Test FIFA Street - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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FIFA Street



Editeur
EA Sports
Développeur
EA Canada
Distributeur
Electronic Arts
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.03.2012
  13.03.2012
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Football
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
69,00 €

Après un FIFA Street 3 qui n’a pas réussi à nous convaincre en 2008, Electronic Arts a décidé de proposer quatre ans plus tard un reboot sobrement nommé FIFA Street. Confié cette fois à EA Canada, ce nouvel opus laisse tomber l’aspect cartoon et caricatural au profit d’une orientation bien plus réaliste, et ce que ce soit en termes de direction artistique ou de gameplay. Reste donc à voir si le retour de la licence vaut le coup et si les développeurs ont réussi à produire un jeu à la fois fun et réaliste.

Une bonne dose de contenu




On le sent rapidement, ce FIFA Street est un véritable reboot qui se veut bien plus sérieux que ses aînés, et ce même si la réalisation paraît plus froide que par le passé. Le premier point sur lequel les développeurs ont tenu à assurer, c’est le contenu. Pour cela, ils ont intégré bon nombre d’équipes sous licences officielles, un bon paquet d’éléments à débloquer et divers terrains répartis aux quatre coins du monde. Au niveau de l’enrobage, on peut notamment compter sur un mode World Tour demandant de créer son équipe et ses joueurs avant de relever un paquet de défis. On commence ainsi par participer à des activités au niveau régional, avant de progresser au niveau national, puis européen et enfin mondial, en remplissant du moins la condition permettant de débloquer le niveau supérieur (atteindre une certaine place au classement pour les trois derniers cités). Le bon côté, c’est qu’il est possible de choisir soi-même l’ordre des épreuves auxquelles on souhaite participer dans le niveau en cours, tout en sachant qu’il est possible de naviguer entre les niveaux déjà débloqués. Afin d’assurer un minimum de diversité, les développeurs ont fait en sorte de proposer des épreuves avec différentes règles (équipes de 2 à 6 joueurs, avec ou sans gardien, avec ou sans faute, avec ou sans ligne de touche, voire avec des touches partielles ou des murs plus ou moins hauts…) et des cages aux dimensions variées.

D’une manière générale, on a cinq variantes. On a les rencontres Petit Pont : on place en banque des points quand on élimine un joueur en le débordant, en lui faisant une louche ou un petit pont, et on les encaisse en marquant un but, l’adversaire perdant les points en banque. On a le Freetyle : le principe est le même mais il faut épater la galerie en usant et abusant de gestes techniques, une-deux, etc. On a le Futsal : du football en salle, avec lignes de touches et fautes. On a le Dernier Survivant : on commence avec trois ou quatre joueurs et, à chaque fois qu’un joueur marque, il quitte le terrain ; le but étant d’être la première équipe à sortir tous ses joueurs. Enfin, on a les parties qui se basent sur des règles plus classiques, soit avec un maximum de buts à mettre en un temps imparti, soit en étant le premier à inscrire un certain nombre de buts. En prime, il y a des défis simples et des tournois, avec ou non une phase de qualification. Même si au final le principe reste relativement le même, à savoir attaquer et défendre, il faut bien avouer que la progression reste suffisamment libre pour éviter le sentiment de redondance, du moins durant les premières heures.

Pour pousser les joueurs à parcourir ce mode de jeu, à la durée de vie très variable selon les personnes (entre une demi-dizaine d’heures et une douzaine selon les paramètres, ses objectifs et ses compétences), les petits gars d’EA Canada ont tenu à proposer un système d’amélioration des joueurs ainsi que diverses récompenses à débloquer selon le niveau de difficulté choisi pour le défi (nouveaux terrains, joueurs à récupérer d’une autre équipe, vêtements, chaussures et accessoires). Le système est loin d’être à négliger, puisqu’on commence cette « carrière » avec des joueurs de base aux caractéristiques assez faibles qui ne connaissent pour ainsi dire aucun dribble ou autre geste technique. A nous alors de participer aux rencontres, de tenter d’impressionner la galerie avec notre jeu pour engranger des points de style et ainsi faire progresser individuellement chaque joueur de notre équipe (attention, le menu des améliorations rame un peu). A chaque niveau atteint, on reçoit un certain nombre de points de compétence à distribuer entre les atouts du joueur (physique, dribbles, passes, tirs, gardien, défense…), les tricks à débloquer (dépendant aussi du niveau du joueur) et les célébrations. Mine de rien, il faut du temps pour atteindre le niveau 75 (permettant d’avoir accès à tout) pour chaque joueur, demandant de faire tourner l’effectif et de multiplier les rencontres. D’ailleurs, il vaut mieux développer son équipe en local avant de passer en ligne, histoire de ne pas trop se faire humilier au niveau du style… Vous l’aurez compris, le mode World Tour est vraiment bien pensé et il permet aux joueurs solitaires, ou accompagnés d’amis (qui jouent en local dans la même équipe), de passer quelques bons moments.

