Test FIFA 19 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
EA Sports
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.09.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

C’est parti, nouvelle année, tout nouveau FIFA avec la fournée 19… Attendez, c’est la même introduction que pour l’avis sur NBA Live 19… C’est normal, Electronic Arts est le maître incontesté des éditions annuelles, principalement en ce qui concerne les jeux de sport. Cette année, l’éditeur est tout fier d’avoir récupéré une licence chère aux yeux des fans, la fameuse Champions League qui était aux mains de Konami pour ses PES depuis 10 ans déjà… Licence qui lui manque énormément désormais. Reste donc à voir si ce FIFA 19 est une simple amélioration du 18 avec un patch CL ou s’il apporte enfin de vrais changements…

We are the champions my friends



Sans y aller par quatre chemins, FIFA 19 met clairement en avant la prestigieuse licence de la Champions League (CL pour les intimes), et ce au nez et à la barbe de son concurrent. Dès l’introduction, avec le premier match, résonne la chanson archi connue écrite en 1992 par l’un des joyaux de la reine, à savoir Tony Britten. Elle est inspirée de « Zadoc The Priest », l’un des quatre hymnes composés par Georg Friedrich Haendel pour le couronnement du roi George II en 1727. C'est le Royal Philharmonic Orchestra de Londres qui joue la musique, tandis que les chœurs sont chantés par l’Academy of St Martin in The Fields, également basée à Londres, et ce dans trois langues : l'anglais, l'allemand et le français… Quand on voit les paroles, on se demande comment il a pu mettre six semaines pour les écrire… Bref, cette compétition est à l’honneur dans tout ce qui constitue le jeu, que ce soit le mode Aventure avec Alex Hunter, le mode Carrière, le mode Ligue des Champions qui nous permet de partir des poules jusqu'à la finale, et même dans le mode FUT. On en mange à toutes les sauces ! A côté de cela, l’Europa League, qui a également été récupérée, n’a d’existence que lorsqu’on joue dans un club qui y participe. Pire, il n’y a même pas son hymne ! Tout juste a-t-on les classements…

Cette parenthèse à part, il faut avouer que quasi toutes les équipes de la CL sont là, tout comme le stade de la finale, celui de l’Athletico (modélisé à l’image de tous les autres stades espagnols). En revanche, c’est le seul qui a le droit à la représentation de son couloir d’entrée sur le terrain, et ce uniquement pour la finale. Ne crachons pas dans la soupe, la CL est enfin là et elle est bien retranscrite dans la forme et dans le fond. Les développeurs montrent encore leur maîtrise de l’ambiance et des à-côtés. On reste pantois devant le travail réalisé sur les animations qui entourent chaque match, de la rentrée du stade aux supporters qui ont désormais le droit à des tifos géantes (représentations géantes de joueurs, vingtaines de drapeaux dans les pesages, trentaines de banderolles avec le nom d’un club, etc.). Au rayon des détails qui font plaisir, il y a les caméras dans le public qui montrent les supporters qui se retournent lors d’un but pour Manchester City en scandant « Sergio, Sergio » si on marque avec le Kun ou encore des photos de Dybala sorties lorsqu’il marque avec la Juventus. En revanche, lors du clapping Lyon, aucun ne se lève contrairement à l’édition 2018. Bref, à un ou deux détails près, ce n’est que du bon qui renforce l’immersion.

Vers la CL et au-delà...



Pour la troisième année consécutive, nous suivons les aventures d’Alex Hunter, notre jeune prodige, dans un mode scénarisé dont il est le héros… Ou presque puisque cette année le scénario s’attarde sur trois destins différents, avec pour chacun un but ultime et des péripéties, seuls deux d’entre eux allant s’affronter à la fin. On peut choisir de jouer chacune des histoires dans l’ordre que l’on veut même si l’ordi nous propose quand même un fil conducteur pour avoir une suite d’événements logique. Pour le reste, dans le fond, ça se ressemble : exercices, succès de match, même façon de jouer, même centre d’entraînement, etc. Le seule véritable point à souligner c’est que peu importe les résultats, on avance pareil, à quelques détails cosmétiques près. On a plus le sentiment de suivre un bon film (en plus on retrouve un certain Hans Zimmer derrière la bande-son) que de vraiment jouer tant nos interactions sur le terrain ont peu d’importance. Il y a de bonnes idées mais elles ne sont pas assez exploitées. Il faudra y penser pour le prochain opus…

