrat…

The Eye of the Tiger




Le gros atout de FNC présenté lors de la campagne promotionnelle, c’est assurément son mode Champion, un solo scénarisé nous plaçant dans la peau d’André Bishop. Loin de satisfaire tout le monde, notamment avec l’accumulation de certains clichés et un boxeur faisant office de boss de fin que le grand public aura bien dû mal à battre, il arrivera à en charmer beaucoup. Un vieil entraîneur, une fille fort jolie, un promoteur véreux, un gros soupçon de corruption et une rivalité fratricide, tout y est pour rappeler certains films de boxe populaires. En sus, les cinématiques profitent d’une belle mise en scène et on enchaîne les combats, demandant de jongler avec certaines contraintes et donc de varier les approches, avec plaisir. Dommage que le tout se boucle si vite, trois à quatre heures suffisant pour les plus rapides. Dans tous les cas, le rythme de ce mode solo est plutôt bon et même s’il manque de liberté, il apporte assurément un peu de fraîcheur au genre. Quant à ceux qui préfèrent un mode Carrière plus classique, il est toujours possible de profiter du mode Palmarès. Dans ce dernier, on incarne un boxeur du jeu ou un personnage créé de toutes pièces et on fait en sorte de lui faire gravir les échelons jusqu’à ce qu’il devienne le plus grand des champions. Gestion de l’endurance, entraînements (avec mini-jeux ou non selon le type), tournois, programmation des rencontres, sponsors, messagerie, etc., tout le tralala est au rendez-vous pour apporter de la consistance à l’expérience, au détriment parfois du réalisme.

On regrette néanmoins que les développeurs n’aient pas fait un seul effort pour mettre en scène ladite carrière. Enfin, cela permet toujours d’engendrer de l’expérience et de débloquer des points à redistribuer pour augmenter la vingtaine de statistiques de son boxeur. A ce sujet, notons que l’éditeur de personnages, plutôt satisfaisant, permet aussi de partager ses créations, histoire d’étoffer encore plus le casting, assez fourni dans certaines catégories, comme les poids lourds, et bien moins dans d’autres. Pour en terminer avec le contenu, notons qu’il est aussi possible de participer à des combats immédiats avec les boxeurs de base et ceux débloqués, de passer par la boutique pour récupérer quelques DLC ou encore de se rendre en ligne, à condition d’avoir un Pass Online. Sans ce sésame, il faut passer à la caisse pour y accéder. Dans ce dernier mode, on retrouve tous les grands classiques, auxquels il faut ajouter un championnat mondial et les gymnases personnalisables. Ceci apporte un aspect plus communautaire, avec des affrontements entre gymnases, des compétitions, etc. Il y a même quelques alertes pour signaler la présence en ligne d’un champion. Malheureusement, il faut aussi composer avec des coups de lag, surtout si on ne choisit pas bien son adversaire, et avec des bugs plus ou moins gênants selon la situation. Les développeurs auraient clairement pu faire plus d’efforts à ce niveau-là, surtout quand on voit la pratique commerciale appliquée. En revanche, le constat est bien plus positif lorsqu’on regarde l’aspect graphique.

Les modélisations sont réussies, les visages se déforment sous l’impact des coups, les blessures et autres hématomes apparaissent, le sang gicle ci et là pour marquer le sol du ring, le torse du boxeur ou encore son short, les textures de la peau sont réalistes, la transpiration est très bien rendue, bref c’est une véritable réussite sur cet aspect là. Les abords du ring ont profité d’un peu moins de soin, mais ils restent convenables. Quant à la caméra, si celle de base vous paraît trop proche, il est toujours possible de passer par le menu des options (Mon Coin) pour la changer. Les animations ont quant à elles gagner en fluidité, même si certaines paraissent encore assez robotiques, les ralentis marquant une ouverture sont très appréciables et il est plaisant de pouvoir revoir et sauvegarder ses plus beaux ralentis. Les petits bémols, ce sont le frame rate, pas toujours constant, et les chargements, franchement longuets. A côté de cela, le public a été retravaillé, renforçant par la même occasion l’ambiance, les commentaires de Jean-Claude Bouttier et Christian Delcourt sont dans l’ensemble pertinents et la bande sonore, composée d’un peu plus d’une vingtaine de morceaux, réussira sans doute à contenter la majorité de joueurs. Cela est d’autant plus vrai qu’il est possible de créer sa propre liste de lecture, histoire de se débarrasser des éventuels pistes que l’on ne supporte pas entendre. Maintenant que l’on a fait le tour du ring, il est bon de se jeter dans l’action.