Une grosse couche de gestes techniques




A cela, il faut ajouter un mode exhibition qui permet de paramétrer sa partie afin de profiter de ses propres règles. On passe rapidement sur les didacticiels en vidéo un peu légers, pour aborder le jeu en ligne. Accessible à la condition d’avoir un Pass Online, il permet notamment de prolonger la durée de vie avec son mode Season Street. Le concept n’est pas étranger aux fans de FIFA puisqu’il consiste simplement à enchaîner des rencontres tout au long de dix saisons, le but étant de gagner suffisamment de match pour bien se classer et être promu en division supérieure. Il est aussi possible de jouer en matchmaking en ligne avec d’autres joueurs (jusqu’à huit), voire avec des amis. Il n’y a rien de révolutionnaire, mais le tout s’avère être extrêmement efficace, sans compter qu’il est toujours possible d’engranger des Points de Style (selon les conditions), que la recherche d’autres joueurs est rapide et que les parties sont en règle générale des plus stables. Ceci dit, le principal pour ce genre de titres, c’est assurément le gameplay. D’une manière générale, EA Canada s’en est plutôt bien sorti, en reprenant les bases de FIFA 12 et en retravaillant le tout pour offrir un système de tricks à la fois précis, étoffé et vraiment agréable à utiliser grâce aux combinaisons entre les sticks (notamment le droit) et les gâchettes. C’est un vrai régal d’éliminer un adversaire en un contre un, les gestes techniques étant très appréciables, même si on n’a pas le côté « festif » des précédents volets.

C’est plus sobre, mais on garde un certain aspect spectacle tout en conservant une orientation réaliste. Les une-deux sont intuitifs et le jeu se prend facilement en main. Mieux encore, on ressent bien la montée en puissance des joueurs de notre équipe et on arrive à un moment donné à remarquer que le gameplay demande tout de même un sacré sens du timing et un peu de dextérité pour être maîtrisé. En gros, tout le monde peut y jouer et y trouver son compte. Les animations étant de surcroît très travaillées, c’est un véritable régal d’enchaîner les tricks avant de planter un but assassin, le tout avec style. Toutefois, en se concentrant sur l’attaque, les développeurs ont quelque peu désavantagé la défense, qui reprend le système tactique de FIFA 12. Grossièrement, il faut contenir son adversaire, voire serrer les jambes pour éviter l’humiliation d’un petit pont, et tacler au bon moment pour lui subtiliser la balle. L’inertie étant plus prononcée que dans l’opus traditionnel, la moindre erreur de timing peut amener à une sanction immédiate. Si on rajoute en prime quelques imprécisions dans ce système défensif, il faut bien avouer que l’on n’ait pas pleinement satisfait, surtout que le physique joue un rôle très important. Un défenseur bien robuste aura souvent le dessus malgré un timing moins précis. A ce sujet, la gestion des fautes lors des rencontres qui les comptabilisent reste assez aléatoire, le même geste allant être sifflé un coup et pas l’autre, etc.

Un paquet d’améliorations en vue




Pire, on a parfois l’avantage, le symbole de ce dernier est toujours présent à l’écran, l’adversaire récupère le ballon et l’avantage n’est pas accordé. Il y a encore du boulot sur l’arbitrage, même s’il est surtout présent lors des rencontres en Futsal. Autres points négatifs, les quelques stratégies à appliquer via la croix directionnelle (gardien avancé ou sur la ligne, défense individuelle ou non, attaque dynamique…) sont vraiment accessoires, la faute à une I.A. à revoir complètement. Outre les gardiens souvent aux fraises, nos coéquipiers se placent de manière totalement hasardeuse, en plus d’être totalement amorphes. Ne comptez surtout pas sur eux pour se couvrir en défense ou pour récupérer un ballon qui passe à quelques centimètres. S’ils ne sont pas dans le script, et encore cela crée souvent des invraisemblances, ils ne feront rien à moins que vous n’en preniez le contrôle. Il est donc vivement conseillé de jouer avec au moins une autre personne pour limiter l’effet de cette I.A. Du côté des adversaires, ce n’est pas forcément mieux, puisqu’ils restent d’une manière générale passifs, même en mode Difficile. En revanche, dans ce dernier mode, ils obtiennent bien plus de contres favorables, à tel point que cela peut parfois en devenir frustrant. Pour notre part, il y a un vrai fossé entre la difficulté Normale (bien trop facile) et la Difficile. Pour les néophytes et autres amateurs qui désirent débloquer tous les éléments de personnalisation et obtenir l’or dans toutes les épreuves, les crises de nerf pourront être de la partie.