Comme nouveau personnage, on suit la demi-sœur d’Alex, Kim, qui est en sélection américaine. Son but, c’est bien sûr de porter son équipe vers la gloire au mondial français de 2019, et ce à seulement 17 ans. Entre autres, on doit gérer une association avec une joueuse (Alex Morgan) pour créer des liens avec elle. Ceux-ci qui se répercutent sur le terrain, ce qui permet d’avoir le choix à chaque match de s’occuper de Kim, de Kim et Morgan ou bien de toute l’équipe, ce qui reste le meilleur choix puisque l’I.A. ne nous aide pas vraiment à remplir nos objectifs tant elle est stupide… En plus du terrain, on s’occupe bien sûr de sa cosmétique (physique, vestimentaire) ainsi que de ses rapports avec son frère et son père, la gestion des médias et de la rentrée dans le monde professionnel pour une jeune qui ne jure au départ que pour ses études…

L’aventure de Danny Williams est différente. Il n’a pas de mentor. Pas très futé, il laisse la gestion de sa carrière à l’ancien agent d’Alex. Son but est de s’imposer comme un grand joueur dans son équipe (anglaise au choix), en sachant que sa plus grande rivalité, il l’entretient avec son frère, une star qui joue au PSG. Puis, pourquoi ne pas battre Alex hunter en finale de la Champions League ? Petit plus, une fois le mode terminé, il est possible d’intégrer l’un des deux à notre mode carrière ! Quant à Alex Hunter, son but est simplement de tout gagner avec le Réal que l’on rejoint obligatoirement. La seule particularité, c’est de choisir parmi un « groupe » de mentors, ce qui permet de contrôler la moitié de l’équipe pour débloquer une affinité avec l’un des joueurs du groupe… Lui par contre nous met face aux choix du sponsoring et autres groupes d’agents qui l’accompagnent. Il fait ses choix et s’affirme malgré son jeune âge. Bref, ce mode aventure est une belle réussite, pas parfaite mais maîtrisée et pleine de surprises...

Plein de choses à Foot

Que serait FIFA sans son mode carrière ? Cette année, on reste sur la lancée de l’année passée avec simplement l’intégration des compétitions glanées à l’UEFA, avec en plus les classements et les stages de la Liga 1 espagnole. On a enfin une compétition quasi complète, comme l’est toujours le championnat anglais au détriment d’autres championnats comme la Bundesliga et la Ligue 1 qui n’ont droit qu’aux représentations officielles, tandis que la série A n’a que le logo… C’est dommage, surtout que le titre intègre en prime cette année la ligue chinoise au détriment de la ligue russe. Malgré les manques liés aux histoires de licences, ce mode reste assez riche, même si on peut pester sur la mise en retrait des faces des joueurs et des ambiances pour des rencontres en dehors du cadre des championnats mentionnés. Par exemple, un derby entre l’Inter de Milan et le Milan AC ressemble à un match lambda alors que l’ambiance entre Crystal Palace et Fulham est juste monstrueuse avec des faces photo-réalistes. Pour donner une échelle malheureusement vraie, il y a autant de joueurs modélisés entre deux équipes de ligue anglaise que l’ensemble du championnat italien ou même allemand…

Même les stades manquent d’authenticité Que ce soit les animations ou les chants, la différence entre la ligue anglaise et les autres est juste frappante. Autre exemple, du côté de la France, seuls Paris, Lyon et Marseille offrent une véritable ressemblance avec ce qui se passe dans la réalité. Heureusement, les commentateurs assurent toujours aussi bien le show, malgré quelques minimes incohérences, et ce quelle que soit la langue. On peut féliciter EA à ce niveau. On ne s’attardera pas trop sur le mode le plus apprécié, à savoir FUT, car les changements sont minimes. L’interface a été améliorée, tout comme certaines commandes, et on retrouve le contenu avec la licence de la Champions League. Pour le reste, on note l’apparition des « divisions rivales » qui remplacent les divisions en ligne. En gros, l’ordi définit notre niveau et nous place dans une des dix divisions (coupées chacune en cinq rangs) en fonction des points que l’on accumule dans chacune. Chaque week-end on est placé dans une autre en fonction des points accumulés.