Entre FNR3 et 4, mais plus proche du 4




Suite aux retours qui ont été faits sur FNR4, les développeurs ont décidé de proposer directement deux façons de jouer, que l’on peut d’ailleurs combiner. Cela signifie que l’on peut porter ses coups en utilisant les boutons de la façade de la manette ou les directions du stick analogique droit, le tout en composant avec les gâchettes pour les dégagements, pour accrocher son adversaire, parer, esquiver et modifier la force de son coup. C’est donc une bonne initiative qui permet de satisfaire à peu près tout le monde. En revanche, ceux qui utilisent les sticks seront divisés. D’un côté, le système est plus intuitif et plus agréable à utiliser. De l’autre, il a été simplifié, enlevant la préparation du coup et donc la possibilité de feinter. En effet, désormais, on bouge le stick dans une direction et on frappe. Que ce soit avec les boutons ou avec le stick, le gameplay garde un côté assez bourrin hérité de FNR4, ce qui déplaira assurément aux inconditionnels de FNR3, même si ce FNC essaie de trouver un compromis entre les deux approches. Pour satisfaire un public toujours plus large, les développeurs ont repensé le système de garde, automatisé pour le coup. Ainsi, il suffit de le coupler avec les esquives et un peu d’entraînement pour réussir à gagner rapidement en plaçant des contres assassins. En revanche, le gameplay gagne en réactivité, ce qui devrait plaire à ceux qui ont apprécié le 4. Reste qu’il ne faut pas matraquer les touches ou le stick, sinon les coups sont enregistrés et sortis à la chaîne, donnant lieu des à des frappes dans le vide. A ce sujet, les sensations lors des coups portés sont trop légères et artificiellement accentuées avec des bruitages exagérés.

Pour éviter justement de tomber dans le côté ‘trop bourrin’, les développeurs ont intégré une barre d’endurance liée aux coups portés et à ceux encaissés. Cela permet d’éviter d’enchaîner des dizaines et des dizaines de coups, même si quelques combos peuvent être placés. En gros, si on frappe dans le vide ou dans les gants de l’autre, on se fatigue et on devient plus sensible aux coups de son opposant, voire aux contres qui peuvent retourner la situation en quelques secondes. Le système est plutôt bien pensé, mais il n’est pas encore suffisamment équilibré pour trouver le juste milieu. On se retrouve donc avec une sorte de gameplay à la FNR4 amélioré, plus accessible, mais encore loin d’égaler celui de FNR3. C’est d’autant plus dommage que les développeurs ont bien fait attention à retranscrire le style de chaque star de la discipline, certains combats se jouant même sur l’allonge de l’un des combattants, sur sa force physique, etc. Selon l’adversaire, on peut tout de même faire preuve d’un minimum de réflexion pour aborder le combat, même si le fait de se coller à l’autre et d’esquiver/contrer fonctionne plutôt bien. Le plaisir va souvent dépendre de l’adversaire (humain) que l’on a en face de soi. Quant à l’I.A., elle reste de bonne facture même si quelques errements sont à noter. En revanche, afin de satisfaire à peu près tout le monde, les développeurs ont intégré quatre niveaux de difficulté (amateur, pro, champion, le plus grand) et plusieurs paramètres à régler (rythme de frappe de l’I.A., ses capacités offensives et défensives, la vitesse des coups, l’importance des dégâts, le niveau de la résistance, etc.). Avec des réglages optimaux, même les fans absolus arriveront à trouver un certain challenge lors des combats, notamment lorsque les ouvertures se font plus rares et les adversaires plus coriaces.

Point complet
Fight Night Champion a plusieurs atouts à faire valoir et il devrait séduire sans mal le grand public. Le mode Champion apporte un petit vent de fraîcheur sur la série, même s’il est vraiment court, et le gameplay est plus réactif que jamais, d’autant plus que l’on peut jouer avec les boutons sur la façade de la manette et/ou le joystick droit pour porter les coups. Même s’il ne manque pas de qualité, s’avérant même être une sorte de FNR4 repensé et amélioré, il est encore loin d’égaler le « patron » en la matière, à savoir Fight Night Round 3. Les fans de ce dernier opus, peu ouverts à l’accessibilité et à la simplification des éléments de jeu, feraient d’ailleurs mieux de passer leur chemin. Quant aux autres, ils devraient facilement passer outre les sensations trop légères lors des coups, les bruitages exagérés, etc. pour simplement se défouler et profiter de l’expérience. Reste que le multijoueur demande d’avoir un Pass, ce qui est dommageable quand on voit qu’il est loin d’être optimal, des lags et plusieurs bugs s’invitant à la fête. En revanche, il a gagné en convivialité.

On a adoré :
+ Coups avec le stick et les boutons
+ Plus réactif et percutant
+ Les paramètres à régler
+ Styles des boxeurs respectés
+ La gestion de l’endurance
+ Créer et partager son perso
+ Commentaires et bande-son
+ Visuellement très appréciable
+ Animations de qualité (en général)
+ Mode en ligne plus convivial
+ Mode Palmarès assez fourni
+ Mode champion très agréable…
+ Avec de bonnes cinématiques…
On n'a pas aimé :
- Malgré certains clichés…
- Et une faible durée de vie
- Manque de mise en scène (Palmarès)
- Pass online, lags et bugs
- Assez bourrin et plus assisté
- Sensations légères sur les coups…
- Et bruitages assez exagérés
- Temps de chargement longuets
- La mise en mémoire des touches


Consulter les commentaires Article publié le 06/01/2012 par Vincent P.



 
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