Néanmoins, les adversaires n’étant pas forcément plus intelligents, on arrive à s’en sortir pour peu que l’on défende bien. Hélas, d’autres regrets sont à noter, comme les quelques coups de pied (principalement les coups francs) qui sont vraiment mal gérés, avec un point de vue tout sauf optimal. Le moteur physique n’est pas en reste puisqu’il met souvent en avant des incohérences, contacts douteux et autres situations cocasses. Entre les joueurs qui se chevauchent, ceux qui ne cessent de tomber quand un autre se relève, etc., on se dit qu’il y a encore du boulot, même si le moteur s’avère être assez efficace la plupart du temps. Evitez tout de même de vous enfermer dans les coins du terrain, les situations en découlant étant assez mal gérées. Enfin, au niveau de la réalisation, EA Canada a plutôt fait du bon travail. Les joueurs sont correctement modélisés, les terrains sont variés et plutôt appréciables et le jeu, à défaut d’impressionner, reste assez joli. Niveau sonore, les musiques font leur office, même si elles sont loin d’être inoubliables, et on apprécie l’ambiance qui se dégage lors des grandes rencontres, celle-ci étant bien plus pauvre lors d’un petit match. Tout dépend du public même si d’une manière générale les précédents opus faisaient mieux à ce niveau-là. En revanche, selon les parties, certaines personnes du public balancent plus ou moins régulièrement des vannes. C’est plutôt sympathique lors des premières parties, par contre ça devient très rapidement redondant et lourd. Terminons en précisant que les plus narcissiques peuvent aussi sauvegarder les ralentis qu’ils souhaitent afin de les partager avec le reste de la communauté via un site dédié. Un petit plus non négligeable pour partager certains enchaînements !

Point complet
D’une manière générale, EA Canada a fait ce qu’il fallait pour réussir le reboot de la licence. Bien que cela puisse déplaire à certains, ce FIFA Street offre un côté réaliste intéressant, tout en proposant une expérience de jeu fun. C’est moins spectaculaire que par le passé, mais c’est plus gratifiant de placer les gestes techniques, nombreux soit dit en passant, d’éliminer un adversaire en un contre un et d’aller placer un but avec style. Le mode World Tour est en plus très bien pensé et le contenu est clairement satisfaisant, avec de nombreuses équipes sous licences, les All-Stars et divers terrains répartis aux quatre coins du monde. Le système de progression est un plus non négligeable et, malgré une certaine redondance au fil des heures, on continue à avoir envie de créer des joueurs et de les améliorer. Malgré tout, le titre garde des soucis lés à sa jeunesse, notamment au niveau des collisions improbables, des soucis d’arbitrage ou encore de l’I.A., totalement aux fraises en ce qui concerne les gardiens et des plus amorphes lorsqu’on parle de ses coéquipiers. Pour certains, le titre pourra même devenir frustrant par moments, notamment quand on constate que l’I.A. adverse en difficile bénéficie miraculeusement d’un maximum de contres favorables. Enfin, tout n’est pas parfait, mais les développeurs ont quand même fait du bon boulot en repartant sur de nouvelles bases. Celles-ci sont solides et il suffirait même d’un patch pour régler une partie des soucis. En tout cas, si l’orientation plus réaliste ne vous effraie pas, nous ne pouvons que vous conseiller d’acheter cet opus, surtout pour y jouer en ligne ou en local avec des amis.

On a adoré :
+ Mode World Tour bien pensé
+ Plein d’éléments à débloquer
+ Sauvegarder ses ralentis préférés
+ Plusieurs règles et modes de jeu
+ Jouer à 2, 3 ou 4 en local
+ Bonne marge de progression
+ Gameplay intuitif
+ Pas évident à maîtriser
+ Un contenu satisfaisant
+ Réalisation très correcte
+ Jeu en ligne efficace…
+ Avec des parties assez stables
+ Les musiques collent à l’ambiance
+ Fun et réaliste…
On n'a pas aimé :
- Mais parfois frustrant…
- Défense assez imprécise
- Pas mal de soucis de collisions
- Les coups de pieds arrêtés
- Gardiens aux fraises
- Commentaires vite lourds
- I.A. alliée amorphe
- Quelques soucis d’arbitrage
- Pass Online


Consulter les commentaires Article publié le 26/03/2012 par Vincent P.



 
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