Contrairement au mode « clash d’équipe », ce mode est exclusivement en ligne et actualisé chaque lundi à minuit… Le mode qui a subi le plus de changements, c’est le mode face à face qui est plein à craquer de possibilités. Déjà il paraît simple de dire que c’est là que l’on peut jouer la Champions League en intégralité. En plus, on a un immense choix au niveau des modes de jeu, comme celui qui permet de jouer un mini tournoi ou une finale de coupe au choix. Cette année, il est même possible de changer carrément les règles du foot et pourquoi pas de les faire disparaître complètement… Ou même de sortir un joueur à chaque but marqué… Cette année, sur FIFA, on peut créer n’importe quel type de match et c’est indubitablement fun !

Et le gameplay dans tout ça ?



Alors, qu’est-ce qui empêche FIFA d’être la simulation sportive de l’année ? Une tache que même M. Propre n’arrive pas à faire partir, un défaut majeur inscrit dans l’ADN de la licence… Le ballon ! Il ne faut pas non plus en faire une chasse aux sorcières puisque les développeurs se sont un peu auto coupdepiedanderché (mot qui existera dans un futur dictionnaire) ou, dans un langage plus terrien et français, remis en question… Mais ce n’est clairement pas suffisant ! Ils ont amélioré quelques détails, notamment au niveau des joueurs et le ballon paraît un chouïa plus lourd. Les joueurs sont plus réactifs, notamment en défense. Fini les espaces entre les lignes, les joueurs ont gagné en jugeote et en animations pour contrer quasiment tout. Il est rare de ne pas avoir un genou ou un pied sur la trajectoire du ballon. De plus, le jeu de tête s’est encore affiné avec pas mal de nouvelles animations rendant les duels aériens encore plus criants de vérité. De même, le nouveau système de tir ressemble à ce que l’on retrouve dans les simulations de basket, le timing étant devenu quelque chose d’important rendant les buts plus hasardeux…

Mais les tirs cheatés sont toujours de la partie, comme les reprises de volées sur un centre qui assurent quasi systématiquement un but. Il est également rageant de voir que malgré le mieux, la trajectoire du ballon est toujours aussi hasardeuse, le poids du cuir étant oublié, notamment sur les contres avec des décollages à la verticale… Que dire également des passes qui peuvent s’enchaîner à une vitesse fulgurante, malgré un jeu en triangle plus appuyé ? La vitesse du ballon n’est toujours pas bien réglée, pire le ballon a tendance à « freiner » à l’approche de la ligne de touche. Autres problèmes, les animations qui font des joueurs des personnages bioniques qui semblent parfois entièrement désarticulés. Les animations s’enchaînent toujours aussi mal, les joueurs enchaînent une transversale sans contrôle et on voit des dégagements à 180° qui provoqueraient en temps normal une rupture du tendon d’Achille… De même, avec le stick droit, on enchaîne trop facilement les gestes acrobatiques. Quand on aime le chambrage ou le street foot, ça passe, sinon ça fait mal. Avec quasi n’importe quel joueur on peut se prendre pour Neymar. Défenseur, attaquant ? Aucune différence ou presque. Nous exagérons à peine mais face au player ID de la concurrence, FIFA fait piètre figure. Oubliez aussi la fatigue, ils ne sont jamais cramés. Ils peuvent se blesser mais on ne ressent à aucun moment la longueur d’un match. Par contre, la petite nouveauté sympathique, c’est la présence de deux curseurs pour défendre. Ainsi, on peut gérer les deux joueurs en défense proches du ballon. Par contre, même si les possibilités en défense sont nombreuses, oubliez les tacles virils et n’activez surtout jamais les mains… La règle 12 du football n’a jamais été comprise par le jeu…

Autre grosse nouveauté cette année, l’intégration des 19 stades de la Liga Santander et trois stades de la Liga 1/2/3. On y retrouve l’ambiance des plus grands stades comme le San Mames de Bilbao ou l’Estadio de la Ceramica de Villareal et son tifo avec le fameux sous-marin jaune, sans oublier les petits stades comme cela de l’El Alcoraz du SD Huesca avec ses 8600 places. Bien sûr, on a également les entraîneurs de la ligue espagnole modélisés pour l’occasion ainsi que plus de 200 visages mis à jour pour l’occasion. Quand on voit le résultat, c’est impressionnant, pas tant au niveau du faciès, le concurrent étant un cran au-dessus, mais plutôt au niveau des animations faciales et des textures de peau. En plus, les visages rougissent, on voit la transpiration, les yeux s’animent, les visages bougent quand ils râlent, etc. Il y a plein de petits trucs qui font la différence, comme une tape amicale au visage, une poignée de mains, les discussions dans les couloirs avant l’entrée sur le terrain… C’est vivant, c’est impressionnant de détails et sur ce point il est inégalable.

Par contre, on regrette qu’EA se soit concentré sur deux championnats, laissant les trois plus grands autres avec 80% des joueurs non scannés, et là on ne parle même pas des championnats moins prestigieux où il n’y a ni scan, ni stade, et ce depuis plusieurs années. Par contre, les équipes partenaires ont subi un relooking total, comme le PSG qui fait réaliste avec des joueurs photo-réalistes, sauf Neymar qui semble être sous cortisone. Il en va de même pour le stade qui s’offre une ambiance du tonnerre. Dommage qu’il y en ait si peu dans certains pays (deux en France, trois en Italie…). Reste qu’il y a une centaine de stades modélisés, avec des dégradations en temps réel au fil de la rencontre, de la neige qui peut s’inviter à la fête, sans parler de la pluie dont le rendu est appréciable, notamment les effets sur les joueurs. Bref, le travail est imparfait mais les développeurs en ont déjà abattu tellement qu’il serait incorrect de cracher dessus.
Article rédigé par Fabrice R. / jehity


Point complet
Il y a beaucoup à dire… En tant que jeu vidéo, FIFA 19 est une franche réussite. C’est l’un des jeux les plus complets malgré plusieurs lacunes, il est beau et vraiment impressionnant au niveau de l’ambiance et des détails implémentés. Clairement, on en a pour notre argent, l’histoire de Hunter se finit d’une belle manière, la Champions League est un vrai plus et est parfaitement intégrée au titre. Mais FIFA reste FIFA, ce qui signifie qu’on est loin d’une simulation sportive sur le terrain. Physique à revoir, vitesse de jeu trop élevée, animations hachées, actions surréalistes, clairement, on a plus un titre qui tire vers l’arcade. Il y a bien des défenses resserrées, un système de tir repensé et des éléments plus réalistes mais le gameplay est loin derrière celui du concurrent direct. On peut y passer un excellent moment, encore plus quand on change les règles du jeu à sa guise mais si vous cherchez une simulation réaliste, passez votre chemin. FIFA respire le foot pour tout ce qui est en dehors des rencontres, pour les détails, l’ambiance, tout, sauf lorsqu’on joue…

On a adoré :
Beau dans l’ensemble
Certains visage frisent la perfection
La Première Ligue au top
Quasi tous les stades de la Liga 1
Mode Aventure maîtrisé
De bonnes idées
La Champions League
Ambiance impressionnante
Commentateurs très bons
Ultra complet
Ca respire le foot (hors terrain)
Créer ses propres règles !
Le nouveau système de tir
Jeu plus lourd, défense moins friable…
On n'a pas aimé :
Certains visages totalement ratés
Beaucoup de championnats en retrait
Liga Europa, Supercoupe d’Europe mis de côté
Une IA stupide (mode Aventure)
Le jeu sur le terrain
Aucune inertie
Physique de balle à revoir
Jeu trop rapide
Des animations improbables
Plein de bugs !
Mode entraîneur à désactiver avant chaque match
Foot féminin sous-représenté !


Consulter les commentaires Article publié le 12/11/2018 par Vincent P.


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